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ISBN : 2253237310
Éditeur : Le Livre de Poche (30/05/2018)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 112 notes)
Résumé :
« Je suis laid, depuis le début. On me dit que je ressemble à ma mère, qu’on a le même nez. Mais ma mère, je la trouve belle. »

Ressources inhumaines, critique implacable de notre société, a imposé le ton froid et cruel de Frédéric Viguier dont le premier roman se faisait l’écho d’une « humanité déshumanisée ». On retrouve son univers glaçant et sombre, qui emprunte tout à la fois au cinéma radical de Bruno Dumont et au roman social. Mais au drame d’u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
Sociolitte
  20 septembre 2018
Yvan est laid. Il le sait, du moins c'est ce qu'on lui dit.
Il a 16 ans, et vit dans un lotissement avec ses parents.
Sa père est ouvrier à l'usine Boulonex et sa mère travaille à la Sécu, quand celle-ci ne sculpte pas dans du beurre, « toujours le même lapin, toujours la même souris, toujours la même souris, toujours le même chat », ou ne collectionne pas les étiquettes de camembert.
Une vie simple, sans encombres. Entre espoir et résignation.
Sa mère lui voit un avenir artistique gros comme son coeur. En attendant, il se contente des brimades et des moqueries de ses camarades.
Lorsque l'un de ses jeunes persécuteurs meurt atrocement, il devient très vite le coupable idéal.
La machine judiciaire peut se refermer cruellement sur lui et sa famille.
S'en suit alors un véritable feuilleton juridique dans lequel personne ne sera épargner.
Un polar social à suspense, manquant certainement de profondeur mais qui vous laisse haletant jusqu'à la dernière page...
Lu en août 2018.
Retrouvez ma chronique sur le conseil des libraires/Fnac.com :
Lien : https://www.fnac.com/Aveu-de..
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Annette55
  28 octobre 2018
Voici une sorte de conte cruel et noir lu d'une traite qui m'a laissée sans voix:
Dans un bourg du nord, sur fond de désarroi social et de pauvreté intellectuelle, Yvan , apprenti menuisier , gros et mutique, laid et complexé, souffre -douleur, sans amis et constamment moqué, s'isole, sous l'emprise de sa mére , employée à la Sécurité Sociale . Elle sculpte des mottes de beurre et collectionne les étiquettes des boîtes à fromage .

Yvan a attiré trés jeune la haine, le mépris , l'aversion, tous les ingrédients de la passion inversée ...
Son pére est réac , plutôt borné, désabusé..Il travaille à l'usine , chez Boulonex passe son temps libre au bar, à boire des bières avec ses copains....
Tout près de chez Yvan, un enfant est assassiné et les policiers débarquent dans la maison familiale pour une enquête générale...
Dans cette ville aux rivières polluées, aux champs sans culture, aux brumes quotidiennes, au sein de terrains vagues , bordés par la rivière sale , dans une atmosphère triste , glauque l'enquête commence.....
Un engrenage implacable se met en branle. Yvan ne brillant pas par sa culture et son éloquence se contredit , se fait piéger à la suite d'un petit mensonge....
Influençable il est absolument incapable d'inverser une tendance , il ne sait pas dire ses peurs, il subit une mécanique effrayante, des policiers brutes,le commissariat , la famille .... on se révolte à la lecture .....
L'auteur nous dévoile crûment les pires travers,et dessous de l'humanité, une misére sociale écrasante ....je n'en dirai pas plus sauf que l'on est bluffé jusqu'à la dernière ligne. ....un des avocats des parents du petit garçon tué fait d'Yvan le portrait d'un manipulateur, diabolique et menteur lors du procès .....
On ne lâche pas ce petit roman convaincant .....
L'univers est glaçant , sombre, engagé, entre polar social et suspense du roman noir classique ....
L'écriture prenante et efficace est convaincante, L'auteur semble soucieux de mener intelligemment le débat , comprendre la personnalité complexe et déconcertante, pour le moins, d'Yvan...
Un ouvrage surprenant et addictif, je ne connais pas l'auteur.
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cardabelle
  14 août 2017
Une première incursion dans l'univers de Frédéric Viguier qui m'a permis d'apprécier un talent .
Un petit coin du nord de la France ,un bourg où l'industrie agonisante s'ingénie surtout à polluer la nature .
Et là, une famille surnage dans une pauvreté intellectuelle au milieu des terrains vagues bordés par une rivière sale dans une atmosphère sévère, glauque, triste.
Et dans cette famille, il y a Yvan . Un ado au physique ingrat, souffre- douleur des autres gamins qui s' isole et reste sous l'emprise de sa mère.
Mais, un drame va bouleverser le village et va placer Yvan au coeur du suspense.
Le récit écrit à la première personne va permettre de suivre de près l'évolution d'Yvan ainsi que celle de l'affaire.
Les différences de ton permettent d'accompagner la transformation du jeune et son cheminement vers l'âge adulte.
Mais, sous ces changements de ton se cache toute la subtilité qui devrait amener le lecteur à résoudre l'énigme ...
Pas si simple !
Alors, en feuilletant le livre , faites attention malheureux que la dernière page ne vous saute aux yeux !
Cependant, à bien des moments, j'aurais souhaité que les autres personnages soient plus fouillés pour donner encore plus de densité au récit .
Mais j'ai vraiment dévoré ce roman, énigmatique à souhait et c'est surtout le polar social d'un auteur engagé.



