AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782262019006
640 pages
Éditeur : Perrin (03/10/2002)
3.76/5   21 notes
Résumé :
Imprévisible et audacieux, Napoléon le fut au sommet de la gloire comme au plus fort de l'adversité. En avril 1814, l'empire s'effondre, la royauté est restaurée. L'empereur qui a fait trembler l'Europe n'est plus que le petit souverain de l'île d'Elbe. Tout le monde croit l'aigle abattu. Onze mois plus tard pourtant, l'homme, refusant la fatalité, se lance dans une folle entreprise de reconquête du pouvoir. Commence alo... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
migdal
  13 juin 2021
« L'esprit de sacrifice » caractérise « Les Cent-jours » de Dominique de Villepin, alors qu'Emmanuel de Waresquiel évoque « La tentation de l'impossible », deux ouvrages différents donc et très complémentaires.
L'ancien premier ministre souligne le rôle fondamental de trois « ralliés ». Carnot, mobilisant une nouvelle fois les énergies pour faire face à l'invasion, La Fayette, caution libérale, et Constant rédigeant la nouvelle constitution qui sera approuvée par peu de votants au printemps 1815.
Le haut fonctionnaire montre les hésitations et les tergiversations du corps préfectoral, jouant un prudent attentisme.
L'ancien secrétaire général de l'Elysée montre les difficultés rencontrées quotidiennement par Napoléon avec ses ministres et leurs administrations, loin d'être aussi efficaces qu'en 1805.
Le piètre fonctionnement de l'état fit le jeu de Fouché, ministre de la police (mais pas de l'intérieur) qui mobilisa une hiérarchie parallèle (l'état profond) à son seul profit. Ces analyses sont fort bien documentées en six cent pages, doublées par un arsenal de notes qui doublent le contenu de l'ouvrage.
Dominique de Villepin observe et décrit les événements en se plaçant principalement aux Tuileries aux cotés de l'empereur, pendant que Waresquiel peint la situation plutôt du coté de Louis XVIII. Celui ci est historien, celui là politique et le contraste nourrit les réflexions du lecteur. Villepin conclut son analyse en menant le lecteur du 18 juin 1815 au 18 juin 1940 pour rejoindre De Gaulle
La seule faiblesse de « L'esprit de sacrifice » est à mes yeux l'aspect militaire que Villepin aborde de loin et de très haut, en ignorant le sang, la sueur et les larmes des milliers d'hommes en lutte sur la morne plaine belge et que rend si bien le Waterloo d'Erckmann-Chatrian.
Mais après tout, cet ouvrage nous en apprend peut être autant sur l'ancien premier ministre que sur l'empereur ?
PS : mon commentaire sur Waterloo d'Erckmann-Chatrian
Lien : https://www.babelio.com/livr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          681
Sileva76
  31 mai 2018
Il est, d'un point du vue d'historien, très documenté et sérieux. Bref, une vraie synthèse sur les Cent Jours, même si l'angle privilégié est celui de l'histoire politique. D'ailleurs, le regard d'un homme politique du XXIe siècle, fusse t-il d'un bord opposé au mien, reste intéressant. L'auteur nous plonge au coeur de la politique de 1815 : les intrigues, Napoléon qui ne se fait pas d'illusion, les compromis calamiteux. J'ai lu ce livre avec un réel plaisir car le style ressemble à celui d'un Chateaubriand - dans le ton du moins - avec cette mélancolie qui se prête bien au sujet.
De surcroît, j'ai été surpris. Dominique de Villepin ne tombe pas dans le récit épique ou dans le "tout" pour Napoléon, comme je m'y attendais au départ. Il reste objectif, tout en ramenant ses personnages à ce qu'ils sont : des hommes de convictions. Il ne fait pas de concessions et il sait cibler les opportunistes, les failles de chacun, la peur des parlementaires qui n'hésitent pas à abandonner l'empereur pour sauver leur tête, l'héroïsme de Ney qui, après avoir trahi, revient avec panache, toujours aussi courageux et brouillon qu'avant.
C'est donc un livre qui mérite les prix reçus et qui reste accessible et utile pour en apprendre plus sur cette épisode. Sinon, pour une approche clairement universitaire du même épisode, je conseille le livre d'Emmanuel de Waresquiel, "Les Cent Jours. La tentation de l'impossible. Mars-Juillet 1815" (2008).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Bruss
  12 juin 2014
Les Cents Jours retracent ces quelques jours de l'Histoire de France où Napoléon quitte l'Île d'Elbe pour revenir conquérir la France qui, progressivement, se rallie à lui. La plume flamboyante de Dominique de Villepin nous conte avec maestria cette épopée dans l'épopée, avant la chute cette fois définitive. On y retrouve toutes les grandes et mythiques figures de la légende napoléonienne, les fidèles de toujours, les opportunistes, nous offrant un éclairage particulier sur la vie politique d'aujourd'hui, somme toute peu éloignée.
Commenter  J’apprécie          60
Boblinux
  06 septembre 2020
J'ai bien aimé ce livre, que j'ai pourtant pas mal laissé trainer avant de le finir . C'est bien écrit, on sent que de Villepin est un vrai fan de Napoléon. La première partie du livre se lit presque comme un roman d'aventure, ensuite c'est plus technique, politique et il y a quelques longueurs.
Commenter  J’apprécie          70

Citations et extraits (5) Ajouter une citation
CornelioCornelio   18 février 2021
Les Cent-Jours permettent de découvrir un autre visage de Napoléon illustrant le courage et l 'abnégation de l'homme d'Etat désireux de préserver pour son peuple les voies de l'avenir. Au soir de la défaite, Napoléon tente de reprendre l'initiative politique dans l'espoir de reconstituer ses forces. Mais quand le combat, faute de combattants, devient impossible, il s'efface au mépris de l'intérêt personnel. Sans hésiter, il fait le seul choix qui vaille, celui de la France.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
BrussBruss   12 juin 2014
Dans l’épreuve, la loyauté et l’esprit de service s’incarnent souvent dans les plus humbles.
Commenter  J’apprécie          90
CornelioCornelio   18 février 2021
Orpheline d'un grand dessein, la France vit ensuite l'épreuve sanglante de trois autres révolutions, en 1830, 1848 et 1871. L'esprit de conquête s'essouffle, faute d'un idéal émancipateur qui l'ennoblisse. Enfin la victoire de 1918 marque la fin d'une certaine France républicaine, agonisant de son triomphe. En mal d'ambitions, sans programme, elle sombre dans la crise avant de connaître la meurtrissure de la défaite et la honte de la collaboration. A l'appui des voix et consciences des porteurs de feu français - Michelet, Hugo, Péguy, Bernanos - se dressent les figures de proue, ces Clemenceau ou de Gaulle qui appellent au sursaut pour renouer avec le peuple à la faveur de l'épreuve.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
MakeSomeoneHappyMakeSomeoneHappy   02 juin 2020
Quand les honnêtes gens ne savent pas comprendre et accomplir les desseins de la Providence, les malhonnêtes gens s'en chargent. (Guizot)
Commenter  J’apprécie          20
BrussBruss   12 juin 2014
La légitimité procède ainsi d’une alchimie toujours à réinventer, soumise à l’onction du présent face à l’avenir qui gronde.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Dominique de Villepin (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dominique de  Villepin
Dominique de Villepin est l'invité du 7/9 de Pierre Weill et répond aux questions des auditeurs de France Inter
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Politiciens, économistes, juristes, enseignants (844)
autres livres classés : France (Cent-Jours)Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2370 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre