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EAN : 9782246785200
192 pages
Grasset (06/04/2011)
3.33/5   128 notes
Résumé :

"Un jeune professeur de philosophie, d'origine parisienne, est affecté dans une ville du nord de la France. Déçu de cette affectation, nostalgique de sa vie dans la capitale, les premiers temps sont une épreuve. Il rencontre Jennifer, une coiffeuse, qui devient son amante. Tout les oppose : l'appartenance sociale et les ambitions, le langage et les goûts... Est-il possible pour un professeur d'aimer une coiffeuse ?Ce roman propose... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
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Dans « Pas son genre » Philippe Vilain met en scène la relation sentimentale compliquée que nouent François, le narrateur du roman, professeur de philosophie parisien, « exilé » dans une petite ville de province et Jennifer, une jeune coiffeuse. Alors qu'ils sont d'un monde totalement opposé socialement et professionnellement, François se lie d'affection pour Jennifer qui l'aime vraiment.

François cherche à tromper son désoeuvrement, estime et désire Jennifer, finit par s'attacher sincèrement, mais hésite à l'aimer vraiment et craint par-dessus tout de s'engager avec cette « petite coiffeuse » aux gouts trop ordinaires. En effet, tout les oppose : leur milieu social, leurs centres d'intérêt, leur façon de parler, … Finalement, François découvrira la véritable nature de ses sentiments, mais un peu trop tard…

Mettre en scène le thème de la différence sociale en amour est toujours un pari risqué, mais Philippe Vilain sait le relever de manière intéressante en mettant en avant les tabous et les non-dits, et en décrivant avec finesse une relation prise au piège de la différence culturelle, avec ses indécisions et ses sentiments contradictoires. Il revisite le thème de la différence de classe sociale, mais à la différence des classique de la littérature, plus sous l'angle culturel que sous l'angle économique.
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Un beau livre à l'écriture précise et très analytique. Cela se lit comme un conte réaliste et un conte cruel aussi...Rarement j'ai vu un héros aussi peu sympathique, pour ne pas dire franchement antipathique. La fin du roman permettra de mieux comprendre son comportement sans pour autant pouvoir l'excuser...
François est un jeune professeur de philosophie. Il vient d'un milieu bourgeois et mène une vie intellectuelle et mondaine très intense à Paris. Il se retrouve muté à Arras, du fait de son peu d'ancienneté et de sa situation familiale (ni marié, ni pacsé..)
Cette mutation est vécue comme une punition, tant la région est mal perçue par l'"élite" parisienne.
Il va nouer une relation avec une jeune coiffeuse, mère divorcée d'un jeune enfant.
Tout les oppose a priori, lui aime bien sûr la philosophie, les débats, la vie intellectuelle, elle a pour sa part, des distractions plus simples, n'ayant pas un accès privilégié à la culture.
Ils auraient pu quand même former un beau couple; elle avec son dynamisme, ses qualités d'écoute, son bon sens et sa manière saine de voir les choses, lui avec son éducation, sa finesse, sa culture.
Oui mais voilà: même en 2014, ce sont les préjugés sociaux pour ne pas dire une forme aigüe de racisme social, c'est cela qui va triompher.
Je n'en dirai pas plus.
Les situations sont finement analysées, les dialogues sonnent justes.
Le sujet n'est pas nouveau bien sûr, mais il mérite d'être traité car il montre le poids des préjugés.
Ce livre me fait penser au très beau roman de Pascal Lainé: "La dentellière" qui montrait aussi une histoire d'amour impossible entre un jeune issu d'un milieu bourgeois et une jeune coiffeuse (elle aussi..) .
Ces deux livres ont été adaptés au cinéma et pour ce qui est de "Pas son genre" on doit souligner la remarquable interprétation de Emilie Dequenne et de Loïc Corbery, (de la Comédie Française.)
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Pas son genre de Philippe Vilain est un cadeau.
Un cadeau qu'on m'a offert.
Avec le plaisir de quelqu'un qui veut faire plaisir et qui s'interroge.
Comment va-t-il réagir à ce roman qui, Moi, m'a bouleversée.
