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EAN : 9782203120778
350 pages
Éditeur : Casterman (01/06/2016)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 113 notes)
Résumé :
"Fleur vérifia sur son téléphone : son père ne lui avait laissé aucun message. C’était curieux, ces trois appels successifs. Pourtant, elle décida de faire la morte.
La morte… Une étrange façon de parler, à bien y réfléchir. Et glaçante, quand on l’associait aux coups de fil du commissaire Markowicz. Son père. Pour qui le pire était toujours sûr."
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Critiques, Analyses et Avis (71) Voir plus Ajouter une critique
Krout
  16 mai 2016
En une phrase p.15 "Le sévice est compris" le commissaire Markowicz m'avait déjà hérissé le poil et je sentais une violence irrépressible monter en moi. La goule n'était pas encore apparue que j'en étais déjà là. Pas possible un jeu de mots aussi pourri ! J'ai pensé tout un temps que ma critique allait se résumer à cette citation p.24 "Malhabile, désordonné, amateur." ; aucun auteur de policier ne peut ignorer ce superbe adage : tout ce que vous pouvez dire, pourra être retourné contre vous. Il devrait être d'autant plus prudent car comment être sûr d'influencer favorablement le juge suprême qu'est le lecteur ? Et quand je vois deux phrases plus loin "A quoi joue-t-on Léon ?" je suis déjà en train de raturer mentalement et de la transformer en quand est-ce qu'on mange chez Léon? Au lieu de cela p.25 "Bosco décréta donc intérieurement la pause. Il sorti de la poche de sa blouse un des club-sandwichs triangulaire, sous cellophane..." J'avais définitivement l'appétit coupé. C'est sûr il n'y aura pas de prochaine fois pour moi !
Dans un accés de folle violence, j'avais donc envie de tout dézinguer. Erreur comme le prouve le cas de l'officière Jobert qui pour l'avoir fait est aussitôt dégommée (dans un roman c'est facile et commode) (c'est énervant les parenthèses pour expliquer, non ? Mais c'est commode et puis ça meuble vous comprenez. Arrg...horreur !!!!) et surnommée "Diane de moitié" par le lieutenant Jimmi Hendrickx. A coté de ces flics tous inadaptés sociaux et donc une brigade tellement peu crédible, il y a heureusement Adélaïde. Petite et adorable chipie de 10 ans. Coach de vie de Fleur sa grande soeur de 17 ans dans sa tentative de flirt avec Antonin adroit fildefériste mais tellement empêtré devant une fille. Frissons, suspence, danger : la chute risque d'être terrible si jamais Fleur venait assister à une représentation en bord de la piste aux étoiles ! LOL. Heureusement Adélaïde qui a hérité du flair de son papa le commissaire veille au grain. Sans aucun doute c'est elle la plus futée.
Alors je souris, je me détends, j'ai tout compris, je pardonne tout, même les références littéraires qui n'apportent rien et même la goule pas assez décrite, pas assez inquiétante, pas assez diabolique... J'arrête parce que, si à aucun moment je n'ai vraiment ressenti le souffle roque, pestilentiel et glacial de l'animal, j'entends déjà l'auteur me hurler sa chanson : Quoi, ma goule ! Qu'est-ce qu'elle a, ma goule ! Et là oui j'en peux plus. J'ai tout compris, je ne suis pas la cible (donc je ne risque rien, c'est pourquoi même pas peur!!!!^^), je ne suis pas le coeur de cible de ce roman entre policier-thriller-fantastique-jeunesse qui se lit très (pour moi trop) facilement. Cette saga trouvera sûrement son public, mais ce ne sera pas moi pour les raisons ténébreuses invoquées. Je fais du reste les incantations nécessaires pour que cette critique ne gâche en rien le plaisir des futures lectrices et futurs lecteurs.
Ne m'en veuillez pas trop, c'est que je suis parfois aussi renfrogné et peu aimable que ce commissaire Markowicz. Mais bien élevé. Donc je remercie sincérement Babélio et les éditions Casterman. Et je profite de l'occasion pour remercier ces dernières pour Tintin qui a illuminé ma jeunesse et qui l'on s'en souvient pouvait se lire de 7 à 77ans ! ;-)
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Verdorie
  17 juillet 2017
À cause d'une fin à laquelle je ne m'attendais pas, j'ai terminé ce livre avec la même question qui m'a trotté par la tête dès les premiers chapitres aux descriptions plutôt sanglantes et une écriture somme toute assez mordante : "Est-ce bien un livre pour ados ?"
Un polar noir mâtiné de fantastique, mettant en scène une unité criminelle chassant des "monstres" avides de chair humaine. Une brigade composée d'éclopés par la vie et subtilement mis sur la touche par leur hiérarchie. Une équipe qui, si elle ne m'a complètement convaincue au départ, a su par la suite trouver tout mon attachement et ma sympathie. (Ce qui laisse supposer que je lirai le deuxième tome ? Oh que oui !)
Les courts chapitres dans cette histoire (à l'intrigue "classique") de châtiment s'enchaînent de manière prenante et je n'ai pas boudé non plus les petites touches d'humour que l'auteur a su distiller au fil des pages.
Un premier tome surprenant et réjouissant... pour ados et (!) adultes.
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Ydamelc
  17 mai 2016
Dans ce premier tome, le commissaire Markowicz est au centre de l'enquête.
Un crime odieux a été commis et tout porte à croire que quelqu'un lui en veut personnellement.
Sa fille ainée est en danger !
Il va tenter de faire toute la lumière sur cette affaire, avec son équipe.
Malgré la tension, les menaces perpétrées sur sa famille et les différends avec son ex-femme.
Cette première enquête de la brigade de l'ombre est une belle réussite.
Le suspense est présent sans être oppressant.
L'intrigue est bien menée.
Un peu de fantastique, d'humour, de surnoms surprenants, de jolies tournures de phrases qui en dévoilent beaucoup sans en dire trop et de noirceur, pour aiguiser la curiosité du jeune lecteur.
Les crimes, l'enquête, les scènes de vie sont décrits avec sobriété et sont accessibles à tous.
Mon avis de maman conseillerait ce roman policier à des enfants à partir de 10 - 12 ans. Comme une initiation au genre.
Je suis curieuse de connaitre la suite des aventures de cette belle équipe pas franchement singulière.
J'imagine que nous apprendrons à mieux la connaitre au fur et à mesure des enquêtes qui lui seront confiées dans le futur et que leurs mystères nous seront dévoilés...
Peut-être que l'accent sera mis sur un autre membre la prochaine fois ?
Je remercie les éditions Casterman et Babelio qui m'ont permis de découvrir ce livre avant sa sortie nationale (début juin) et ainsi avoir eu le bonheur de le faire dédicacer par son très sympathique auteur au salon Etonnants voyageurs, à St Malô.
Vincent Villeminot, j'ai vraiment apprécié notre échange lors de cette rencontre et en garderait un merveilleux souvenir. Merci !

