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Bernard Sigaud (Traducteur)
ISBN : 2253108693
Éditeur : Le Livre de Poche (20/10/2004)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 95 notes)
Résumé :
Avez-vous peur des araignées ? Si oui, le dernier roman en date de Vernor Vinge n'est pas pour vous. L'auteur avait déjà témoigné d'un sens inné de la geste d'anticipation. Il pousse cette fois-ci l'extrapolation fantastique à son comble. Un peu trop loin, diront peut-être les puristes du genre. Au tréfonds du ciel, qui a reçu le prix Hugo 2000 (Vernor Vinge l'avait déjà décroché en 1993... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  05 mars 2019
UN GRAND SPACE OPERA ET UN GRAND ROMAN SUR LE THEME DU CONTACT
Un grand roman très ambitieux qui nous plonge dans une ( des ) intrigue(s) à l'échelle de la galaxie ainsi que sur une planète aux caractéristiques très particulière ....
Cette planète est habitée par une espèce intelligente qui va gagner à rencontrer l'humanité ...
Un contact : une civilisation bousculée et la découverte d'un environnement fabuleux !!
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Par ailleurs le lecteur voyage avec un immense vaisseau spatial qui évolue dans l'espace profond et qui rencontre de nombreuses civilisations à différents moments de leur histoire et ces civilisations sont humaines car l'humanité s'est répandue de longue date dans l'espace ...
le coté scientifique est très visionnaire et il est fouillé et crédible en prime ..
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Les extraterrestres et leur société sont également un morceau d'anthologie ....
Nous les découvrons progressivement au même rythme que les deux expéditions humaines ..
Ils sont très sympathiques et aussi différents de nous que horribles ...
L'intrigue est menée de façon magistrale avec des personnages très présents sur une échelle de temps très longue ..
Il y a de nombreux rebondissements .... du suspens....
Les caractéristiques de la planète du système " marche arrêt " sont fascinantes ( crédible et l'imagination de l'auteur force sérieusement le respect ) ....
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Ce roman est un must du space opéra et du roman sur le thème du contact ...
Il y a également un troublant constat : les civilisations sont mortelle et un des objectif du personnage principale est d'ailleurs de tenter de pérenniser sa propre culture ...
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Bref aussi passionnant que vivant !
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Commenter  J’apprécie          472
Beatson
  11 avril 2018
L'histoire de ce roman se passe très loin dans l'espace et le futur. C'est un jeu dangereux de décrire un monde dans un futur si lointain car il faut pouvoir présenter des évolutions scientifiques, techniques, militaires, de communication et même sociales qui tiennent la route… Vernor Vinge y arrive assez bien à quelques exceptions près. Mais certaines des erreurs sur les aspects scientifiques (par exemple confondre Rayons X et faisceaux d'électrons :-( , ou bien microbe et virus :-( ) sont peut-être à mettre sur le compte de la traduction.
En résumé, deux groupes d'humains en conflit qui se retrouvent en panne dans l'espace, satellisés autour d'une planète dont les autochtones de type arachnides ont au début du roman un niveau technologique de celui de la machine à vapeur et qui évidemment sont divisés en nations plus ou moins en guerre. Chez les humains, le groupe ayant pris le dessus est le plus agressif, le plus hiérarchisé et une partie de la population est transformée en esclaves « cérébraux », concept de dystopie assez intéressant dans ce roman. L'autre met ses espoirs en dormance en attendant des jours meilleurs, Ce que tous les humains attendent, c'est que les autochtones développent une technologie suffisante pour aider les humains à reconstruire des vaisseaux pour rentrer chez eux. Ce dernier aspect m'a paru un peu surréaliste mais finalement Vernor Vinge arrive là aussi à accélérer le temps de développement des ces arachnides grâce à un de leurs membres qui est un petit génie scientifique.
