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ISBN : 2365350968
Éditeur : VRAOUM EDITIONS (21/10/2015)

Note moyenne : 2.73/5 (sur 45 notes)
Résumé :
2014, Lénaïc et sa compagne partent en voyage dans un pays qui vient juste d'ouvrir ses portes au tourisme : l'Iran. De Téhéran à Chiraz en passant par Ispahan, Lénaïc nous emporte dans un récit plein d'humour et de rencontres, en tordant le cou à de nombreux clichés On découvre la civilisation perse, ses ruines et son passé, mais aussi la culture contemporaine d'une population partagée entre conservatisme et ouverture. Et on rit. Beaucoup.
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  20 décembre 2015
Lénaïc Vilain, un jeune auteur de BD né en 1985, nous relate son voyage en Iran effectué en 2014. Avec pour principal bagage un guide touristique, il voyage en couple durant une quinzaine de jours principalement dans trois villes d'Iran : Téhéran, Ispahan et Chiraz (proche du site antique de Persepolis).
Le ton se veut probablement assez proche de celui d'un Guy Delisle dans ces Chroniques Birmanes, de Jérusalem ou encore Pyongyang et Shenzhen. Il y a pourtant une différence notable : Guy Delisle a vécu un certain temps dans les endroits qu'il portraiture tandis que Lénaïc Vilain ne fait que passer, avec ses bons gros sabots de touriste.
Donc, même si l'on sent un intérêt certain de l'auteur pour le pays dont il nous parle, on sent aussi qu'il n'a pas le temps en un aussi court délai de se défaire de ses préjugés occidentaux. Il n'a côtoyé aucun autochtone pendant suffisamment de temps pour tordre le cou à sa vision occidentalo-centrée sur ce pays ou ses habitants.
Lorsqu'il nous parle de travers du système (et il y en a beaucoup), c'est toujours en comparaison avec ses idéaux à lui or, ses idéaux à lui pourraient aussi être questionnés, je suppose. Et même si l'on sent un réel désir de faire dans la nuance et dans l'humour, on ne sort jamais beaucoup du registre de l'anecdote.
Je ne cache donc pas une petite déception car, à peu de chose près, j'ai eu l'impression de revivre en livre ce que ma tante nous infligeait quand elle sortait ses photos à chaque fois qu'elle revenait d'un séjour d'une semaine ou deux à l'étranger : un chapelet de comparaisons du style « ça c'est mieux chez nous, ça c'est mieux chez eux », le sentiment que « comme j'y suis allée, je connais et je me sens autorisée à porter un jugement fiable », « ça c'est joli, ça c'est moche » et surtout « les gens sont comme ci et comme ça ». Les gens ! cet ensemble monolithique non sujet à variation. Ça veut dire quoi " les gens " ?
J'ai l'impression que voir un film d'Asghar Farhadi m'en apprend plus sur l'Iran que ces souvenirs de vacances bien franchouillards. Ceci étant, entendons-nous bien : de mon point de vue, cette bande dessinée est loin d'être sans intérêt ; c'est juste que je m'attendais à quelque chose d'un peu plus profond et documentaire, d'où ma déception. (Moi aussi je suis bardée de préjugés !)
Cependant, à titre de divertissement et de premier débroussaillage concernant l'Iran, ce livre est très bien et satisfera les curieux en tout genre. J'en remercie d'ailleurs très chaleureusement l'éditeur Vraoum ! et l'opération Masse Critique de Babelio qui m'ont permis de découvrir cet album et de donner un avis dessus. Souvenez-vous que ce n'est bien évidemment qu'un tout petit avis, qui, pris seul ne représente pas grand chose et qui devra être confronté à beaucoup, beaucoup d'autres. D'ici là, bons baisers à vous.
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sandrine57
  05 janvier 2016
En 2014, Lénaïc Vilain et sa compagne entreprennent un voyage en Iran, pays qui s'ouvre tout juste au tourisme. Leur périple les mène de Téhéran à Ispahan et Chiraz.
Quinze jours pour découvrir un pays, c'est court mais Lénaïc Vilain réussit tout de même l'exploit d'en rapporter quelques souvenirs dignes d'être consignés sur papier. En vrac : Téhéran est une ville laide et polluée. En Iran, il n'y a pas moyen de se bourrer la gueule entre amis dans un pub. Les femmes y sont voilées malgré des températures caniculaires. Facebook est censuré. Les chambres d'hôtel sont toutes pourvues d'un tapis de prières et d'un Coran. L'Islam régit la vie quotidienne, etc, etc.
On pourrait dire que l'ouverture d'esprit n'étouffe pas le bédéiste qui a par contre le sens critique en éveil. Tout y passe, des programmes télé aux affiches touristiques, quand bien même en visitant l'Iran, il devait supputer qu'il n'allait pas se promener au pays de la liberté d'expression et des droits de l'Homme. Une façon de dénoncer certains clichés ? Peut-être, mais les gags tombent à plat et sont parfois très limites. Voulant à tout prix se démarquer du touriste de base, Vilain en adopte pourtant les travers les plus criants : méfiance vis-à-vis des locaux, hantise de se faire arnaquer, ironie face à certaines coutumes, comparaisons incessantes avec son mode de vie habituel. En bref, il ne veut pas jouer les touristes ordinaires mais se plaint du manque d'envergure touristique du pays !