Je ne connaissais ni l'auteur, ni le livre en question, mais je connais très bien la lectrice qui me l'a envoyé, je n'ai donc pas perdu de temps pour le lire.
François, le narrateur, s'interroge, sur les femmes.
Celles qu'il croise, qu'il fréquente, avec qui il passe du temps, du bon temps, même.
Il cherche l'âme soeur, celle qui fera vibrer tous ses sens.
D'ailleurs il vient peut-être de la dénicher.
Elle était là, sous ses yeux.
Il n'a rien fait de spécial, elle non plus.
Ils se sont parlé, ils ont pris un verre et....Cupidon a fait le reste.
Mais l'amour chez Vilain, n'est pas un conte de fées.
Parce que l'amour, ça se vit pleinement, ça se dévore.
L'amour c'est deux mains qui s'emprisonnent.
C'est deux bouches qui se soudent.
C'est deux corps qui ne font qu'un.
C'est deux êtres qui partagent, qui échangent, qui font des projets.
François, lui, il doute.
Jennifer, elle, l'aime sans retenue.
François aussi, il en est sûr. Enfin il en est presque sûr.
Sauf qu'un jour, il commet une erreur.
Un moment d'absence, une interrogation de trop, un a priori, un préjugé, la peur du regard des autres.
Faut-il se cacher pour être heureux ?
Il ne faut pas jouer avec les sentiments.
Il faut savoir saisir sa chance.
Pas son genre c'est l'histoire d'un homme qui a le bonheur à portée de main.
Philippe Vilain, avec des mots simples, saura peut-être toucher votre corde sensible, moi, je l'avoue, je n'ai pas été emporté par cette lecture.
Mais peut-être que je n'étais pas prêt, peut-être n'était-ce pas le bon moment, ou peut-être suis-je sourd aux belles histoires d'amour...
En tout cas, j'ai aimé ce partage d'une lecture coup de coeur, comme seule une passion commune peut vous en faire découvrir et malgré notre divergence d'opinion, je me suis enrichi de cette lecture...
La lecture est notre point commun, mais c'est aussi nos différences.
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Honoré par le prix de l'Académie française pour Paris l'après-midi, Philippe Vilain, auteur émérite, reprend ici (comme dans Faux-père ) le thème de l'impasse amoureux et du narcissisme pour démontrer au lecteur que (malheureusement, même si "la connivence sexuelle" est au rendez-vous, les mondes clos de chacun ne s'interpénètrent pas souvent.
Professeur agrégé de philosophie à Arras, érudit, François Clément d'origine bourgeoise intellectualise tout (d'où le talent de l'auteur qui le rend on ne peut plus vrai). Homme compliqué à la recherche de "l'idéal féminin" il hésite dans ses choix. Jennifer, "Jenny" la jolie "petite coiffeuse"indolente n'est "pas son genre de femme" mais c'est "l'emballement". Mère divorcée en échec amoureux, trentenaire timide fan d'horoscope et de mélo, admirative du professeur cultivé indifférent à tout, elle se laisse embarquer dans une liaison perdue d'avance où elle laissera quelques plumes amoureuses car ce pervers narcissique de bonne éducation,pétri de préjugés, sous sa barrière bien pensante (il donne en lectures ce qu'elle ne peut recevoir, il laisse courir de faux-espoirs), théorise,analyse, joue et méprise en fait les défauts et "lacunes intellectuelles" de la sensuelle "bonne âme" mais "vulgaire" "petite coiffeuse" de Berck. Il y trouvera sa propre vérité intérieure à savoir une sècheresse émotionnelle, une vanité qui ne peut que blesser et, sans renoncer lui même, comprendra ce qu'est le courage du renoncement, la loyauté et le sens du devoir chez celle qui l'exaspère et l'apitoie.Cruel mais si vrai!
Deux beaux portraits psychologiques vraiment à l'opposé!
