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Critiques sur Réseau(x), tome 1 (155)
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caro_albertini
  31 octobre 2014
Theo Chaplin et Sixteen van de Gogh sont amis, sur les réseaux sociaux et IRL. Ils réalisent tous les deux des teasers. Mais très vite, cela tourne mal, lorsque Sixie retrouve son personnage, témoin d'un meurtre ... d'autant plus que ce film, elle l'a vécu, dans ses cauchemars. Sixtine se retrouve malgré elle dans un engrenage infernal, au sein d'un jeu mélodramatique mené par le roi des réseaux sociaux, Nada#1. Et au fur à mesure, elle va découvrir que Théo est lié à cet homme, et ce dernier, va devoir, malgré lui, s'enrôler dans l'armée et le combat de César Diaz ...
Un livre à couper le souffle ... que d'actions, de péripéties ... et le thème extra des réseaux sociaux ... très intéressant pour réfléchir sur les utilisations que l'on peut en avoir ... hâte de voir ce qu'il va advenir de tous ces personnages dans le tome 2 ... Théo, Justine, Sixteen, César ... et surtout qui se cache derrière le personnage d'Antonio ? Qui manipule qui ?
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Canope81_doc
  02 septembre 2014
Gros coup de coeur pour ce cyber-thriller admirablement bien écrit !
Non seulement l'intrigue de Réseau(x) est passionnante mais en prime, ce livre foisonne de références littéraires, cinématographiques et musicales.
Dans une atmosphère sombre toujours à la frontière entre deux mondes : le virtuel et le réel, le rêve et la réalité, le mensonge et la vérité, "la Dormeuse du Val" côtoie aussi bien Baudelaire que Jimmy Hendrix, Gustav Mahler, David Fincher ou les Pixies.
Au fil des pages, le lecteur est happé par un scénario complexe mais incroyablement bien ficelé et qui s'inscrit dans une problématique éminemment contemporaine.
"Read it for real!!"

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Amriri
  21 novembre 2013
Une jeune fille qui fait des rêves prémonitoires, un psychopathe schizophrène, des flics noyés sous le flot d'informations circulant sur internet, une grande soeur inquiète… Voilà une liste non exhaustive des personnages que l'on rencontre tout au long du roman. C'est justement en raison de cette très longue liste que l'intrigue met du temps à se mettre en place et que le lecteur peut être un peu déboussolé par la quantité d'informations qu'il reçoit à leur sujet au cours des 100 ou 150 premières pages. En effet, l'auteur fait en sorte de détailler les différents liens qui unissent ces nombreux protagonistes afin que les lecteurs puissent mieux s'y retrouver par la suite. Bien que cette étape de présentation paraissent très voire trop longue à certains, elle est selon moi nécessaire et cela permet justement au lecteur de s'attacher à tel ou tel personnage ce qui est très important au cours de la lecture d'un livre. Pour les plus impatients, il est donc nécessaire de prendre son mal en patience et d'attendre bien sagement le début des festivités annoncées par NADA#1.

Après 150 pages tout s'accélère, les liens ont été formés et les personnages peuvent désormais évoluer comme ils le doivent dans le cadre d'un jeu vidéo grandeur nature, d'un PIFR (Play It For Real) comme il est dit dans le livre, et la chasse à l'homme, ou plutôt la chasse à NADA#1et à ses Clowns Noirs, peut commencer pour les policiers. Un jeu du chat et de la souris se met alors en place avec pour terrain de jeu ce PIFR qui va mener les enquêteurs un peu partout en Europe, souvent sur de fausses pistes d'ailleurs.
Je pense que comme beaucoup de lecteurs j'ai été surprise et un peu refroidie par les longueurs du début du livre mais je me suis accroché et j'ai bien fait car la suite est vraiment géniale et les 150 premières pages se révèlent très vite essentielles à la compréhension de la suite par le lecteur.

Je ne suis pas trop branchée jeux vidéos d'habitude, je suis même plutôt tout le contraire et j'avoue avoir passé pas mal de temps à charrier mon frère qui avait tendance à y passer beaucoup de temps, mais je me suis très facilement laissée embarquer par l'intrigue, je me suis laissée prendre au jeu de cette chasse à l'homme en pleine ville et, même si ce n'est que fictif, je pense que, grâce à ce livre, je ne regarderai plus les jeux vidéos de la même manière.

