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ISBN : 222624977X
Éditeur : Albin Michel (06/11/2013)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 15 notes)
Résumé :
« Je rêvais de retrouver la trace et l'image d'un Saint Louis à l'humanité sensible, un Saint Louis de chair, à figure humaine. Le temps, en l'élevant au-dessus de nos natures, lui a peut-être rendu un mauvais service. Il m'a imposé d'aller puiser aux sources les plus authentiques. Là où repose le trésor des paroles vivantes, laissées par les premiers témoins. Ceux qui ont vraiment connu le roi Louis IX, qui l'ont approché, accompagné depuis l'enfance jusqu'au trépa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
CDemassieux
  22 mai 2014
Je reproduis ici la critique que j'ai publiée de ce livre sur le site Novopress :

Philippe Villiers, le roman de Saint Louis, ou le passé comme remède à la négation de nous-mêmes.
Après Charrette, le « Roi de la Vendée », Philippe de Villiers – loin de la caricature médiatique qu'on lui inflige depuis des années et qui le réduit à un idiot au sang bleu, sûrement pour le châtier d'être un français de conscience ( ?) – se frotte à un autre personnage de notre roman national : Louis IX (1214-1270), entré dans la postérité sous le nom fameux de Saint Louis, après sa canonisation en 1297.
Sans se prétendre l'égal de Jacques le Goff, dont la biographie du même roi parue en 1996 fait autorité et qu'il affirme « indépassable », Villiers, sur le mode du pseudo-mémoire, nous propose un récit plein d'enseignements politiques et spirituels, d'une grande fluidité et d'une exemplaire érudition – dont témoigne la bibliographie en fin d'ouvrage. Et pour mieux nous plonger dans l'ambiance médiévale, l'auteur dissémine çà et là dans le texte les accents de l'époque, sans jamais alourdir son style, à la fois propre et concis, apparentant sa démarche d'écriture à celle « d'un moine copiste qui tente de faire revivre Saint Louis pour notre temps ».
Evitant les poncifs dithyrambiques ainsi que les accusations faciles et anachroniques –, Villiers prend le parti de retracer humainement l'existence de ce roi, toutefois hors du commun, qui se rêvait en Galaad recouvrant le Saint-Graal. Une formidable et aventureuse vie nous est contée, depuis Poissy-le-Châtel – actuelle ville de Poissy – où le futur souverain naquit vraisemblablement le 25 avril 1214, jusqu'à sa fin tragique au pied des remparts de Tunis, le 25 août 1270.
Du roi bâtisseur – nous ayant légué des merveilles de pierre telles la Sainte-Chapelle et l'abbaye de Royaumont – au chef de la septième croisade provoquant sa captivité en Egypte, nous découvrons un homme qui ne subit pas l'Histoire mais au contraire la rencontre sans jamais lui abandonner ses croyances intimes.
Saint Louis, édifié par sa mère Blanche de Castille, sait que le pouvoir est une tâche sacrée et non un blanc-seing. Loin de l'orgueil démesuré de Louis XIV ou de la désinvolture d'un Louis XV, il se consacrera scrupuleusement à ses devoirs de roi : favorisant l'unité du royaume ; rendant une justice plus équitable ; à la fois ferme et diplomate avec ses vassaux ou les souverains d'Europe ; protecteur, enfin, de la foi catholique, ce qui aura raison de sa vie à Tunis, lors de la huitième croisade.
Avec ce Roman de Saint Louis nous pénétrons dans ce monde méconnu – souvent obscurci par ignorance – du Moyen Age à travers un personnage qui ne s'y est pas seulement frayé un passage, mais qui en constitue, dans l'imaginaire collectif et de fait, un élément essentiel, au même titre que les cathédrales gothiques.
