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EAN : 9791027802074
408 pages
Le Castor Astral (07/03/2019)
4.21/5   42 notes
Résumé :
365 poèmes, un texte par jour. Un instant de poésie dans le quotidien.

Après Des étoiles et des chiens, Thomas Vinau revient au Castor Astral avec un nouveau livre ami. Un ami qu'on garderait au chaud, qu'on mettrait dans nos grandes poches, quand on sort de chez soi. Compagnon de nos quotidiens, de nos tristesses comme de nos moments de joie. Au bout de 365 poèmes, c'est un an de vie qui se tourne au fil des pages.
Que lire après C'est un beau jour pour ne pas mourirVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
365 jours et autant de merci, de je t'aime ou de merde.
365 regards posés, attendris, surpris ou émerveillés.
365 fois de peut-être, de pourquoi pas, de et si.
365 larmes et autant de rires et de sourires.
365 flaques de soleil, poussières d'étoiles et ciels cotonneux.
365 papillons dans le ventre, 365 étincelles dans les yeux...

365 poèmes à grignoter. Au fil de ses envies. de ses humeurs. de ses besoins.
Des poèmes enchanteurs qui donnent vie aux petits riens du quotidien.
Des poèmes qui ravissent, qui ravivent... qui font, peut-être, qu'aujourd'hui, c'est un beau jour pour ne pas mourir...
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"On rêve de pirates
mais c'est déjà septembre
la tristesse de reprendre
comme tous les enfants"
(La rentrée)

Dans les poèmes de Vinau il y a des gros mots, des jeux de mots, des demi-mots. Il y a des mots plus hauts que l'autre, il y a toujours le mot pour rire... Il y a le mot zinzinulant.
Il y a des haïkus, des coucous, des mots doux.
Il y a beaucoup de références de lectures, de poésie, de cinéma, de musique.
Mais rien d'hermétique.
Il y a des poèmes à l'aimée.
Et d'autres aux désaimées.
"Je n'aime pas beaucoup
penser à toi
c'est comme une tornade
de poussière et de cendre
à l'intérieur
de mon coeur"
(Dust storm)
Il y a les petites joies de la vie.
Il y a, du monde, les grandes tragédies.
"Je ne chante pas le monde
je le murmure
il fait déjà bien assez de bruit"
(Assez de bruit)
Ces 365 poèmes ne m'ont pas duré une année entière, mais m'ont accompagnée, de leur petite musique, tout au long de ce mois d'août : quotidiens, drôles, tragiques, inégaux.
"Faire ou défaire
c'est toujours galérer"

Challenge Poévie
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J'en dirais peu.
Une poésie agréable à lire et fluide.
Mais je ressens comme une poésie Twitter fais d'aphorisme et de sentence. Il me manque les grandes portes ouverte sur l'esprit. Celles qui m'offre des heures de méditation ou des correspondances inentendues.
Ce n'est pas une poésie comme dans l'imprudence de Bashung.
Cette Poésie est reposante et sage, mais un peu trop "théâtre du rond point" pour moi.
Étrange correspondance.
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Je me demande à chaque fois pourquoi je suis un inconditionnel des écrits de Thomas Vinau? Ce recueil est, en fait, plus composé de petites chroniques du quotidien que de poèmes. C'est pas d'une grande profondeur, mais ... qu'est-ce que je m'y suis senti bien. C'est ça en fait ! Pas ébloui par cette lecture mais heureux comme si un ami m'accueillait et me racontais ce qui lui est arrivé dans les derniers temps : les enfants qu'il faut emmener à l'école, la metéo des derniers jours et la couche de neige qu'il y a eu dans la cour, les tournées de machine à laver, les fêtes avec les amis, les joies, les peines ...
Cet auteur est donc proche de nous, accessible, sans académisme, sans prise de tête.
Je retiendrais :
"La poésie doit être partagée
sinon elle ne sert à rien
pas comme une prière
mais comme un bout de pain
pas comme un butin
mais comme une clope
qui passe de bouche en bouche
en attendant le bus"
Accessible à tous, quoi !
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Un très joli recueil de 365 poèmes à lire au hasard.
Je l'ai emprunté à la bibliothèque mais j'aimerais le garder près de moi pour y grapiller des moments de joie, un peu chaque jour.
C'est tendre et drôle, toujours simple et ça fait du bien comme un bonbon au miel.
Thomas Vinau est décidément un poète, magicien des mots et des émotions.
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Citations et extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
Avec des pincettes

Je prends tout doucement
ton petit tas mouillé
de peines et de peurs
je le prends tout doucement
avec mes deux mains
collées l'une contre l'autre
ouvertes en coupe
comme pour y boire
et ne rien perdre
je le prends et je le pose là
dehors devant la porte
sur la terre chaude
là où viennent s'échouer
les rayons du soleil
ton petit tas mouillé
de peines et de pleurs
je le pose au vent
aux patte d'insectes
aux chants de loin
au jour qui passe
je l'étends
comme un linge
très fragile
à la lumière
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La claque

