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Critique de lanacroft123


lanacroft123
  12 juillet 2012
Voici mon avis concernant "Vampires d'une nuit de printemps" de Lia Vilorë.


Jetons tout d'abord un oeil à la couverture.

J'aime beaucoup le coup de crayon de l'illustratrice, Rozenn Illiano.
Sur cette image, une jolie jeune femme à l'allure moderne de par sa coiffure et son maquillage. Sa tenue aux accents légèrement "clownesques" illustre parfaitement l'humour décalé de ce roman. La jeune femme, qui n'est autre que
Lía Fáil, l'héroïne, tient une fleur face à un micro de scène. Chose étrange, cette fleur est affublée d'un visage aux caractéristiques humaines et, comme si cela ne suffisait pas, elle chante ! Oui, elle chante. En jetant un coup d'oeil attentif à la jeune femme, on pourrait se dire qu'elle est en train de nous jouer un numéro de ventriloque. C'est presque ça. Mais notre héroïne est bien plus qu'une simple ventriloque. Je vous en reparle dans quelques instants.



Parlons un peu des personnages.

Tout d'abord, je tiens à vous présenter un peu plus en détails (Pas trop non plus ! Je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de la découvrir par vous-mêmes.) Lía Fáil, l'héroïne. Ce roman est son histoire. L'histoire de sa deuxième vie. Non pas qu'elle soit le genre de personnage à mener une double vie ! En fait, on peut dire que Lía a vécu une nouvelle naissance. Elle aurait dû compter parmi les victimes d'un accident de bus mortel mais le destin en a décidé autrement. Un homme étrange enveloppé dans un long manteau noir lui a offert cette renaissance. Mais à un certain prix : il a fait d'elle un vampire. Lía a tendance à râler souvent (pour ne pas dire la plupart du temps !), a un caractère plutôt explosif et pas vraiment facile à vivre pour les autres et de surcroît, elle s'exprime avec un franc-parler qui peut prêter à rire ou choquer les lecteurs. Personnellement, je fais partie des lecteurs ayant apprécié cette liberté évidente d'expression et le caractère terrible de cette héroïne mais je pense que certaines personnes pourraient trouver la demoiselle agaçante, imbuvable, à claquer contre un mur. Tout est question de goût. Quoiqu'il en soit, cette jeune femme avec tous ses défauts est promise à une destinée hors-norme qui lui vaudra d'être la victime d'un affreux complot : son maître vampire sera assassiné et le coupable cherchera à lui faire porter le chapeau.
Oh ! J'allais oublier : comme chacun des vampires présents dans ce roman, Lía a hérité d'un pouvoir unique. Elle n'est pas une simple ventriloque comme on pouvait le penser en décryptant la couverture. Elle arrive véritablement à faire parler les objets : maison, pipe, épée... se mettent à jacasser comme des pies en sa présence. Un pouvoir qui paraîtra de prime abord farfelu et pas très utile mais qui s'avérera être d'une grande valeur au fil des événements.


Deux autres personnages dont je voudrais parler rapidement : Maximilian Orfhlaith et Amaël Ailill.

Le premier est le maître vampire qui a transformé notre héroïne en vampire. Je l'ai trouvé très charismatique. J'ai presque été déçue qu'il soit victime d'un assassinat. Car c'est de son meurtre que Lía est accusée. le meurtre de celui qui lui a permis de revivre et d'accomplir sa destinée. le maître vampire de chaque clan ("convent") est la seule figure à pouvoir engendrer d'autres vampires. Il est donc d'une importance capitale pour l'existence et la survie de ses disciples.


Amaël Ailill est un vampire d'origine écossaise. D'un courage exemplaire, d'une force hors-norme, d'une galanterie sans faille, d'un sang-froid impressionnant, ce solide gaillard a toutes les qualités d'un preux chevalier. Enfin, c'est l'image que j'en ai eu. C'est un gentleman certes, mais avec une pointe de machisme : il considère que les femmes ont besoin d'être protégées car elles sont faibles. Amaël appartient au convent lié à celui de l'héroïne. A chaque membre du convent Orfhlaith correspond un membre du convent Ailill de sexe opposé. Amaël est donc le partenaire destiné à Lía.
J'ai vraiment adoré ce chevalier-servant, incarnation de la force tranquille mais cachant bien plus sous sa carapace. C'est mon personnage coup de coeur de ce roman.

