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ISBN : 2246861322
Éditeur : Grasset (23/08/2017)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Inscrite en master de lettres modernes dans une université parisienne, Emma Parker, vingt ans, fille d'un diplomate américain, rencontre et séduit un écrivain de 39 ans. Leur relation commence tendrement jusqu'à ce qu'Emma confie à son amant qu'elle garde une séquelle, suite à un accident de voiture, sous la forme d'un hématome extradural dans le crâne, inopérable et peut-être fatal.
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  20 juin 2018
C'est l'histoire d'un narrateur ( l'auteur ?), quarantenaire qui tombe amoureux d'Emma Parker, vingt ans, fille d'un diplomate américain, habituée des soirées de la jeunesse dorée.
Elle conduit une voiture rouge, (sa fameuse Porsche) s'habille en rouge, brûle les feux rouges....étudie dans une université parisienne , ils sortent ensemble, s'aiment, marchent la nuit dans les rues désertées de Paris, font du canot sur le Lac du bois de Boulogne....

Soudain tout change , Emma apprend à l'écrivain qu'elle souffre d'un hématome extradural très grave, suite à un accident où elle a perdu son petit ami, un trader russe....
Elle risque à tout moment de perdre la vie....
La situation se retourne: le narrateur qui vit une aventure merveilleuse, dans le tourbillon des émotions d'Emma, de ses délires poétiques , dans la grâce de tous ces instants , se sent embarqué dans une situation invraisemblable , hanté par le spectre soudain de la maladie et de la mort ...
Il croit aux malaises d'Emma, à ses séjours fréquents aux urgences de l'hôpital,à son ancienne rééducation, à son coma, il se voit en elle avec un regard halluciné d'amoureux transi , angoissé, eu égard aux symptômes du corps de cette jeune femme malade et fragile : fatigue, migraine, nausée, sudations provoquées par son hématome ....
Mais qui était donc cette Emma Parker?
" Son mensonge m'avait aveuglé d'amour "

Parfois capricieuse, imprévisible, jalouse , mystérieuse, boudeuse , désagréable, avec ses pièges et ses ruses, ses exigences, ses sautes d'humeur , son esprit manipulateur , sa tendresse fausse surjouée , avaient aveuglé d'amour le narrateur ....
L'auteur analyse avec un soin minutieux , acuité, sensibilté , finesse le sentiment amoureux. , la sublimation du sentiment construit sur le romantisme et l'authenticité de l'amour .
Il nous donne à voir un portrait pointilliste, léché, profond, intime , impressionnant de lucidité de cette héroïne . IL explore , fouille , se remémore ses escapades avec elle, décrit les tourments d'un homme éperdument amoureux, ses désarrois, sa façon maladroite et naïve de s'endetter pour combler de cadeaux la femme aimée.
Le Lecteur découvre une véritable introspection du sentiment amoureux et de la conscience amoureuse à travers les thèmes de la jalousie , de la possession , de la solitude du créateur , du pouvoir des mots : "Je n'écris pas , Je suis écrit ".
C'est comme si l'auteur autopsiait l'amour en disséquant ses vertiges , ses états d'âme , ses aveuglements et ses renoncements : une radiographie réelle ...
Dans la deuxième partie, le narrateur apparaît désarmé, naif, touchant, victime d'un jeu de dupes, de faux semblants .....
C'est un peu gênant de constater que l'auteur parle des héroïnes de ses romans et cite les titres ....sa vie privée...romancée .
Je retiendrai surtout le travail soigné de l'écriture, sa justesse , la profondeur de l'analyse du sentiment amoureux qui touche à l'universel , la "Surprise" d'une liaison dangereuse et les vertiges des faux - semblants de l'amour ....
Cet auteur écrit sur l'amour d'une façon virtuose .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          527
ninachevalier
  24 août 2017
La fille à la voiture rouge Philippe Vilain Grasset ( 250 pages – 19,00€)
Rentrée littéraire 23 août 2017
Si les corbeaux (1) sont parfois le déclencheur d'un rapprochement entre deux êtres, pour Philippe Vilain il aura suffi d'une porte et d'un sourire. Porte depuis condamnée.
En effet c'est à la bibliothèque de la Sorbonne que le narrateur a croisé cette étudiante qui l'a impressionné, au point de souhaiter la revoir, de ne cesser de penser à elle.
Comme Jean -Marc Parisis dans Avant, pendant, après, Philippe Vilain retrace ses rencontres avec Emma, repasse le film de cette liaison, distille des indices qui éveillent l'attention du lecteur. de plus, en revisitant leurs moments à deux, le narrateur comprend, avec le recul, certaines situations. ( pourquoi elle ne voulait pas de visite pendant son séjour à l'hôpital..)
