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EAN : 9782330057992
295 pages
Éditeur : Actes Sud (03/02/2016)
3.34/5   22 notes
Résumé :
Après une dure vie de labeur à vendre des tacos douteux dans le centre de Mexico, Teo coule une retraite pittoresque dans un vieil immeuble délabré qu’il partage avec une dizaine de congénères et une impressionnante légion de cafards. Indépendant et fantasque, il refuse obstinément d’intégrer le cercle de lecture du troisième âge initié par la sémillante Francesca, objet de tous ses fantasmes. Il n’a pourtant échappé à personne qu’il est probablement écrivain, puisq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Pirouette0001
  29 avril 2016
Comme j'aime la littérature espagnole, je me retrouve souvent à ce rayon dans une librairie, qui habituellement, y mêlent les romans sud-américains. La couverture de celui-ci attire le regard indubitablement. En plus, figurait un conseil 'à lire' du libraire. Que demander de plus.
Et bien, l'histoire est fort plaisante, assez désopilante, largement fantasque, mais tient en haleine jusqu'à la dernière page.
Dans un immeuble défraîchi, n'habitent que des vieux décatis et une armada de cafards. Tout est régenté par une vieille belle qui a instauré une société littéraire dans l'immeuble. Tout le monde se réunit dans le hall d'entrée pour lire Proust. Le problème naît et le livre commence quand elle décide que son voisin, nouvellement arrivé, est en train d'écrire un roman qu'il doit absolument lire à la société littéraire, alors que le nouvel arrivant prétend qu'il n'écrit aucun roman.
Un bon moment de lecture.
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Ingannmic
  15 novembre 2016
Hasarderais-je un jeu de mots douteux, en indiquant que rarement roman aura aussi bien porté son titre, à un détail près : pour être tout à fait juste, il eut fallu que Les temps restent au singulier... car j'ai bel et bien l'impression d'avoir perdu le mien...
L'humour est un art délicat, d'autant plus lorsqu'il s'exprime en littérature, où le recours à la gestuelle ou aux mimiques est exclus.
Je suis personnellement persuadée que tout est dans le ton. Les successions de scènes cocasses, les anti-héros improbables, ne vous arracheront pas le moindre sourire, si l'ensemble manque de style. D'ailleurs, à l'inverse, un auteur doté d'un bon sens de l'humour n'a pas besoin d'imaginer des situations burlesques : c'est la façon dont il raconte son histoire qui la rend comique. Voyez, par exemple, Philippe Jaenada (sans doute mon humoristécrivain préféré), capable par exemple de nous divertir en évoquant l'incendie de forêt qui les a contraints, sa femme, son fils et lui, lors de vacances estivales, à une fuite éperdue le long du rivage des Pouilles.
Juan Pablo Villalobos accumule, dans "Les temps perdus", des épisodes censés être désopilants, et choisit comme narrateur un septuagénaire politiquement incorrect, asocial et obsédé par le sexe, dont la personnalité aurait dû prêter à rire, ou du moins à sourire.
Malheureusement, non seulement je n'ai pas souri une seconde face aux tribulations du vieux Teo en butte à l'hostilité de ses voisins suite à son refus de devenir membre de leur société littéraire, mais j'ai éprouvé durant la majeure partie de cette lecture un ennui profond... le style manque de truculence, et d'originalité, le rythme de vivacité, et le personnage principal, avec ses réflexions redondantes, finit par agacer davantage qu'il n'amuse.
Est-il bien utile que je vous en dise plus sur ce titre que, vous l'aurez compris, je ne vous recommande pas ?
Lien : http://bookin-ingannmic.blog..
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de
  10 septembre 2017
Et tout cela pour un roman que je ne suis pas en train d'écrire…
« Certains personnages de ce roman sont réels, la plupart sont des fictions. Certains faits rapportés sont réels, la plupart sont des fictions. Les chiens sont tous des fictions : aucun n'est mort assassiné. »
Mais qu'en est-il des cafards et de leur dégout d'une certaine musique ?
Le temps des chiens, des cafards, des livres, de la recherche du temps perdu et de la Théorie esthétique, le temps remémoré et les présents déjantés.
Un immeuble, Teo un vieil homme, un cercle de lecture, Fransceca. Des situations pleines d'ironie.
Un roman en train de s'écrire dans la dénégation, des étages à descendre et à monter, des personnages en trop plein ou en manque de profondeur, des trous dans le temps, des souvenirs au présent.
