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ISBN : 2070373703
Éditeur : Gallimard (06/04/1982)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 128 notes)
Résumé :
Pour mieux nous parler du pays qu'il aime et où il est né, Henri Vincenot se penche sur son enfance, quand il vivait chez ses grands-parents, dans un petit village de Bourgogne. Impossible d'échapper à la magie de ce conteur merveilleux, et nous le suivons allègrement dans ses fabuleuses parties de chasse, où il sait si bien recréer le climat de fête. Mais tout ici devient une fête, qu'il s'agisse de la visite d'une cousine extraordinaire, nourrice à Paris, ou de ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Tostaky61
  18 juillet 2014
En Bourguignon que je suis, je voulais découvrir cet écrivain régional dont j'avais tant entendu parler.
Une écriture pleine de sincérité et de simplicité.. Cet homme nous raconte sa vie... sans chichi, sans artifices, une vie rude, nature, proche de l'autre...
c'était le bon temps... trêve de plaisanterie, de temps en temps on peut se faire un plaisir simple, et ce livre en fait partie...
une confiserie entre deux piments...
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Azalais
  20 janvier 2012
Un livre incontournable! Vincenot est non seulement un conteur incroyable mais un écologiste avant l'heure. La philosophie qui se dégage de ce livre provient à la fois d'une ode à la vie et d'une critique acerbe du "progrès" et du monde moderne.
Vincenot nous fait partager ses savoirs ancestraux, décrit les récoltes et les propriétés des plantes, la coupe du bois, la gestion des ruches, l'organisation sociale et familiale, toute son enfance, ... la vie quoi! Les descriptions de chasse ne sont même pas critiquables puisque replacées dans un contexte de vie en autarcie.
Les ingénieurs et inventeurs n'ont qu'a bien se tenir: Vincenot les enverrait au bûcher suivant le principe de l'inquisition, et on ne peut pas dire qu'il à tord!
Un livre à lire et à relire!
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Azallee92
  10 août 2019
La billebaude est le deuxième roman du recueil consacré à l'oeuvre d'Henri Vincenot. Comme dans le Pape des escargots, l'action se déroule en Bourgogne. La vie y est rythmée par les tâches quotidiennes de la maison et par les travaux des champs en fonction des saisons. Mais la vie du narrateur tourne surtout autour de la chasse. Il y est initié par son grand-père maternel, le Tremblot, qui connaît très bien le parcours des animaux et apprend à son petit-fils l'art d'identifier les traces laissées par le gibier dans les bois. La chasse à la billebaude est la chasse au hasard, au gré du parcours des animaux, par opposition à la chasse à courre où l'animal est traqué sans relâche. Henri Vincenot est un conteur formidable, inspiré en ceci par son grand-père, lui-même grand raconteur d'histoires. Un récit très coloré de ce monde de traditions bien ancrées qui s'inquiète de cette France modernisée, provoquant la mécanisation des campagnes, l'exploitation de la nature et l'exode rural. A lire et à relire!
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kilimandjaro
  24 août 2010
Un livre qui nous emmène au début du 20e siècle, en Bourgogne où les hommes et les femmes vivent simplement, à la campagne. Un rythme de vie lent, assujetti aux saisons qui passent mais riche en émotion, en sensation, en coopération et en convivialité. Des plaisirs simples mais des sens en éveil, l'amour des choses bien faites, la recherche des saveurs et une connaissance de la nature pour se soigner. Une philosophie de l'existence bien différente de celle d'aujourd'hui. L'écriture, les partis pris de l'auteur qui nous amènent à quelques réflexions. Un bon moment de lecture!
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allard95
  20 novembre 2015
Il est bien agréable de suivre Henri Vincenot dans sa campagne de l'Auxois, au cours de son enfance et son adolescence au milieu de sa famille, grands-parents, arrière-grands-parents; gens simples, paysans, artisans, qui avaient le goût de ce qui était bien fait, savaient tirer parti des dons de la nature, et aussi menaient une vie sociale harmonieuse, faite d'entr'aide et de complicité. Ecouter Vinvenot décrire la nature et les moeurs d'alors, et c'est un festival de mots colorés, qui sont sont le plus souvent inconnus (il y a un lexique....), mais qui apportent au récit une véracité et une poésie très attachantes. Il y a aussi le Vincenot réfractaire à tout progrès technique, qui nous explique, avec parfois un brin de mauvaise foi, sa haine des mathématiques, des ingénieurs, et de tout ces hommes des villes qui, en organisant leurs usines, vident les campagnes de leurs jeunes pour les réduire à l'exclavage industriel et urbain, condamnent l'artisanat en abandonnant toute notion d'art et de qualité, et polluent la terre et l'eau. Donc, notre Vincenot était un entêté un brin rétrograde. Mais il savait observer, et aussi écrire: il nous a donc laissé un gentil livre et le souvenir de sa truculence (mais les scènes de chasse finissent quand même par lasser).