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J'ai reçu ce livre, dans le cadre du Prix du livre de l'Express, sans cela, en ne lisant que les quelques phrases plus haut -mais, en fait je ne lis quasiment jamais les 4èmes de couvertures- je ne l'aurais jamais choisi. Des thèmes qui ne m'intéressent pas et peuvent au contraire m'agacer : l'élitisme (un prof de philosophie peut-il aimer une simple coiffeuse ?), le parisianisme (un parisien de bonne société peut-il vivre ou survivre dans une ville de Province ?). Curieux -et obligé de lire- j'ai ouvert tout de même ce livre d'un auteur que je n'avais jamais lu. le premier chapitre m'a effrayé : en presque dix pages -une ou deux auraient pu suffire-, Philippe Vilain circonvolutionne (quoi ? le verbe circonvolutionner n'existe pas ? Ah bon ! Tant pis !), tourne autour de la question du choix. Son narrateur ne peut s'y résoudre : son indécision chronique et maladive l'empêche de prendre une décision. Pourquoi tomber amoureux et aller vivre avec telle femme alors qu'une autre est tout aussi aimable, tentante et offre une vie différente ? Choisir c'est se priver.
Malgré mes remarques sur les thèmes et ce premier chapitre, il me faut bien admettre que ce roman à beaucoup de qualités.
D'abord, ce que je craignais n'est pas à l'intérieur. François, le narrateur est toujours respectueux des gens qu'il considère comme inférieurs à lui. Il ne profite pas d'eux cyniquement, il vit auprès d'eux sans vraiment faire partie de leur groupe. Il ne vit pas sa vie, il est partagé en deux comme si son corps agissait par réflexe et son esprit flottait au-dessus de lui, analysant, réfléchissant au bien-fondé de ses actes. le parisianisme et l'élitisme sont bien sûr présents, mais François souffre plutôt de ne pouvoir s'en défaire.
Ensuite on sent que l'auteur aime bien ses personnages avec leurs forces et leurs faiblesses et qu'il les pousse dans leurs retranchements. Ils ne sont pas caricaturaux, Jennifer n'est probablement "que coiffeuse" pour la bonne société à laquelle François appartient, néanmoins, elle réfléchit, et si elle n'est pas prof de philo, elle est tout de même capable de faire toucher du doigt à François quelques vérités.

Enfin, il n'est qu'à lire la très belle écriture de Philippe Vilain pour vous convaincre de la qualité de ce roman. Des phrases souvent longues surtout dans la première partie, celle dans laquelle François se pose beaucoup de questions et n'ose pas s'engager. Plus loin, dans le roman, lorsqu'il sent son attachement possible à Jennifer, les phrases s'épurent, et des dialogues entre eux deux naissent ; elles rythment les actions de François : longues lorsqu'il théorise et allégées lorsqu'il bouge et agit. Mauvais esprit comme je le suis, je vous dirais qu' il y a bien ici et là quelques phrases excessivement longues et absconses, mais supposons que je les ai oubliées, eh bien alors, je me dois de vous dire que j'aime beaucoup cette écriture, et plus généralement, ce roman.
Lien : http://lyvres.over-blog.com
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critiques presse (4)
Lexpress
05 juillet 2013
Détournant les clichés, Philippe Vilain signe ici un vénéneux conte cruel.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde
28 juin 2011
A ceux - naïfs ou angéliques - qui seraient encore portés à croire que l'amour est un sentiment vertueux, s'élevant au-dessus des contingences sociales et matérielles, Pas son genre apporte un démenti, sinon amer, du moins sans illusion.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress
14 juin 2011
Si Pas son genre n'est pas un mauvais roman (après tout le style est assez limpide et la construction cohérente), il n'a rien pour retenir l'attention: une histoire qui sent le réchauffé et qui, si elle évite de justesse l'écueil de la facilité et de la complaisance [...] n'en sombre pas moins dans le lieu commun.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress
14 juin 2011
Ce roman est à ajouter à la longue liste de cette production française nombriliste et sans générosité, au style vaguement prétentieux, qui n'apporte rien au plaisir de la lecture, rien à la littérature, rien au débat d'idées.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Avant de rencontrer Jennifer, j'avais souvent déploré la gravité des femmes à propos du désir, leur méfiance, leur façon inquiète de le concevoir. Les femmes attendent des certitudes, des preuves d'amour car la sexualité ne leur suffit pas ; elles craignent d'être lésées, de se donner pour rien, comme elles disent, sans contrepartie de sentiments ; plus les femmes se sentent aimées plus elles désirent, et plus elles désirent plus elles aiment. Chez elles, les choses s'additionnent.
