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ISBN : 2732448656
Éditeur : Editions de la Martinière (30/08/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Le Docteur Vignal met en lumière le lien entre les règles menstruelles, les contraceptifs à oestrogènes et le cancer du sein.

Basé sur l'expérimentation de l'auteur comme sur des publications scientifiques internationales, cet ouvrage explique le fonctionnement hormonal et démontre son lien avec le cancer.

Ces faits sont connus, des solutions existent, mais les lobbies médicaux et pharmaceutiques préfèrent les passer sous silence. Les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
FRANGA
  29 octobre 2012
Dans cet ouvrage, l'auteur, médecin gynécologue obstétricien, met en exergue la relation entre le nombre de cycles dans la vie d'une femme et le cancer du sein.
Selon lui, il est important de limiter, voire de supprimer les règles, qui ne représentent aujourd'hui, selon lui, qu'un facteur culturel.
Dès l'introduction, il pose le problème actuel auquel il se trouve confronté quotidiennement :
« On continue à dépister et à opérer sans chercher à savoir vraiment pourquoi telle patiente est atteinte plutôt qu'une autre.
le cancer du sein est en constante augmentation depuis le début du XXème siècle et particulièrement depuis les années 1980. »
Tout au long de son ouvrage, il bouscule bon nombre d'idées reçues sur l'importance des règles :
« le cycle menstruel, s'il ne s'inscrit pas dans un projet de grossesse, n'a pas de sens, les règles sont un inconvénient inutile qui revient tous les mois » (page 22)
« En l'absence de projet d'enfant, les règles n'ont pas de sens ». (page 33).
« Il est urgent de changer les mentalités. le dogme de la régularité menstruelle doit être remplacé par celui de l'absence de règles.
Les règles culturelles n'ont pas lieu d'être.
Seules les règles naturelles avec projet d'enfant sont nécessaires et suffisantes. » (page 34)
Ces constatations deviennent encore plus inquiétantes lorsque le médecin affirme que le cancer du sein n'est pas le seul concerné par l'augmentation du nombre de cycles mensuels.
Le cancer de l'utérus et celui des ovaires le sont également.
En seconde partie, l'auteur dresse un panorama des différents modes de contraception et de leur incidence sur le risque du cancer du sein.
En conclusion, le médecin rappelle à nouveau que les règles et les cycles sont donc potentiellement cancérogènes quand ils sont trop nombreux.
Les pilules oestroprogestatives aux cycles artificiels le sont tout aussi.
Seule une pilule contenant uniquement de la progestérone mettant en sommeil les ovaires pourrait ne pas comporter de tels risques.
Ce livre est abordable sans pré requis médical et le lexique en fin d'ouvrage est fort utile pour qui aurait des interrogations sur tel ou tel terme médical.
Les premiers chapitres consacrés à la façon dont les règles sont vécues au Mali, en Alaska ou en Europe sont fort intéressants.
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Iskiwiwi
  20 novembre 2012
« le temps est venu de dire aux femmes pourquoi il est absurde de porter le fardeau des règles tous les mois et comment, hors projet d'enfant, ce phénomène « naturel » est devenu nocif pour la santé. le Docteur Vignal met ici en lumière le lien entre les cycles menstruels, les contraceptifs à oestrogènes et le cancer du sein. Basé sur son expérimentation comme sur des publications scientifiques internationales, il explique le fonctionnement hormonal féminin et démontre son lien avec le cancer. Les faits s'ont connus, les solutions existent, mais les lobbies médicaux et pharmaceutiques préfèrent les passer sous silence. Il est urgent de changer de paradigme et d'en finir avec ces 50 000 nouveaux cas de cancers du sein tous les ans ! le dogme de la régularité menstruelle doit être remplacé par celui de l'absence des règles. Il existe une relation linéaire entre le nombre de cycles dans une vie et le risque de cancer du sein. Plus une femme a eu ses règles naturelles ou artificielles (pilules combinées), plus elle augmente son risque et inversement. »
Le Dr Philippe VIGNAL nous livre ici son hypothèse sur l'origine de la croissance du cancer du sein dans nos sociétés modernes et il le fait très bien. N'étant pas très concernée par le domaine scientifique, j'ai eu quelques doutes après avoir choisi ce livre pour l'opération Masse critique : vais-je réussir à lire l'ouvrage jusqu'au bout ? En retiendrai-je quelque chose ? Finalement, j'ai apprécié cette lecture et j'ai tout compris ! C'est un très bon ouvrage, accessible à tous notamment grâce aux courts chapitres. de cette manière l'info est bien organisée et on ne croule pas sous les détails d'un seul coup. Certes, la lecture de « L'enfer au féminin » nécessite d'être concentré pour bien suivre les étapes du raisonnement de l'auteur mais elle reste très facile tout de même.