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
AuroraeLibriAuroraeLibri   20 novembre 2019
Mon grand-père était un homme sec et poilu. De sa personne s'exhalait un parfum de bête sauvage que je pus comparer plus tard à celui du marcassin.

Chapitre I
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IsabelioIsabelio   13 mai 2019
Certes, ce n'est que quelques années plus tard que je devais découvrir ce paradoxe bien celte, énoncé par mon frère celte Bernard Shaw : Les gens intelligents s'adaptent à la nature, les imbéciles cherchent à adapter à eux la nature, c'est pourquoi ce qu'.on appelle le progrès est l'oeuvre des imbéciles.
Je ne voudrais pas exagérer mes mérites d'adolescent mystique et imaginatif, mais vrai, tout naïf que j'étais, je vis avec une grande netteté se dessiner le monde de l'avenir, celui qui, tout compte fait, j'allais hélas être obligé de me farcir Oui da ! dans ma petite tête de potache, petit-fils de pedzouille et pedzouille moi-même, j'ai pensé : " Si on continue à donner aux rigoureux minus, aux laborieux tripatouilleurs de formules, aux prétentieux négociateurs d'intégrales, le pas sur les humanistes, les artistes, les dilettantes, les zélateurs du bon vouloir et du cousu main, la vie des hommes va devenir impossible ! "
Et je ne croyais pas si bien dire ! Mais, qui, à l'époque, ne m'eût pas considéré comme un plaisantin ?
.../...
Le professeur bâillait bleu, blet d'admiration. Moi, je trouvais çà affreux et bougrement inquiétant.
Il était là, devant le tableau, et vous torturait les X et les Y, vous les mélangeait, vous les pressurait, vous les triturait, vous les superposait, vous les intervertissait, et selon qu'il leur donnait une valeur égale, supérieure ou inférieur à zéro, la courbe qu'il dessinait, je ne sais trop pourquoi, montait ou descendant sur l'échelle des abscisses. C'était effroyable !
Ce vide prétentieux, ce néant stérile et compliqué a duré vingt minutes et j'ai alors pensé : " Si on laisse ce gars-l en liberté dans la nature, eh bien, la nature est foutue, et nous avec ! "
Je ne croyais pas si bien dire ; il est devenu ingénieur bien entendu et il s'est mis dans le crâne de concevoir de dangereuse âneries, comme ces barrages qui ont noyé je ne sais combien de villages, de maisons, de jardins, de vergers où avaient vécu cent générations de paisibles sous-développés. Sa dernière trouvaille a été l'installation sur la mer de plates-formes flottantes pour perforer le fond de l'océan et y faire gicler le pétrole. Eh bien, pour gicler, on peut dire qu'il a giclé, son pétrole. Il y a maintenant au moment où je raconte, une grande tâche grasse sur la mer du Nord et jusque sur les côtes de la Norvège et je ne sais pas trop où ; c'est à pleine benne qu'on y ramasse les maquereaux et les dorades crevées, le ventre en l'air ! Et ce n'est que le commencement !
Vrai, on a fusillé et guillotiné des charretées de gens qui n'en avaient pas tant fait !
Je vous le demande, n'eût-il pas mieux valu raisonnablement neutraliser, en temps voulu, les futurs inventeurs de la mitrailleuse, comme le suggérait ma bonne grand-mère, et à plus forte raison les artisans de la fission de l'atome ou même du moteur à explosion ? Quelle économie d'atrocités aurait-on faite !...
.../...
Non, vraiment, l'on ne peut pas dire que nous n'étions pas prévenus !
Mai où diable vont m'entraîner ma haine des mathématiques et mon goût pour billebauder ?
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AzalaisAzalais   11 février 2012
Aujourd'hui, pourtant, parce que l'on se désagrège dans leur bouillon de fausse culture, que l'on se tape la tête contre les murs de leurs ineffables ensembles-modèles, que l'on se tortille sur leur uranium enrichi comme des vers de terre sur une tartine d'acide sulfurique fumant, que l'on crève de peur en équilibre instable sur le couvercle de leur marmite atomique, dans leur univers planifié, les grands esprits viennent gravement nous expliquer en pleurnichant que la science et sa fille bâtarde, l'industrie, sont en train d'empoisonner la planète, ce qu'un enfant de quinze ans, à peine sorti de ses forêts natales, avait compris un demi-siècle plus tôt.
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Marc21Marc21   06 janvier 2019
[...] les moineaux qui venaient becqueter la pâtée gelée des poules. Cette pâtée que le grand-père dégelait en y jetant une chopine de vin chaud, pour contempler ensuite les poules saoules tituber sur la glace en hoquetant et en grommelant les pires injures, au grand scandale de ma grand-mère qui y voyait péché.
