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ISBN : 284865922X
Éditeur : Sarbacane (02/11/2016)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 86 notes)
Résumé :

Vendredi, 13 novembre 2015. B. était à la terrasse d'un café, quand les terroristes ont tiré. Son frère est mort, lui s'en sort indemne.

Il quitte l'hôpital au matin, monte dans le métro. Son regard croise celui d'un passager.

Il reconnaît le visage de l'un des tueurs et décide de le suivre.
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Critiques, Analyses & Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
allezvousfairelire
  16 décembre 2016
Ce roman ne parle pas des attentats du 13 novembre 2015. Il parle (tout est dans le titre) du lendemain, qui nous a saisi dans la stupeur, le silence et l'effroi. Dans l'inconfort de ne pas savoir comment être triste. Dans cet ennui blanc et ce bouillonnement confus. le lendemain, on était assommé, capable de rien.
Ok, partons de là.
Le héros s'appelle B., juste B. Car en ce lendemain, il n'est pas lui-même, il n'est pas entier. Il lui manque la part d'humanité qu'on lui a arraché la veille. La veille où son frère est mort à une terrasse, en trinquant avec lui.
B. circule dans cet état blanc. En montant dans une rame de métro, il reconnaît l'un des terroristes de la veille. Comme un fantôme, il lui emboîte le pas. le bouillonnement à l'intérieur de lui prend l'ascendant.
Il suit ce jeune type jusqu'à un appartement. Là, il apparaît face au terroriste. Face à lui et… face à la fille qui habite ici. Layla.
Il n'a rien décidé de ce qu'il allait faire.
§
Ce roman m'a waow… il m'a pfiou… Il est magnifique. de nombreux lecteurs vous diront qu'ils en ressortent avec de l'espoir ; qu'il leur a fait du bien. Alors, pas moi, il ne m'a pas fait du bien — mais je l'ai trouvé beau, puissant. Intime et épique.
J'ai échangé mes impressions avec Tom de la Voix du Livre au cours de la rédaction de cette chronique, et nous avons convenu de rebondir sur les impressions de l'autre : vous trouverez quelques liens au fil de l'article qui vous permettront de profiter de nos deux avis. Sur un roman aussi sensible, ce devrait être une expérience intéressante.
POURQUOI FAUT-IL LE LIRE (sans spoiler) :
* le style *
C'est de l'excellente littérature. J'aimerais vous dire que c'est détachable du fond, mais l'est-ce jamais vraiment ? le style est bon — il est parfait : par sa pudeur, son ton simple qui parle du profond, du secret, en évoquant le concret, l'évident. le point de vue est celui de B. Mais avant que le héros redevienne vraiment lui-même, avant qu'il retrouve son prénom en entier, c'est aussi un point de vue externe, un peu distant, sans jamais être froid. La première partie du roman, qui est sur un point d'équilibre délicat à tenir, le fait avec une simplicité et une justesse incroyables. Elle culmine en mon passage préféré, le point pivot où B. et Layla parlent enfin, à la table de la cuisine. Ce dialogue est génial.
* L'émotion *
Argh. Les mots justes, tout le temps ! Vincent Villeminot dévoile ici une voix d'observateur terriblement humaine.
« le type barbu, un peu gras, qui a donné ses clopes à B., sur le quai, ne comprend toujours pas qu'on laisse des survivants… Qu'on les laisse comme ça, divaguer dans les rues, la nature, sur un quai d'une gare, le lendemain matin… Sans soutien, sans écoute, sans cigarette. (…)
Ça le scandalise, même.
Le type barbu, il ignore qu'on est toujours seul, en ces heures. (…) Qu'accomplir le deuil, ce n'est pas un « travail » ; juste une affaire d'abîme qu'on affronte, ou pas. »
C'est pile ça.
* La structure *
Le roman, puissant, troublant, parfois étouffant, est entrecoupé d'entractes. Littéralement : on nous fait sortir du huis-clos entre B., le terroriste et Layla, par trois fois, pour aller du côté des autres (ceux qu'on a croisés, les parents, les victimes, les rescapés.). Et ces entractes sont terriblement bienvenus.
J'ai essayé de lire le roman d'une traite, et je n'ai pas pu, parce que, bon, la vie a tendance à nous interrompre — et parce que, tout d'un coup, ce serait trop. Mais j'ai pu faire ma pause lecture au moment de l'un de ces entractes, parfaitement placés et salutaires. On respire, on reprend pied dans la réalité, auprès des ces autres personnages, qui passent à l'arrière-plan, et dans lesquels on retrouve bien plus de nous-mêmes que dans les trois protagonistes du huis-clos. On respire auprès d'eux avant d'y retourner. Bien vu.
