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EAN : 9782226244215
475 pages
Albin Michel (17/10/2012)
3.86/5   44 notes
Résumé :
« Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais » : la vie de François-Athanase Charette de la Contrie est à l’image de sa devise. Vendéen comme lui, Philippe de Villiers nourrit depuis longtemps un attachement tout particulier pour ce héros dont le destin fait écho à sa propre histoire familiale. Au point de s’identifier à lui et de ressusciter, sous forme de mémoires imaginaires, la vie aventureuse de cet homme aussi séduisant qu’intrépide, fidèle envers et contr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Voici donc le récit de Charette, l'homme qui ne cherchait pas l'Histoire, laquelle est pourtant venue le trouver, depuis les expéditions navales, dans sa première vie d'officier de Marine, jusqu'à la Vendée soulevée, à la tête de ces damnés de la Terre que la Révolution contraignit d'abord et massacra ensuite sans fléchir.
« Chante, chante la colère de Charette ! » semble écrire Philippe de Villiers, choisissant de raconter cette aventure tragique à la première personne, dans un souci, peut-être, d'identification, fort compréhensible quand on connaît la biographie de l'auteur. Cela confère aussi une dimension intime au personnage, loin des poncifs pro-républicains qui faisaient écrire jadis à un Michelet : « On a souvent discuté la triste question de savoir qui avait eu l'initiative de ces barbaries, et lequel des deux partis alla plus loin dans le crime. On a parlé, on parle insatiablement des noyades de Carrier ; mais pourquoi parle-t-on moins des massacres de Charette ? L'entente des honnêtes gens pour réveiller sans cesse certains souvenirs, étouffer les autres, est chose admirable. D'anciens officiers vendéens, rudes et féroces paysans, avouaient naguère à leur médecin, qui nous l'a redit, que jamais ils ne prirent un soldat (surtout de l'armée de Mayence) sans le faire périr, et dans les tortures, quand on en avait le temps. Quand on n'aurait pas ces aveux, la logique seule dirait que le plus cruel des deux partis était celui qui croyait venger Dieu, qui cherchait à égaler par l'infini des souffrances l'infini du crime. Les républicains, en versant le sang, n'avaient pas une vue si haute. Ils voulaient supprimer l'ennemi, rien de plus ; leurs fusillades, leurs noyades étaient des moyens d'abréger la mort, et non des sacrifices humains. Les Vendéens au contraire, dans les puits, les fours comblés de soldats républicains, dans les hommes enterrés vifs, dans leurs horribles chapelets, croyaient faire une oeuvre agréable à Dieu. »
Voici comment naît une légende maudite. Mais, à ma connaissance, Charette ne faisait pas tanner la peau de ses victimes pour en faire des culottes !
Oui, il est étonnant qu'on pardonne encore à la Révolution un génocide manifeste et qu'on accable François-Athanase Charette de la Contrie de tous les maux. Certes, le « Roi de la Vendée » était lui aussi un chef de guerre, forcément implacable avec l'ennemi, mais le sieur Turreau, à la tête des Colonnes infernales envoyées par la Convention pour exterminer ces ennemis de la Patrie, a exaucé au-delà des espérances son propre voeu : « La Vendée doit être un cimetière national. » Que dire de Carrier, qui organisa les noyades de masse, précipitant dans la Loire des chapelets d'hommes, femmes et enfants vendéens ? Il s'appelait Jean-Baptiste, d'où son goût pour l'immersion !
Quant à ceux qui prétendraient que c'est faux, les auteurs de ces massacres ont laissé des comptes rendus détaillés, dont certains sont reproduits par De Villiers en fin de volume. de ce point de vue, le chapitre « le grand brûlement » ne triche pas avec les faits. On peut aimer la République et détester, par bien des aspects, l'Ancien Régime, mais on ne peut nier l'évidence : la Terreur a tutoyé le diable en Vendée !
Charette semblera à certains lecteurs un peu trop idéalisé par De Villiers, lequel n'a jamais fait mystère de son attachement à des valeurs communes. Cependant, le général vendéen, avec ou sans De Villiers, est en soi une figure qui incite à un certain romantisme littéraire. Drapé dans sa résignation à affronter un destin contraire jusqu'au bout, le ciseau des Parques chatouillant souvent le fil de sa vie, il paraissait difficile d'éviter quelques emportements romanesques en l'évoquant.