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cilijoya
  14 mai 2016
Tout d'abord, merci aux éditions Casterman et à Babelio pour cet ouvrage reçu dans le cadre de masse critique. J'avais trouvé le projet U4 tellement original et tellement réussi que j'étais curieuse de savoir ce que Vincent Villeminot allait écrire par la suite.
Dans La brigade de l'ombre tome 1 : la prochaine fois ce sera toi, on plonge tout d'abord dans un monde très semblable au notre, qui se dévoile petit à petit comme étant en fait très particulier. On y rencontre Markowiicz, commissaire torturé et tortueux d'une brigade à la crim'...une brigade elle aussi toute particulière ! C'est là le gros point fort du roman, les personnages de cette équipe, tous plus dissemblables les uns des autres, tous attachants. Markowicz en tête ! Il souffre continuellement à une jambe suite à un accident et se noit un peu dans l'alcool, il a une vie de famille compliquée avec son ex-femme et ses deux filles, Fleur et Adelaïde. Et puis il y a Bosco le pygmé, Jimi le mystérieux, Anna Willa...cette bande, aussi bancale qu'attachante doit faire face chaque jour aux attaques de goules qui sévissent partout. Un jour, ils sont amenés à intervenir sur une scène de crime qui paraît ne pas en être une, est-ce un attaque de goules ou un meurtre ? Quand le meurtrier finit par faire surface et laisse entendre que sa prochaine victime pourrait être Fleur, la fille aînée de Markowicz...Dès lors tout s'enchaîne.
Ce roman est une demi-déception pour moi. Je m'explique, j'ai adoré les personnages, leur construction est parfaite et on s'y attache énormément mais...je me suis un peu ennuyée je l'avoue. J'ai trouvé l'intrigue un peu cousue de fil blanc, à aucun moment je n'ai été surprise. L'écriture de Vincent Villeminot est toujours aussi agréable à lire mais par moment j'ai trouvé que ça manquait de rythme. Je crois que j'étais restée sur une impression très forte d'U4 et que peut-être, mes attentes étaient trop grandes. ça reste quand même selon moi un bon thriller fantastique dans lequel j'aurais aimé voir un tout petit peu plus de surprises.
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cecilestmartin
  12 novembre 2020
Un auteur découvert en lisant les billets enthousiasmés et enthousiasmants de Ileauxtresors et sylviedoc : qu'elles soient ici remerciées 😊.
Le premier tome de la brigade de l'ombre est un petit polar pour jeunes adultes bien sympathique dans lequel on entre rapidement et qu'on referme bien décidé à retrouver prochainement toute l'équipe de Léon Markowicz.
Une jeune femme est retrouvée démembrée, Léon est appelé sur les lieux du crime car on soupçonne une goule (oui, il est aussi question de ces créatures monstrueuses - qui sont apparues suite à un virus...) du meurtre. Or, Markowicz est le spécialiste de ce type d'attaque.
Rapidement, certains éléments de l'enquête l'amènent à penser que le meurtre de l'inconnue est un message à son intention et que sa famille est peut-être en danger. Séparée d'Anne-Cé, son épouse psychologue, et père de de deux filles, Léon est sur les dents et va tout mettre en oeuvre pour les protéger.
L'équipe de Markowicz est constituée de personnages atypiques – bosco, le bras droit, qui ressemble à un pygmée ; Jimi, le champion de la transgression … Elle accueille pour cette enquête, une jeune femme, Jobert, au passé trouble, qui combat ses démons et espère pouvoir s'intégrer dans cette brigade. Toutes ces personnalités font le charme du polar et contribuent à ce qu'on accroche à l'univers de Villeminot.
Un premier tome plutôt réussi donc, dans lequel l'auteur sait distiller le suspense. C'est efficace, bien mené : ça se dévore !
Challenge ABC - 2020/2021