Restent les dessins d'Ispahan et des ruines de Persepolis, villes dont la seule évocation fait déjà rêver. Et aussi l'effort louable pour dénoncer les contradictions et l'hypocrisie d'un régime religieux aussi détestable qu'indéboulonnable.
Intéressant mais surtout décevant.
Un grand merci aux éditions Vraoum ! et à Babelio.
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alouett
  06 novembre 2015
En 2014, Lénaïc Vilain et sa compagne ont effectué un séjour de quinze jours en Iran. Munis d'un simple guide touristique et de quelques connaissances sur le pays, ils entament un circuit qui leur fera découvrir Téhéran, Ispahan et Chiraz.
Les réservations dans les différents hôtels sont faites pour le reste, ils ne parlent pas un seul mot d'iranien. Et puis autant se plier à l'évidence : le paréo que sa femme utilise en guise de voile doit rapidement être remplacé par un hijab un peu plus fonctionnel.
Pour le reste, c'est l'aventure. Un passage au bureau de change pour convertir les Euros en Rials ne leur évite pas les déconvenues lorsqu'il s'agit de payes une somme énoncée en Tomans. le Wifi de l'hôtel permet certes de se connecter mais pas d'accéder à sa page Facebook. Choc de cultures au quotidien… heureusement, lorsqu'on a une bonne dose d'humour, on relativise plus vite et on apprend beaucoup au contact des gens du coin.

Les carnets de voyage sont toujours un bon moyen de se sensibiliser au mode de vie d'un pays. A l'instar d'autres auteurs (Simon Hureau, Sarah Glidden, Nicolas Wild, Florent Chavouet, Renaud de Heyn, Baudoin & Troub's…), Lénaïc Vilain se prête à l'exercice, histoire de casser quelques préjugés sur le pays dans lequel il s'est rendu. Car non, il n'a pas été kidnappé, non il n'a pas été recruté par djihadistes, oui c'est un pays différent et « très sécuritaire » mais « somme toute assez normal »… et c'est toujours intéressant de le dire. En quelques années, le carnet de voyage s'est répandu et il n'est plus rare aujourd'hui de trouver ce type de récit.
Sous son air de ne-rien-y-connaître, Lénaïc Vilain aborde pourtant des sujets essentiels comme l'ambiguïté iranienne à choisir entre la démocratie et un régime autoritaire, le fait que les candidats à la présidentielle doivent avoir l'aval de l'ayatollah pour pouvoir se présenter, le port obligatoire du voile imposé aux femmes alors qu'elles ont acquis des droits essentiels (nombreuses sont inscrites à l'université ou dans un poste à responsabilité politique par exemples).
Et puis l'humour aide grandement à faire cette découverte. Pour avoir déjà lu Lénaïc Vilain sur un autre témoignage (dans « R.A.S. », il partageait quelques anecdotes de l'époque où il était veilleur de nuit dans un hôtel), je m'attendais à retrouver dans « Bons baisers d'Iran » cette autodérision et ce cynisme amusé qui m'avait tant plus dans son premier album. Pour le coup, ce livre a largement répondu à mes attentes. le scénario quant à lui reprend chronologiquement le circuit qu'ils ont effectué durant leur séjour touristique. le couple est simplement équipé d'un guide touristique acheté en France et, outre les quelques garanties qu'ils se sont assurées (réservation des hôtels dans les trois villes où ils font étape), le reste donne l'impression qu'ils partent « la fleur au fusil » avec comme seule intention l'envie de découvrir le pays. L'autodérision permet de relativiser certains constats qu'ils font « in situ », des constats qui en auraient certainement découragés plus d'un de poursuivre au-delà. En effet, certaines observations font planer comme un silence durant la lecture, à commencer par les programmes télévisés destinés à la jeunesse qui matraque une forme de propagande antisioniste éhontée. Son regard de non-initié fait mouche et laisse au lecteur la possibilité de réfléchir et de tirer ses propres conclusions. L'auteur quant à lui se permet quelques remarques finement posées qui prête à sourire et incitent à prendre du recul. Enfin, un passage – dans lequel l'auteur retranscrit un échange qu'il a avec un guide – permet de balayer rapidement les principaux points qui caractérisent ce pays : la politique, la religion et l'économie iraniennes sont quelques sujets qu'ils aborderont à cette occasion.
Lire la chronique complète sur le blog
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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mjaubrycoin
  13 juin 2016
Dans la droite ligne d'un Guy Delisle ou d'un Ryad Satouf, un petit nouveau dans le monde de la chronique sur un pays lointain ...et tellement différent du nôtre!