Quelque part, De Villiers rétablit aussi son honneur, car cet homme ne s'est battu ni pour l'or ni pour la gloire ; juste pour maintenir son mode de vie : chez lui ! Ce qui est légitime, quoi qu'en disent quelques néo révolutionnaires, qui acclamaient hier encore Mao ou Pol Pot, rien que du beau linge !
Quant à ceux qui persisteraient à voir dans la révolte vendéenne la seule manifestation d'esprits rétrogrades, attachés à leurs privilèges d'Ancien Régime, peut-être pourraient-ils m'expliquer pourquoi ce sont des régions modestes, voire franchement pauvres, comme la Vendée et la Bretagne, qui se sont soulevées contre la tyrannie du bonheur obligatoire révolutionnaire ?!
Le style, enfin, trahit indéniablement l'enthousiasme de l'auteur, lequel se contiendra mieux avec le Roman de Saint Louis, toujours à la première personne, modèle bien moins accessible que Charette ! Enthousiasme accouchant de ces phrases qui font regretter le temps béni où la langue française régnait avec panache : « A la sortie de la rade, en face de nous, s'élève une montagne d'écume où la vague et les embruns se prennent dans l'abîme des nuages infinis. Je ressens ce court moment d'ivresse. On est passé de la foule à la houle. On ne se retourne plus. Devant nous, c'est un autre univers qui s'ouvre. On a largué les amarres, largué les discussions inachevées, les marottes dérisoires et même les passions humaines. On a laissé à quai les potins de la ville, les rumeurs des lavoirs, les relents, les rêves et les fantaisies du voisinage qui nourrissaient nos vies confinées et les saisons de nos coeurs. On s'est coupé de la terre, on s'éloigne. » …On s'y voit !
En conclusion, ce livre vaut déjà pour le fond et la forme, mais aussi pour sa valeur mémorielle. Tandis que nous autres Français passons notre temps à nous accuser çà et là de crimes souvent grossis pour la cause repentante, il serait bon qu'un chef d'Etat reconnaisse un jour officiellement le génocide vendéen, car génocide il y eut.
Charette, c'est une vie qui a définitivement sa place dans le roman national, insaisissable voyageur de l'Histoire et des océans…
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Lorsque nous habitions la Vendée au début des années soixante-dix, nous avions été surpris de constater combien le traumatisme des guerres entre les Blancs et les Bleus était encore vivace, comment la mémoire de certains massacres était encore fraiche. Nous avons alors beaucoup lu sur cette guerre civile, terminée – selon l'auteur - en forme de génocide, et sur les chefs de la rébellion comme sur les généraux républicains appelés en renfort pour la mater. Nous avons naturellement aussi rencontré Philippe de Villiers. Très vite, il présenta des dispositions extraordinaires pour la communication populaire et pour la mise en scène de l'histoire, en « inventant » le concept du Puy du Fou … une référence en Europe dont le succès ne se dément pas, quarante ans après.
Bien que je ne partage pas du tout ses positions politiques, je ne peux m'empêcher de lui reconnaître un fameux talent de conteur, qu'il démontre dans ce roman « autobiographique » dédié à François Athanase Charrette de la Contrie. Et le premier intérêt de l'ouvrage, c'est de nous raconter la carrière du jeune Charrette avant son engagement à la tête des paysans vendéens, et tout particulièrement dans la Marine Royale, dans les combats aux côtés des Insurgents d'Amérique.
Parlons du style : juste assez maniéré pour donner l'illusion de la langue noble du XVIIIème siècle, mais alerte et précis. Avec des tics de langage cependant : celui qui consiste à doubler une image ou un terme dans la même phrase : «… Il n'y avait pas d'autre espèce de crédit que le crédit en espèces (p. 235) », pour n'en citer qu'un exemple. A la longue, ça agace. J'ai cependant apprécié la tournure très vendéenne consistant à transformer en verbe un substantif : « bruiner » pour dire mouiller légèrement par exemple (p. 238), que j'avais remarquée auprès de vrais natifs de la Vendée. En revanche, les descriptions de batailles, navales ou terrestres, sont très parlantes, les images convaincantes. Et la documentation – dix pages de bibliographie – foisonnante. Pourtant, le livre se lit comme un livre d'aventures et j'y ai retrouvé le même plaisir que lorsque je lisais jadis un roman sur le même sujet, écrit lui aussi par un homme politique vendéen « Quand flambait le bocage » de Philippe Mestre.