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Dixie39
  09 février 2018
Ce livre est une machination démoniaque ! Tu le commences en te disant « Bof ! Bof ! Bof ». Faut dire que le narrateur est un ado de 16 ans, qu'on pourrait classer dans les moins dégourdis du panel, bien que des esprits mauvais me susurrent à l'oreille qu'ils sont maintenant tous comme cela ! Faisant taire les voix parentales en trauma avec leurs rejetons, je ne cautionnerais pas cette médisance. Mais fort est de constater qu'Yvan ne brille ni par sa culture, ni par son éloquence – Quoi que : « tyrosémiophilie » fait partie intégrante de son lexique, alors que moi, telle une pauvrette, j'ignorais totalement de quoi il s'agissait. Pour info, c'est l'activité de collectionner les étiquettes de fromages – . Tout cela pour dire que, forcément, les premières phrases ne te mèneront pas à l'extase. Mais surtout, lecteur, ne t'arrête pas à cela ! Car, passée la dizaine de pages, fais-moi confiance, tu y seras aux côtés d'Yvan, ce gamin laid et un peu enrobé, doté d'une mère qu'il adore, même si elle a quelques péchés mignons : la sculpture sur beurre et la recherche éperdue de boîtes de fromages en tout genre… Quant à son père, il l'évite. Faut dire que cet ouvrier désabusé apprécie largement mieux franchir la porte du bistrot que celle de sa maisonnée.
"Je ne connais rien à l'ivresse, je ne connais que le mot. Je pense que c'est une invention qui rend la solitude supportable, je n'ai jamais essayé, je suis pourtant seul, mais j'ai ma mère, et je pense que c'est un rempart à l'ivresse".
Ce qui fonctionne pour le fils, ne semble pas convenir au père.
Je pourrais te raconter l'accroche ou le noeud du récit qui va faire flancher ton petit coeur de lecteur au sein de ce Germinal des temps modernes – Il paraît que Frédéric Viguier n'en est pas à son coup d'essai et que sous sa plume, la misère sociale devient écrasante –, mais je n'en ferai rien ! Je sais, ce n'est pas fair-play, mais que veux-tu : je ne serais pas celle qui va te pourrir la lecture de ce livre.
Car à partir du moment où tu vas l'ouvrir, tu vas rentrer dans la tête de ce gamin. Tu vas t'approprier ses mots, ses angoisses, ses peurs… et tu vas assister à un réel coup de maître !
"C'est pas compliqué la liberté, c'est pas une question d'endroit, c'est dans la tête que ça se passe".
Et dans ta tête, peut-être que tu vas la sentir te quitter, cette liberté. À un moment donné tu verras : tu vas la sentir partir…
"On ne grandit jamais seul, Yvan, jamais. On peut jouer un rôle, simuler, faire semblant de ne plus avoir peur, mais grandir c'est autre chose".
Allez ! Je te laisse sur cette belle pensée, en espérant que tu viendras m'en toucher quelques mots, si toutefois tu te décides à faire tien cet aveu de faiblesses
Lien : https://page39web.wordpress...
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Jeanfrancoislemoine
  05 juin 2018
Ce livre est "petit" mais sacrément "costaud".
Je me suis fait balader "comme un bleu"du début à la fin,placé dans la peau de Yann par un auteur diabolique et terriblement habile.
C'est noir partout,partout,dans la petite ville,au commissariat,à la prison,dans la famille de Yann,les flics sont noirs,l'avocat est noir, le coeur des hommes et femmes.est noir aussi..Ca vous prend aux tripes,ça vous perturbe au point que vous perdez tout discernement, au point de ne suivre qu'une voie,celle que subit ce pauvre Yann,dont,d'ailleurs,vous épousez le personnage puisque l'auteur a eu l'habileté de vous "faire glisser dans sa peau".
Et moi,gros malin,grand lecteur qui en a vu d'autres,j'ai bien entendu marché ,que dis-je,couru au point que plus dure fut ma chute.Une belle gamelle....J'aurais bien deux mots à lui dire,moi,au père Viguier....
Que tous les amateurs du genre se précipitent ,"noir c'est noir" et "vachement "fort.
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critiques presse (3)
Lexpress   06 mars 2017
Difficile de ne pas se laisser emporter par ce conte cruel, à mi-chemin entre le polar et le roman social.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeJournaldeQuebec   06 mars 2017
Un brillant roman qu’on a lu avec un sentiment croissant de révolte, l’histoire de son héros dévoilant sans fard les pires dessous du genre humain.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Culturebox   01 mars 2017
Un roman noir, social, glaçant.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
SociolitteSociolitte   14 septembre 2018
Ma mère, elle travaille à la Sécurité sociale, elle remplit des feuilles administratives qui parlent de la maladie des autres. Ma mère n'est jamais malade, ou alors elle ne le dit pas. Elle n'est jamais fatiguée, ou alors elle ne le montre pas. Ma mère ne se repose jamais, même pas en vacances. En vacances elle fait la cuisine, elle s'occupe du jardin, elle s'occupe de moi, et surtout, elle fait de la sculpture. Ma mère, elle sculpte des animaux. Des animaux qu'on rencontre dans nos campagnes : des lapins, des souris et des chats. Elle leur met une branche de romarin, ou de tout ce qui pousse dans le jardin, dans la bouche, et ensuite, avec ses sculptures, on beurre nos tartines. Ma mère fait des animaux dans du beurre.