La lecture de ce roman m'a paru longue mais d'un autre côté, les inventions aussi bien romanesques, que technologiques, que sociales et même relationnelles entre les personnages que propose Vernor Vinge ont fait que malgré certaines longueurs j'ai persévéré, intrigué par la question suivante : « mais comment tout cela va-t'il finir ? »
J'ai quand même trouvé un certain nombre de points négatifs sur l'ensemble. Sur le plan politique, les aspirations à une grande communauté humaine universelle et pérenne basée sur le commerce est un peu surréaliste ; en particulier les aspects pragmatiques sont largement passés sous silence. D'un autre côté, Vernor Vinge fait son possible pour que les arachnides paraissent étranges (apparence, lois, coutumes, sens, langage,..) mais au final, on retrouve chez eux les mêmes émotions, les mêmes sentiments, les mêmes qualités et, les mêmes tares que chez les humains.
Une lecture intéressante avec des qualités mais un peu longue, et pas exempte de défauts.
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ChtiSuisse
  28 décembre 2018
J'avais lu du même auteur l'excellent "Un feu sur l'abîme".
Je retrouve ici un incroyable space-opéra sur le thème du contact.
Contact avec qui ?
Le contact des humains avec des araignées
Si cela vous rappelle l'excellent "Dans la toile du temps" de Adrian Tchaikovsky c'est normal.
Rassurez-vous, même si les contactant et les contactés sont de loin les mêmes espèces, la ressamblance s'arrête là
Contexte : Nous sommes au bas mot 1000 ans avant "Un feu sur l'abîme".
L'humanité essaime dans la galaxie à la recherche d'un contact avec des civilisations avancées mais n'a pas encore établi de contact avec des civilisations galactiques.
Une étoile est la cible de toutes les convoitises : mystérieusement elle brille, puis s'éteint, puis se rallume.
Fait incroyable de la vie s'est développé sur la planète du système.
Une civilisation y vit façonnée par cette alternance de chaleur et de froid absolu.
Entre les commerçants du Qeng Ho et les Emergents une lutte va s'engager.
C'est un planète-Opéra de premier ordre.
De bons ingrédients sont là :
* des humains en prise avec eux-même (enfin la "faction d'en face")
* des humains qui finissent en mode survie attendant la moitié du temps en hibernation
* Attendant que les araignées évoluent suffisement pour qu'ils puissent refaire les stocks, réparer les vaisseaux, ...
* Des araignées qui progressent à très grande vitesse.
Le roman nous place en effet juste au moment où l'hiver total qui règne sur la planète ne deviens plus infranchissable.
L'hiver n'est plus le grand nettoyeur qui remet le compteur des araignées à zéro.
* Un étrange pouvoir des émergents
* Des intrigues dans une base spatiale en orbite
* Des individus au passé énigmatique (et riche en surprises)
* Des araignées à la fois si différentes et si humaines (mon seul bémol : un peu trop humaines)
En fait, les travers et qualités des araignées auraient pu être plus différents de nous ("Dans la toile du temps" est meilleur de ce point de vue)
* Ce sont les humains qui sont le plus fascinants. Les Emergents et leur focalisation font froid dans le dos.
* un rythme soutenu emmené par un double jeu humains / araignées des enjeux de plusieurs niveaux (personnels ou concernant tout le groupe)
* Beau dénouement (ne pas spoiler)
La narration se concentre sur quelques personnages que l'on suit de bout en bout (merci le cryo sommeil).
Ainsi le récit se fait fort de franchir de grandes périodes temporelles en gardant les mêmes protagonistes (c'est mieux).
En conclusion si l'élévation d'une société d'araignées vous intéresse alors "Dans la toile du temps" est recommandé.
