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EAN : 9782372580960
256 pages
Taurnada Éditions (13/01/2022)
4.28/5   210 notes
Résumé :
Jean-Luc Provost, le très médiatique entraîneur de gymnastique français, meurt dans un accident de voiture. La thèse du suicide, à seulement six mois des prochains jeux Olympiques de 2024, est très vite écartée.
L'affaire, considérée comme sensible et politique, est confiée au groupe de Lost. Pourquoi vouloir assassiner un homme qui s'apprêtait à devenir un héros national ?
Rebecca et son équipe se retrouvent immergées dans un monde où athlètes et fami... >Voir plus
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Au sein de la brigade criminelle installée Porte de Clichy à Paris, c'est le groupe dirigé par Rebecca de Lost qui se voit confier l'enquête politiquement ultrasensible sur la mort, à première vue accidentelle, du très en vue Jean-Luc Provost. Entraîneur de gymnastique, l'homme venait de réussir à faire de l'équipe française la favorite des imminents Jeux Olympiques de 2024. Les coulisses du sport de haut niveau réservent bien des surprises aux enquêteurs…


Les lecteurs des précédents romans de l'auteur ont déjà pu accompagner Rebecca de Lost dans différentes enquêtes. Cette fois, c'est le milieu sportif qui défraye la chronique, en particulier le milieu de la gymnastique, réputé pour l'extrême exigence imposée à ses athlètes. La brièveté des carrières de gymnastes, notamment pour les filles dont la puberté constitue une étape réellement critique quant à leur gabarit, accentue encore compétition et pression, dans un sport parmi les plus éprouvants physiquement. Y viser l'excellence implique d'immenses sacrifices aux multiples répercussions. Traumatisé à répétition et depuis le plus jeune âge, le corps des gymnastes paye un lourd et durable tribut à la pratique extrême de ce sport, tandis que sur le plan affectif et moral, les jeunes sportifs ont à composer avec le vase clos strictement délimité par leur centre de formation et par leur entraîneur, loin de leurs familles : une situation de totale dépendance qui, vécue dans la peur d'être un jour évincé des sélections, s'avère propice à de multiples abus, ainsi que de bien réels scandales concernant maintes disciplines sportives l'ont récemment révélé.


S'inspirant librement de faits réels ayant entaché le milieu sportif, elle-même ancienne sportive et fille de sportif de haut niveau, Isabelle Villain nous livre une histoire fictive efficacement représentative, dont le mérite essentiel est la description limpide du piège où se retrouvent enfermées sans recours les victimes. Percutante dans sa simplicité, l'intrigue pourra peut-être décevoir les amateurs d'intrigues policières aux rebondissements sophistiqués. Ici, pas de coup de théâtre ni de suspense haletant, mais un récit aux allures de reportage sur un fait de société resté longtemps ignoré. Fluide et agréable, la narration pourra paraître par ailleurs relativement sèche, l'exploration du sujet par des enquêteurs extérieurs au drame conférant à l'ensemble une forme de distanciation un peu froide. L'on observe, l'on dissèque, mais l'on peine à s'émouvoir malgré la gravité du sujet...


D'une lecture facile et plaisante, cette enquête simple et efficace sur un sujet d'actualité s'imagine très aisément en épisode de série policière télévisuelle. Avis aux amateurs.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Voici mon retour de lecture sur de l'or et des larmes d'Isabelle Villain.
Jean-Luc Provost, le très médiatique entraîneur de gymnastique français, meurt dans un accident de voiture.
La thèse du suicide, à seulement six mois des prochains jeux Olympiques de 2024, est très vite écartée.
L'affaire, considérée comme sensible et politique, est confiée au groupe de Lost.
Pourquoi vouloir assassiner un homme qui s'apprêtait à devenir un héros national ?
Rebecca et son équipe se retrouvent immergées dans un monde où athlètes et familles vivent à la limite de la rupture avec pour unique objectif l'or olympique. Ils sont prêts à tous les sacrifices pour l'obtenir. Jusqu'au jour où le sacrifice demandé devient insurmontable…
De l'or et des larmes est un très bon roman qui se déroule dans le milieu de la gymnastique de haut niveau.
En 2023, à six mois des JO, l'entraîneur de l'équipe de France est assassiné. Au départ, la thème du suicide est envisagée.. mais bien vite écartée.
Qui donc a bien pu faire ça ??
Rebecca et son équipe vont essayer de résoudre l'affaire, et se heurter à de nombreux obstacles. Notamment à une certaine omerta qui règne dans ce milieu. Beaucoup de non-dits, de comportements.. étranges.. qui risquent bien de bousculer les esprits et mettre à jour certains scandales..
J'aime beaucoup la gymnastique, j'en ai fait un peu étant ado. Ce roman m'attirait depuis sa sortie, je me demandais vraiment où l'autrice allait nous emmener et à aucun moment je n'ai été déçue.
J'ai apprécié les personnages, aussi bien les policiers que les jeunes gymnastes. Mais aussi l'ambiance angoissante et un peu lourde qui se dégage de notre lecture.
Qui peut donc avoir fait ça ? Un concurrent de l'entraîneur ? Un parent déçu que son enfant n'ai pas intégré l'équipe ? Un ancien athlète ? Ou ??
L'écriture est fluide, les pages se tournent rapidement.
Quand à l'histoire, elle est bien ficelée.
Sans oublier le dénouement, qui m'a étonné et absolument pas déçue.
Je suis ravie de ma lecture, que je note quatre étoiles et demie :)
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Merci aux éditions Taurnada de m'avoir permis la lecture de ce bon polar.Le commandant de police Rebecca de Lost est sommée de mettre de côté toutes les affaires en cours pour enquêter sur le sabotage de la voiture de Jean-luc Provost ,célèbre entraîneur de gymnastique très en vue à l'approche des J.O. de Paris .Un entraîneur tyrannique qui aurait très bien pu se faire quelques ennemis de gymnastes évincés ou de parents contrariés.
Un polar rythmé ,avec son lot de fausses pistes et de rebondissements , et un dénouement inattendu dans un milieu où la parole commence à se libérer.
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J'avais quitté la commandante Rebecca de Lost avec “Mauvais Genre” , je la retrouve aujourd'hui avec plaisir dans un nouvel épisode . Elle est passée entre-temps du 36 Quai des Orfèvres au 36 Rue du Bastion .Nouveaux locaux, des changements d'affectation pour certains de ses anciens coéquipiers , mais des enquêtes criminelles toujours aussi prenantes .

