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EAN : 9782246812395
144 pages
Grasset (03/04/2019)
3.41/5   44 notes
Résumé :
Une femme rencontre un homme, ils s’aiment. Ils ont la vie de tout le monde. Un couple, un enfant, une certaine lassitude qui n’est pas désagréable, aussi. Un jour, Dan annonce qu’il va voir ses parents aux Etats-Unis. Seulement voilà, il n’y va pas. Il disparaît même complètement de la vie de la narratrice.
Quinze ans après, l’obsession de la disparition s’étant émoussée, leur fille ayant grandi, d’autres hommes étant entrés dans sa vie, elle tente de gérer ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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Une histoire d'amour, une histoire où l'amour ne suffit pas toujours à retenir ceux qui sont destinés à partir. Philippe Villain que je découvre ici raconte une histoire vraie d'une femme professeur de littérature qui s'éprend de Dan son collègue. Ça commence comme sur un il était une fois avec cette jolie citation en toile de fond :
« Une nouvelle histoire, un nouvel amour tient toujours du miracle. »

Ils s'aiment, font un enfant, une petite fille Mary. Elle est française, il est américain. Elle aime les livres, la sécurité, l'amour passionné, avoir quelqu'un à qui penser à toute heure. Cela aurait pu être n'importe qui mais l'amour, c'est une histoire de moment, de rencontre, d'odeur, de peau, d'alchimie. Alors ce sera lui, Dan. Mais l'homme a des envies d'autre chose, un travail sur le terrain. Sans raison, sans explication, Dan disparaît et l'amour se fige dans l'incompréhension. L'absence devient capitaine de bord. L'héroïne le cherche, l'entrevoit partout mais Dan reste introuvable.

Quand l'été était à son paroxysme, au zénith, de l'amour en guise d'océan, quand l'hiver se fait froid, gèle les coeurs, habille de blanc les souvenirs, les projets, les rêves, qu'il ne laisse que questions, c'est un matin d'hiver. L'été attendra, reviendra, laissant sur le pas de sa porte une envie d'étreinte urgente.

Entre un deuil impossible et l'obligation d'avancer, Philippe Villain dresse un portrait sensible des absents, de l'attente qui rend tout immobile, des actions aux deuils, d'un espoir titubant entre envie et résignation.

#UnMatinDhiver #NetGalleyFrance
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♪ Summertime ... ♫ *
"...Honey , n-n-nothing 's going to harm ya ..." ♫ ♪
( Chéri(e) ,rien ne te blessera )

Dan vibrait avec Janis Joplin ...
Ne reste que la chanson et le souvenir d'un bonheur plein de promesses .
Dan est parti un matin d'hiver .

L'auteur rencontre une femme qui lui conte son histoire d'amour , sa vie avec Dan , le bel américain .
Le temps d'un roman , il se coule dans l'histoire de son amie :
" [...] c'est devenu une nécessité de la raconter et de restituer , à la première personne , la voix de cette femme , qui est peut-être la voix de toutes les femmes amoureuses ."


Un couple d' universitaires , amoureux , va vivre à Paris quelques années heureuses avec Mary leur petite fille . Une vie en apparence harmonieuse , sans problèmes et couronnée de succès professionnels .
Mais , les clefs du bonheur se perdent avec la disparition inexpliquée de Dan .

Le roman est donc consacré à l'introspection de l'épouse , à ses recherches , sa détresse , ses doutes ,ses suppositions etc ...
Sa vie n'est plus qu'un grand point d'interrogation .
Le deuil reste impossible , l'absence toujours au premier plan avec des moments d'espoir .
Le cheminement de cette femme et sa vie sont évoqués avec délicatesse et subtilité .

Une histoire sans pathos , toute empreinte de la force de l'amour et d'une grande sensibilité .
Une once d'aventure par moment : il faut bien tenir un peu le lecteur en haleine !
Et , la narration s'enrichit d'une belle étude psychologique des personnages en élargissant vers l'analyse plus générale des différents cas de disparitions dans le monde , volontaires ou non .

Découvrir l'oeuvre de Philippe Vilain par ce récit fut plutôt un bon choix : j'ai pu apprécier un court roman à la fois fluide , sobre , et bien écrit ...


