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Martine Reid (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070349593
144 pages
Gallimard (30/04/2010)
3.64/5   203 notes
Résumé :
« Le monstre se fit entendre. Un bruit effroyable, causé par le poids énorme de son corps, par le cliquetis terrible de ses écailles et par des hurlements affreux, annonça son arrivée. En voyant approcher la Bête, qu'elle ne put envisager sans frémir en elle-même, la Belle avança d'un pas ferme, et d'un air modeste salua fort respectueusement la Bête. Cette démarche plut au monstre et, se retournant vers la Belle, il lui dit : " Bonsoir, la Belle. " »
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Critiques, Analyses et Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
3,64

sur 203 notes

iz43
  13 août 2021
Grande fan du dessin animé, j 'aime découvrir les histoires qui ont inspiré Disney.
J'ai d'abord été agréablement surprise par le texte que j'ai trouvé fluide, poétique et bien écrit. Il franchit bien le temps. Je me suis laissée charmer.
Quant à l'histoire, j'avoue avoir préféré celle de Disney pour plusieurs raisons.
L'aspect magique est beaucoup plus présent dans le dessin animé (j'adore la théière par exemple) alors qu'ici certains personnages ont été changés en animaux ou en statues. La magie réside essentiellement dans les rêves faits par Belle et dans lesquels apparaît un beau jeune homme qui lui parle mais aussi par la présence et le rôle important des fées.
Ensuite dans le dessin animé j'ai aimé que La Bête soit un jeune homme punit pour sa méchanceté et qui arrive à changer. Dans cette histoire, le jeune homme est injustement changé en monstre.
La 2ème partie de l'histoire s'intéresse beaucoup aux fées et aux origines de Belle. J'imagine qu'à l'époque il était inconvenant qu'une fille de commerçant épouse un fils de roi. C'est pourtant ce qui m'a charmé dans le dessin animé. J'ai moins été séduite par cette partie explicative de l'histoire.
Une lecture agréable et une découverte intéressante d'un pan de l'histoire que je ne connaissais pas.
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missmolko1
  15 décembre 2015
Quand j'étais petite, j'adorais La Belle et la Bête, version Disney et je serai bien incapable de vous dire combien de fois je l'ai vu....
Les fêtes approchant, j'ai eu envie de magie et de contes et je me suis donc plongée dans le classique de Madame de Villeneuve.
Et la magie a encore opéré puisque je ressors enchantée par cette lecture.
Tout le monde connaît l'histoire, le père de famille qui fait faillite et sa fille cadette qui lui demande une rose comme cadeau. le père décide d'en cueillir une mais la bête arrive et la fille décide de se sacrifier plutôt que de sacrifier son propre père.
Toute la première moitié du livre est exactement la même que Disney mais la suite du texte est assez surprenante. Je ne vous en dis pas plus car je vous conseille vraiment cette lecture......
J'en ai profité pour découvrir le film sorti sur les écrans en 2014 et autant vous dire que je suis rester sans voix tellement j'ai adoré.
Les acteurs jouent a merveille, et de plus j'adore Vincent Cassel donc forcement, je l'ai trouvé excellent.
Le coté conte, enchanteur est bien présent et même adulte, on regarde ce film avec des yeux d'enfant.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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OverTheMoonWithBooks
  19 février 2016
La Belle et la Bête est un de mes contes préférés - et aussi un de mes Disney préféré : ben oui, La Belle est la seule princesse qu'une belle bibliothèque bien remplie peu combler et en plus elle est coquette !
C'est donc tout naturellement que j'ai voulu lire l'une de ses "vraies" versions. Après cette lecture je me dis que Cocteau s'en est beaucoup inspiré pour faire son film et y est plus fidèle que Walt Disney qui a bien plus taillé dans le vif pour enlever beaucoup des personnages et intrigues secondaires qui n'apportent - il est vrai - pas grand chose au récit mais correspondent plus aux goûts pour la féérie d'une époque bien précise. En ce sens, si la première partie de l'histoire a pu garder tout l'enchantement qui caractérise cette histoire, la seconde partie m'a plus ennuyée.
Un élément à ne pas négliger toutefois : Madame de Villeneuve a divinement bien écrit cette belle histoire d'amour qui montre que même les meilleur(e)s d'entre nous ne sont pas exemptes de vanités et d'une certaine forme d'ingratitude, et que l'une des conditions sine qua non de l'amour est le compromis.
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Allantvers
  10 août 2020
J'avais pas mal d'appréhension à me lancer dans un texte dont je redoutais d'ennuyeux codes surannés faits de jeunes filles vertueuses et de phrasé ampoulé, mais la curiosité de me frotter au texte original de ce mythique conte l'a emporté. Et c'est tant mieux, car cette lecture fut délicieuse!
Rien d'étonnant à ce que Jean Cocteau ait été emporté par son atmosphère; ma grande surprise a été de découvrir que l'onirisme des scènes se déroulant dans le château de la Bête n'était pas une pure création de sa part, mais qu'il est déjà bien présent dans le texte original mêlant descriptions réellement envoûtantes et rêves fortement sexués. J'ai adoré ces passages où la Belle découvre les trésors que recèle chaque pièce du château, et déambule comme une belle ombre dans ses jardins habités de statues en sommeil.