C'est un livre où l'on apprend beaucoup de choses sur une l'époque charnière des derniers temps de la monarchie et du Siècle des Lumières, puis les soubresauts de la Révolution, vue de la province et depuis le microcosme d'une académie de marine. L'ambiance du Brest de l'époque est parfaitement rendue. Ensuite, les combats des guerres de Vendée et les exactions des deux côtés – il arrive aussi à un lieutenant de Charrette de liquider des prisonniers - décrits de façon réaliste. La ruse utilisée pour s'échapper du piège de Noirmoutier en sautant par-dessus les étiers et les tentes des bleus à l'aide de longues perches est savoureuse. L'auteur se place du côté du chevalier Charette, certes, il rappelle les atrocités commises par la répression, la politique d'anéantissement de la totalité de la population considérée comme tous « brigands », même les femmes et les enfants, l'une des propositions (comme ce fut le cas, des lustres plus tard, chez les nazis) consistant en la « déportation des Vendéens à Madagascar. »
« Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais. », telle était la devise de Charette. Et là est sans doute la clé de cet ouvrage de Philippe de Villiers, qui s'identifie insensiblement à son héros. Ce livre lui fera-t-il recouvrer la faveur des foules ? Je le lui souhaite.

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La carrière de François-Athanase Charrette de la Contrie commence dans la marine. La première partie du livre raconte avec une grande puissance évocatrice la vie dans les ports et à bord des vaisseaux de la flotte française. A chaque chapitre, on croit voir un film se dérouler tellement on est immergé dans les descriptions et les sensations. C'est également très instructif sur le mode de vie des marins, la formation des officiers, l'art des combats maritimes et les différents événements historiques. On voit se forger petit à petit le caractère de Charette, pétri de valeurs, de sens de l'honneur, et de courage. de grands personnages célèbres traversent ces pages. Tous ces noms qui sont autant de rues de Paris et d'ailleurs, prennent ici vie et consistance. Ah quel beau cours d'histoire de France ! On ne s'ennuie pas une seconde.
La deuxième partie du livre se déroule avant et pendant les guerres de Vendée. Quand on parle « des heures les plus sombres de notre histoire », on pense à la seconde guerre mondiale, à la collaboration, à la persécution des juifs. Et pourtant, les heures les plus sombres de notre histoire, elles commencent là, pendant la Terreur, qui déploie dans ses stratégies d'anéantissement du peuple de Vendée, bon nombre de méthodes appliquées ultérieurement par les nazis. Il faudrait rafraîchir les mémoires, pour éviter que l'histoire ne se répète. Au lieu de cela, le génocide a été suivi d'un mémoricide.
A l'origine, la résistance vendéenne a été le fait du petit peuple paysan, qui n'a pas supporté qu'on l'arrache à ses croyances et à ses traditions. Ce sont les paysans, en quête d'un vrai chef, qui sont allés chercher Charrette dans sa retraite afin de conduire leur rébellion avec des vraies méthodes militaires. En vrai tacticien, Charrette a vite compris qu'il ne devait pas adapter son armée à la guerre, mais adapter cette guerre à son armée… La connaissance fine du terrain, des lieux, des gens, a été déterminante dans les victoires remportées. Mais les forces étaient inégales, des flots de soldats surentraînés, armés et équipés affluant sans cesse pour exterminer « les brigands », femmes et enfants compris. Il fallait en effet éliminer les femmes, « sillon reproducteur » et les enfants « graines de bandits ».
Tous les moyens étaient bons, les armes bien sûr, mais aussi les noyades, l'empoisonnement des puits et des denrées. L'armée républicaine en a profité pour générer des profits en dépeçant les cadavres (les peaux humaines étaient tannées pour tailler des culottes), et en faisant fondre leur graisse pour l'employer dans divers usages médicaux ou autres. Un grand projet de déportation à Madagascar était prévu également, mais ne s'est pas concrétisé. On voit bien que les nazis n'ont pas inventé grand-chose : les républicains l'ont fait avant eux, pendant la Terreur.