Un seul détail m'a un peu gênée et je tiens à le souligner pour éviter toute déconvenue aux futurs lecteurs de Philippe VIGNAL. Il s'agit du début du livre, quand l'auteur fait le constat que les femmes des sociétés modernes ont trop de cycles ce qui provoquerait des cancers du sein ; il les compare aux femmes d'une tribu africaine ainsi qu'à celles qui ont vécu dans nos sociétés avant la modernisation. Elles avaient moins de cycles en raison de l'absence de contraceptifs et elles allaitaient plus longtemps. A ce moment du livre, Philippe VIGNAL prend ces catégories de femmes en exemple pour dire que nous devrions, nous aussi, aujourd'hui avoir moins de cycles mais ne donne pas encore de solution pour y arriver sans passer par la case grossesse + allaitement. J'ai failli arrêter le livre en me disant que même si la répétition des cycles menstruels favorisait l'apparition de cancer du sein, il était difficile de vivre comme au 19ème siècle, je trouvais ça insensé. Heureusement, j'ai continué la lecture pour m'apercevoir qu'il apportait des solutions. Peut-être que cela ne vous choquera pas, c'est en tout cas ce que j'ai ressenti.
Pour terminer sur une note positive, je recommande ce livre pour les connaissances qu'il apporte sur une maladie dont on entend beaucoup parler mais peut-être pas comme il le faudrait. On apprend aussi beaucoup sur l'aspect biologique des femmes en général.
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nanajoa
  07 novembre 2012
Philippe Vignal gynécologue montre le lien existant entre le nombre de cycle menstruel (règles) dans la vie d'une femme et la probabilité qu'elle contracte un cancer du sein. Plus celles-ci seraient nombreuses et plus la probabilité d'être atteinte d'un cancer seraient important.
Il s'appuie sur différentes études menées dans le monde. Il explique les différentes méthodes de prévention du cancer du sein. Il dresse un topo sur les différentes méthodes de contraception. Finalement, il propose des solutions.
Un livre que je conseille à toutes les femmes !

Lien : http://desbullesetdesmots.wo..
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nanajoa
  07 novembre 2012
Philippe Vignal gynécologue montre le lien existant entre le nombre de cycle menstruel (règles) dans la vie d'une femme et la probabilité qu'elle contracte un cancer du sein. Plus celles-ci seraient nombreuses et plus la probabilité d'être atteinte d'un cancer seraient important.
Il s'appuie sur différentes études menées dans le monde. Il explique les différentes méthodes de prévention du cancer du sein. Il dresse un topo sur les différentes méthodes de contraception. Finalement, il propose des solutions.
Un livre que je conseille à toutes les femmes !

Lien : http://desbullesetdesmots.wo..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
FRANGAFRANGA   25 octobre 2012
Les règles n'ont qu'un seul but : la grossesse. A partir de la puberté, la glande hypophyse, située à la base du cerveau, ne va pas cesser de stimuler l'activité ovarienne pour que les ovaires produisent des ovules en vue d'une grossesse. Cette stimulation persistera même après l'épuisement des ovaires à la ménopause.
La seule pause accordée par la nature est celle de la période d'allaitement, à condition qu'il soit exclusif et intensif. L'obsession de la nature pour la reproduction de la vie se met alors en sommeil, les cycles s'interrompent pour donner au nouveau-né immature le temps de se développer grâce au lait maternel dont la production se tarirait en cas de nouvelle grossesse. Dans une société "naturelle", un nouveau-né qui ne serait pas allaité n'aurait aucune chance de survie. La nature fait alors passer la vie du nouveau-né avant une grossesse potentielle. Aujourd'hui, nous avons tendance à oublier que les cycles cessent pendant l'allaitement, tant celui-ci n'est pas systématique et surtout très bref.
L'interruption des règles pendant cette période est la preuve manifeste de la nocivité des règles pour l'organisme féminin. L'organisme doit réduire au maximum ses dépenses d'énergie afin d'assurer la production de lait. Or, les règles, et surtout les cycles qui en sont la cause, demandent une surcharge énergétique non négligeable.