Ce livre traite aussi d'un sujet plus profond qu'est l'addiction au jeu avec pour parfait exemple NADA#1 et je trouve que c'est vraiment intéressant car cela permet de cerner un peu mieux ce qui peut se passer dans la tête des joueurs, ce qui peut les pousser à devenir complètement dépendants de ce monde virtuel. Avec ce thème sont également abordés les éventuels débordements auxquels on peut assister du fait d'une telle addiction et cela rend ce livre d'autant plus intéressant.

En résumé, ce n'est pas un coup de coeur mais j'ai passé un très bon moment de lecture et je vous le recommande vraiment car il s'agit d'un thriller un peu particulier qui devient très vite addictif à l'image des jeux dont il parle.
Lien : http://uneviedelivres.blogsp..
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Lizouzou
  16 octobre 2013
Sixie, 15 ans, est une jeune fille adepte des réseaux sociaux, notamment le DKB et sa partie nocturne MyDarkPlaces, où elle y raconte ses cauchemars. Sixie est une jeune fille anxieuse surtout depuis quelques temps car ses cauchemars de meurtres se réalisent parfois…

A côté de ça, un groupe de gamers s'affrontent dans de grandes villes européennes et utilisent les réseaux sociaux pour promouvoir leurs parties grandeur nature. La police est sur le coup. Mais quel est le lien entre ce groupe organisé par Nada #1 et Sixie ?



Ce roman est partout sur la blogosphère depuis quelques temps et les critiques sont diverses et variées. Après des échos de livres complexes et difficiles, j'avais un peu peur de me lancer dans cette histoire.



Complexe ? En effet, la diversité et le nombre important de personnages font que ce livre peut paraitre assez compliqué. J'ai eu la chance de recevoir des petites fiches bien pratiques, qui m'ont permis de m'y retrouver parmi tous ces personnages.
De plus, l'univers des réseaux sociaux et des jeux vidéo peut rebuter. Personnellement, je suis de la génération qui a grandi avec les ordinateurs, ce qui m'a aidé dans la compréhension du texte.



Ce livre montre l'importance donné aux réseaux sociaux aujourd'hui et les possibles dérives qui pourraient existés. Un thème peu souvent traité à mon goût mais qui est pourtant d'actualité. On a souvent tendance à en dire trop sur internet et encore peu de gens savent que tout est enregistré et que cela peut vous nuire !



Le rythme va crescendo, notamment grâce aux chapitres courts. de l'action en veux-tu en voilà ! A tel point que le lecteur n'a pas le temps de se former ses propres hypothèses, qu'elles sont déjà balayées en un revers.



Malgré tout ces points positifs, je n'ai pas réussi à être plus emballé que ça… Pour moi, cette histoire est au final assez peu crédible et je me demande d'ailleurs ce que l'auteur pourra inventer dans le tome 2 ?
De plus, la violence est largement présente tout au long de cette histoire, ce qui je pense mérite d'être souligné pour que le livre ne tombe pas dans toutes les mains.

Bref, un livre au début assez complexe qui pourra trouver son lectorat pour les ados de plus de 15 – 16 voire 17 ans !

Lien : http://lespetitslivresdelizo..
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Melisende
  21 septembre 2013
C'est avec ce Réseau(x) que je découvre la plume de Vincent Villeminot, pourtant déjà présent dans ma bibliothèque avec le premier tome de son autre série, Instinct (premier tome que je n'ai pas encore pris le temps de livre !). Les avis des premiers lecteurs semblent partagés : certains adhèrent et adorent, d'autres n'arrivent pas à aller au bout.
Pour ma part, je sors mitigée de la découverte, consciente de la qualité et de l'originalité de l'histoire mais n'ayant pas réussi à y entrer et à l'apprécier à sa juste valeur. Mes idées étaient embrouillées alors que je tournais la dernière page ; une semaine après ma lecture, je me découvre incapable de vous résumer l'intrigue et le but de celle-ci. Un premier tome qui est loin d'être inintéressant mais qui demande qu'on s'y accroche férocement.