Page 7, Le Livre de Poche, 2018.
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SociolitteSociolitte   18 septembre 2018
« Désigner les coupables, c'està-dire? » Alors ma mère m'a répondu que c'était ainsi que la société fonctionnait, et qu'il fallait l'accepter.
Il y a ceux qui ont le pouvoir et l'argent et les autres qui, pour s'occuper l'esprit et ne pas devenir fous, font parfois des bêtises pour se faire remarquer...

Pages 37-38, Le Livre de Poche, 2018.
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SociolitteSociolitte   15 septembre 2018
Les villas sont toutes équipées de toits brillants qui gardent pour elles les rares efforts du soleil, c'est ce que mon père a expliqué à ma mère : « Ils se croient les patrons partout, même du ciel, ils transforment les rayons du soleil en énergie, comme si le soleil était à eux. » Mon père, il est comme les autres gens du village, il n'aime pas ceux qui ne font pas comme lui, mais il aimerait vivre autrement.

Page 14, Le Livre de Poche, 2018.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          520
SociolitteSociolitte   19 septembre 2018
Le lendemain, le directeur de la prison m'a convoqué dans son bureau. Il me demande de m'asseoir, il me dit qu'il est content de moi, qu'il sait ce que j'ai subi, et qu'il le regrette, mais que c'est comme ça, que la prison n'est pas faite pour changer les gens, mais pour accélérer leur chute.

Page 153, Le Livre de Poche, 2018.
Commenter  J’apprécie          701
SociolitteSociolitte   16 septembre 2018
Quand mon père n'est pas là, c'est qu'il est au bar, avec ses copains. Il cherche l'ivresse pour oublier la grisaille, c'est ce que dit mon père à ma mère, lorsqu’elle lui reproche de faire trop de bruit quand il rentre.

Pages 17-18, Le Livre de Poche, 2018.
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Videos de Frédéric Viguier (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Viguier
Interview de Frédéric Viguier pour Lecthot, le magazine des entretiens culturels.
« Je suis laid, depuis le début. On me dit que je ressemble à ma mère, qu?on a le même nez. Mais ma mère, je la trouve belle. »
Ressources inhumaines, critique implacable de notre société, a imposé le ton froid et cruel de Frédéric Viguier dont le premier roman se faisait l?écho d?une « humanité déshumanisée ». On retrouve son univers glaçant et sombre, qui emprunte tout à la fois au cinéma radical de Bruno Dumont et au roman social. Mais au drame d?un bourg désindustrialisé du nord de la France, Frédéric Viguier ajoute le suspense d?un roman noir. Dès lors, l?histoire d?Yvan, un adolescent moqué pour sa laideur et sa différence, accusé du meurtre de son petit voisin, prend une tournure inattendue.
http://www.albin-michel.fr/ouvrages/aveu-de-faiblesses-9782226328793 http://lecthot.com/
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