Sinon "Au tréfonds du ciel" reste une excellente planète opéra
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oblo
  08 février 2018
L'étoile Marche-Arrêt est une curiosité spatiale : elle brille pendant 35 ans avant de s'éteindre pour 215 ans. Cette curiosité pousse deux civilisations humaines à monter des expéditions pour observer le phénomène. D'un côté, les Qeng Ho sont un peuple marchand qui a fait de l'univers son terrain de jeu. Espérant trouver des ressources à exploiter, les Qeng Ho sont cependant mis en concurrence avec les Emergents, un peuple guerrier qui vise la conquête de la planète. Rapidement, les Emergents prennent le dessus, éradiquant l'état-major Qeng Ho et transformant le plus gros de leurs troupes en Focalisés, c'est-à-dire en zombies concentrés uniquement sur leur spécialité. L'affrontement fait néanmoins des dégâts, et la double expédition en est réduite à attendre que les Araignées, hôtes de la planète Arachnia, atteignent un certain degré d'évolution technologique.
Tandis que les relations tendent à se normaliser entre les Qeng Ho, dominé,s et les Emergents, dominants, on suit l'évolution des Araignées. La narration se concentre sur le personnage de Sherkaner Underhill, véritable génie qui fait faire un bond à la technologie et permet aux Araignées d'envisager la vie durant la Grande Ténèbre, c'est-à-dire pendant le cycle de 215 ans durant lequel leur soleil est éteint. Mari de la chef des Renseignements, Victory Smith, Sherkaner oeuvre d'abord pour mettre fin à la guerre qui oppose son pays, l'Accord, aux Thiefs. La paix, toutefois, sera de courte durée sur Arachnia : face à l'Accord apparaît bientôt la Parenté ainsi qu'un troisième Etat, Terresud : entre les trois, l'équilibre est fragile et la menace de la guerre de plus en plus présente. La grande force du roman, concernant les Araignées, est précisément de les humaniser : dans les scènes et les dialogues, on imagine sans peine des humains : façon littéraire de focaliser le lecteur sur les personnalités des Araignées, et non sur leur apparence (on imagine difficilement la même chose au cinéma : la littérature dévoile ici l'un de ses pouvoirs).
Dans les ruines de la flotte humaine, les relations entre Qeng Ho et Emergents représentent le gros de l'oeuvre. Ce sont des relations de pouvoir, bien sûr, et de nécessité. Si loin de l'Humanité, les deux clans sont obligés de s'entendre et chacun doit faire des concessions. Toutefois, le pouvoir induit par la présence des Focalisés au service des Emergents fait de ces derniers les vrais maîtres du jeu. En tête, Thomas Nau, le Subrécargue, est aidé de Ritser Brughel et d'Anne Reynolt, dont la personnalité monomaniaque interroge et inquiète. Face à eux, Ezr Vinh est le descendant d'une illustre famille de Négociants Qeng Ho. Jeune apprenti au début du roman, il est choisi par Thomas Nau pour être le représentant des siens. A ses côtés, Qiwi Lisolet fait le lien entre Nau et les Qeng Ho puisqu'elle est la compagne du premier (lequel n'hésite pas lui laver le cerveau lorsque les doutes deviennent trop présents). Par ses compétences et ses origines familiales, Qiwi fait l'unanimité et adoucit la tyrannie des Emergents. Enfin, Pham Trinli est un vieux soldat dont les origines obscures nourrissent aussi une partie du roman. Il devient à son tour une figure de proue de la résistance des Qeng Ho, résistance qui vise surtout au sabotage des missions des Emergents.
Le roman met donc en place un jeu à trois. Dans chacune des deux races - Humains et Araignées -, des clans rivaux se distinguent et s'affrontent : les uns dans un huis-clos spatial (les Humains), les autres dans une sorte de remake de la Guerre Froide (les Araignées). La possession du savoir et le contrôle de l'information sont au coeur des relations de pouvoir, cependant que le caractère affectif qui unit les êtres entre eux passe souvent au deuxième plan des facteurs déterminants les actions.