Il nous livre un portrait époustouflant , très fouillé, de cette héroïne de 19 ans, aux multiples facettes dont il tente de décrypter la personnalité.
Au fil de leur idylle,le lecteur fait connaissance avec Emma, «  la fille à la voiture rouge », «  aux yeux verts », «  alerte et remuante, bavarde », d'un milieu aisé. Tour à tour, «  la brindille mini jupée », «  l'escort girl », «  la fashionista », mais aussi l'étudiante préparant l'agrégation qui lit Nabokov et Kundera.
Son année de naissance ? Philippe Vilain joue à la faire deviner au lecteur !
Après la révélation de son secret, c'est «  la vaillante Emma », « une combattante,une guerrière » , «  la petite miraculée » pour qui le lecteur éprouve de l'empathie.
Le récit est hanté par le spectre de la mort, de la maladie, véritable épée de Damoclès pour son héroïne, qui sait son « temps compté ». D'où cette fureur de vivre intensément pour cette «  femme pressée » et cette tension permanente.
En parallèle se brosse le portrait de l'écrivain, à la réputation de Don Juan qui ne s'est jamais engagé, et pourtant saute le pas en offrant une bague de fiançailles.Son double d'âge crée un malaise parmi les parents de la jeune fille et leur entourage.
Après trois mois de fréquentation, on se demande si le narrateur va réussir à percer la «  zone opaque et mystérieuse » de celle à qui il invente même une double vie.
Pourtant une complicité s'est tissée. Lui l'aide , l'encourage dans ses études ,la drape de bienveillance durant sa maladie. Réciproquement, elle l' assure de son soutien : «  Ne t'inquiète pas, Coeur », «  tu pourras compter sur moi ». Leur connivence engendre des situations cocasses, mâtinées d'humour. Emma sait jouer sur la polysémie du mot «  examen », son évasion de l'hôpital est assez rocambolesque !
Toutefois, elle peut «  redevenir un diable » capricieux.
Le rebondissement qui ouvre la deuxième partie, faisant suite aux aveux d'Emma bouscule, sidère et on imagine combien le narrateur doit tomber de haut.
Le lecteur en sort si estomaqué que son empathie va glisser subrepticement en faveur du «  romancier in love » ! On subodore que celui-ci pourrait, comme Henri Calet, nous confier : «  Ne me secouez pas, je suis plein de larmes », vu les états d'âme qu'il affiche. Comment va-t-il réagir d'autant que des failles sont mises en évidence ?
Auxquelles viennent s'ajouter la jalousie, les soupçons, des différends, la différence d'âge, source d' inquiétude pour les parents de Céline, ex Emma ?
Son amour pour son «  Petit Hibou » sera-t-il assez fort pour lui pardonner ?
Dans cette partie, on découvre une autre facette de l'étudiante : «  fille rebelle », qui n' a cessé de « bosser » pour décrocher l'agrégation. Parfois désagréable, boudeuse,facétieuse, privilégiant les moments avec ses amies. Elle, qui a rêvé d'être actrice, ne jouerait-elle pas une autre partition, à l'insu de son fiancé ?
Le romancier, lui,confronté à la froideur des relations, se retrouve en proie à des atermoiements , se livre à une profonde introspection. Il se remémore leurs escapades à Capri, Trouville. Il analyse leurs paroles, les silences, s'interroge. Un vrai dilemme le taraude : quitter ou rester ? Suspense pour le lecteur. Que ferait-il dans pareil cas ?
Le narrateur radiographie la courbe de leur désir, le sien «  hospitalisé », «  stérilisé », après toutes ces désillusions aboutissant au «  charnier des amours ».Il constate que «  le bonheur se nostalgise ». On est interpellé par le champ lexical autour du mot «  triste », ainsi que celui autour du «  jeu ». Qui abuse l'autre ? Qui fait souffrir l'autre ?
C'est alors que Philippe Vilain développe une réflexion sur la création, sur le pouvoir des mots ( parfois cruels), sur l'autofiction. Il tient à préciser que ses histoires ne sont pas toujours vraies et ne cache pas son besoin d'indépendance.
N'est-il pas dangereux d'inclure dans ses romans des connaissances proches ?
A moins que raconter l'histoire du personnage forgé par Emma relève d'une catharsis pour le narrateur. Celui-ci n'a sûrement pas écrit son roman avec le stylo Mont Blanc offert par Emma, mais plutôt avec une plume d'ivoire qui a étoffé , touche par touche, le portrait complexe de son héroïne.
On reconnaît en filigrane quelques titres des romans de l'écrivain, qui connaissent un beau succès en Italie, dont celui qui a été adapté à l'écran ( Pas son genre).(2)
Philippe Vilain poursuit, avec beaucoup d'acuité et de lucidité, l'exploration d'un l'amour intense qu'il sait «  inconstant » en nous plongeant dans les méandres d'un couple atypique et ses « intermittences du coeur ». Il soulève de multiples questions : Comment sauver l'amour quand on sent l'éloignement ? Traverser le temps ? Tromper l'ennui ? Dépasser l'ordinaire et le manque de désir ? Sortir du mutisme ?