Bien sûr, ce roman est peuplé de bien d'autres personnages vampiriques que je vous laisserai découvrir. ;-) J'ai tenu, comme d'accoutumée, à ne vous parler que de ceux qui m'avaient le plus marquée.



Mon avis concernant ce roman :

Un roman qui m'a beaucoup fait rire et qui a su aussi me surprendre.

L'humour est omniprésent. C'est un humour assez "cru", souvent déjanté et complètement décalé ! Comme je le disais un peu plus haut, certains lecteurs auront peut-être du mal à apprécier pleinement la liberté totale d'expression et le langage de l'héroïne parfois fleuri et parsemé de quelques noms d'oiseaux. Mais attention ! Même si le ton est très relâché, il ne franchit jamais la frontière de la vulgarité gratuite. Je dirais plutôt que l'auteure a su nous livrer un personnage féminin haut en couleur et non conventionnel, à la limite de l'anti-héroïsme. Lía n'a rien d'une femme "sois belle et tais-toi". Elle a un tempérament de feu presque exagéré qui contraste délicieusement avec le caractère "force tranquille" de son compagnon Amaël. Si l'on creuse un peu sous la surface, on se rend compte que les personnages ont été travaillés malgré ce sentiment de stéréotype que l'on éprouve en faisant leur connaissance. Lía la femme au tempérament impétueux, la femme plus têtue qu'une ânesse, la femme au cynisme énervant, se révèle être aussi une femme pouvant faire preuve de sagesse et de fragilité. Il en est de même en ce qui concerne Amaël : la force tranquille, l'homme "bonne pâte", nous montre qu'il cache un véritable volcan sous la surface.


On pourrait scinder le roman en deux parties très facilement. La première partie nous fait entrer dans le nouveau monde de Lía. Nous pénétrons en même temps qu'elle dans cet univers vampirique à la mythologie originale. Certaines explications concernant les origines de ces vampires nous paraîtrons un peu compliquées à comprendre, mais les principales informations sont faciles à assimiler. L'auteure nous propose du vampire neuf, du vampire original, créé à partir d'un mélange de caractéristiques traditionnelles et de nouveautés. Parmi les particularités que j'ai trouvées intéressantes figure le fait que chaque vampire se voit affublé d'un pouvoir (qu'il ne choisit pas) unique.

Une fois notre intégration quasiment terminée au sein de cette communauté vampirique, nous nous trouvons face au tournant de l'histoire : le meurtre du maître vampire. A partir de ce moment-charnière, le récit va prendre une direction tout à fait différente et nous nous retrouvons projetés au sein d'un roman policier. Cette deuxième partie ravira les amateurs d'enquêtes.
Les preuves semblent indiquer le coupable dès les premières pages de cette deuxième partie ? Si vous pensez ainsi, sachez que vous venez de tomber droit dans le piège que nous tend l'auteure. Beaucoup de rebondissements, de fausses pistes, de suspense. L'auteure nous mène par le bout du nez... jusqu'à la dernière page ! Eh oui ! J'ai bien dit "jusqu'à la dernière page".

Mais j'avoue que ça a été un véritable plaisir de me faire mener en bateau de la sorte avec autant d'humour et de fraîcheur.



En conclusion :

Une fois de plus un roman qui nous prouve que toutes les histoires mettant en scène des vampires ne se ressemblent pas. Un humour décalé, un roman pétillant à souhait qui sort des sentiers battus, une héroïne à la fois agaçante et attachante, une nouvelle mythologie vampirique, ... bref, un roman qui mérite largement qu'on y plante les crocs.


Un grand merci à l'auteure, Lia Vilorë et aux éditions du petit caveau pour m'avoir permis de découvrir ce roman à l'occasion d'un partenariat via Ex-Tenebris.

Lien : http://les-chroniques-de-lan..
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