Quelquefois – et cet avis n'engage que moi ! – Philippe de Villiers auteur laisse poindre l'autre Philippe : l'homme politique contemporain d'une époque dépouillée du sens de la Nation dans sa dimension civilisationnelle et culturelle. Sur le compte de qui doit-on en effet mettre cette fine réponse de Thomas d'Aquin à Louis IX, qui lui demande s'il existe un « gouvernement idéal » ? le futur saint – il ne sera canonisé qu'en 1323 et proclamé docteur de l'Eglise en 1567 – dit ceci : « Oui : un gouvernement qui participe du régime monarchique dans la mesure où un seul est placé à la tête ; de l'aristocratie, dans la mesure où un certain nombre d'entre les meilleurs sont chargés des fonctions publiques ; de la démocratie, c'est-à-dire de la puissance du peuple, dans la mesure où les gouvernants peuvent être pris dans les rangs du peuple. D'ailleurs, ce peuple ne doit plus obéissance au prince lorsque le prince commande des choses injustes. le peuple n'est pas fait pour le prince mais le prince pour le peuple. Sous le regard de Dieu. » Tout un programme !
Dans tous les cas, s'il n'est pas moine, Villiers a réalisé là un travail de bénédictin ! Il s'est abondamment documenté et entouré de savantes personnes pour un projet dont le résultat insuffle de l'élan romanesque à notre Histoire, la dynamise sans la pervertir. Quoique le passé de la France soit « révolu » pour certains malveillants – banni de l'école pour nombre de ses chapitres, quand ils ne sont pas réécris à des fins de propagande ! –, il n'en existe pas moins dans la plus petite parcelle du territoire national et a, de ce fait, toute légitimité à s'exprimer.
Quant à l'antisémitisme de Louis IX – terme du XIXe siècle et donc « intransportable » au XIIIe ! –, on pourrait reprocher à l'auteur de ne pas s'appesantir sur la réalité de la persécution des juifs sous ce règne ; mais s'attarde-t-on souvent sur les accointances de Mitterrand avec le régime de Vichy ou ses repas intimes avec René Bousquet quand « on » lui consacre une énième biographie ?! Louis IX s'opposait au judaïsme dans une perspective religieuse et non raciale.
A ce propos, Jacques le Goff, qui fait référence en la matière, déclarait en 1996 à l'Express qu'il s'agissait : « d'un antijudaïsme, de nature essentiellement religieuse. Louis IX, profondément chrétien, n'aime pas ces juifs qui ont refusé de reconnaître le Christ. Il condamne le Talmud parce que celui-ci, à ses yeux, dit des horreurs sur Jésus et présente la Vierge comme une gourgandine ! le roi, par ailleurs, n'aime pas ces gens qui constituent un corps étranger à l'intérieur du royaume qu'il cherche à unifier. Il est vrai que Saint Louis a été déconcerté par ce problème. “Les chrétiens ont un chef, se dit-il, c'est l'évêque. Les juifs n'ont personne, je dois donc être l'évêque des juifs : les punir quand ils se comportent mal, mais aussi les protéger quand ils sont injustement attaqués...” Il reste que Saint Louis a bien été un persécuteur des juifs. »
Et au sujet du port obligatoire de la rouelle – morceau de tissu circulaire et d'une couleur voyante porté par les juifs sur leurs vêtements en signe distinctif –, le Goff explique :
« C'est l'Eglise qui a pris cette décision au quatrième concile du Latran, en 1215. Saint Louis a longtemps refusé de l'appliquer, notamment par souci d'intégration des juifs à la communauté nationale. Mais il a cédé, à la fin de son règne, à la pression des juifs convertis de son entourage, dont le rôle fut extrêmement néfaste. »
Oubliant ces stériles et possibles querelles à faire à l'auteur, c'est un pari gagné pour Philippe de Villiers, puisque son voeu était de restituer un : « Saint Louis à l'humanité sensible, un Saint Louis de chair, à figure humaine. »
En conclusion, je laisse le mot de la fin à Henri Martin, dont la définition de Saint Louis me plaît : « le souvenir de saint Louis a bien longtemps protégé ses descendants, et a consacré, en quelque sorte, la royauté française pendant des siècles. Et, quoique saint Louis ait participé au terrible égarement du Moyen Age sur le principe de persécution, le monde moderne a confirmé le jugement des hommes d'autrefois sur celui qui fut le meilleur des rois de France. Aucun homme n'a cherché plus sincèrement le bien, et n'a conformé avec plus de fidélité ses actions à sa croyance. » (Henri Martin, Histoire de France populaire).
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Pchabannes
  25 décembre 2013
Il est des livres qui racontent, d'autres qui instruisent, certains qui élèvent, le Roman de Saint Louis, lui, se vit.