* p.63



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"Un matin d'hiver" est un roman sur la disparition, la perte, les questionnements, l'espoir et finalement l'apaisement. Philippe Vilain, nous explique dans une sorte d'avant-propos, qu'il relate une histoire vécue reçue d'une femme qui lui a déposé son histoire. Ici donc, "Je est un autre"
Philippe Vilain, n'a a pour ambition d'écrire un roman où le suspense serait au centre de cette disparition. Non, il se fait le passeur de l'histoire du vécu de cette femme qui vit une histoire d'amour banale avec son mari et sa fille, quand un beau jour, il ne revient pas de ce voyage à Atlanta où il était parti pour son travail.
Le livre est court mais l'écriture de Philippe Vilain est précise et il nous amène à réfléchir sur le manque de l'être aimé, sur sa disparition. Plus qu'un roman, il s'agit d'une sorte de récit, de réflexion sur la disparition "je ne crois pas que l'on écrive pour oublier mais pour retrouver au contraire dans l'univers du langage ce que l'on a perdu"
Au terme de cette lecture une question se pose est-ce une fiction ? Une transcription ? une retranscription d'un récit ? la mise en mots d'une histoire racontée ? une reconstruction ? En ce qui me concerne, j'y crois, les disparitions existent et sont nombreuses dans nos sociétés malgré tous les "flicages" dont nous sommes victimes.
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Dans le prologue, Philippe Vilain nous révèle la genèse de son roman. Une rencontre avec une inconnue, lors d'un séminaire universitaire, qui débouche sur des confidences, terreau idéal pour un écrivain surtout quand il trouve un aspect romanesque dans cette vie qui lui est déroulée, comme servie sur un plateau !
Un écrivain, pour Nancy Houston, « c'est un braconnier d'histoires, un chapardeur, qui s'accapare de bribes, pour les sertir telles des pierres précieuses ». Avec l'accord de la confidente d'un jour, Philippe Vilain a procédé à un travail « d'ensecrètement » pour garantir l'anonymat de son héroïne.

Il se glisse avec brio et délicatesse dans la peau, le coeur, le corps, la vie d'une femme pour un peu plus de vingt-quatre heures.
Précisons que sa narratrice est une femme amoureuse qui relate sa rencontre avec Dan, tous deux enseignants dans la même université.
Les deux portraits se tissent simultanément.
Elle,Julie, la trentaine au début du récit, la quarantaine quand on prend congé d'elle. Elle décline sa passion pour la littérature : « compagne fidèle », l'amie des insomnies, «  un secours nécessaire ». Ses amies la considèrent «  rêveuse, idéaliste ».
Lui, « charismatique », « se sent profondément américain » et accorde peu d'importance à l'apparence, à sa tenue vestimentaire. Ce qui compte, « ce qui fait la qualité d'un homme, c'est son travail, son oeuvre ». Un charme certain auquel Julie succombe.
On devine la dépendance amoureuse de l'enseignante à la voir rivée à son téléphone, guettant les textos de l'élu de son coeur. Philippe Vilain dont on connaît l'exigence quant à la qualité du français (1) pointe les risques de « la déchéance de la langue » dans cet usage d'émoticônes en rafales, de négligences orthographiques. Ce que l'enseignante de lettres conteste.
Vient le mariage précipité par un heureux événement en vue : « l'enfant de l'amour », leur princesse, leur « poupée de porcelaine » qui transforme Dan en « un père prévenant, soigneux, organisé » et Julie en mère poule.


Le Noël des cinq ans de Mary marque un tournant, le moment où la vie de la narratrice va basculer. Elle tient le lecteur en haleine, en justifiant son émoi. Elle sait ce qui est arrivé. Une situation qui rappelle ce phénomène des évaporés que Thomas Reverdy a évoqué dans un de ses romans. Cette disparition est d'autant plus énigmatique que notre société est hyperconnectée. Les parents de Dan, tout autant démunis, sont prêts à soutenir leur belle-fille, à faire mieux connaissance avec Mary. le grand-père concédera au désir de cette dernière : fouler les endroits que son père a fréquentés. On imagine aisément la difficulté pour l'enfant de grandir, confrontée à un tel mystère. Quand lui dire la vérité ?

On voit cette femme ébranlée aux confins de la folie, taraudée par la culpabilité.
Elle passe en revue toutes les hypothèses plausibles, celles qui l'arrangent. Son inquiétude parvenue à son climax génère une atmosphère éprouvante qui gagne le lecteur. Elle pensait former un « couple heureux, solidaire, complice ».
Il s'avère que Dan n'aimait pas parler de ses recherches ni de ses enquêtes sur le terrain relatives au racisme, les considérant « secret affair »