* le « thème » *
Alors justement, je n'aime pas du tout l'idée de roman « à thème », et encore moins celui-ci (les attentats de 2015), mais Vincent Villeminot est un maestro. Il ne traite pas un thème, fuck le thème. Il traite trois morceaux d'humanité qui s'entrechoquent dans ce décor traumatique.
* L'Exprim' power *
Tom, dans sa chronique sur La Voix du Livre qualifie Samedi 14 novembre de la « relance parfaite d'un pan brûlant de la collection Exprim', qui n'hésite pas à dépeindre un monde au plus près de ses agitations nerveuses et nervurées. » Il le dit bien et il a tellement raison ! La collection Exprim' c'est le roman ado-adulte français avec des riffs dans le ventre, toujours intense ; si c'est souvent feel-good comme avec Les petites reines ou Les Belles Vies, c'est aussi ardent et frappant comme avec Dans le désordre ou Samedi 14 novembre.
* L'espoir *
C'est un roman optimiste. Dur, mais optimiste. Beau, râpeux, un peu douloureux — mais ce qui est beau est toujours un peu douloureux à regarder…
§
Il y a cependant un élément qui me dérange. Et là, spoilers. (Ce n'est pas un énorme spoiler, mais si vous souhaitez ne rien vous gâcher de l'expérience, notez simplement qu'il y a une violence psychologique, dans ce roman, et passez à la conclusion, qui apparaît après « FIN DES SPOILERS ».)
*** SPOILERS, donc. ***
B. s'en prend à Layla d'une façon symbolique — et concrète. Layla pardonne… et nous aussi. Dans le cadre de ce lendemain, oui, nous aussi, on peut pardonner. Comprendre et pardonner.
Mais qu'elle tombe amoureuse de B. ? C'est une trop grande violence, ça, et personnellement ça me dérange.
Doit-on passer par cette violence pour se libérer de la première ? Peut-être. Car justement, B. n'est pas lui-même, et oui, les attentats de Paris ont suscité des réactions (paroles, actes) violentes, dans lesquelles leurs acteurs, plus tard, ne se reconnaîtraient pas. Tout cela est très bien fait.
Mais tomber amoureuse de cet homme-là ? Après ces gestes-là ? Peut-être. Ça ne serait pas la première fois qu'on le voit. Je me demande si Layla est simplement plus forte que moi.
Rire et rêver à haute voix, comme une enfant, avec l'homme qui, quelques heures plus tôt, te menaçait d'une arme, t'humiliait, pour moi ce n'est pas possible. Qui est cette Layla ? C'est une figure de sainte (d'ailleurs, c'est une infirmière : en terme de symbolique, c'est pas mal) et en fait c'est ça qui me démange, c'est que ce personnage, à partir du moment où elle se laisse séduire, je n'y crois plus vraiment.
Tom, dans sa chronique sur La Voix du Livre, lit dans Samedi 14 Novembre, en outre, une histoire où l'on « apprend à vivre à deux, avec des gestes précautionneux et doux ». le fait est que les gestes ne sont pas doux, ni précautionneux, et c'est le coeur de ce qui me dérange : la seule « intimité » à laquelle renvoyer, c'est celle, forcée, que Layla subit.
C'est une dynamique classique, à la James Bond, où l'on s'impose à une femme qui, une fois forcée, tombe amoureuse. Bah oui ! Il suffisait d'y goûter. #PussyGalore
Layla est un personnage profond, complexe, bien incarné. Mais quant à cette relation, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur la différence de ressenti entre lectrices et lecteurs : n'y aurait-il pas une question de point de vue à soulever ?
*** FIN DES SPOILERS ***
Tout ça, c'est du questionnement presque social mais qui ne peut se détacher de l'incarnation des personnages.
D'un point de vue littéraire, il y a pour moi un atout et une faiblesse qui vont jouer le rôle du « pour » et du « contre » cette histoire d'amour.
- La seule faiblesse du roman se situe pour moi dans l'interstice entre le moment où B. est un agresseur pour Layla et celui où il devient un ami : il manque des scènes pour développer cette complicité, cette intimité.
- Cependant, l'habileté indéniable, c'est que, de part et d'autre de cet interstice, on change de temps. La dernière partie du roman est au futur. Ces scènes où Layla et Benjamin s'aiment au futur d'un ton enfantin, elle peut se lire comme une hypothèse, un rêve.
