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EAN : 9782954605678
32 pages
Éditeur : Insula (04/10/2019)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Bogota, un jour d'orage. A travers une métaphore faite de parapluies cassés sous lesquels chacun cherche à s'abriter, l'auteure évoque, de façon humaniste, la peur avec laquelle sa génération a dû apprendre à vivre dans un contexte de tensions politiques et de violences liées à la criminalité en Colombie.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Nicolas9
  24 novembre 2019
L'automne est pour une bonne partie d'entre nous synonyme de temps maussade et de précipitations. Alors, nous avons grosso modo deux possibilités de réagir : soit en nous lamentant sur l'horrible météo, soit en suspendant momentanément notre état hyperactif histoire de (re)découvrir toute la poésie qui suinte des murs humides de nos rues...
C'est le parti pris de Maria Villa qui, en se focalisant sur une chose en apparence aussi banale qu'un parapluie, réussit à éveiller en nous une émotion qui fait écho au ressenti de l'enfance.
Avec ses ombrelles, elle n'ébauche rien de moins qu'une métaphore de la vie : est-ce que les objets peuvent nous prémunir systématiquement contre tous les risques? Ou sont-ils au contraire une périlleuse illusion ? Ne vaudrait-il pas mieux nous donner la main et ne plus avoir peur ?
Un livre au charmant petit format (23.5 cm x 14 cm), délibérément sobre malgré ses riches illustrations au fusain (?) avec un effet apaisant qui permet d'admirer l'asphalte mouillé avec un regard neuf, expurgé de tout à priori. Bref, qui ouvre à une nouvelle perception, quasi onirique, de la réalité qui n'est peut-être pas si banale qu'elle en à l'air !
Je remercie les éditions Insula et « Masse Critique Jeunesse et jeune adulte » pour l'envoi depuis Paris de ce bel ouvrage d'art : même son emballage semblait fait avec amour... Un détail qui ne trompe pas et que la découverte de Parapluies n'a fait que confirmer. Cet éditeur apprécie les belles choses et met un réel supplément d'âme dans son travail !
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visages
  22 novembre 2019
Ce petit album reçu dans le cadre de la dernière Masse Critique est un coup de coeur. le terme est vraiment approprié car avant "d'intellectualiser" cette lecture, c'est vraiment un très beau ressenti qui s'impose. Tout n'y est que métaphore, de la forme au fond...ma critique est donc purement interprétative et subjective, elle n'engage que moi! le graphisme est magnifique, tout en noir et blanc et pourtant très doux, seul un parapluie pastel " se dessine" parfois. Les dessins sont très réalistes, un peu comme des photographies qu'on aurait estompées au fusain. Maria Villa est colombienne, j'ai vu dans cet album la tristesse et le questionnement autour d'une société oppressante dans laquelle la peur rôde toujours...Alors, les parapluies peuvent-ils réellement protéger de l'orage? Et lorsqu'on les jette " réduits à un tas de plis inutile" sont-ils encore objets ou êtres fragiles ? En effet, l'image parle plus que les mots puisque sur la même planche le parapluie détruit se transforme en cadavre d'oiseau...Et puis, en une dizaine de pages on se questionne : qu'est ce qui peut vraiment protéger de la peur? Faut-il se résigner à "se laisser mouiller complètement" ? Peut-être y a-t-il une alternative, un espoir: la solidarité, la main que l'on donne.
Dans sa forme, cet adorable petit album m'a aussi beaucoup parlé: il est horizontal et j'y ai vu symboliquement l'espace ouvert de tous les possibles. En le feuilletant une seconde fois, j'ai remarqué que la première page était découpée en forme d'aile. Une aile de chauve souris ou peut-être de vampire,noire ceci évoquant la nuit, la peur. La dernière page est également une aile mais une aile d'oiseau ,le jour, le commencement ...Merci mille fois à l'édition latino américaine, Insula que je ne connaissais pas et qui fête ses cinq ans, à Babelio pour m'avoir permis cette douce rencontre, et à Maria Villa pour sa belle sensibilité et son double talent de dessinatrice et d'écrivaine.
Un dernier détail, cet album ne s'adresse pas à la petite enfance, plutôt aux adultes ou certains ados.
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Metaprofdoc
  03 décembre 2019
Parapluies est un petit album traduit et édité par Insula, une maison d'éditions spécialisée dans les bandes-dessinées et les arts graphiques latino-américains. Il met en scène le poème Parapluies écrit et illustré par Maria Villa. La mise en page met en écho le poème avec les illustrations.
Dans son ensemble, l'objet-livre est assez plaisant : un beau format à l'italienne qui vient intriguer ; une texture et un grammage du papier agréables au toucher ; des pages de garde de couleur noire à la forme d'ailes d'oiseaux faisant écho au poème.
Le contenu en lui-même est plus complexe à qualifier. Sans pouvoir réellement comprendre le sens du poème de Maria Villa, cet album manque d'accessibilité. Seule la présentation de l'ouvrage sur le site d'Insula permet d'avoir quelques indications.
Il est donc à regretter que l'éditeur n'ait pas pensé à ajouter une petite page de commentaires pour nous expliquer la place du parapluie à Bogota, ainsi que le contexte de tension politique et de violences liées à la criminalité en Colombie. Ces clés, sans divulguer le sens du poème, auraient fourni les outils nécessaires à sa compréhension. de même, le poème étant très court, on peut aussi regretter de ne pas trouver une version originale du texte ajoutée à la fin.
En résumé, Parapluies est un joli livre qui aurait mérité un peu plus qu'une simple traduction afin de le rendre accessible.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SalocinSalocin   10 octobre 2019
Où vont échouer tous nos refuges ?
Commenter  J’apprécie          10

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