L'autre agréable surprise a été de découvrir le conte dans son ensemble, avec sa deuxième partie gommée par toutes les adaptations modernes qui en ont été faites. On y bascule résolument dans le merveilleux, avec combat entre bonnes et mauvaises fées et sortilèges déjoués.
Un ravissement!
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Jelisetalors
  01 mars 2019
La Belle et la Bête, comme beaucoup de monde, je l'ai découvert quand j'étais enfant, en regardant le dessin animé de Disney. Depuis, il reste mon préféré. Je l'ai vu un nombre incalculable de fois et je connais certaines répliques par coeur, les chansons toutes.
J'ai toujours été fascinée par cette jeune femme qui a soif de connaissance et qui aime s'évader dans ses romans, peut-être aussi pour se sortir de la morosité de son petit village, qui a pourtant l'air bien sympathique. J'ai également vu l'adaptation française avec Vincent Cassel et Léa Seydoux, que j'ai plutôt appréciée d'ailleurs.
Contrairement à beaucoup de critiques, je ne l'ai pas trouvé mièvre ou éloigné de l'histoire de base, mais plus poétique et avec un gros côté "film" français. Alors certes, ce film se rapproche beaucoup plus de la version du livre repris par Madame de Villeneuve, qui est bien la « véritable » première version, mais j'ai bien apprécié. Autant vous dire que quand la version avec Emma Watson est sortie, je me suis vite empressée d'aller la voir. J'avais un peu d'appréhension, mais au final j'ai encore une fois été séduite, ce qui me confirme bien bon amour pour cette oeuvre. Rien ne m'a déplu dans cette adaptation.
J'ai commencé le livre avec un regard assez neutre, en essayant de mettre de côté justement les trois versions que j'ai pu voir. J'ai pris mon temps pour savourer chaque mot, chaque petite ligne écrite et qui rendait grâce au contenu détaillé que Madame de Villeneuve a créé. Dès les premières lignes, j'ai été séduite par le style assez fluide, bien qu'avec un vocabulaire et des expressions largement passées, je n'ai pas eu de mal à entrer dans le livre.
Au départ, rien ne diffère vraiment de l'histoire connue de tous : un marchand veuf et ruiné tente de survivre tant bien que mal dans une petite maison bien trop modeste au goût de ses filles (je découvre alors que la Belle a des frères et des « soeurs », des sortes de petites pestes en fait). Essayant de faire fortune dans un dernier espoir, il se lance dans un périple qui va le mener tout droit à sa perte. C'est là que l'on découvre le château de la Bête, avec autant de luxe que ça en est même trop. J'ai aimé le contraste entre la richesse immense du château et la pauvreté de la famille que l'on découvre dès le début du livre. Tout est fait pour donner envie de rester au château : des repas succulents servis par des hôtes invisibles, un bon feu de cheminée qui est le bienvenu, et des tas de jolis objets à admirer. Puis, vient la rencontre avec la Bête. Et là, on n'est pas déçu. La bête porte bien son nom, peut-être même encore mieux que jamais. La présence d'une trompe et d'écailles m'a bien intriguée : cela a contribué à effacer un peu l'image que j'avais de la Bête depuis des années (celle du gros nounours un peu bougon du Disney). La suite, nous la connaissons tous, le vieil homme va tout faire pour ramener une rose a sa dernière fille, la Belle. En retournant auprès des siens, il annonce que l'une d'entre elle doit se sacrifier et prendre sa place afin de rester au château avec le monstre, qui est le maître des lieux. Évidemment, sans surprise, La Belle se porte volontaire, non sans satisfaire la haine et la jalousie de ses soeurs perfides... La Belle découvre le château par elle même, et les nombreux détails qui nous sont donnés en description ne font que renforcer le côté enchanté et luxueux du château : on ne sait jamais où il se trouve exactement, peut-être dans un endroit magique où seul le désespoir peut nous amener (on ne sait d'ailleurs pas non plus dans quelle village ils résident). Par contre, on apprend avec énormément de détails, que la richesse du château doit beaucoup au monde magique. Outre les singes, les oiseaux, les diverses pièces mises à sa disposition, la Belle découvre avec stupeur une magnifique bibliothèque avec un nombre infini de livres, de quoi occuper ses journées tristes et longues...Je n'entrerai pas plus en détail dans les différentes descriptions qui nous sont faites, car c'est tellement riche que ça mérite bien d'être lu. La seule petite chose qui m'a attristée c'est l'absence totale (oh my...) de rose enchantée! La fameuse rose qu'elle ne doit pas toucher, car c'est la preuve que quand cette rose mourra, la Bête mourra également. Il n'y a rien du tout à ce sujet dans tout le livre. On sait simplement que la bête se laissera mourir si la Belle ne revient pas. Je suis triste. On en apprend toujours plus au fil du livre, qui pourtant n'est pas très épais, et on va de découvertes en découvertes. La Bête se révèle être plus bête que méchante (sans mauvais jeu de mot), et on comprend assez rapidement son attachement pour la Belle. Outre le fait qu'elle soit obsédée par « la chose », elle ne veut pas de mal à la Belle, et cela la rassure.