Le Groupe de Lost est saisi d'une affaire dans le milieu de la gymnastique de haut niveau .
A quelques mois des jeux olympiques de Paris 2024 , les enjeux sont énormes et la France espère bien ramener quelques médailles de la plus belle couleur grâce à cette discipline sportive . Une discipline moins médiatique mais soumise à des entraînements hyper rigoureux pour ces athlètes rêvant à la consécration .
C'est justement un entraîneur de premier plan , Jean-Luc Provost, qui vient de mourir dans un accident de voiture mais la thèse du suicide un temps avancé , est vite écarté au profit de l'assassinat. Ce meutre est un grand coup porté aux chances de médailles française pour cette équipe de gymnastes qui préparent cet événement de toute une vie depuis leur plus jeune âge. Des enfants de 11 ou 12 ans séparés de leur famille , vivant en quasi huis clos pour se préparer dans les meilleures conditions avec les meilleurs équipements et les meilleurs entraîneurs mondiaux afin d'essayer d'atteindre les sommets de l'olympisme . Des sacrifices pour un moment de gloire !
Pour Rebecca commence alors une enquête minutieuse pour comprendre qui parmi l'entourage de l'entraîneur pouvait avoir un mobile pour l'assassiner . Un milieu relativement réduit qui compte la femme de l'entraineur , des collègues , des parents et ses élèves . L'un d'entre eux est nécessairement le coupable .


Je découvre avec ce roman le milieu de l'athlétisme et du sport de haut niveau . Des souffrances physiques et psychologiques afin de tenter d'atteindre le graal : l'or olympique . Une pression qui ne se relâche jamais et une compétition permanente entre athlètes partageant pourtant le même drapeau. Des adolescents qui doivent mûrir à marche forcée et dont le corps est scruté en permanence . le choix de la performance n'est pas compatible avec l'immaturité de la jeunesse .
Côté polar, la plume d'Isabelle Villain tient parfaitement ses promesses . du rythme , des rebondissements avec une toile de fond inédite. L'auteure n'oublie pas la psychologie des personnages qui apporte aux lecteurs quelques pistes privilégiées pour la compréhension des investigations en cours. Mais attention, Isabelle n'a pas l'intention de vous livrer l'identité du coupable sur un plateau d'argent. Bien au contraire…
En parallèle de l'enquête, on s'immisce dans la vie privée des principaux policiers et notamment de celle de Rebecca qui n'est pas des plus calmes dans cette famille recomposée.
Vous l'aurez compris , foncez découvrir ce nouvel opus d'Isabelle VILLAIN qui sortira le 13 janvier !



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Jean Luc Provost entraineur et sa femme Rita kiné préparent les sportifs pour gagner des médailles. Toute leur vie tourne autour du sport.
Un témoin va affirmer que Jean Luc a foncé dans un arbre. Un suicide si près des Jeux Olympiques n'est pas envisageable. Très vite après une analyse du véhicule, on constate que le circuit de frein a été sectionné, on parle donc d'homicide volontaire. Mais qui a bien pu faire ça et pourquoi ?

