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ISBN : 2246741017
Éditeur : Grasset (07/04/2010)

Note moyenne : 3.06/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Qu'est-ce qui nous fait rougir à l'instant de parler en public, bafouiller devant la femme qui nous plaît, casser un verre au milieu d'un dîner, trébucher devant le supérieur à qui l'on vient demander une augmentation, qu'est-ce qui nous rend maladroit dans les situations qui requièrent le plus de maladresse ? La timidité est un drôle de défaut. Philippe Vilain le sait. Cette passion a envahi sa vie, pour le pire mais aussi pour le meilleur...
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
Canasson
  28 janvier 2015
Première critique sur Babelio ;-)
Confession d'un timide, un témoignage oui, mais pas que.
Il s'agit aussi d'un petit essai sur la timidité. Nous avons en effet tout une partie du livre dédiée à la considération et à la place accordé à ce trait de caractère par la littérature ancienne ou plus contemporaine. Il y a des passages très enrichissant pour sa propre culture littéraire (et oui tout le monde ne s'est pas attelé à lire tous les classiques), mais parfois nous trouvons quelques longueurs désagréables.
Pour ce qui est de la partie témoignage, je le trouve intéressant et assez ouvert pour que tout un chacun puisse s'y retrouver, s'y reconnaître. Cela permet parfois de mettre des mots sur des sensations éprouvées.
Pour moi une belle découverte, que je conseillerai à mes lecteurs.
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aliquis
  21 novembre 2010
L'auteur se livre et ausculte avec nous la timidité. Ou plutôt sa timidité. Pour lui, la vraie timidité est la sienne et il y attache toutes les caractéristiques de sa vie propre. C'est bien la confession d'un timide.
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ninachevalierninachevalier   14 août 2017
L'écrivain médiatisé
Quand je dois parler en public, je me demande toujours ce que je fais là et je doute soudain de l'intérêt d'écrire des livres si c'est pour en parler, même si à cette terreur se mêle le désir d'obtenir de la reconnaissance pour mes livres. voilà mon dilemme: je voudrais ne pas être là mais je suis fier d'y être, et je serais vexé qu'un autre soit invité à ma place.

Le piètre intervenant que je suis fait différents constats de ces interventions publiques. Je préfère les émissions en direct que celles enregistrées, la masse anonyme au petit comité dont je ne sais éviter les regards, les amphithéâtres aux petites salles. Ma timidité, qui se présente comme une incapacité à agir dans un contexte particulier que crée la présence de témoins, ne distingue pas la quantité de ce que l'on appelle un "public".Curieusement, cette quantité ne m'importe pas: il m'est moins pénible de parler devant deux cents personnes lors d'un colloque que devant trois lors d'une rencontre promotionnelle où un petit nombre me signifie un désintérêt pour mon oeuvre; moins difficile de parler à la radio ou à la télévision, où seul, devant un animateur, je ne peux me représenter les centaines de milliers d'auditeurs ou de téléspectateurs.
+ Lire la suite
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ninachevalierninachevalier   13 août 2017
L'écrivain médiatisé
Quand je dois parler en public, je me demande toujours ce que je fais là et je doute soudain de l'intérêt d'écrire des livres si c'est pour en parler, même si à cette terreur se mêle le désir d'obtenir de la reconnaissance pour mes livres. voilà mon dilemme: je voudrais ne pas être là mais je suis fier d'y être, et je serais vexé qu'un autre soit invité à ma place.

Le piètre intervenant que je suis fait différents constats de ces interventions publiques. Je préfère les émissions en direct que celles enregistrées, la masse anonyme au petit comité dont je ne sais éviter les regards, les amphithéâtres aux petites salles. Ma timidité, qui se présente comme une incapacité à agir dans un contexte particulier que crée la présence de témoins, ne distingue pas la quantité de ce que l'on appelle un "public".Curieusement, cette quantité ne m'importe pas: il m'est moins pénible de parler devant deux cents personnes lors d'un colloque que devant trois lors d'une rencontre promotionnelle où un petit nombre me signifie un désintérêt pour mon oeuvre; moins difficile de parler à la radio ou à la télévision, où seul, devant un animateur, je ne peux me représenter les centaines de milliers d'auditeurs ou de téléspectateurs.
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MarinetteBMarinetteB   18 juin 2012
Faire l'éloge du timide, ce n'est pas faire l'éloge du silence, mais celui de la parole, au contraire, d'une parole meurtrie, d'un dire bruissant qui n'a pas trouvé sa voix. Tout timide est un parleur qui ne se nomme ni ne se dit.

J'ai fait la guerre aux mots en silence, dans la souffrance et la jouissance de me taire. Mon dilemme est le suivant : je ne saurais m'envisager sans la timidité dont je souhaite ne plus souffrir, sachant que n'en plus souffrir reviendrait à m'envisager sans elle et que penser que ma vie pourrait cesser d'être dominée par elle n'aurait sans doute pas plus de sens que de continuer à en souffrir.
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laure1922laure1922   18 septembre 2015
Quand je ne suis pas timide, je m'acquitte des interventions publiques avec enthousiasme mais le sentiment qui me domine alors n'a rien à voir avec la satisfaction. Il s'agit d'une chose difficile à définir, qui me donne l'impression de me trahir,d'être un autre. En parlant, c'est comme si je perdais quelque chose de précieux, une forme d'innocence, une aptitude à espérer et à m'éblouir.
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laure1922laure1922   18 septembre 2015
La peur d'être jugé doit, aussi, expliquer mon goût pour la solitude. Je déteste la nouveauté en amitié et m'attache peu, car j'aime que personne n'ait d'image établie de moi, être pour ainsi dire vierge aux yeux des autres. Avec des personnes bienveillantes, je suis comme tout le monde, je m'oublie et j'ai le verbe serein. Dans l'euphorie, il m'arrive même d'oublier que je suis timide, fier que l'on ne me croie pas ou que l'on me dise : "On ne dirait pas que tu l'es!"
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Videos de Philippe Vilain (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Vilain
Philippe Vilain continue d'explorer les ressorts de la relation amoureuse dans son nouveau roman, "La Fille à la voiture rouge" (Grasset). Il a pour cela recours à une histoire qui lui est personnellement arrivée et met en scène la relation entre un écrivain et une jeune étudiante de 20 ans au sein de laquelle s'immisce bientôt la question du mensonge.
Photo : © JF Paga / Grasset
Dans la catégorie : EssaisVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues romanes. Littéraure française>Essais (404)
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