Petit florilège non exhaustif des termes employés dans les discours et les documents officiels :
« C'est par principe d'humanité que je purge la terre de ces monstres. » (Carrier)
« Il n'y a plus de Vendée, citoyens républicains. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. J'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux et massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n'engendreront pas de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé, nous ne faisons pas de prisonniers. Il faudrait leur donner le pain de la liberté et la pitié n'est pas révolutionnaire. » (Général Westermann)
« Nous sommes devant un terrible dilemme : ou bien la Vendée est déclarée coupable. Alors ce que nous avons fondé est légitime. Ou bien la Vendée est déclarée innocente, Alors, pèsera, sur chacun d'entre nous et sur la Révolution tout entière, un terrible soupçon. » (Robespierre)
Et encore : « purger le sol », « faire de la Vendée un cimetière national », « La Vendée sera dépeuplée », « Allez exterminer cette race impure », « il faudra tout tuer, tout brûler, et la guerre ne finira que quand il n'y aura plus un habitant », « plan d'extermination ».
Et le « meilleur » pour la fin : « Il faut employer le fer et le feu, mais surtout rendre les Vendéens coupables du mal que nous leur faisons. »
« Rendre les Vendéens coupables du mal que nous leur faisons »… Oui, quand le camp du Bien s'érige en arbitre des élégances, il y a du souci à se faire. A l'heure où certains sont en train de déconstruire l'Histoire, reniant notre héritage culturel et patrimonial, nous devrions tous tirer les leçons de cette sombre page d'histoire, alors que des totalitarismes nouveaux, noyautant en profondeur toute notre société, exercent de plus en plus ouvertement leur tyrannie devant laquelle nous nous couchons.
De son écriture pleine de souffle et de lyrisme, Philippe de Villiers trace le portrait d'un grand personnage de l'histoire, et raconte avec passion une tragique page d'histoire, tous deux escamotés des livres d'histoire et de la mémoire collective. Un hommage indispensable.
Dans les annexes, figurent les extraits des textes d'époque accréditant tous ces faits. Devant une telle accumulation de preuves, la non reconnaissance du génocide vendéen est vraiment un mystère…

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Le roman de Charette raconte l'histoire de François-Athanase Charette de la Contrie. Ce jeune garçon n'a d'apparence dans son tempérament rien d'un guerrier, si ce n'est son nom puisqu'il appartient à une lignée d'hommes qui servent ou ont servi. de nature timide, Athanase entre dans la Marine royale parce que « quand il n'y a plus de terre à cultiver, il n'y a plus que la mer à labourer », mais s'amarine tardivement. Ses qualités de chef se révèlent dans l'adversité, qu'il affronte d'abord en mer en tant qu'officier de marine, puis sur terre lorsque de retour chez lui, des voisins, chasseurs et métayers viennent le chercher pour qu'il les mène au combat. Ce héros qui ne reviendra sur ses terres « que mort ou victorieux » se battra jusqu'à son dernier souffle pour un idéal, la liberté des peuples.
Cet ouvrage nous ramène au silence des livres d'histoire sur le populicide vendéen en rappelant les déclarations de Robespierre dans le Journal des Jacobins : « Nous sommes devant un terrible dilemme : ou bien la Vendée est déclarée coupable. Alors ce que nous avons fondé est légitime. Ou bien la Vendée est déclarée innocente, Alors, pèsera, sur chacun d'entre nous et sur la Révolution tout entière, un terrible soupçon ». Hélas, comme l'écrivait Robert Brasillach, « l'histoire est écrite par les vainqueurs ».
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On peut penser ce qu'on veut de l'homme politique, mais il a un certain talent de conteur, M. de Villiers… je ne l'ai jamais lu mais avec ce roman sur François Athanase Charette de la Contrie, je suis partie à l'aventure… avec un certain souffle, malgré quelques tics de langage ou encore des particularités linguistiques de la Vendée (bruiner, heureusement que je sais ce que cela veut dire).

L'important est les mémoires (romancées, évidemment) de Charette, écrites par un auteur qui maîtrise son sujet et son Histoire.