La vie dans l'Iran contemporain nous est présenté à travers le voyage touristique d'un couple de jeunes bobos (parisiens ?) qui se lancent courageusement à la découverte de ce pays à la civilisation millénaire qui vient juste de s'ouvrir au tourisme.
On rit beaucoup aux mésaventures de ce couple qui avait pourtant l'air de partir avec un esprit d'ouverture qui leur faisait honneur et qui découvrent au fur et à mesure de leurs contacts avec les habitants que la vie sur place est loin d'être riante. Petit clin d'oeil obligé au fait que les filles doivent obligatoirement restées voilées et gare à celles dont le vent soulève le coin du voile ! Mais aussi une description quasiment clinique de la pollution des villes, de l'omniprésence de la propagande religieuse, du manque dramatique de liberté des habitants. La critique sociale et politique est d'autant plus virulente qu'elle se pare d'un humour dévastateur.
Le trait de crayon est volontairement simpliste avec un traitement quasiment monochrome qui ne fait que renforcer l'effet d'étouffement de la spontanéité iranienne.
Dieu (ou Allah ?) sait que ce n'est pas cet hilarant roman graphique qui me donnera envie d'aller passer mes vacances dans ce pays. Dommage pour le sympathique hôtelier qui a investi toutes ses économies pour ouvrir un hôtel dans lequel séjournent les deux héros !
Un grand bravo à Lenaïc VILAIN et je lui souhaite la bienvenue dans toutes les (bonnes) librairies et bibliothèques de notre douce France.
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Xubam
  06 juillet 2017
De retour d'un voyage d'un mois en Iran, je souhaitais à tout prix écrire sur cette BD que j'avais lue avant de partir et que j'avais déjà trouvée mauvaise avant mon départ mais que je trouve absolument nullisssime depuis que je suis effectivement partie en Iran.
Si déjà avant mon voyage elle n'avait pas suscité chez moi davantage de curiosité mais bien au contraire de la méfiance (les iraniens y apparaissent envahissants et peut raffinés voire malhonnêtes, le foulard ne semble être un calvaire que pour les occidentales qui, elles seules, ne savent pas le porter correctement, les seuls lieux d'intérêt semblent être les mosquées où les hommes et les femmes se trouvent obligatoirement séparés....).
Bref, avant mon départ j'avais été assez surprise du ton de ce récit (je ne parle ici que du récit, les dessins étant sans doute la seule part intéressante de l'ouvrage) que je trouvais très négatif.
En Iran, rien de ce qui est décrit dans la BD ne s'est révélé vrai, le voile tombe des cheveux des iraniennes sans arrêt, les iraniens sont doux, chaleureux et loin d'être envahissants, il suffit d'avoir la curiosité d'apprendre quelques mots de farsi pour pouvoir faire baisser les prix rapidement, dans les mosquées (qui ne représentent qu'une partie du patrimoine colossal de ce pays fascinant) les hommes et les femmes ne sont pas nécessairement séparés pour les visites....Pour résumer donc, ce témoignage ne vaut rien et il est mis en scène dans une BD!
Quel manque de curiosité et surtout, quel manque d'humilité!
MINABLE
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critiques presse (5)
ActuaBD   18 février 2016
Le beau récit d’un magnifique voyage en Iran, alors que ce pays sort progressivement de l’isolement et que le président Rohani est reçu avec un tapis rouge par la France.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDZoom   11 décembre 2015
Un carnet de voyage non dénué d’humour, nourri de petits faits du quotidien, d’impressions personnelles loin d’une enquête de terrain.
Lire la critique sur le site : BDZoom
BulledEncre   27 novembre 2015
Un récit d’un voyage touristique en Iran : drôle et instructif.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BDGest   27 novembre 2015
Bons baisers d'Iran peut se comparer au Guide du Routard. Un outil efficace pour trouver un restaurant ou un hôtel, mais bien pauvre au regard de trois mille ans d'Histoire de la Perse.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi   26 novembre 2015
Subtile, léger, le ton goguenard de Lénaïc Vilain contrebalance la réalité iranienne trahissant les aberrations de la société.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
alouettalouett   06 novembre 2015
– Je me demandais… en France… Est-ce que les gens pensent qu’on est des terroristes ? Est-ce qu’ils croient qu’on brûle des drapeaux américains dans les rues en criant « Allah Akbar » ?
– Ha ! Ha ! Non ! Sinon on ne serait pas venu… Après, il y a quelques a priori, hein. Mais bon, c’est la France. On a toujours un peu tendance à confondre les régimes et les peuples. Et puis notre ministère des Affaires étrangères « déconseille fortement les voyages en Iran » sur son site web. Ça n’aide pas.
– Alors il faut que vous soyez nos ambassadeurs quand vous serez rentrés. Parce que j’ai ouvert cet hôtel avec mes économies, suite à notre récente ouverture au tourisme… et y’a pas foule
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Nastasia-BNastasia-B   20 décembre 2015
(Dans le métro de Téhéran.)
— C'est quand même vachement propre, par rapport au métro parisien.
— TOUT est vachement propre, par rapport au métro parisien.
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