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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
YdamelcYdamelc   15 mai 2016
Il se souvenait comme elle l'avait regardé. Comme elle était belle, dans la nuit, et cette nuisette si blanche, si courte, qui voilait mystérieusement et dévoilait merveilleusement.
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CielvariableCielvariable   07 avril 2018
Régulièrement, il sortait son cahier à spirale et petits carreaux pour y noter ses observations et ses questions. Émaillant ses constatations, on pouvait y lire ce jour-là les mots :

« Mise en scène. »

« Malhabile, désordonné, amateur. »

Soit. Il était temps d’arrêter de faire semblant. Il releva la tête et posa la question qui le taraudait depuis près d’une heure :

— À quoi joue-t-on, Léon ? Pourquoi la Brigade prend-elle ce dossier ?

Le Patron n’eut pas l’air surpris mais ne lui expliqua rien. Il étrécit simplement les paupières, ce qui était sa façon préférée de ne pas répondre.

— Vous savez comme moi que cette scène de crime n’en est pas une, ajouta Bosco.

— Oui, répondit cette fois le commissaire.

— La fille a été déposée là après coup, cela saute aux yeux. Les projections de sang sont, d’évidence, une mise en scène. Par ailleurs, les bras de la victime ont été sciés minutieusement.

Léon Markowicz approuva du menton.

— Puisque nous sommes d’accord, que faisons-nous ici ? insista Bosco.

— Le tueur a imité les sévices infligés par une goule, répondit son supérieur, de la voix lointaine qu’il avait quand il méditait. Maladroitement, mais délibérément. Et pour être certain que nous viendrions, il a déposé le cadavre à deux pas de chez nous. Cette fille a donc été tuée par quelqu’un qui souhaitait que nous nous rendions sur les lieux… Peut-être même est-elle morte dans ce seul but.

Ce n’était pas certain. C’était une théorie, probable. Bosco la nota dans son cahier à spirale, en la formulant ainsi :

« La proximité géographique indique-t-elle que la mise en scène du crime est destinée à la Brigade et/ou à certains de ses membres ? »

— Vous en déduisez quoi, Léon ?

— Je ne sais pas…

Le Patron avait répondu rêveusement.

— Il aurait pu arracher les deux bras, mais les a sciés en se doutant que nous le repérerions immédiatement, poursuivit-il. Comme s’il nous prévenait du simulacre, tout en nous attirant. Je voudrais savoir qui cherche à nous avertir, de quoi, et pourquoi…

Bosco nota trois nouvelles questions :

« Le tueur nous avertit-il ?

Nous provoque-t-il ?