Vincent Villeminot place son histoire quelques années dans le futur, aux alentours de 2020, je dirais. Malgré tout, on ne peut pas foncièrement parler de roman de science-fiction (ou d'anticipation) même s'il y a de l'idée. L'auteur nous propose un monde vraiment très proche du nôtre ce qui rend son histoire assez perceptible… va-t-on vraiment dans cette direction ?
Facebook est alors passé de mode, remplacé par un nouveau réseau social qui empiète dangereusement sur la vie de ses utilisateurs. La plupart des adolescents et jeunes adultes y sont inscrits et partagent librement leurs pensées plus ou moins intimes. Malgré une impression de confidentialité, il n'est pas difficile de savoir tout sur tout le monde et d'en profiter. Les dérives sont nombreuses. Sixtie, 15 ans, le comprend alors que quelqu'un s'amuse à mettre en scène ses cauchemars (inutile de vous dire que la mise en scène ne s'arrête pas au politiquement correct et n'hésite pas à passer le cran supérieur… menant au meurtre !). A côté de cette première intrigue, une guerre ouverte se joue, également intimement liée aux réseaux sociaux. C'est en effet sur ceux-ci qu'un jeune anarchiste - Cèsar Diaz alias Nada#1 - très suivi, lance des mouvements de plus en plus importants. Un peu à l'image des flash mob (lancées également sur internet), le jeune homme appelle ses « fidèles » à se rassembler à des moments et endroits précis pour le « Play for real »… c'est alors que dans de grandes villes européennes, des bandes organisées jouent des parties réelles de jeux vidéos, armées de fusil à billes. Nada#1 veut semer le chaos et joue avec les forces de l'ordre (avec l'autorité de façon générale)… mais celles-ci ripostent à un autre niveau (avec des armes réelles) et la guerre est véritablement déclarée.

Outre les dérives des réseaux sociaux, je pense que Vincent Villeminot met en avant l'incompréhension qui s'installe de plus en plus entre les générations : « l'ancienne » (qui représente grossièrement les adultes et donc « l'autorité ») et la nouvelle (les jeunes inscrits sur les réseaux sociaux). Ce clivage entre les deux entraine des situations terribles qui pourraient être évitées, je pense, si la communication était meilleure et se faisait de vive voix (l'intermédiaire du virtuel n'aide pas… et on peut déjà le voir tous les jours avec les embrouilles qui se multiplient sur Facebook parce qu'un tel a cru à une agression - le ton n'étant pas évident à déchiffrer à l'écrit - ou parce qu'un autre à lancer une polémique en statut, prenant à partie des dizaines d'autres personnes qui, au départ, n'avaient rien à faire là et n'auraient même pas du avoir vent du conflit initial…).

Et si ce n'était déjà pas assez compliqué d'avoir autant de thèmes, les mini-intrigues se multiplient autour des nombreux personnages mis en scène. Si l'on se doute que tous sont plus ou moins liés et que Sixtie est l'élément central, il faut avouer que ce n'est pas toujours évident de s'y retrouver.
Les premières pages sont déstabilisantes, l'auteur introduisant successivement ses figures. Il faut un certain temps pour comprendre qui est qui, qui fait quoi, qui est un personnage clef de l'intrigue… et même après avoir mis les choses en place, je n'ai malheureusement pas réussi à m'attacher énormément à eux. Ils ne sont pas mal traités ou inintéressants, non, Vincent Villeminot réussit à nous offrir de nombreuses personnalités plutôt bien traitées… mais personnellement, je n'ai ressenti ni émotions ni empathie pour eux. Sixtie - la victime - joue un peu sur notre corde sensible, mais sans plus et Cèsar - l'ennemi numéro 1 - est un égocentrique mégalo qui m'a énervée malgré les raisons données pour expliquer son comportement. Je ne parle pas du vieux flic malade et de sa fille rebelle, de la jeune commissaire qui a fait des conneries, ou des seconds De Cèsar… seul Théo a trouvé grâce à mes yeux. Sans être complètement surprenant, il a su me marquer et j'ai trouvé son évolution - son destin - pertinente et vraiment bien menée. Si d'ailleurs il me prenait l'envie de lire la suite un jour, ce serait essentiellement (uniquement) pour retrouver ce personnage.

