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EAN : 9782262027681
528 pages
Éditeur : Perrin (21/08/2008)
3.82/5   11 notes
Résumé :

Au zénith de son règne, Napoléon remet à nouveau son sort au hasard des batailles. Cet homme seul, écartelé entre la confiance en son étoile et le doute perpétuel, cède à l'illusion de la puissance, obsédé par l'écriture d'une page supplémentaire de son roman personnel. De la guerre civile espagnole aux déserts glacés de Russie, Dominique de Villepin montre comment la fragilit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Birhacheim
  02 juin 2009
Quel souffle de l'histoire !
J'avais été emballé par le premier tome de cette histoire de Napoléon Bonaparte et de l'Empire. Je ne suis absolument pas déçu par ce second opus.
Dominique de Villepin est passé maître dans la présentation, la succession et la motivation des causes qui vont amener la stagnation, le déclin puis la chute de l'Empereur.
On revit le souffle de l'histoire grâce à...
.../...
Lien : http://www.bir-hacheim.com/l..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
CornelioCornelio   17 février 2021
Encore faut-il savoir parler aux âmes. De ce point de vue, le dernier discours marque une apogée, le triomphe de l’esprit sur le sabre, de la condition politique sur l’instant militaire, frappant victoires et défaites du même sceau de la précarité. En moins de dix phrases, Napoléon sait tour à tour exprimer sa gratitude puis expliquer pourquoi il part avant de lancer un adieu que chacun croit alors éternel : « Soldats de ma vieille garde je vous fais mes adieux. Depuis vingt ans, je vous ai trouvés constamment sur le chemin de l’honneur et de la gloire. Dans ces derniers temps, comme dans ceux de notre prospérité, vous n’avez cessé d’être des modèles de bravoure et de fidélité. Avec des hommes tels que vous, notre cause n’était pas perdue ; mais la guerre était interminable ; c’eût été la guerre civile et la France n’en serait devenue que plus malheureuse. J’ai donc sacrifié tous nos intérêts à ceux de la patrie ; je pars : vous mes amis, continuez de servir la France. Son bonheur était mon unique pensée ; il sera toujours l’objet de mes vœux. Ne plaignez pas mon sort ; si j’ai consenti à me survivre, c’est pour servir encore votre gloire. Je veux écrire les grandes choses que nous avons faites ensemble !... Adieu, mes enfants ! Je voudrais vous presser tous sur mon cœur ; que j’embrasse au moins votre drapeau ! »
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CornelioCornelio   17 février 2021
En quelques instants, les doigts et les pieds gèlent. Les chevaux, en dépit des supplications de Caulaincourt, n'ont pas été ferrés à glace. En conséquence, ils glissent, tombent et meurent, entraînant dans leur chute canons et fourgons, voitures de civils, femmes et blessés, bientôt laissés à l'agonie faute de pouvoir les transporter. On assiste à une catastrophe en chaîne. Affamé, meurtri par le gel, le combattant n'existe plus, l'homme régresse en bête sauvage n'hésitant pas à assassiner ces chevaux qui seuls pourtant peuvent le sauver.
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CornelioCornelio   17 février 2021
Vient bientôt l’agonie. Avec un talent littéraire rare chez un officier de l’époque, Montesquiou raconte le dernier acte, le plus souvent vécu comme une délivrance : « Tous périssaient de même, c’est-à-dire brusquement et sans s’y attendre. L’engourdissement les prenait debout ; ils continuaient cependant à faire quelques pas, puis ils trébuchaient et tombaient en avant. Une fois à terre, ils ne remuaient plus. Mais un moment encore quelquefois, on entendait leur plainte étouffée. La tête était un peu contractée et baissée, le visage était devenu bleu et les poings fermés se réunissaient violemment vers le creux de l’estomac ; tout le corps avait acquis une invincible raideur. C’était donc ainsi que l’on mourait. »
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CornelioCornelio   17 février 2021
La France de la Révolution, âme des armées impériales, se dissout dans ces armées cosmopolites ; La France se noie dans sa conquête. Les causes de l'élévation posent les causes de la chute. Napoléon, par le jeu même de son génie, devient l'instrument de la catastrophe, comme il l'a été de la grandeur. En cela, véritablement, il est l'homme du destin.
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CornelioCornelio   17 février 2021
De la domination impériale, les peuples ne retiennent donc que le prix à payer d'emblée, le bénéfice des réformes allant à leurs descendants. Ce n'est logiquement qu'après sa chute qu'on comprendra les bienfaits qu'il a inoculés. Ce décalage explique pour l'essentiel le triomphe de la légende et a contrario l'échec immédiat. Ecart dramatique entre le temps de l'action et celui du résultat, qui explique pour beaucoup la difficulté du politique à réformer.
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Dominique de Villepin est l'invité du 7/9 de Pierre Weill et répond aux questions des auditeurs de France Inter
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