Il évoque la dépendance amoureuse, la morsure de l'absence après la séparation.
Les lieux, étant mémoire, convoquent une foison de souvenirs heureux en compagnie de Céline. Relire des textos, des lettres ravive les émotions.

Philippe Vilain offre le parcours intime d'une liaison «  chaotique », inédite, ponctuée d'une cascade de rires et de pleurs, à l'unisson des états d'âme des protagonistes.
le romancier s'avère un subtil entomologiste des coeurs et signe un roman profond, empathique qui bouscule et questionne, traversé par les thèmes de la jalousie, de la culpabilité, de la solitude de l'écrivain et son besoin de liberté, de la finalité de l'Écriture, ce « travail invisible » : «  Je me laisse écrire, pénétrer par le monde, les événements et les situations ; je n'écris pas, je suis écrit », se demandant « parfois si ce n'est pas l'amour qui l'écrit ». Nos vies seraient-elles écrites ?
Le lecteur est rassuré, Philippe Vilain n' a pas perdu le goût de l'écriture, ni son style travaillé, élaboré. En voiture,hop, embarquez avec La fille à la voiture rouge !
Note :
Pour ceux qui ont lu Confession d'un timide , on y croise C., «  l'étudiante de la Sorbonne, à la «  silhouette longiligne » dans le chapitre : Douleur d'aborder une femme.
(1) Dans REPOSE-TOI SUR MOI de Serge Joncour
(2) Pas son genre, film de Lucas Delvaux, avec Emilie Dequenne, adapté du roman éponyme de Philippe Vilain.
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montmartin
  29 septembre 2017
L'amour c'est aléatoire, cela peut dépendre d'une phrase ou d'un geste comme de tenir une porte pour laisser passer une jeune femme.
Emma, la fille a la voiture rouge, vient d'avoir vingt ans, mais elle a connu plusieurs vies. Une fille simple, facile à vivre, alerte et remuante mais qui a des relations compliquées avec les hommes.
Ce n'est pas en lui faisant l'amour, mais le lendemain en se réveillant que le narrateur, un écrivain, sait qu'il va tomber amoureux de cette étudiante en lettres. Leur dix-neuf ans d'écart les préservent d'un jeu de la séduction artificiel. Elle sait ce qu'il pense avant qu'il ne parle tout comme il devine ce qu'elle va dire.
Elle s'inquiète de ses trous de mémoire fréquents. Un accident, un hématome sous le crâne, une opération trop dangereuse, elle est condamnée. La jeunesse ne doit pas montrer le visage de la mort, il lui faut se risquer, vivre chaque seconde avec intensité, comment occuper un temps qu'elle n'a plus.
« Les Histoires d'amour finissent mal en général » chantent les Rita Mitsouco, comment imaginer que l'histoire d'amour que nous raconte Philippe Vilain puisse résister à la différence d'âge, à l'échec, à la jalousie, au mensonge, quand les défauts de l'autre apparaissent.
Comme un médecin légiste l'auteur nous fait l'autopsie d'un amour, il dissèque chaque phase. Philippe Vilain explore les tourments d'un homme éperdument amoureux, qui va jusqu'à s'endetter pour couvrir de cadeaux la femme qu'il aime, un amour sur lequel plane en permanence l'ombre de la mort. Un homme qui pardonne tout et qui souhaite écrire un roman sur elle pour rester avec elle. Une écriture soignée, pour un roman qui explore avec justesse la conscience amoureuse.
je remercie les éditions Grasset et Babelio de m'avoir offert gracieusement ce livre.

Lien : http://www.canalblog.com/cf/..
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ValerieLacaille
  15 octobre 2017
J'en ai mis du temps pour finir ce roman... par égard pour les éditions Grasset et l'équipe de Babélio qui m'ont sélectionnée pour recevoir ce livre lors de l'opération Masse Critique de la rentrée. Mais voilà... je n'ai pas aimé.
J'ai trouvé cette histoire d'amour languissante, et j'ose avouer qu'en refermant le livre, je me suis dit "Ouf, heureusement que cette histoire n'a duré que six ans!"
Bien évidemment, l'auteur ne pensera pas du tout la même chose tant il est évident qu'il était très épris de la jolie demoiselle qui a tant fait battre son coeur.