Je trouve intéressant (mais est-ce que c'est le meilleur ?) le choix opéré par l'auteur qui a préféré utiliser la troisième personne du singulier et suivre chaque personnage tour à tour, sur quelques paragraphes. Ceux-ci correspondent parfois à du récit pur, parfois à la reconstitution d'un message posté sur le réseau ou encore à un cauchemar prégnant. Les chapitres sont plutôt courts et offrent un point de vue presqu'omniscient au lecteur.
Cependant, et c'est un peu le défaut de ces points de vue successifs, il n'est pas toujours simple de s'y retrouver et malgré les nombreux indices semés, il est difficile pour le lecteur de reconstituer le puzzle et même de voir où Vincent Villeminot veut le mener. Choix intéressant donc, mais qui n'aide pas à faciliter la lecture, déjà rendue assez complexe à cause de son intrigue.

On nous vend ce premier tome (et donc cette saga) comme un thriller mais j'ai du mal à lui coller cette étiquette. Oui il y a des flics et oui il y a une sorte d'enquête (liée aux vidéos tournées d'après les cauchemars de Sixtie) mais de là à parler de thriller… alors les lecteurs qui disent avoir lu Réseau(x) pour se lancer dans le genre, je ne suis pas convaincue.
L'histoire proposée par Vincent Villeminot me paraît assez peu qualifiable. Originale, sur plusieurs niveaux et donc complexe, il me semble difficile de la ranger dans une seule case. Roman d'anticipation ? Thriller ? Roman de société ? Un peu de tout.

Les thèmes abordés sont pertinents et amènent le lecteur à la réflexion mais il me semble que la lecture aurait été plus fluide si la forme avait été autre. Suivre l'intrigue sur plusieurs niveaux, avec autant de voix… c'est risqué et je pense que malgré la belle originalité de Vincent Villeminot, bon nombre de lecteurs peuvent rester bloqués à cette difficulté. Ce qui a été mon cas puisque, cherchant à me retrouver dans tout cet imbroglio, j'en ai oublié de m'attacher aux personnages et suis restée extérieure à leurs aventures… dommage !
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4e3_clauzades2014
  28 novembre 2014
SOMBRE... Ce livre est sombre.
Quand on commence le livre, on a du mal à suivre : on passe de Rome à Athènes, de Bruxelles à Paris, de Londres à Berlin....
De Cèsar à Nada#1, de Vittorio à Maud, de Fanelli à Alice, de Gouvenon à Jérémy, de Justine à Théo, en passant par Mathilde.
Pourtant, peu à peu, des liens se forment autour d'un seul et même personnage : Sixtine van de Gogh, centre de l'histoire, 16 ans, jeune fille dévorée par ses cauchemars. Cauchemars noirs remplis de démons, plus ou moins prémonitoires.
Cèsar, garçon étant obsédé par la vengeance du meurtre de son meilleur ami, confond réalité et imaginaire. Pourtant, au fur et à mesure de l'histoire, on comprend qu'il résiste à un être qui s'est emparé de lui : Nada#1, qui est sans pitié, et nourri de souffrance.
Cependant, quand le casque de Théo se pose délicatement sur nos oreilles, on se laisse emporter par cette ambiance de polar.
On partage les émotions de chaque personnage : on tremble avec Sixtine, on espère avec Mathilde, on pleure pour Cèsar, malgré ses plaisanteries cruelles, et Théo nous emplit d'amour.
Le coeur de Théo, cassé par Sixtine, s'endurcit petit à petit, jusqu'à devenir un rocher incassable.
Le spectacle se déroule sous nos yeux et on en profite.
Garance
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FadaOfBooks
  06 octobre 2013
Je ne suis pas une adepte des thrillers en général et pourtant, je sais que ce genre de livre peut me plaire. Je connaissais l'auteur de Réseau(x) de nom grâce à sa trilogie « Instinct » publiée chez Nathan (que je n'ai pas encore lu) et ce nouveau livre parlant des réseaux sociaux et ses dangers titillait grandement ma curiosité. Je ressors de cette lecture avec du positif et du négatif tout de même et surtout un grand bravo à dire pour l'auteur pour cette intrigue réglée au millimètre près !