Si Vernor Vinge interroge la notion d'altérité - comment ne pas se sentir plus proche de Sherkaner, pourtant une Araignée, que de Thomas Nau, un Humain ? -, il pèche cependant à cause de certaines longueurs et, surtout, d'un manque de relief. La narration est agréable, fluide même, et en décrivant pareilles portions de l'espace, Vernor Vinge inclut un peu de rêves dans ses pages. Mais le manichéisme ambiant (les gentils Qeng Ho, les méchants Emergents ; les gentils de l'Accord, les méchants de la Parenté ; le gentil Commerce ; l'affreuse Force Militaire) ainsi que quelques raccourcis éculés (le jeune prodige qui devient vieux fou, le double jeu de Nau, le happy end final ...) plombent l'impression générale. Enfin, si le langage est parfois difficilement compréhensible (ce qui, paradoxalement, entretient la crédibilité d'un livre de science-fiction, notamment dans la hard SF : cf. Charles Stross notamment), il n'y a pas de trouvailles particulières, rien qui distingue notre monde de celui d'Ezr Vinh (hormis les voyages dans l'espace, mais pour un space opera, c'est chose normale). Oeuvre et pas chef d'oeuvre, donc : Au tréfonds du ciel est une naine brune au firmament de la science-fiction.
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mauriceandre
  27 janvier 2015
J'ai terminé ce roman de science-fiction, qui m'a entraîné très loin vers d'autres galaxies à la rencontre de trois peuples extraterrestres, en 2001.
Sur l'étoile Marche-Arrêt vie un peuple ayant l'apparence d'araignées, aussi intelligents que les humains.
Les Queng Ho, un peuple marchand et itinérant, qui parcourt l'espace en vendant et en achetant de l'information technologique toujours a l'affût d'un nouveau marché a conquérir et les Émergents, issus d'une civilisation violente et sadique, arrivent en même temps autour de la planète.
Les relations se tendent au maximum lorsque chaque protagoniste apprend qu'il faut attendre l'essor de la technologie des araignées afin d'en profiter pour quitter Marche-Arrêt…
Si vous voulez connaitre la suite il vous faudra plongé "Au tréfonds du ciel"
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
OlivOliv   20 avril 2016
L'emprise commerciale des Qeng Ho avait quatre cents années-lumière de diamètre ; ils maintenaient une présence technologique continue depuis des milliers d'années. Les Qeng Ho avaient détecté des traces de civilisations non humaines situées à des milliers d'années-lumière de distance — des millions, dans la plupart des cas, éternellement hors de portée du contact direct ou même de la conversation. Les Araignées n'étaient que la troisième espèce intelligente non humaine jamais physiquement découverte : trois en huit mille ans de voyages spatiaux humains. L'une était éteinte depuis des millions d'années ; l'autre n'avait pas atteint le niveau de la technologie machinique, et encore moins celui de l'exploration spatiale.
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BeatsonBeatson   22 mars 2018
Mais il faut être souple, Hrunk. L’essence de la vraie créativité est une certaine espièglerie, l’art de voleter d’une idée à l’autre sans se laisser embourber par des exigences rigides. Bien entendu, on ne trouve pas toujours ce qu’on croyait chercher.
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BeatsonBeatson   03 avril 2018
Certains des plus agiles parmi les invités s’étaient portés sur la jetée et avaient formé une chaîne, acrobatique agglomérat d’humanité qui flottait à six ou sept mètres en l’air. Les hommes et les femmes de la chaîne étaient dans une douzaine d’orientations différentes, configuration classique pour pareille opération en microgravité. Elle brisait l’illusion de la verticalité, et certains Émergents détournaient le regard en gémissant. Imaginer la mer comme une étendue plate et en dessous de soi, c’était une chose. La voir soudain comme une falaise ou un plafond liquide avait de quoi vous donner la nausée.
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finitysendfinitysend   09 septembre 2012
Portée par les spores , la vie se répend rapidement , déchirée par les tempêtes pour recommencer sans cesse à germer .
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BeatsonBeatson   21 mars 2018
La technologie est source de merveilles et d’effroyables dangers. On ne peut avoir les unes sans les autres. Mais je suis convaincu que nous ne survivrons pas à moins de jouer avec ces choses-là.
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