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FRANGAFRANGA   28 octobre 2012
Le cancer du sein est l'obsession permanente du tout gynécologue qui se doit d'en faire le diagnostic le plus tôt possible sous peine de faire perdre des chances de guérison à ses patientes et que celles-ci lui intentent un procès.
Paradoxalement, il prescrit des pilules OP (oestroprogéstatifs) ou des traitements hormonaux qui augmentent l'exposition aux oestrogènes et donc le risque de cancer.
Se juxtaposent ainsi une volonté acharnée d'un dépistage précoce et des prescriptions qui augmentent le risque de la maladie. Cette contradiction ne semble gêner ni la profession ni la Sécurité Sociale, qui dépense des sommes considérables pour le dépistage, tout en continuant à rembourser les pilules OP et les traitements hormonaux de la ménopause. La raison de cette contradiction pourrait être liée aux conflits d'intérêt entre médecine préventive et médecine curative.
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FRANGAFRANGA   26 octobre 2012
De tout temps, l'aménorrhée (absence de règles) due à l'allaitement a constitué le principal facture de limitation des naissances. La nature est bien faite : l'allaitement empêche les cycles et une nouvelle grossesse qui serait une catastrophe pour la mère (fatigue supplémentaire) et son nouveau-né, qui serait alors privé de lait.
Nous raisonnons comme si les hommes avaient toujours vécu dans une société d'abondance où la nourriture ne manquait jamais et où les laits maternisés étaient toujours disponibles. Il n'en a pas toujours été ainsi et rien n'a changé dans certains pays moins favorisés. L'aménorrhée due à l'allaitement a permis et permet aux femmes de limiter le nombre des naissances, augmentant ainsi les chances de survie des nourrissons.
Elle a aussi permis aux femmes de ne pas supporter à la foi la charge de l'allaitement et les règles.
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FRANGAFRANGA   25 octobre 2012
Au milieu du XIXe siècle, Ignace Philippe Semmelweis, gynécologue hongrois, découvrit qu'il suffisait que les médecins se lavent les mains avant d'examiner les jeunes accouchées pour que la mortalité liée à la fièvre puerpérale (maladie infectieuse survenant après un accouchement) diminue. Dans certaines maternités, cette mortalité pouvait atteindre 20% des femmes.
Malgré un combat acharné pour convaincre ses confrères, ce médecin novateur est mort misérable et incompris, dans un asile psychiatrique. Semmelweiss disait à propos des décès causés par la fièvre puerpérale, transmise par les mains souillées des médecins : "Tout ce qui se fait ici me paraît bien inutile, les décès se succèdent avec simplicité. On continue à opérer, cependant, sans chercher à savoir vraiment pourquoi tel malade succombe plutôt qu'un autre dans des cas identiques." Pasteur lui donna raison quelques années plus tard. La fièvre puerpérale n'était pas due à un quelconque déséquilibre entre les quatre éléments fondamentaux - air, feu, eau et terre - contenus dans les humeurs (croyance de l'époque), mais à l'action d'une bactérie, le streptocoque du groupe A, présent dans le sang des femmes et transmis par les mains souillées des médecins. La théorie microbienne de la maladie ouvrit enfin la porte de la prévention par l'asepsie.
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FRANGAFRANGA   28 octobre 2012
En 1986, l''anthropologue américain Beverly Strassman s'installa chez les Dogons, tribu du Sud-Est du Mali, près des collines du Bandiagara. Ces pasteurs cultivateurs vivent toujours selon un mode ancestral comportant la polygamie des hommes. Selon leurs croyances religieuses, les femmes sont impures quand elles ont leurs règles, ce qui perturbe les Esprits. Aussi leur impose-t-on de séjourner pendant cette période dans une hutte à l'écart du village : la "maison des femmes". Les femmes continuent de travailler dans les champs, mais sont le reste du temps confinées dans la hutte, dans l'obscurité. Les hommes peuvent voir qui est dans la hutte et quand.
Cette pratique n'a pas seulement une fonction religieuse, elle permet aussi aux hommes de s'assurer de leur paternité : ils sont sûrs qu'une femme qui sort de la hutte n'est pas enceinte. La maison des femmes permet également aux hommes de contrôler la fidélité de leurs femmes. Une femme qui ne séjournerait pas à la hutte alors qu'elle n'aurait pas eu de rapports sexuels avec son mari dans le mois est considérée avec suspicion : l'absence de règles peut révéler qu'elle a trompé son mari.
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