Ce thriller nous propulse sur le monde des réseaux sociaux où de jeunes individus partagent toutes sortes de choses, entre photos, vidéos, statuts sur leurs rêves ou autres, la toile peut vite devenir dangereuse pour chacun. Quand cette dernière et le réel vont commencer à s'entrecroiser, Sixie, 15 ans, va voir son monde basculer. Sur My Dark Places, la jeune fille publie quotidiennement ses cauchemars et parfois, ce qui se passe quand elle rêve se réalise. Un matin, elle décide, paniquée, d'aller prévenir la police de son nouveau cauchemar. Et c'est de là, que tout le reste découlera. Depuis très longtemps épiée sur My Dark Places, Sixie se trouvera au milieu d'un conflit liant les réseaux et le réel…

Ce résumé est très succinct et omet forcément quelques points importants de l'histoire car la première chose que l'on ressent quand on commence ce roman est l'immense complexité de l'intrigue qu'a créé l'auteur. Je me suis sentie perdue pendant les 150 premières pages du livre, c'est pour dire ! le récit est à la troisième personne du singulier et nous propulse à travers les yeux de la totalité des personnages du roman. Je ne les ai pas comptés exactement mais je ne crois pas mentir en disant qu'il y en a une dizaine ! Entre les policiers, les fauteurs de troubles, les victimes des réseaux sociaux et j'en passe, ça en fait du monde ! Dans ces « conditions », je n'arrivais pas à me raccrocher à quelque chose dans l'histoire qui pouvait susciter mon intérêt et me pousser à continuer. de plus, le vocabulaire est relativement technique !

Passées cependant les 150/170 premières pages, les enjeux commencent à pointer le bout de leur nez et l'histoire devient plus haletante. Quand on est plongé dans un thriller, le plus enivrant, c'est ce suspens grandissant ! On sait bien qu'il va se passer quelque chose, c'est forcé, mais le tout est de savoir comment ça va se dérouler ! Et c'est cela qui m'a fait tenir jusqu'au bout du roman je pense.

Côté personnage, il m'a été très difficile de m'y attacher étant donné leur nombre important. Bien entendu, j'en retiens quelques uns notamment Cèsar qui est loin de laisser différent ou encore Sixie dont il est question très souvent. Mais c'est vrai que j'ai eu souvent du mal à me rappeler qui est qui et qui a fait quoi dans les pages précédentes tellement le flot d'informations est important ! Donc c'est vrai que je suis un peu déçue de ne pas avoir réussi à cerner toute leur psychologie… Même pour Cèsar, qui est le personnage avec la psychologie la plus complète et la plus travaillée. Je n'ai pas tout compris à son sujet, après, je pense qu'une bonne partie de ses actes et de ses choix étaient justifiés mais j'étais à la fois intriguée par ce personnage tout en étant révoltée.

Le plus gros de l'intrigue tourne autour de ce que Cèsar entreprend de réaliser : une guérilla d'un jeu vidéo retranscris grandeur nature dans le réel. N'étant pas adepte de ce milieu là, je pense que c'est aussi pour ça que beaucoup d'éléments ne me sont pas parus limpides (et les agissements De Cèsar avec). Pourtant, c'est vrai que plus on avance plus cette intrigue qui était partie dans tous les sens avec des personnages différents dans chacune des « branches » d'intrigue se rejoint en une seule et même branche et on ne peut s'empêcher à la fin du roman de pousser des Aaaah et Oooh tellement c'est bien pensé. Tout est lié, tout est connecté et l'on se rend compte que chaque personnage à une place bien particulière dans le roman et que chacun côtoie de près ou de loin les autres personnages. On sent à travers l'intrigue, le vocabulaire et l'univers, le travail qu'a pu fournir l'auteur pour réaliser cet ouvrage ! Et pour ça, un grand bravo !