Car, oui, c'est Charette qui conte sa vie… petit « hérisson » aimant la nature, gambader et ne pas se prendre au sérieux, puis servant dans la Royale, malgré un mal de mer de débutant, officier servant en Amérique, puis en mer du Nord, et en Russie… se retrouvant près des Ottomans…
Charette a eu plusieurs vies dans sa courte vie et quelques aventures il a vécues ! Aux côtés de ses compagnons d'armes, ce noble vendéen avait une voie toute tracée dans l'armée, sans se soucier du futur… il n'était pas l'aîné, il avait tout à gagner dans la Royale sauf que la vie va lui offrir un autre écrin auquel il n'était pas vraiment sûr d'adhérer au départ.
Car de retour sur ses terres, il se complait dans un domaine mité par les usures du temps. Pourtant des insurgés contre la toute jeune République, pestant contre ce qu'est devenue « leur révolution » va le mettre en tête de gondole et en faire « le roi de Vendée »… Cela était sa vie… La patrie, la foi, le roi… et comment ne pas se battre pour la liberté, la Vendée, ce en quoi il croit…. Quels que soient ses compagnons de route.
La première partie dans la Royale est un peu long, monotone, malgré l'agitation navale traversant l'Atlantique pour aider les insurgés des Amériques contre la perfide Albion… la suite est meilleure, jusqu'à la dernière partie très enlevée est réellement la partie que je voulais lire afin qu'en savoir plus sur les combats menés pour le Roi, pour la religion, pour la liberté, la république, celle qui était le but de la Révolution… au début… jusqu'à sa mort, droit dans ses bottes, fidèle comme sa devise, jusqu'à la mort…

Un roman inégal mais qui donne envie d'en savoir plus sur ce François Athanase Charette de la Contrie… véritable héros de la cause Vendéenne, et qu'une partie de la France de 1793…
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critiques presse (1)
LeFigaro
16 novembre 2012
Ce qui frappe, en effet, à la lecture de sa biographie à la fois romancée et réaliste du chef vendéen François-Athanase Charette de la Contrie, c'est qu'elle raconte de manière claire et attrayante l'un des épisodes les plus sombres de l'histoire de France.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Ce sont surtout les femmes et les enfants que vise ce « plan d'extermination ». On doit traiter les enfants comme de « futurs brigands », car petit deviendra grand. Ils ont vu, de leurs yeux. Ils n'oublieront pas. Les femmes quant à elles, ne sont pas seulement des « brigandes » mais des « sillons reproducteurs » qui renouvellent l'engeance. Il faut écraser du pied tous ces petits serpents de buisson et les mère vipères qui les élèvent dans leur sein.
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Alors, jaillit du sillon, sortie des entrailles de la terre, la sommation vitale d'un petit peuple. On a quitté le pignon de la ferme parce que les nouvelles autorités ont touché la maison en son cœur, là où repose en paix, sous la poutre maîtresse, cette petite demeure invisible, immémoriale, inviolable, qui noue la coutume, la parole et les visages oubliés. Là où se loge un trésor plus sacré encore que la vie. Cette demeure invisible abrite les croyances ancestrales, aujourd'hui bosculées, culbutées, souillées. "Plutôt la mort que la souillure" comme disent les Bretons. Alors, jeune ou vieux, on a tout quitté.
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J'avais participé aux grands événements de mon temps : l'indépendance de l'Amérique, les soubresauts du monde balte, les prémices de l'émancipation des Grecs, la guerre russo-turque, les tentatives de déploiement de l'Empire russe en Méditerranée. J'avais approché des légendes vivantes - des soldats, des savants, des héros.
Il y avait de quoi remplir une vie. Une vie de souvenirs. A raconter entre deux chasses à la perdrix.
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Le général Westermann a écrit au Comité de salut public un message euphorique, affiché sur les murs de Nantes : "Il n'y a plus de Vendée, citoyens républicains. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. J'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux et massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n'engendreront pas de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé, nous ne faisons pas de prisonniers. Il faudrait leur donner le pain de la liberté et la pitié n'est pas révolutionnaire."
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-Et vous, mon général, quel est votre choix ?
-Moi ? Je reste. Pour vous, partir, c’est vivre. Pour moi, partir, c’est mourir... à ce pour quoi j’ai vécu.
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