La fin du roman est très symbolique, avec d'une part cette « projection ensemble » comme seule échappatoire possible, et d'autre part ce flash-back final post-générique, qui joue tout à fait le même rôle. Il souligne une lecture symbolique des promesses de Layla et Benjamin : est-ce qu'on est pas bien, là, à jouer comme des gamins ?
*** CONCLUSION ***
So what ?
Si vous comptez mes points d'interrogation, vous constaterez que ce roman m'amène à me questionner.
Mais il y a un point sur lequel je ne m'interroge pas : je l'ai trouvé beau. Tuant. Épuisant d'émotion, vibrant d'une étincelle de vie — et c'est d'elle que vient sans doute l'implication du lecteur. Samedi 14 novembre est doucement terrible, puissant et élégant.
Je suis très curieuse d'avoir vos avis sur ce roman que (donc), je vous recommande,
Bonne lecture,
Lupiot
(Si vous souhaitez lire cette (éléphantesque) chronique avec les respirations et illustrations qu'offrent les gifs et autres éléments d'illustration, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous.)
Lien : https://allezvousfairelire.c..
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LucileMM
  17 novembre 2016
Un livre sur les attentats ?
Je m'étais dit pas tout de suite, pas encore, mais les écrits sur le sujet commencent à se multiplier, comme un besoin de partage, et certains auteurs, certaines critiques me faisaient dire, bientôt peut-être.
Et puis je lis une chronique, sur un blog que j'aime beaucoup, (https://allezvousfairelire.com), percutante la chronique, du genre à vous trotter dans la tête. le lendemain, le livre en question attire mon regard dans une librairie. Je me lance. Quand je commence ma lecture on est le 14 novembre…
B était à une terrasse de café avec son frère le soir du 13 novembre. Une seconde avant la fusillade, il a vu la Clio s'arrêter, il a croisé le regard d'un homme assis dedans. Son frère meurt, lui survit. le lendemain, il quitte l'hôpital et dans le métro, croise l'homme qu'il a vu la veille au soir. le bourreau, la victime. Les rôles s'inversent.
Pas de réponses, aucune tentative d'explication, juste des personnages pris dans la tourmente, entraînés, à des degrés divers, dans le flot boueux et opaques des heures qui suivirent la tuerie.
C'est là la principale réussite de l'auteur, montrer la fragilité qui nous saisit quand notre sécurité vole en éclats, quand tout ce que nous tenions pour acquis est remis en question par l'irruption brutale de cette violence au-delà de tout entendement.
Il illustre ainsi magistralement les mécanismes du terrorisme, ce processus qui vise à provoquer en nous le rejet de tout ce en quoi nous croyions afin de nous saborder de l'intérieur…
Ce n'est pas un livre sur les attentats.
C'est un livre sur ce que nous ferons de ces attentats.
Chacun de nous, avec nos idéaux, nos sensibilités, nous aurons des choix à faire.
Ces moments sur le fil du rasoir, basculera ? Basculera pas?
(À noter que ce roman est publié chez l'excellente maison d'édition jeunesse Sarbacane pour des lecteurs « dès 14 ans », je ne suis pas certaine que tous les lecteurs de cet âge aient la maturité nécessaire pour un tel écrit, le narrateur est adulte et la crudité de certains passages pourrait déranger les plus sensibles.)
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orbe
  13 novembre 2016
B. était aux terrasses le soir du 13 novembre 2015. Il y a perdu son frère. Blessé et perdu, il croise le lendemain la route d'un des attaquants, celui qui était resté dans la voiture sans tirer.
Fou de douleur et à la recherche de réponses, il va suivre cet homme…
Un roman en cinq actes à la manière d'une tragédie. Avec une écriture tout à la fois journalistique et romancée, Villeminot nous entraîne dans ce passé proche et traumatisant qui a marqué notre histoire.
Nous sommes nombreux à chercher encore des raisons à cet acte pour nous insensé. B. nous servira de guide. le temps paraît s'être arrêté et pourtant il faut reprendre son cours.
De l'événement lui-même à ses conséquences individuelles et collectives, l'auteur dessine un panorama plutôt complet d'une situation inédite. Il introduit pour cela une ribambelle de personnages secondaires qui forment en quelque sorte le choeur antique.
Il alterne les passages factuelles avec des messages interrogatifs réflexifs qui sonnent justes. Il ajoute la question de la densité des corps et des relations hommes femmes qui humanisent le récit.