Ce que je retiens de négatif dans Réseau(x) c'est cette trop grande partie du début du roman où le lecteur se sent perdu à cause d'une trop grande complexité trop vite mis au grand jour. Après, en y pensant, il fallait commencer dès le début à tout exposer au lecteur mais, pour certains, comme moi, c'est trop. C'était sans doute un risque à prendre de la part de l'auteur et peut être que si j'étais plus habituée à lire des intrigues complexes cela me serrait moins sauté aux yeux. Je regrette également le trop peu d'attachement aux personnages… Par contre, je retiens un suspens grandissant et une intrigue qui, mine de rien, happe le lecteur pour le faire poursuivre jusqu'à la fin du roman ! Et au delà de ça, bien entendu, le message que fait passer l'auteur est des plus intéressants à méditer et à analyser : Où se situe la limite entre le réel et la toile ?
Lien : http://fadaofbooks.eklablog...
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LesLecturesDeCledesol
  26 septembre 2013
Ce livre m'a fait passer par différentes phases, au début, j'étais curieuse, puis la première cinquantaine de pages lues, j'ai commencé à me lasser, je trouvais l'histoire compliquée, sombre et glauque pour un livre jeunesse, même pour des adolescents. Je ne voyais pas trop bien, le lien entre les différents personnages. Après une grosse centaine de pages, mon intérêt à commencer à monter crescendo, et une fois la moitié du livre entamée, je n'ai plus réussi à poser ce roman, tant le suspens et les rebondissements étaient nombreux.

Ce livre n'est pour moi pas un roman jeunesse, mais plutôt un roman young adult. Il est assez complexe, il y a de nombreux personnages, qui ont eux mêmes de nombreux pseudos. Il faut un certain temps au lecteur pour comprendre et faire le lien entre tous ces éléments.

Sixie fait des cauchemars depuis son enfance, et plusieurs fois ils se sont révélés être prémonitoires. Elle a l'habitude de les poster sur le DKB, un réseau social un peu à la façon du fameux facebook, qui est d'ailleurs évoqué dans le roman. Mais il a une particularité, les membres du DKB, ont deux pages, l'une est publique, et l'autre est privée, il s'agit de MyDarkPlace. Cette page personnelle est une sorte de journal intime, ou les membres postent leur rêve et leur cauchemars.

Ce roman est très moderne, il met en évidence, les dangers d'étaler sa vie face aux monde entier dans les Réseaux sociaux. Bien sur, ici, tout est poussé à l'extrême. Il parle également de la théorie du complot. Sixie est embarquée bien malgré elle, dans une course poursuite, entre les forces de l'ordre de nombreux pays européen, et l'ennemie public numéro un, Cesar Diaz.

J'ai vraiment apprécié le personnage complexe de César Diaz, alias Nada#1. Ce dernier est une sorte d'anarchiste, qui sème la zizanie dans les différents pays d'Europe, en rassemblant des joueurs pour jouer des sortes de parties de jeux vidéos dans la vraie vie. Ce personnage a une double personnalité, et plusieurs fois, je me suis dit qu'il était en train de sombrer dans la folie, mais il faut se méfier des faux semblants. Les nouvelles technologies sont vraiment au coeur de ce thriller moderne qui mêle habilement, meurtres, attentats, flics ripoux, enlèvement, et courses poursuites…

Vincent Villeminot nous fait croire tout un tas de chose, puis habilement il retourne complètement la situation. Cette lecture fut intense, l'écriture de l'auteur est dense, les chapitres parfois très courts, et les changements fréquents de points de vue donnent une excellente dynamique à l'ensemble. Ce livre aurait presque pu être un coup de coeur, et pourtant ce n'était pas très bien parti. Je ne regrette absolument pas d'avoir persévéré dans ma lecture.

En bref, un roman que je vous conseille vivement, pour l'originalité de son intrigue, le rythme intense des rebondissements, et pour la réflexion qu'il amène sur le futur des réseaux sociaux et des nouvelles technologies.

Ce roman a été publié en septembre 2013, aux Editions Nathan.

Ce livre compte pour le challenge 1%de la rentrée littéraire, (8/12).
Lien : http://milleetunepages.com/2..
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Linelo
  16 juin 2015
Après sa saga Instinct, Vincent Villeminot nous propose le diptyque Réseau(x), un thriller sur fond de guérilla numérique.