Ce très brillant Roman de Saint Louis livre, au milieu de la fureur du siècle, le chemin intérieur de celui qui fut l'un de ces très grands hommes d'état qui firent la France avec le Peuple contre les Barons. La leçon de Bouvines devint une règle capétienne : “Protège les faibles. Ils te protégeront. Ce sont les merciers et les meuniers, les crieurs à vin, les cervoisiers, les fripiers et les chaussiers qui ont fait tourner le soleil de la victoire. Ils te mandent de tenir justice sur haut et bas, sur pauvres et riches. ”
Philippe de Villiers a la rare délicatesse de laisser la place à Louis IX. Sa culture encyclopédique issue d'une bibliographie de 200 ouvrages et sa langue magnifiquement travaillée sont mises au service du capétien.
Les sentiments et les questionnements de l'homme de devoir pourront être considéré comme un exemple à suivre par le personnel politique trop souvent par trop rempli de lui-même pour entendre ceux qu'il entend conduire. Peut-être leur faudrait-il écrire eux-mêmes leur Miroirs des Princes pour aller au coeur de ce qu'ils apprirent en occupant leur fonction à l'intention de ceux qui leur succéderont.
Louis de Poissy naquit en 1214 en Août. Juillet fut marqué par la victoire de Bouvines fut le point culminant de l'extension du domaine royal par son grand-Père Philippe II (Philippe Auguste). Les communes libres renforcèrent l'Ost royal et furent les artisans de la victoire contre le Saint Empire Germanique et les Plantagenets.
Son père Louis VIII, le rappelle à ses devoirs en ces termes : “Prend garde, Louis : un enfant roi n'a pas d'enfance. Il entre en souci de sagesse dès l'onction baptismale.”
Roi en 1223, Louis VIII meurt 1226 laissant sa femme, Blanche de Castille avec un enfançon-roi. Les barons enhardis prennent une déculottée grâce, de nouveau, au Peuple. S'il reste encore des cerfs rappelons que si “il est impossible de vendre un serf. Il est impossible de ne pas vendre un esclave”. Puis le mariage avec Marguerite de Provence et enfin les croisades. Ce sujet sensible et polémique s'il en fut est au centre de la vie de Saint Louis. Philippe de Villiers s'en tire magnifiquement grâce probablement à la lecture d'ouvrages sur les croisades vues par les musulmans et une absence totale d'idéologie. Vous adorerez sa manière d'aborder le sujet.
Deux luttes se distinguent tant elles sont encore présentes aujourd'hui :
L'indépendance des Universités vis à vis du Pouvoir temporel. Sujet sur lequel la République aurait à beaucoup progresser.
La relation entre Temporel et Spirituel qui fut un marqueur entre les Rois de France et les Papes. Les Rois entendaient que les Papes respectent la parole du Christ : Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui lui appartient.
“Au seuil de mon règne, je sentais, hélas, que la confusion des deux cités, terrestre et céleste, avait conduit beaucoup d'évêque et d'abbés à se comporter comme des barons de la crosse, princes et autant de prélats. ”

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Pchabannes
  25 décembre 2013
Il est des livres qui racontent, d'autres qui instruisent, certains qui élèvent, le Roman de Saint Louis, lui, se vit.
Ce très brillant Roman de Saint Louis livre, au milieu de la fureur du siècle, le chemin intérieur de celui qui fut l'un de ces très grands hommes d'état qui firent la France avec le Peuple contre les Barons. La leçon de Bouvines devint une règle capétienne : “Protège les faibles. Ils te protégeront. Ce sont les merciers et les meuniers, les crieurs à vin, les cervoisiers, les fripiers et les chaussiers qui ont fait tourner le soleil de la victoire. Ils te mandent de tenir justice sur haut et bas, sur pauvres et riches. ”
Philippe de Villiers a la rare délicatesse de laisser la place à Louis IX. Sa culture encyclopédique issue d'une bibliographie de 200 ouvrages et sa langue magnifiquement travaillée sont mises au service du capétien.