« Et au moment où il semblait que rien ne pourrait plus arriver, tout bascula, comme si un plaisantin avait soudain changé les choses de place, des bas nylon dans le réfrigérateur, des ampoules grillées sous l'oreiller, des cafards lisant le Temps perdu et des morts qui en avaient marre d'être morts, comme si le passé n'était plus comme avant. »
Un regard sur des aventures mexicaines, des obsessions d'individu-e-s, un complotiste maoïste, un prédicateur mormon qui roule les rrr, des artistes et des taqueros, un peu trop de boisson, Tête de Papaye, des biscuits chinois, Diego et Frida, des tâches sur le pantalon, un chien nommé Vinseul.
Comme une petite musique transcrite sur un mode assez hilarant.

Lien : https://entreleslignesentrel..
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Lepkducomen
  23 janvier 2017
Ce livre nommé dans sa version originale "Te vendo un perro", soit "je te vends un chien" (pour les mauvaises langues hi hi), nous fait passer un excellent moment. le protagoniste, un antihéros, est complètement délirant, ce qui fait que cette histoire basée sur son quotidien est captivante et distrayante. Tout l'humour de l'histoire repose donc sur les mots choisis par Juan Pablo Villalobosa, et, c'est réussi! À lire sans plus tarder!
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viduite
  23 septembre 2017
Bref roman comique, sous les dehors des aventures d'un vendeur ambulant à la retraite, déchiré entre ses souvenirs canins et ses démêlés avec un club de lecture, Les temps perdus offre une belle réflexion sur le roman. L'air de rien, Villalobos nous offre un pastiche proustien des plus fins.
Lien : https://viduite.wordpress.co..
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
wellibus2wellibus2   03 mai 2016
C'était le genre de chose qui me rappelait que j'étais né au siècle précédent, un XXe siècle qui prenait de plus en plus l'allure d'un XIXe siècle, voilà la nature de la perplexité qui me poussait à lever la main de plus en plus souvent dans les bars, à épuiser ma réserve de whisky avant la date prévue, et la nature du désarroi qui dilapidait mes économies et raccourcissait jour après jour, ma vie.
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patatarte2001patatarte2001   24 mars 2019
Au même instant on sonna à la porte de mon appartement, pas à celle de l'entrée de l'immeuble, ce qui ne pouvait signifier qu'une chose. Beaucoup plus en réalité, mais qui revenaient toutes au même : des vendeuses des produits Avon, des gosses affamés, des drogués réclamant un peso, des représentants de compagnie de téléphonie, des muets qui parlaient, des aveugles qui voyaient, des kidnappeurs à domicile et des mendigots culottés qui ne cherchaient même pas à inventer une histoire pour susciter la pitié. Les seuls qui avaient disparu, comme symbole de progrès de l'humanité, c'étaient les vendeurs d'encyclopédies.
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wellibus2wellibus2   02 mai 2016
Le gérant du supermarché avait répondu en disant qu'on s'habituerait très vite au changement, comme si la capacité d'adaptation était devenue, dans le modèle économique en vigueur, une forme entrepreneuriale de la résignation.
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wellibus2wellibus2   02 mai 2016
L'inspecteur me montra sa carte, qui l'autorisait, crus-je comprendre, à commettre des actes violents de nature diverse.
L'autre sortit d'une pochette plastique une carte pouilleuse de la Confédération nationale des organisations populaires, qui semblait être un passeport pour tout lieu qui lui passerait par la tête.
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patatarte2001patatarte2001   26 mars 2019
Je regardais fixement sa bouche et sa lèvre supérieure, qui en souriant dessinaient une grimace sous son nez : un deuxième sourire.
-Pourquoi me regardes-tu comme ça ? demanda-t-elle.
- Tu ne vois pas pourquoi ? La lèvre se tendit et le double sourire disparut.
- Il vaut mieux laisser tomber, lâcha-t-elle avec la douceur qui caractérise les refus sincères. Des actions plus importantes nous attendent. On ne vas pas foutre en l'air la Révolution pour une petite coucherie.
-N'était-ce pas l'inverse, Youliet ?
- Comment cela, l'inverse ?
- Qu'il ne vaut pas la peine de foutre en l'air une petite coucherie pour la Révolution.
- Tu es vraiment un sacré luron.
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