Qu'est-ce qu'on garde
de quelqu'un
qui vient de partir
les premières heures
on a toujours
l'air un peu con
abasourdi
comme un chien
qui ne se demande même plus
pourquoi on le bat
nos yeux traînent par la fenêtre
à chercher une chanson
un souvenir
on regarde
ceux qui restent
on se blottit
ensemble
sous nos ailes cassées
on sourit
en pensant à la claque
qu'il n'a jamais donnée
et puis ensemble toujours
on se tait
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Le choix

J'ai le choix
soit je m'applique
à ne jamais oublier
la voix de cet enfant
qui raconte comment
on a découpé ses parents
et violé ses soeurs
sous ses yeux
alors je deviendrai un peu plus fou
soit je m'efforce
de tenter d'effacer
la voix de cet enfant
qui raconte comment
on a découpé ses parents
et violé ses soeurs
sous ses yeux
alors je deviendrai un peu plus con
c'est bon d'avoir le choix
(l'enfant lui
ne l'a plu)
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Fais un voeu et mange-le me dit le veilleur de nuit

Qui ramasse les larmes
dans le cou des filles ?
qui récolte les soupirs silencieux
cachés au fond des yeux
des hommes qui ont trop bu ?
qui garde les clés
du tiroir où sont rangés
nos souvenirs honteux
nos misères de fourmis
nos jeux de démiurges essoufflés
le cul entre deux néants
s'acharnant à tenter
de redevenir
des gosses ?
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Les choses sans importance

Je laisse pousser
les toiles d'araignées
sur le carreau des vitres
elles retiennent
des choses sans importance
des insectes
de la poussière
des petits bouts de vent
et de la lumière
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Videos de Thomas Vinau (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Vinau
« Nul dieu ne t'aidera, nul programme, nul parti, nul bulletin de vote, nulle masse, nulle unité. Je suis le seul capable de m'aider. Et c'est en moi-même que j'aiderai tous les hommes dont les larmes débordent. » B. Traven est Traven Torsvan qui est Berick Torsvan qui est Otto Feige qui est Hal Croves, qui est Ret Marut, enfin, je crois. B. Traven est né un an avant la mort de Karl Marx, enfin, je crois. B. Traven est un romancier allemand et un activiste anarchiste, un de ces hommes de l'ombre au petit chapeau rond qui font bouger l'histoire sans perche à selfie. […] Il a pris un nom différent partout où il a fait de la prison. Il a fait de la prison partout où il a incité à la révolution. […] » (Thomas Vinau, 76 clochards célestes ou presque, Éditions le Castor Astral, 2016)
« L'homme qui a tant fait couler d'encre dans les dernières décennies de sa vie est mort le 26 mars 1969 dans la ville de Mexico à des âges différents, non sans avoir épuisé plusieurs identités dont aucune ne paraît être la vraie. le succès des romans de Traven […] a déclenché une « chasse » à un individu qui ne se laissait pas photographier […]. La seule chose prouvée est que B. Traven ne fait qu'un avec Ret Marut […]. […] le proscrit réussira à débarquer, dans des conditions ignorées, sur les côtes du Mexique au cours de l'été 1924. La vie qu'il va mener sous le nom de Torsvan, ingénieur américain, pour être moins mystérieuse, n'en reste pas moins secrète […]. […] Cet apatride sans identité obtient finalement la nationalité mexicaine en 1951. […] Il faut considérer le romancier […] comme un aventurier écrivain qui a passé la majeure partie de sa vie à égarer les soupçons – pour mieux enfoncer les preuves de son humanité comme autant de clous dans les têtes molles du siècle. […] » (B. Traven, le gros capitaliste et autres textes, traduit par Adèle Zwicker, Éditions Libertalia, 2018)
« […] Quoique mes oeuvres soient traduites en dix-sept langues, je n'ai ni maison ni argent et je ne possède qu'un minimum de vêtements indispensables. […] » (B. Traven, Lettre à Solidaridad Internacional Antifascista)
0:00 - L'art des Indiens 4:27 - 2e extrait 4:45 - 3e extrait 4:59 - 4e extrait 5:32 - Générique
Référence bibliographique : B. Traven, le gros capitaliste et autres textes, traduit par Adèle Zwicker, Éditions Libertalia, 2018
Image d'illustration : https://www.gettyimages.fi/detail/news-photo/traven-schriftsteller-d-portrait-im-profil-undatiert-news-photo/537147851
Bande sonore originale : Bensound - Tomorrow Tomorrow by Bensound is licensed under a CC BY 4.0 Attribution International license.
Site : https://www.bensound.com/royalty-free-music/track/tomorrow
#BTraven #LeGrosCapitaliste&AutresTextes #LittératureAllemande
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