S'il s'agit de fiction, nous restons cependant constamment dans le réel. Les multiples fins évoqués par les protagonistes semblent autant de possibles lancés au lecteur.
Pour ma part, le décor de la plage me renvoie à “l'étranger” de Camus et à l'idée qu'il faut peut-être accepter de ne pas comprendre pour vivre…
A partager !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Laurany
  20 février 2017
Un roman jeune-adulte qui s'inscrit dans l'actualité et qui pose question.
B., personnage de fiction, fait partie de ces personnes victimes des attentats du 13 novembre 2015. Il était assis à l'une de ces terrasses avec son frère lorsqu'il les a vu arriver à bord de leur voiture. Il a vu leurs visages, les portes s'ouvrir et a entendu les coups de feu retentirent. Il ne sait pas comment il a fait, mais il sait qu'il s'est protégé et qu'il s'en est sorti avec une blessure au bras. Son frère est mort... Lorsque les soins lui ont été prodigué, il part de l'hôpital, prend le métro et croise la route d'un de ces terroristes. Il décide de le suivre sans vraiment savoir ce qu'il va faire. Il attéri alors dans l'appartement de la soeur du terroriste, Layla, où va se jouer la confrontation de B. avec le terroriste.
Connaissant certains ouvrages de l'auteur, j'ai voulu découvrir ce roman qui permet de traiter les événements récents avec un regard fictif. L'histoire est bien orchestrée et il semblerait que l'auteur se soit réellement renseigné sur les différents "étages" d'un tel événement dramatique. En effet, la description du drame, le récit de la gestion des victimes par les secours sur place ou encore à l'hôpital permettent de faire sentir au lecteur l'atmosphère pesante. Malgré la tragédie décrite, Vincent Villeminot garde une certaine neutralité qui n'appuie pas sur la corde sensible même si les faits suffisent à ébranler le lecteur. Bref, le lecteur est parachuté dans les rues de Paris en ce 13 novembre 2015. L'intrigue est intéressante et accroche l'attention du lecteur qui attend avec appréhension de connaitre les décisions de B. à l'égard de ce "terroriste". Je reste un peu frustrée par la fin même si je comprends le choix de l'auteur.
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leslecturesdeVal
  02 novembre 2016
Alors voilà c'est le grand jour aujourd'hui avec la sortie ce matin, du tout nouveau roman de Vincent Villeminot, samedi 14 novembre, un roman qui sort dans la collection Exprim' et qui j'avoue me laissait un peu perplexe lors du résumé et me donnait un léger gout d'appréhension quant à la lecture de ce roman, mais je voulais absolument le découvrir, voir comment ce grand auteur pouvait réussir à traiter sur ce sujet si délicat. Oui parce que c'est un sujet des plus sensible qui y est traité, les attentats du 13 novembre 2015, presque un an après, c'est loin me direz-vous, mais ses évènements sont ancrés dans nos esprits encore comme si c'était arrivé hier et j'avais un peu peur de cette lecture mais Vincent Villeminot a réussi ici un coup de maitre , il a réussi a nous réaliser un roman juste, dur mais éloquent, il a su poser les mots et les sentiments qu'il fallait là où il fallait et je suis ressortie de cette lecture toute chamboulée.

Du coté de l'histoire : B. fête son anniversaire avec quelques jours d'avance à la terrasse d'un café parisien en compagnie de son grand frère Pierre qui doit s'absenter le lendemain mais qui tient a fêter ça avant son départ. La soirée commence bien, quelques verres en terrasse, la bonne humeur, le rêve quoi ! Puis voilà, le drame arrive en voiture, en quelques secondes, des terroristes tirent sur les gens, c'est la panique, des corps s'écroulent et B. voit Pierre tomber devant lui, mort, tandis que lui en sort que très peu blessé, il est transporté à l'hôpital, en repart, et s'enfuie sans rien dire. le revoilà dans les rues de Paris, il monte dans le métro et croise le regard d'un homme, il le reconnait, c'est celui qui était dans la voiture lors de la fusillade, celui par qui son frère est mort et là, la colère monte, il va le suivre et laisser ensuite cette peur, cette colère et cette incompréhension guider ses gestes et ses émotions.