Le tableau de cette basse-cour en ribote devant le grand-père riant aux éclats mérite qu'on en parle. Il s'esclaffait en me bourrant de coups de coude :
— Regarde la grande jaune ! La charogne ! Regarde comme elle ferme les yeux de plaisir !
Et les poulailles ivres s'affalaient en gloussant pour gagner la genière où elles s'endormaient.
— Elles aiment ça ! marche ! Elles aiment ça ! disait le Vieux.
Dans la nuit, on entendait un grand tintamarre de ce côté-là, comme si le renard y était venu en visite. Ma grand-mère y courait avec le falot et revenait en disant :
— Non, Joseph, ce n'est pas raisonnable de mettre ces pauvres bêtes dans cet état : les voilà qui rendent partout !
J'entendais le Vieux rire dans ses draps, car il se couvrait même la tête, en disant :
— N'aie pas peur et garde-moi les œufs qu'elles vont faire demain matin. Ça fera une fameuse omelette, que tu n'auras pas besoin de beaucoup de feu pour la faire cuire !
Chose bizarre : les lendemains de cuite, bien que ce ne fût pas le temps de la ponte, toutes nos poules pondaient et l'on faisait l'omelette avec ces œufs issus du péché d'ivrognerie.
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emdicannaemdicanna   22 avril 2019
Bref, Noël était là.
(...)
Le grand-père donc posait une extrémité de la bûche dans l'âtre éteint, sur une bourrée de fagots et y rallumait ce feu rituel, mais pas avec n'importe quoi : avec un tison qu'on avait rapporté, dans son sabot, du feu de la Saint-Jean d'été, le 24 juin. ... C'était une façon de relier les deux solstices, les deux fêtes de la lumière par la même flamme qu'on avait ravie au brasier de la Fête des brandons à l'entrée de Carême.
(...)
Et cette bûche, on l'allumait avant de partir tous à la messe de minuit pour que la Vierge puisse y faire tiédir les langes de l'enfant au cas où, par hasard, elle viendrait à passer par là. On allumait ensuite des lanternes et on partait à la messe de minuit., non sans avoir laissé les sabots neufs devant la cheminée.
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Videos de Henri Vincenot (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henri Vincenot
23 juin 1989 1125 vues 01h 22min 21s
Pour cette 676 ème émission, Bernard Pivot a choisi sept invités pour nous inciter à lire quelques romans français et étrangers pendant la période des grandes vacances: - romans anglais, avec Frédéric FERNEY (journaliste, proposant "Le négociateur" de Frédéric Forsythe), et Auberon WAUGH (fils du romancier britannique Evelyn Waugh et romancier lui même, pour "La fin d'une époque" d'Evelyn Waugh et "Bagages enregistrés" d'Aauberon Waugh) - un roman espagnol, avec Olivier ROLIN (pour "La joyeuse bande d'Afzavara" de Manuel Vasquez Montalban) - romans des Etats Unis, avec Philippe LABRO (qui présentent "Dalva" de Jim Morrison et "Privilège" d'Eduard Stenard) et Michaël Korda (pour son roman "La succession Bannerman") - -et des romans français, avec Félicien MARCEAU (pour son dernier titre "Un oiseau dans le ciel") et Claudine VINCENOT-GUIHENEUF (fille d'Henri Vincenot qui a préfacé un ouvrage inédit de son père "Le livre de raison de Claude Bourguignon" et qui conseille la biographie de Jean Louis Pierre intitulée "Vincenot") - Claudine Vincenot-Guiheneuf parle longuement de son père (avec un extrait d' Apostrophes de 1978, où Henri Vincenot parle de son roman "La billebaude"), Philippe LABRO évoque la biographie de Jackie Kennedy Onassis, Michaël Korda (auteur et éditeur) que Bernard Pivot présente comme l'observateur privilégié de la jet society new yorkaise, raconte le sujet de son livre (la vie et la mort d'un milliardaire américain) et exprime son plaisir d'écrire, lui qui est éditeur depuis plus de trente ans; Frédéric Forney présente Frederic FORSYTHE, auteur de best sellers qui adore "fabriquer des histoires" ("Le négociateur" se passe dans un futur proche au cours d'une crise pétrolière menaçant les grandes puissances), tandis que Philippe Labro vante deux écrivains américains mal connus en Europe. Puis Bernard Pivot laisse la parole à Auberon WAUGH en lui confiant: "Après Shakespeare, c'est votre père que j'aurais aimé interviewé" (l'écrivain britannique en profite pour raconter de nombreuses anecdotes sur son père qu'il admirait et redoutait) , puis c'est au tour de Félicien MARCEAU d' expliquer le sujet de son dernier livre, et enfin à Olivier Rolin de disserter sur le roman de Montalban.
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