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EAN : 9782918767756
192 pages
Asphalte (11/01/2018)
3.22/5   9 notes
Résumé :
Paris, de nos jours. Un figurant pour le cinéma échoue à décrocher un nouveau contrat et se fait embaucher au pied levé par la mystérieuse « Fondation pour la paix continentale », sise place Vendôme. Parachuté spécialiste en microfilms par la magie des bases de données, il entame une nouvelle vie d’employé de bureau, côtoyant des collègues aussi énigmatiques que la Fondation elle-même. D’abord armé de sa bonne volonté, le personnage se laisse bientôt déborder par l’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Etrange roman. Un beau barré, loufoque à la manière d'un Boris Vian, mais pas totalement réussi. Un figurant pour le cinéma, faute d'emploi, se fait embaucher par la « Fondation pour la paix occidentale », implantée place Vendôme. L'adresse est prestigieuse, mais ses missions plus floues que mystérieuses. Au fil des jours, le quotidien banal de cet employé moderne tourne à l'absurde pour ne pas dire au cauchemar. Sur le mode de la farce, ce premier roman se veut être une dénonciation de l'asservissement volontaire dans le monde du travail. Cette approche volontairement légère et décalée apporte un souffle agréable et joyeux à un propos pour le moins plombant. N'arrivant à le transcender, ni à lui apporter plus de consistance, ce roman se délite petit à petit.
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Kafka rencontre Alfred Hitchcock place Vendôme, dans un grand éclat de rire absurde.

Passionné de cinéma, fin connaisseur du cimetière du Montparnasse et de ses tombes glorieuses, le héros anonyme de «Microfilm» tente vainement de percer dans le cinéma. Malgré son indémodable trench, imitant le style d'Alain Delon dans le samouraï, à cause d'une silhouette trop banale ou du manque de débouchés, il ne parvient même plus à décrocher des rôles de figurant.

Ce personnage – évocateur du héros d'«Intermittences» de Celia Levi, figure décalée qui vit hors de son temps, et tente en vain d'obtenir des cachets de figuration – est en butte aux recommandations de son conseiller Pôle Emploi, qui cherche à le caser à tout prix, car tel est son métier, situation dans laquelle surgit les échos de l'humour absurde de Julien Campredon («Avant Cuba !» dans «Brûlons tous ces punks pour l'amour des elfes»). L'ordinateur de Pôle emploi ayant repéré le mot microfilm dans son CV, son conseiller le prend, à tort, pour un expert en la matière.

La suite sur le blog Charybde 27 :
Lien : https://charybde2.wordpress...
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"microfilm" d'Emmanuel Villin est un roman bien écrit un peu barré qui se lit très bien et vite. Un figurant minable trouve un emploi alimentaire et administratif place Vendôme et se complet dans la glandouille au milieu de collègues assez zarbi. Histoire loufoque et fin inattendue d'un héro fort sympathique à l'opposé du parano, que rien ne stresse ni n'atteint. On l'envie presque! Je me suis bien amusée en tout cas. le passage sur le vélo plus particulièrement.
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critiques presse (2)
Actualitte
12 octobre 2018
Emmanuel Villin nous laisse toute latitude pour imaginer ce que cache la placidité de son héros et les réelles missions de la fondation ; si on veut voir dans ces aventures une peinture du monde du travail et de notre façon de s’y laisser gentiment engloutir, c’est seulement une option, Emmanuel Villin ne surligne rien.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeMonde
12 février 2018
« Microfilm », satire du monde du travail entre nostalgie et fantaisie, et deuxième roman de l’écrivain, séduit.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Il n’a pas l’habitude de circuler à vélo au crépuscule et éprouve un vrai plaisir à filer dans les rues de Paris sous l’éclairage des réverbères qui projettent sur la chaussée leurs fantômes de lumière. Ne se détachent dans la pénombre que les enseignes en tube néon aux couleurs acidulées comme autant de codes secrets et d’invitations à la rêverie : Duluc Détective, À l’Oriental, Ultramod, Shakespeare and Company, Reflet Médicis, Hawaii Paradise. Dans l’obscurité, les panneaux lumineux de la municipalité affichent des messages en lettres vertes sur fond noir, comme sur les premiers écrans d’ordinateur ou dans les vieux films d’espionnage, messages qu’il ne capte que par bribes et qui l’enjoignent pêle-mêle à manger-bouger-cinq-légumes-et-fruitaux-particules-fines-pour-la-vaccination-contre-la-grippe-par-temps-de-canicule.
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Lorsque l’on connaît le peu de goût qu’il manifeste à l’égard du métro, il peut sembler curieux, voire surprenant, que sa vocation d’acteur soit en grande partie née de la vision répétée depuis l’enfance d’un film dont l’une des scènes centrales s’y déroule : Le Samouraï, de Jean-Pierre Melville (visa d’exploitation n° 33 208). Et c’est justement ce film qu’une chaîne de télévision a programmé ce soir-là pour la quinzième fois en quarante-deux ans (nous sommes donc en 2009).
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« Je travaille à l’ancienne comme on dit : je n’ai ni ordinateur, ni portable. D’aucuns disent que je suis vieille école… Soit, mais on n’est jamais assez prudent. Pour le reste, je fais entièrement confiance à madame Soucy », expose-t-il en caressant son appendice nasal, que l’on pourrait croire à première vue factice, mais qui semble bel et bien arrimé à son visage, que surmonte une coiffure foisonnante et apparemment indomptable.
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Autant dire que, jugeant l’autobus peu fiable, il pratique la marche à pied à un rythme soutenu. Il porte à cet effet depuis l’enfance le même type de chaussures confortables, des bottines en nubuck à semelle de crêpe, que l’on trouve dans le commerce sous le nom de « Desert Boots », bien qu’elles soient idéalement adaptées à la ville. Mais notre héros, ayant plutôt pas mal cavalé depuis le début de la matinée, décide de confier aux bons soins de la RATP la dernière étape de son trajet. Il tire pour ce faire un ticket de métro de sa poche et passe le tourniquet.
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Si Le Samouraï et ses visionnages multiples ont été décisifs dans sa cinéphilie et son désir de devenir acteur, le film de Melville l’a également été dans ses choix vestimentaires puisque, depuis l’âge de vingt ans, il revêt en toute saison un trench-coat Aquascutum à l’instar de Delon, quand bien même ce vêtement acheté d’occasion porte de Vanves ne le mette guère en valeur.
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Vidéo de Emmanuel Villin
Emmanuel Villin vous présente son ouvrage "La fugue Thérémine". Parution le 25 août 2022 aux éditions Asphalte. Rentrée littéraire 2022.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2642019/emmanuel-villin-la-fugue-theremine
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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