Le début, pourtant, m'a intriguée: tout n'était pas gagné pour qu'une telle romance voie le jour entre lui, écrivain quadragénaire trainant sa plume dans les salles de la Sorbonne, et Emma Parker, étudiante de vingt ans fraîche et insouciante. C'est alors que l'auteur vante les charmes de cet heureux hasard qui fait que des gestes, des paroles interviennent (ou pas) entre deux personnes et déclenchent (ou pas) un début de relation, et ces pages-là sont formidablement bien écrites.
Malheureusement, la suite s'enlise. le temps de la découverte de l'autre est toujours ponctué de petites anecdotes et d'agréables surprises que l'on savoure avec l'écrivain. Puis, las, comme dans la vraie vie, la routine de l'histoire d'amour rédigée nous ennuie puis nous agace. Même les rebondissements franchement imprévus ne parviennent plus à attirer l'attention. La flamme s'est éteinte...
Dommage qu'une si belle écriture se soit consacrée à la rédaction d'une histoire qui aurait pu être flamboyante mais qui restera, à mes yeux, simplement banale.
+ Lire la suite
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coquinnette1974
  15 octobre 2017
Encore un roman découvert grâce à Net Galley et aux éditions Grasset :)
La fille à la voiture rouge, c'est une histoire d'amour, de son début à sa fin. Celle du narrateur avec Emma Parker, étudiante à La Sorbonne, une jeune fille de 20 ans.
19 ans d'écart entre eux, ils savent que ça ne durera pas toute la vie...
J'ai aimé ce roman, même si parfois Emma m'a franchement agacée ! Mais on n'est pas toujours obligé d'adorer tous les personnages d'un roman :)
L'histoire m'a plu, et j'ai apprécié l'écriture de Philippe Vilain, que je découvre avec ce livre.
J'ai lu La fille à la voiture rouge avec plaisir et très rapidement, sans pour autant que ce ne soit un coup de coeur.
Belle surprise toutefois de la rentrée littéraire, qui vaut bien un quatre étoiles :)
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critiques presse (2)
Bibliobs   23 novembre 2017
Vingt ans après avoir raconté sa liaison avec Annie Ernaux, Philippe Vilain est tombé fou amoureux d'une étudiante de 20 ans. Une liaison dangereuse.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   28 août 2017
L’écrivain se fait embobiner par sa jeune compagne. Il revient dans son livre sur les vertiges du faux-semblant et de l’amour.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   20 juin 2018
"C'est un processus fatal qui me mène à l'écriture, qui s'impose, un sentiment qui me gagne, un malaise qui m'envahit, une souffrance que je ne sais pas dire, un malheur que je veux taire, un amour que j'essaie d'oublier: tout cela qui forme un hématome dans mon esprit .
Je ne décide de rien, je me laisse écrire, pénétrer par le monde, les évènements er les situations :
JE n'écris pas, JE suis écrit ....."
+ Lire la suite
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ninachevalierninachevalier   04 septembre 2017
Comment occuper le temps que nous n'avons plus?
Pour la majorité des vivants qui ne connaissent pas la date de leur mort, le temps est une donnée abstraite, un sentiment vague d'une durée indéterminée qui ne nous fait éprouver aucune urgence: nous avons le temps; mais pas pour les autres, les malades, les condamnés, le temps est compté, l'avenir réduit à peau de chagrin, et chaque minute doit donner la preuve d'exister, chaque jour doit être un tourbillon, comme une fête. C'est la philosophie qu'Emma avait choisie pour vivre les jours qu'il lui restait.Elle voulait tout faire, tout voir, tout vivre; même dans son sommeil, elle s'agitait, pour ne pas rester inoccupée. Emma débordait d'énergie. Son insouciance me subjuguait. Il fallait qu'elle s'étourdisse.
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montmartinmontmartin   27 septembre 2017
Pour la majorité des vivants qui ne connaissent pas la date de leur mort, le temps est une donnée abstraite,un sentiment vague d'une durée indéterminée qui ne nous fait éprouver aucune urgence, nous avons le temps; mais pour les autres,les malades, les condamnés, le temps est compté, l'avenir réduit à peau de chagrin,et chaque minute doit donner la preuve d'exister, chaque jour doit être un tourbillon, comme une fête
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montmartinmontmartin   29 septembre 2017
Sa solitude elle la chérissait même, comme tout ceux qui ont le pouvoir de la rompre quand ils le décident.
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montmartinmontmartin   27 septembre 2017
Si certains hommes ont le fantasme des infirmières, aucun n' a celui de la maladie, la maladie repousse.
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Videos de Philippe Vilain (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Vilain
Philippe Vilain continue d'explorer les ressorts de la relation amoureuse dans son nouveau roman, "La Fille à la voiture rouge" (Grasset). Il a pour cela recours à une histoire qui lui est personnellement arrivée et met en scène la relation entre un écrivain et une jeune étudiante de 20 ans au sein de laquelle s'immisce bientôt la question du mensonge.
Photo : © JF Paga / Grasset
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