Un roman au style très fluide, qui se lit facilement. Il y a toujours une énième piste à explorer. Ces rebondissements donnent une bonne dynamique à l'histoire. Ce livre aborde l'omerta dans le milieu sportif, chose qui est malheureusement toujours d'actualité. de nombreux scandales explosent mais ces criminels restent encore très protégés par les fédérations.
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Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
Il faut que vous compreniez que la gym, ce n’est pas juste un sport. Avant les compètes, on a peur. Peur de tomber. Peur de se blesser. Peur de rater un mouvement. Peur de décevoir son coach. On doit sans cesse repousser nos limites. On flirte constamment avec le danger. Quand vous êtes sur une poutre qui mesure dix centimètres de largeur à plus d’un mètre de hauteur, le moindre faux pas et c’est la fin. La barre asymétrique supérieure est quant à elle à deux mètres cinquante de haut. Inutile de vous dire que les chutes peuvent être dramatiques. Mais lorsque l’exercice est terminé et que ce dernier est bien exécuté, c’est le paradis. On se sent invincible. On sait qu’on est allé au bout du bout. On devine la fierté dans le regard du coach, de notre famille. Le public nous applaudit. C’est un moment magique. On est sur le toit du monde.
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Même si les mentalités évoluent et que l’âge minimum pour participer aux Jeux a été relevé à 16 ans pour les filles, les clichés ont la vie dure. À 20 ans, vous êtes encore souvent considérée comme une vieille, proche de la retraite. Usée. Sans avenir. Les sportifs de haut niveau font fantasmer, un peu comme les top-modèles. On valorise les silhouettes fines et les poids plumes. Alors on s’interdit de parler des problèmes qui fâchent pour ne pas briser le rêve, jusqu’à ce que quelqu’un termine à l’hôpital. Je suis devenue anorexique. À 18 ans, je mesurais un mètre cinquante-huit et je pesais trente-quatre kilos. Je ne dormais plus. Je n’avais plus de force, plus de muscle. Je ressemblais à un véritable zombie.
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Je savais que la gym était un sport très exigeant, mais pas à ce point. Les méthodes d’entraînement de la team Provost sont drastiques. Les corps des athlètes sont soumis à de nombreux traumatismes. J’ai discuté avec un médecin qui m’a expliqué que, chez les filles, le pic de croissance et la puberté sont décalés, ce qui implique des perturbations hormonales. Leurs règles n’arrivent que vers l’âge de 15 ou 16 ans. Le stress et le régime alimentaire très restrictif n’arrangent rien évidemment. Les contraintes mécaniques sur le squelette sont telles que la croissance osseuse ne peut pas se faire. Les chocs sont répétitifs. La gymnastique artistique est le sport où les volumes d’entraînement sont les plus importants, environ cinq heures par jour et sept jours sur sept pendant les mois qui précèdent une compétition. Sans compter les phases de récupération, les séances vidéo où chaque image est décortiquée, chaque erreur analysée, et enfin les cours par correspondance.
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Le coach m’a repérée au Pôle Espoir à l’âge de 12 ans. Pendant les premières années, tout était parfait. J’enchaînais les heures d’entraînement sans effort. J’étais souvent la dernière à quitter le gymnase. Puis un jour, quelque chose s’est détraqué en moi. J’ai eu mes règles assez tard, vers 16 ans. Mon corps ne répondait plus et je me suis mise à grignoter. En cachette, bien évidemment. J’ai grossi. Pas beaucoup, mais quelques kilos de trop. En gym, la prise de poids n’est pas tolérable. L’épreuve de la pesée devenait un cauchemar pour moi. On annonçait notre chiffre inscrit sur la balance devant tout le monde grâce à un porte-voix. Pour bien nous faire sentir que le problème, c’était nous. Si l’équipe n’y arrivait pas, c’était de votre faute. J’ai entendu des horreurs sur mon compte. On me comparait à un oiseau qui ne pouvait plus voler. “À ce train-là, tu vas bientôt ressembler à ta mère… comment veux-tu gagner avec un cul comme le tien ?”
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Et puis un jour, je me suis décidée à parler. Je suis allée à la Fédération et vous savez ce qu’ils m’ont répondu ? “Écoute, tu comprends, ça se passe comme ça dans le sport. Tiens, en ce moment, ce sont les soldes. Va t’acheter un truc, ça te changera les idées.” Le type m’a tendu un billet de 50 euros. 50 euros pour le prix de mon silence. C’est là que j’ai réalisé que nous n’étions rien du tout. Que personne ne nous croirait et qu’il était préférable de rendre les armes sans se battre. Et quelques semaines plus tard, j’ai été exclue du centre. [Anecdote véridique tirée du reportage Team USA sur les violences sexuelles au sein de la fédération de gymnastique américaine].
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Vidéo de Isabelle Villain
« In vino veritas », le booktrailer. Un roman de Magali Collet & Isabelle Villain.
Lors d'un vernissage, une galeriste est assassinée. Secrets, mensonges et trahisons vont secouer la quiétude d'une petite commune en plein coeur du vignoble bordelais. Et lorsque deux frères se retrouvent après des années de séparation, la liberté de l'un va dépendre de la détermination de l'autre.
Un thriller psychologique délicieusement machiavélique.
Roman disponible le 11 mai 2023 (papier & numérique).
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