En explorant le couple, Philippe Vilain décrypte en quoi l'arrivée d'une enfant peut modifier la relation entre les parents. Il montre le moment où le doute s'empare de la protagoniste. N'auraient-ils pas parfois négligé de communiquer ou ne se sont-ils pas quelquefois réfugiés dans le silence ? « Le silence est la diplomatie du coeur, se taire est la meilleure solution », pense-t-elle.
Une réflexion de Louis Guilloux renvoie à la situation de cette femme acculée à vivre en solo, formant toutefois, à ses yeux «  un beau petit couple » avec sa fille. «  On jouit mal de ce qu'on a, on ne possède que quand on a perdu. Mais on possède peut-être mieux encore, quand on a failli perdre et que l'on retrouve ». Dans son introspection, cette mère évaluait la chance d'avoir une famille heureuse, et les retours de Dan étaient toujours fêtés avec Mary transpirant le bonheur des retrouvailles. Elle ne peut s'empêcher de convoquer leurs «  sweet memories », leurs instants de grâce », car«  le bonheur n'a pas de mots, il n'a que des images radieuses... ».
Dans une succession de flashbacks, elle revoit, se remémore sa vie conjugale et fait l'amer constat de la perte, de « l ‘anesthésie du désir ». A qui la faute ? La lassitude, la monotonie qui s'installe ? Des professions trop prenantes qui confisquent le temps pour la sphère privée ?

L'auteur aborde la notion de l'identité et l'avenir des couples mixtes. Dan avait-il le mal du pays ? Vivait-il mal sa situation d'expatrié?
Le romancier soulève la question de la fidélité quand le mari est si souvent en déplacement.

Dans la partie retraçant l'enquête initiée par celle qui vit mal l'abandon, le lecteur qui est conduit dans les bas fonds de villes américaines, découvre
les conditions pour lancer un avis de recherche,ce «  wanted » vu dans les films et comment fonctionne la police des deux côtés de l'Atlantique. Épaulée par Paul Peeters, le père du disparu, Julie va écumer le maximum d'endroits au risque de s'aventurer dans les « quartiers de sauvages », ce que l'on leur déconseille .
Tous deux sont déterminés à « remuer ciel et terre », déçus du manque de coopération de la police. Ce qui offre au lecteur de traverser des zones industrielles aux murs tagués, aux « môles bétonnés d'une soixantaine d'étages, chatouillant le ciel » ; d'entendre la couleur sonore de Houston avec «  ses voix immigrantes ». Des halls d'immeubles aux «  boîtes aux lettres défoncées ».
Puis, c'est le pouls de la ville d'Atlanta que l'on sent vibrer, sa rumeur , ses odeurs qui nous parviennent avant de découvrir la vue panoramique que Julie balaye du regard. Elle est comme en pèlerinage dans cette ville aimée car liée à Dan.

On est témoin du maelstrom qui étreint Julie, oscillant de l'espoir au découragement, à l'angoisse. Dan aurait-il été victime d'un guet-apens ?
Et que dire à sa fille qui grandit et s'interroge aussi? C'est un permanent questionnement qui alimente l'esprit de la narratrice. le lecteur est suspendu au moindre indice qui mènerait sur la bonne piste, ce qui maintient une certaine tension.

L'auteur a enregistré dans ce récit tous les pics d'émotion que traverse son héroïne, tel un sismographe : son impatience de retrouver Dan aux prémices de leur passion dévorante ; la joie de la maternité ; les affres de l'attente, la morsure du manque. Il décortique de façon saisissante la période interminable de l'absence : « L'absence, c'est vivre avec un sentiment d'inachevé ».

Une caractéristique du style de Philippe Vilain, c'est son goût pour les énumérations qui prennent parfois la forme de l'anaphore.
Il a l'art de tisser des récits à la trame cinématographique, ce roman ne fait pas exception. le gros plan en clôture sur Mary tenant la main de sa mère près du lac (parfois « strillé par des écharpes de brume », dans Piedmont Park, est une scène lumineuse et joyeuse. On referme le livre avec encore en tête les chansons de Bob Dylan et Janet Joplin, de quoi alimenter la bande son.

Comme Nicolas Carreau le fait remarquer (2) : «  Philippe Vilain est devenu le spécialiste du roman d'amour non cucul !  Ce qui compte c'est sa manière de décrire le couple, le désir, le manque ». Il sait adopter une voix féminine, il sait se muer en femme avec une extrême sensibilité. Il brosse le portrait d'une femme multiple ( « célibataire endurcie, amoureuse éperdue, idéaliste, enseignante studieuse, mère appliquée, veuve éplorée »), avant tout courageuse et résiliente.
Elle force l'admiration par sa détermination au vu des vicissitudes rencontrées. En la sachant apaisée désormais, délestée de sa pensée unique et obsessionnelle de Dan, et bien accompagnée, le lecteur referme le livre, lui aussi apaisé.
Une histoire incroyable, touchante, prégnante, servie par une écriture pleine de subtilité avec une once de poésie. Un témoignage utile pour la fille du disparu.