On apprend aussi énormément de choses lors des rêves de Belle, dans lequel elle a des conversations avec un inconnu (je ne vais pas tout dévoiler). J'ai vraiment beaucoup apprécié ces passages, car ils la poussent à se remettre en question très souvent, afin de savoir si elle se laisse avoir par les apparences ou non, si cela vaut le coup de creuser en profondeur pour apprendre à connaître quelqu'un... Une fois le charme rompu, on arrive à une deuxième partie de l'histoire : celle qui m'a peut-être le moins plu. On découvre le pourquoi du comment, comment ce prince s'est-il retrouvé transformé en bête. Mais ce n'est qu'une infime partie de la découverte. On nous en apprend surtout beaucoup plus sur les origines des parents de Belle, un Roi et une fée si j'ai bien compris, mais pour plus de détails, lisez le livre! J'ai trouvé la fin longue, car l'histoire est racontée en monologue, par la Fée qui nous explique tout les moindres détails (surtout concernant sa propre existence), et il y a certaines choses que j'ai eu du mal à comprendre car c'était beaucoup trop riche en informations. Cela mériterai peut-être une relecture, mais la fin ne m'a pas spécialement séduite.
Je suis heureuse d'avoir découvert le conte d'origine, car il m'a bien plu. Il laisse la porte ouverte a pas mal d'options: chacun peut imaginer la suite de la vie de la Belle et la Bête, même si on sous entend qu'ils ont vécu très vieux et heureux...
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Citations et extraits (87) Voir plus Ajouter une citation
ElviraElvira   13 août 2011
Ne crois pas, la Belle, être si malheureuse que tu le parais. C’est dans ces lieux que tu dois recevoir la récompense qu’on t’a refusée injustement partout ailleurs. Fais agir ta pénétration pour me démêler des apparences qui me déguisent. Juge, en me voyant, si ma compagnie est méprisable, et ne doit pas être préférée à celle d’une famille indigne de toi. Souhaite ; tous tes désirs seront remplis. Je t’aime tendrement ; seule, tu peux faire mon bonheur en faisant le tien. Ne te démens jamais. Etant par les qualités de ton âme autant au-dessus des autres femmes, que tu leur es supérieure en beauté, nous serons parfaitement heureux.
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AuroraeLibriAuroraeLibri   23 juin 2022
Le père convenait que sa fille avait raison. Mais voyant dans la Bête tant de complaisance, il ne la croyait pas si stupide. L’ordre, l’abondance, le bon goût qui régnaient dans son palais, n’étaient pas, selon lui, l’ouvrage d’un imbécile. Enfin, il la trouvait digne des attentions de sa fille ; et la Belle se fût senti du goût pour ce monstre, mais son amant nocturne y venait mettre obstacle. Le parallèle qu’elle faisait de ces deux amants ne pouvait être avantageux à la Bête. Le vieillard n’ignorait pas lui-même la grande différence qu’on devait mettre entre l’un et l’autre. Cependant, il tâcha par toutes sortes de moyens de vaincre encore sa répugnance. Il la fit souvenir des conseils de la Dame, qui l’avait avertie de ne se pas laisser prévenir par le coup d’œil, et qui dans ses discours avait paru lui faire entendre que ce jeune homme ne pouvait que la rendre malheureuse.
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Nyfa-MarsNyfa-Mars   01 octobre 2015
Il est plus avantageux d'avoir un mari d'un caractère aimable que d'en avoir un qui n'ait que la bonne mine pour tout mérite. Combien de filles à qui l'on fait épouser des Bêtes riches, mais plus bêtes que la Bête, qui ne l'est que par la figure, et non par les sentiments et par les actions?
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MurielTMurielT   12 septembre 2014
L'Inconnu, l'interrompant, lui demanda ce qu'elle ferait si le monstre essayait à le tuer, et si l'un des deux devait faire périr l'autre, auquel elle accorderait du secours.
"Je vous aime uniquement, répondit-elle; mais quoique ma tendresse soit extrême, elle ne saurait affaiblir ma reconnaissance pour la bête ; et si je me trouvais en cette funeste occasion, je préviendrais la douleur que les suites de ce combat me pourrait causer, en me donnant la mort. Mais à quoi bon des suppositions si fâcheuses, quoiqu’elles soient chimériques ? Leur idée me glace le sens. Changeons de propos."
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filledepapiersfilledepapiers   04 janvier 2022
Le monstre se fit entendre. Un bruit effroyable, causé par le poids énorme de son corps, par le cliquetis terrible de ses écailles et par des hurlements affreux, annonça son arrivée. En voyant approcher la Bête, qu’elle ne put envisager sans frémir en elle-même, la Belle avança d’un pas ferme, et d’un air modeste salua fort respectueusement la Bête. Cette démarche plut au monstre et, se retournant vers la Belle, il lui dit : « Bonsoir, la Belle. »
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