Sixtine van de Gogh , alias Sixie, se plait, comme tous les jeunes, à se connecter sur le nouveau réseau social en vogue : DKB ou DreamKatcherBook. Une partie diurne du site reprend les codes de Facebook mais son succès tient surtout de sa partie nocturne, MyDarkPlaces, dans laquelle ce sont ses cauchemars que l'on partage. Sixie découvre alors que ses rêves sont repris par d'autres utilisateurs pour en tourner une version vidéo, rêves auxquels un groupe d'internautes semble prêter un caractère prémonitoire.

En parallèle, la tension monte dans les rues de Paris et sur Internet : des étudiants organisent une grève pour protester contre la hausse des frais d'inscription, un attentat se produit, lui aussi "prédit" en songes par un utilisateur du réseau DKB, et le troublant Nada#1 fait de plus en plus d'émules pour ses reconstitution grandeur nature de batailles inspirées des jeux vidéos.



Je suis ressortie de cette lecture un peu groggy par le rythme que nous impose le découpage des chapitres, très courts, intégrant extraits de posts Internet, mails, descriptions de rêves et de vidéos, et surtout la complexité de l'écriture. En fait, ce n'est pas tant l'intrigue qui est complexe, même si elle riche, mais la multitude de personnages, qui ont aussi leur pseudo sur Internet, les liens qui les unissent et tout le vocabulaire, sous forme d'acronymes, qu'il faut intégrer dès les premières pages. le moins qu'on puisse dire c'est qu'il faut s'accrocher pour ne pas se perdre et que cette lecture demande un minimum de concentration !

Malgré mes efforts, j'avoue ne pas avoir réussi à tout suivre et me suis retrouvée souvent perdue dans la galerie de personnages aux profils travaillés, et donc dans les différentes histoires qui s'imbriquent, mais j'ai pourtant eu envie de poursuivre le livre jusqu'au bout. Vincent Villeminot a su créer un univers original et sombre qui nous invite à une réflexion sur une révolte imminente de la jeunesse et une utilisation assez terrifiante des réseaux sociaux. En lisant Réseau(x), on pense aussi forcément à des références comme les Anonymous ou V pour Vendetta.

Un cyber-thriller à l'écriture et aux personnages complexes qui me laisse le sentiment frustrant d'être passée à côté d'une partie de l'histoire. Classé en littérature jeunesse, je ne le conseille pas avant 15 ans !

Lien : http://ocalypso.canalblog.co..
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musy
  13 janvier 2015
Sixtine van de Gogh, 15 ans, a un sommeil très tourmenté. Elle fait d'horribles cauchemars, où elle se voit couverte d'un masque de licorne blanche, faisant des meurtres et atrocités. Comme pour s'en libérer, elle raconte, sous le pseudo « Sixie-Dreamy", ses cauchemars sur MyDarkPlaces, la partie nocturne de DreamKatcherBook dit "DKB", réseau social. Bientôt elle prend peur car des films mettant en scène ses cauchemars sont postés sur sa page perso… Tout le monde peut avoir accès à sa page sur DKB… Bientôt Cèsar Diaz, dit Nada#1, célébrité du web, chef du PIFR qui organise des sortes de jeux vidéos en situation réelle dans des villes du monde entier, s'intéresse à elle et souhaite la rencontrer. Il a une mission à lui confier…

Autour du livre :

Un premier tome réussi que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt même si j'ai mis un peu de temps à rentrer dans l'histoire. Un roman qui plaira aux ados (étiqueté « à partir de 16 ans » par les bibliothécaires) passionnés de réseaux sociaux comme Facebook, de jeux vidéos.

Le PIFR m'a fait penser aux Anonymous par leur relatif anonymat, leur influence sur de nombreux internautes, leur potentielle puissance politique, sorte de parti sans foi ni lois, au-delà des frontières et en lien virtuel.

Je lirai le tome 2 pour continuer à découvrir les aventures de Sixtine !
Vincent Villeminot est un romancier jeunesse français né en 1972.
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