(1) : La littérature sans idéal de Philippe Vilain
(2) Émission du samedi 6 avril 2019 sur Europe 1
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La première chose que j'ai écrite sur mon p'tit cahier, c'est "relire le chap. 3 pour intro".
Sauf que je ne me souviens plus pourquoi exactement ?!
En fait, je n'aurais qu'une envie, c'est de le citer tout en entier ce fameux chapitre !
Il me prend aux tripes...
Philippe Vilain, c'est ça.
Des histoires qui ne se lisent pas, mais qui se vivent.
J'avais déjà été incroyablement touchée par un de ses précédents romans.
Par son écriture qui me parle et s'empare de moi.
L'auteur m'emporte, me submerge, me conquiert... par ses mots.
Il réitère une nouvelle fois, avec Un matin d'hiver.
L'amour... Ah ! L'Amour !
Quel vaste sujet... Intarissable.
Qu'est-ce qu'il peut nous pourrir l'existence par moments aussi...
Que rajouter ?
J'n'ai pas vraiment envie de vos en dire plus, en fait.
Le mieux, c'est le lire ce bouquin.
Et de partager toutes les émotions que j'ai pu ressentir.
Laissez vous prendre par cette saisissante histoire.
Par la sensibilité et la poésie de Philippe Vilain, pour retranscrire avec subtilité et justesse, le long chemin de reconstruction d'une femme amoureuse, qui ne se résout pas à admettre l'impensable.
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critiques presse (1)
LeFigaro
03 avril 2019
Auteur de romans autobiographiques [...] apôtre de l’autofiction [...], Philippe Vilain précise dans le prologue à Un matin d’hiver que l’histoire qu’il raconte là lui a été confiée par une femme l’ayant vécue.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Je ne savais plus penser qu'à lui, et, lorsque je ne pouvais pas le voir pendant plusieurs jours, je n'avais pas de plus grand plaisir que de deviner ce qu'il faisait, les personnes qu'il voyait, s'il pensait à moi. Et à peine je l'imaginais que me venait du désir, l'envie de lui téléphoner, de le voir et de lui faire l'amour, de profiter pleinement de ces moments qui me semblaient miraculeux comme je l'ai dit, et qui, si j'y songe, ne l'étaient peut-être que pour moi.
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La littérature a toujours été autre chose qu’un métier à mes yeux : une compagne fidèle plutôt, un secours nécessaire, une amie que j’appelle au milieu de la nuit, dans mes insomnies, aux heures où tout le monde rêve. La littérature m’est une maladie, un malaise existentiel, une migraine lancinante.
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Dan ne cherchait pas à plaire.Il ne cherchait jamais à se mettre en avant, à se vanter, et il était le contraire des Narcisse vaniteux et raffinés, épilés et crémés de la tête aux pieds, et de tous ces hommes soucieux de leur apparence. Lui s'habillait de la même façon- en jean, chemise et baskets - pour ses loisirs que pour donner ses cours à l'université; le costume-cravate, il le portait seulement dans les occasions officielles, comme les soutenances universitaires, qui l'y obligeaient. Ce n'était pas de la provocation, ni même de la rébellion de sa part, juste un souci de ne pas s'accorder trop d'importance: il est vrai que les universitaires américains ont peu le souci des conventions et que, dans leurs universités, la hiérarchie ne se distingue pas par les codes vestimentaires. Ce qui faisait la qualité d'un homme , à ses yeux, c'était ce qu'il avait réalisé dans la vie: c'était à cela , son travail et son oeuvre, et seulement à cela, qu'il devait être jugé.
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On dit que les absents ont tort, mais ils ont raison, au contraire ; leur absence est une ruse pour occuper les pensées de ceux qui restent.
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Je n’ai pas écrit pour faire le deuil de Dan Peeters, l’oublier ou expurger je ne sais quelle ancienne souffrance, mais pour mieux me représenter sa disparition et témoigner de ce qu’elle fut pour moi: l’événement de ma vie. D’ailleurs, je ne crois pas que l’on écrive pour oublier, mais pour retrouver au contraire, dans l’univers du langage, ceux que l’on a perdus
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Vidéo de Philippe Vilain
La Malédiction de la Madone de Philippe Vilain aux éditions Robert Laffont https://www.lagriffenoire.com/la-malediction-de-la-madone.html • • • Chinez & découvrez nos livres coups d'coeur dans notre librairie en ligne lagriffenoire.com • Notre chaîne Youtube : Griffenoiretv • Notre Newsletter https://www.lagriffenoire.com/?fond=n... • Vos libraires passionnés, Gérard Collard & Jean-Edgar Casel • • • #lagriffenoire #bookish #bookgeek #bookhoarder #igbooks #bookstagram #instabook #booklover #novel #lire #livres #conseillecture #editionsrobertlaffont
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