Les sentiments et les questionnements de l'homme de devoir pourront être considéré comme un exemple à suivre par le personnel politique trop souvent par trop rempli de lui-même pour entendre ceux qu'il entend conduire. Peut-être leur faudrait-il écrire eux-mêmes leur Miroirs des Princes pour aller au coeur de ce qu'ils apprirent en occupant leur fonction à l'intention de ceux qui leur succéderont.
Louis de Poissy naquit en 1214 en Août. Juillet fut marqué par la victoire de Bouvines fut le point culminant de l'extension du domaine royal par son grand-Père Philippe II (Philippe Auguste). Les communes libres renforcèrent l'Ost royal et furent les artisans de la victoire contre le Saint Empire Germanique et les Plantagenets.
Son père Louis VIII, le rappelle à ses devoirs en ces termes : “Prend garde, Louis : un enfant roi n'a pas d'enfance. Il entre en souci de sagesse dès l'onction baptismale.”
Roi en 1223, Louis VIII meurt 1226 laissant sa femme, Blanche de Castille avec un enfançon-roi. Les barons enhardis prennent une déculottée grâce, de nouveau, au Peuple. S'il reste encore des cerfs rappelons que si “il est impossible de vendre un serf. Il est impossible de ne pas vendre un esclave”. Puis le mariage avec Marguerite de Provence et enfin les croisades. Ce sujet sensible et polémique s'il en fut est au centre de la vie de Saint Louis. Philippe de Villiers s'en tire magnifiquement grâce probablement à la lecture d'ouvrages sur les croisades vues par les musulmans et une absence totale d'idéologie. Vous adorerez sa manière d'aborder le sujet.
Deux luttes se distinguent tant elles sont encore présentes aujourd'hui :
L'indépendance des Universités vis à vis du Pouvoir temporel. Sujet sur lequel la République aurait à beaucoup progresser.
La relation entre Temporel et Spirituel qui fut un marqueur entre les Rois de France et les Papes. Les Rois entendaient que les Papes respectent la parole du Christ : Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui lui appartient.
“Au seuil de mon règne, je sentais, hélas, que la confusion des deux cités, terrestre et céleste, avait conduit beaucoup d'évêque et d'abbés à se comporter comme des barons de la crosse, princes et autant de prélats. ”

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Pchabannes
  25 décembre 2013
Il est des livres qui racontent, d'autres qui instruisent, certains qui élèvent, le Roman de Saint Louis, lui, se vit.
Ce très brillant Roman de Saint Louis livre, au milieu de la fureur du siècle, le chemin intérieur de celui qui fut l'un de ces très grands hommes d'état qui firent la France avec le Peuple contre les Barons. La leçon de Bouvines devint une règle capétienne : “Protège les faibles. Ils te protégeront. Ce sont les merciers et les meuniers, les crieurs à vin, les cervoisiers, les fripiers et les chaussiers qui ont fait tourner le soleil de la victoire. Ils te mandent de tenir justice sur haut et bas, sur pauvres et riches. ”
Philippe de Villiers a la rare délicatesse de laisser la place à Louis IX. Sa culture encyclopédique issue d'une bibliographie de 200 ouvrages et sa langue magnifiquement travaillée sont mises au service du capétien.
Les sentiments et les questionnements de l'homme de devoir pourront être considéré comme un exemple à suivre par le personnel politique trop souvent par trop rempli de lui-même pour entendre ceux qu'il entend conduire. Peut-être leur faudrait-il écrire eux-mêmes leur Miroirs des Princes pour aller au coeur de ce qu'ils apprirent en occupant leur fonction à l'intention de ceux qui leur succéderont.
Louis de Poissy naquit en 1214 en Août. Juillet fut marqué par la victoire de Bouvines fut le point culminant de l'extension du domaine royal par son grand-Père Philippe II (Philippe Auguste). Les communes libres renforcèrent l'Ost royal et furent les artisans de la victoire contre le Saint Empire Germanique et les Plantagenets.
Son père Louis VIII, le rappelle à ses devoirs en ces termes : “Prend garde, Louis : un enfant roi n'a pas d'enfance. Il entre en souci de sagesse dès l'onction baptismale.”