Nous menace-t-il ? »

On ne pouvait pas le déduire à la vue de la scène de crime. On ne pourrait rien déduire de plus… Bosco décréta donc intérieurement la pause. Il sortit de la poche de sa blouse un des club-sandwichs triangulaires, sous cellophane, dont il avait toujours un ou deux exemplaires, et dont la consommation indiquait qu’il avait fini de travailler. C’était un thon-mayonnaise, son préféré.
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YdamelcYdamelc   17 mai 2016
Elle avait éprouvé quelques secondes cette idée de n'être que biologie, un corps intègre, composé d'organes vivants, de muscles intacts, d'un réseau de sang, protégé par un épiderme dérisoire, et qui allait être mis en pièces, dispersé - le sentiment brutal, poignant d'être vivant qu'expérimentent avec une intensité inconnue ceux qui s'apprêtent à mourir.
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CielvariableCielvariable   07 avril 2018
Le visage qu’il promenait à près de deux mètres du sol était ovale mais prognathe, les yeux profondément enfoncés dans un faisceau de rides sous une barre de sourcils broussailleux, les cheveux épais, sombres mais blanchis déjà. Il était difficile de lui donner un âge. La cinquantaine ? Le cou semblait celui d’un taureau. L’âge ou les désillusions ridaient le front haut, labouré et tourmenté. Les mains – l’une serrait la canne anglaise et l’autre, la droite, tirait présentement sur la clope tordue – étaient larges et courtes (rapportées au reste de la carcasse), comme celles d’un étrangleur assermenté. Tout indiquait l’homme d’action porté sur les explosions de violence, les alcools tristes et les combats d’arrière-garde. Mais si Morteau avait été un observateur plus fin et mieux rompu à l’étude des êtres et des âmes sous leurs apparences (s’il avait été un inspecteur plutôt qu’un simple gardien de la paix, par exemple), il aurait reconnu quelque chose de méditatif, également, dans le front ombrageux ; et dans les yeux indéfinissables, couleur d’huître fraîche, une aristocratie assez romanesque.

Le quasi-nain en blouse, sensiblement du même âge mais étroit, gracile, et plus mélancolique que ténébreux, trottait quatre pas derrière, comme le font les âmes damnées, les éminences grises – et également les types qui n’arrivent pas à marcher assez vite pour suivre. Ce qui n’était pas le cas, en l’occurrence. Sa peau d’un noir presque violet, fripée sur le visage et les mains, luisait sur le sommet lisse du crâne. Il arborait dans la poche de poitrine une rangée de stylos Bic, de quatre couleurs, en guise de décorations. Il suait à grosses gouttes et roulait des yeux inquiets, très blancs dans sa face bistre, derrière ses lunettes cerclées de métal. Peut-être parce qu’il craignait d’être ridicule ; ce qu’il était, en la circonstance.

Morteau les regarda passer devant lui, bouche bée, et tout à son saisissement, il oublia de leur demander leurs cartes. Mais s’ils avaient pu franchir les rubalises jaunes de la police, c’était qu’ils avaient à faire sur le lieu du massacre.

Flics ? Experts ? Envoyés du procureur ?
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CielvariableCielvariable   07 avril 2018
Ce mardi 22 juin, Anne-Cécile Arthal (dite « Anne-Cé ») arriva beaucoup plus tôt que d’habitude au cabinet de psychologue où elle exerçait son art depuis dix ans.

La veille, sa dernière consultation s’était prolongée tard dans la soirée, elle n’avait pas eu le temps de classer ses dossiers et entendait le faire avant le premier rendez-vous du jour. Elle gara donc son scooter dans la rue Le Bris, encore exceptionnellement déserte. Ce fut pour cette raison, sans doute, qu’elle tomba la première sur sa voisine, Roselyne Michel, en pleurs sur le trottoir.

Devant la grille de son pavillon, la vieille dame était secouée de spasmes, entre lesquels elle geignait, doucement, comme un animal blessé.

Anne-Cé s’approcha, vit qu’elle pataugeait dans une flaque de sang.

Dissimulés jusque-là par une voiture en stationnement, deux chiens courtauds, blancs et soyeux mais souillés d’écarlate, gisaient dans le caniveau. Ken et Barbie. Un mâle et une femelle de l’espèce bichon maltais. Réduits en charpie et aussi morts que possible.

Ken et Barbie étaient des célébrités dans la rue Le Bris où travaillait Anne-Cé, et les deux raisons de vivre de Mme Michel – ses motifs d’adoration, ses sujets exclusifs de conversation, et la pomme de discorde qui opposait l’acariâtre retraitée à l’ensemble de ses voisins. En dépit des plaintes régulières du quartier, elle les laissait aboyer dans son jardinet pendant toute la journée (et pendant la nuit si le cœur leur en disait) ; elle les laissait chier sur l’intégralité des trottoirs de la rue, et menacer l’équilibre de quiconque s’y risquait. Tout le voisinage en était venu à souhaiter aux deux clebs une mort spectaculaire et douloureuse, mais en général, il y a loin de la pensée (ou du souhait) aux actes.

Or, cette nuit, quelqu’un avait dépecé les bichons.
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Vidéo de Vincent Villeminot
Rencontre avec Rachel Corenblit et Caroline Solé, animée par Vincent Villeminot
Rediffusion de la table ronde du samedi 21 novembre à 10h.
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