Du coté de l'écriture: La plume de l'auteur est à la fois dure et poignante, dès les premiers mots nous sommes embarqués dans l'histoire et nous savons de suite que ce livre on ne va pas le lâcher avant la fin. On est transporté directement dans ces tonnes d'émotions qui nous transpercent, nous sommes suspendus aux mots de Vincent Villeminot, nous qui avons encore en tête toutes ces images qui ont déferlées sur nos écrans, tout revient là, sur cette terrasse, et notre coeur bondit et puis vient ensuite le moment de cette rencontre, de ce face à face entre le bourreau et une de ses victimes et là BAM, encore, les sentiments nous assaillent , que va bien pouvoir faire ce jeune homme bouleversé par la perte de son frère, par ce geste incompréhensible d'hommes qui ont retiré la vie à bon nombre de gens. Tout s'accélère ensuite, encore, des sentiments, des émotions, tout nous prend aux tripes, alors je ne vous dirais pas ce qui se passe avec cette rencontre, car c'est un livre à lire forcément, à découvrir soi même mais je peux vous dire que je suis chamboulée par cette histoire si dure certes mais pleine d'émotions et d'interrogations. Ce n'est pas un livre qui traite seulement du traumatisme post-attentat non, c'est également un livre qui veut faire la part des choses, un livre qui a une très belle morale, un livre anti-amalgame qui nous prouve qu'il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier comme on dit. Alors s'est sure, pas de fioriture dans ce roman, Vincent Villeminot, va à l'essentiel, tout va vite , les mots sont durs forcément comment ne pas faire autrement, le personnage est blessé psychologiquement par la perte de celui qu'il aimait tant, il est anéanti par cette scène horrible qu'il a vécu et maintenant il cherche, il se cherche, il veut se venger d'accord mais il y a autre chose, B. est totalement anéanti.

En conclusion: Wow! mais quel roman!! C'est forcément une énorme claque que je viens de prendre avec cette lecture, les émotions sont omniprésentes dans cette histoire, les mots sont durs, violents, certaines scènes peuvent dérangées je le conçois mais franchement comment ne pas faire autrement, comment traiter d'un sujet tel que celui-ci autrement. Vincent Villeminot a réussi à me transporter dans son histoire, il a su poser les bons mots, trouver la bonne formule et le sujet fort délicat est traité avec justesse. Vous aurez compris, je vous le conseille vivement, c'est un roman poignant à lire de toute urgence. Pour moi c'est un réel coup de coeur, un coup de maitre pour ce roman et cet auteur, c'est une histoire que je ne suis pas prête d'oublier, un roman à avoir chez soi assurément.
Lien : http://aupaysdelire.blogspot..
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Les critiques presse (1)
Ricochet   16 janvier 2017
A destination des adolescents, visant le littéraire et non pas une quelconque leçon, le roman se lit d'une traite, et se « digère » longtemps.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
42seligmann42seligmann   20 octobre 2017
- Si tu avais fait à ma famille ce que t'a fait mon frère, moi, je t'aurais tué, dit-elle.
- Oui...
- Mais ce que tu m'as fait, en revanche... je ne l'aurais pas fait à ta soeur.
- Non... Tu as raison
Commenter  J’apprécie          10
OctoPangeOctoPange   17 octobre 2017
Si tu avais fait à ma famille ce que t’a fait mon frère,moi, je t’aurais tué, dit-elle
Oui…
Mais ce que tu m’as fait, en revanche… je ne l’aurais pas fais à ta soeur.
Non...Tu as raison
Commenter  J’apprécie          00
SophHiSophHi   06 novembre 2016
- On part quand même. Trois mois. Six, peut-être. Le temps qu'il faut.
- Qu'il faut pour quoi ?
Pour s'arrêter, pensera le jeune homme. Comprendre ce qui a foiré. Etudier, lire. Pardonner ce qui doit et qui peut l'être. Devenir meilleur.
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asnicoasnico   14 février 2017
Est-ce ça qu'ils attaquent, vraiment? Le fait de rire, de boire, de mettre des robes légères, d'aller à un concert, en terrasse, de danser? Vraiment?
Est-ce si subversif? Ca les empêche de quoi ces salauds? D'être purs? (p 58)
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Nayadea_Nayadea_   03 janvier 2017
Elle éclata de rire, brutalement. Un rire incrédule, rauque, vital, rageur. Un rire du ventre, à la couper en deux. A devoir s'appuyer sur lui.
Déraisonnable.
Et ce matin-là, dimanche 15 novembre, sur cette plage, vers l'heure du déjeuner, je crois qu'ils n'auront plus peur.
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Videos de Vincent Villeminot (32) Voir plusAjouter une vidéo
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