Roi en 1223, Louis VIII meurt 1226 laissant sa femme, Blanche de Castille avec un enfançon-roi. Les barons enhardis prennent une déculottée grâce, de nouveau, au Peuple. S'il reste encore des cerfs rappelons que si “il est impossible de vendre un serf. Il est impossible de ne pas vendre un esclave”. Puis le mariage avec Marguerite de Provence et enfin les croisades. Ce sujet sensible et polémique s'il en fut est au centre de la vie de Saint Louis. Philippe de Villiers s'en tire magnifiquement grâce probablement à la lecture d'ouvrages sur les croisades vues par les musulmans et une absence totale d'idéologie. Vous adorerez sa manière d'aborder le sujet.
Deux luttes se distinguent tant elles sont encore présentes aujourd'hui :
L'indépendance des Universités vis à vis du Pouvoir temporel. Sujet sur lequel la République aurait à beaucoup progresser.
La relation entre Temporel et Spirituel qui fut un marqueur entre les Rois de France et les Papes. Les Rois entendaient que les Papes respectent la parole du Christ : Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui lui appartient.
“Au seuil de mon règne, je sentais, hélas, que la confusion des deux cités, terrestre et céleste, avait conduit beaucoup d'évêque et d'abbés à se comporter comme des barons de la crosse, princes et autant de prélats. ”

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ProseS
  14 mai 2015
Après une mise-en-bouche de l'exposition à la Conciergerie, ce roman sur Saint Louis est un met de choix. Il faut prendre le temps d'y flâner, au rythme du pèlerin, pour le savourer pleinement. le corps et l'âme s'y lient comme époux et s'y livrent bataille pour mieux se sublimer. Des jeûnes aux agapes, la faim est assouvie. La plus belle des soifs s'y trouve étanchée : la quête et le don du savoir. Et qu'il plaise au lecteur d'apprécier le langage et sa ciselure qui, de croisées en vitraux, apporte l'éclairage et vêt le temps et son éternité de bien belle parure. le roman est joli, le chêne majestueux, l'ombrage protecteur, la main de Vraie justice, le sceptre de Vraie foi. Et du choeur des fidèles s'élève un même chant. Et la magie opère. le Roi est sanctifié !
Pourtant, pourtant, qui se souvient du gland, qui entend le silence, qui devine l'absence, qui voit le sacrifié ?
Nous nous laissons bercer, nous nous laissons rêver...
Le conte est envoûtant... Il était une foi...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
gabylisgabylis   22 février 2016
Nos broignes écorchées souffraient de nos écartements. Choquant nos lances, frappant d'estoc et de taille des archers de paille en penailles et des épourails à moineaux, nous jouions à la quintaine, mon petit frère Robert et moi, sous les pruniers de Damas, dans les jardins du palais. Il allait sur ses sept ans. J'en avais neuf. C'était l'été, au mois de juillet 1223. Le temps était à l'orage. Soudain, notre mère nous envoya quérir; pour nous apprendre la nouvelle, qui déjà se répandait dans toutes les vallées d'églantiers et les vignes des bords de Seine comme une rumeur de vilaine foudre, prédite, à ce qu'on disait, par une comète ardente et chevelue, aperçue dès le cor du guet : "Le Roi est mort !"
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PchabannesPchabannes   25 décembre 2013
Protège les faibles. Ils te protégeront. Ce sont les merciers et les meuniers, les crieurs à vin, les cervoisiers, les fripiers et les chaussiers qui ont fait tourner le soleil de la victoire. Ils te mandent de tenir justice sur haut et bas, sur pauvres et riches.
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PchabannesPchabannes   25 décembre 2013
Que Maurice de Sully, né d’un mendiant a reconstruit Notre-Dame après l’incendie. Que Suger, qui fit Saint-Denis, était le fils d’un serf. La plupart des architectes étaient enfants de chevrier ou de pauvres artisans. Les oeuvriers de haute lisse étaient tous de petite naissance.
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PchabannesPchabannes   25 décembre 2013
Au seuil de mon règne, je sentais, hélas, que la confusion des deux cités, terrestre et céleste, avait conduit beaucoup d’évêque et d’abbés à se comporter comme des barons de la crosse, princes et autant de prélats.
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PchabannesPchabannes   25 décembre 2013
Il faut mettre plus de distance dans le regard, plus de temps dans la résolution, pour échapper aux jardins clos de nos incuriosités
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