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Le proviseur du lycée Gambetta m'avait permis de regrouper mes cours sur trois jours - du lundi au mercredi - en échange de quoi je devais renoncer aux meilleures Terminales, les Scientifiques (S) et les Littéraires (L), réservées aux collègues locaux. Me restaient donc les Economique et Social (ES) et les Techniques (STG): les premiers ne travailaient pas la philosophie, les seconds la travaillaient trop studieusement; les premiers, arrogants, petits-bourgeois, méprisaient les seconds, enfants des classes laborieuses, qu'ils exploiteraient plus tard, et considéraient que la philosophie ne leur serait d'aucune utilité pour intégrer une école de commerce; les seconds sages et appliqués, s'étaient convaincus depuis des générations de prolétariat de leur infériorité sur les premiers et que la philosophie ne permettrait pas de restaurer ce sentiment.
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– On dit souvent que dans un couple, il y en a un qui aime plus fort que l’autre. Tu y crois à ça toi ?
– Je ne sais pas, dis-je pour avoir la paix, et parce que je sentais qu’il me faudrait engager un raisonnement avec lequel elle serait en désaccord, comme lui dire, par exemple, que la question de l’amour ne se posait pas en ces termes, que l’amour était un grand malentendu, que l’on n’aimait peut-être moins des personnes que des genres, et que, au fond, l’on ne pouvait croire à l’amour sans croire à son absurde.
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En amour, il m'arrive de penser que je n'ai rien vécu, que j'ai peut-être manqué les choses essentielles, et que si j'ai connu des femmes, si j'ai déjà aimé, je ne me suis jamais résolu à m'engager, à me marier et à fonder une famille, par paresse sans doute, par volonté de ne pas bouleverser ma vie ou de préserver mon indépendance, que sais-je, par indécision aussi, parce que je sens que m'engager ne me satisferait pas plus que ne pas m'engager, et que rien ne me paraît plus absurde que de choisir entre une insatisfaction et une autre (p.11)
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Depuis longtemps, je n’attendais rien des femmes. Je sortais, je faisais des rencontres, je plaisais ou je déplaisais, je quittais ou j’étais quitté, rien n’avait d’importance. J’aimais, je jouais, je jouais à aimer, j’aimais pour jouer.
Je surfais sur les sentiments, seul, comme si l’action de conquérir, d’additionner les conquêtes, n’était jamais que la peur d’être moi-même un jour conquis.
Toutes les femmes se valaient. Je ne me décidais pour aucune, sûr de pouvoir les aimer toutes, c’est-à-dire incapable d’en aimer une seule, ignorant combien le plaisir qu’on cherche auprès des femmes est une fuite, une manière de s’oublier, de se désennuyer, un vide aussi, la multiplication vaine d’un désir qui se condamne à toujours manquer sa cible, une recherche éperdue d’infini, de cette éternité provisoire qui, dans l’infernal jeu des fins et des recommencements, des rencontres et des séparations, nous donne l’illusion d’une permanence.
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Videos de Philippe Vilain (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Vilain
La Malédiction de la Madone de Philippe Vilain aux éditions Robert Laffont https://www.lagriffenoire.com/la-malediction-de-la-madone.html • • • Chinez & découvrez nos livres coups d'coeur dans notre librairie en ligne lagriffenoire.com • Notre chaîne Youtube : Griffenoiretv • Notre Newsletter https://www.lagriffenoire.com/?fond=n... • Vos libraires passionnés, Gérard Collard & Jean-Edgar Casel • • • #lagriffenoire #bookish #bookgeek #bookhoarder #igbooks #bookstagram #instabook #booklover #novel #lire #livres #conseillecture #editionsrobertlaffont
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