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Stéphane Manfredo (Traducteur)
EAN : 9782841720385
349 pages
L'Atalante (19/06/1998)
3.63/5   34 notes
Résumé :
Dans un futur lointain, l'humanité se réduit à trois cents personnes qui vivent dans des bulles de stase, à l'abri du temps. Car, au cours du XXIIIe siècle, l'humanité a mystérieusement disparu ! Les voyageurs temporels ont échappé à l'Extinction, mais sans espoir de retour. Tout irait cependant bien pour ces quasi immortels, si Marta Korolev n'était pas victime d'un "attentat temporel" : un criminel machiavélique l'a naufragée hors des bulles. C'est le crime avec p... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Fifrildi
  02 août 2019
C'est un chemin assez tortueux qui m'a amenée à lire ce livre qui s'est avéré être un petit coup de coeur. Pour reprendre les mots de Michel Pébereau : « une oeuvre pessimiste, dramatique, haletante, qui explore les recoins de l'âme humaine. »
À la base de tout, la technologie des « bulles de stase » qui permettent de voyager à sens unique dans le temps : un aller simple pour le futur ! Ils viennent tous du 21ème, 22ème ou 23ème siècle Tous les voyageurs volontaires ont leurs raisons, mais il y a aussi les « shangaïés » (bobbled en anglais?). Ce sont les gens envoyés dans le futur contre leur volonté comme c'est le cas de Wil Brierson un flic afro-américain devenu gênant.
C'est avant tout une enquête criminelle. Marta Korolev a été abandonnée à l'extérieur d'une de ces bulles avant un des sauts dans le temps. C'est considéré comme un meurtre. Yelén Korolev, sa compagne, charge Brierson de trouver le coupable. Il s'agit d'une enquête compliquée, quelques 50 millions d'années après la mort de Marta, sur fond de lutte pour le pouvoir entre les différents groupes.
Ce bouquin est complètement dingue ! Il y a l'enquête criminelle bien sûr, mais aussi le journal laissé par Marta (poignant), le mystère et les théories entourant la Singularité (voir texte masqué si vous êtes curieux ^^ ), l'évolution (des singes, de l'intelligence), le programme renaissance, etc.
Waouh ! Je suis sciée. Vernor Vinge est un auteur qui gagne a être connu.
Il faudra que je lise le préquel, The Peace War, publié précédemment. C'est trop bizarre de n'avoir traduit que le tome 2 o.O mais bon, je ne cherche plus à comprendre…
Un excellent moment de lecture, un livre que je relirai très probablement après avoir lu The Peace War.


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Elby
  19 juillet 2021
J'adore Vernor Vinge !
Ma deuxième lecture de cet auteur, et une deuxième satisfaction m'envahit. le premier étant Rainbows End, que je ne peux que te conseiller, à toi qui me lit.
.
Ici, nous avons un meurtre à élucider, celui de cette femme qui a été condamnée à vivre sa vie pendant un Temps linéaire, celui d'avant, celui qu'on ne vit plus depuis qu'on maîtrise la technologie du voyage dans le temps (vers l'avenir, toujours, on ne revient pas en arrière !).
L'univers et riche et complexe, je ne crois pas avoir tout compris tout de suite (ou du tout ?) mais je sens bien qu'on touche du doigt l'essence-même de la beauté de la SF : il y a ce côté technique de la physique quantique qui me dépasse, mais ça ne m'a pas empêchée de savourer toutes les perspectives et les possibilités (et les regrets ?) d'une humanité qui se meurt.
Car c'est bien la question du roman : une humanité en est-elle encore une si elle ne sait pas perdurer par elle-même ? Malgré les forces de l'homme augmenté, malgré la technologie sur-puissante, malgré la toute vitesse qui dirige le monde, quel est le but de l'humanité ? Y en a-t-il seulement un ?
.
Un roman qui effleure des grandes questions philosophiques, sur fond de stases stellaires.
Vernor Vinge a une vision assez pessimiste du monde, de l'avenir (il y prédit des guerres abominables) et des dérives de la technologie, sans pour autant la blâmer et l'accuser de tous les maux. C'est une SF très humaine, dans laquelle l'être humain a encore le droit de dériver, de tester, de se tromper, d'apprendre, de grandir, d'être humain, tout simplement.
Un auteur à découvrir.
En ce qui me concerne, je ne vais pas m'arrêter là, c'est certain !
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EFar
  30 septembre 2011
Prenez le temps de le lire. Vernor Vinge est un auteur d'un genre plutôt rare dans le monde de la SF : il produit peu, et toujours avec une qualité étonnante. A mon goût, c'est un des plus grands auteurs de (hard) Science Fiction vivants - la hard science fiction, c'est celle qui prend le monde actuel et le catapulte dans un demain possible.
C'est un peu sa marque de fabrique que mêler des sauts technologiques qui révolutionnent un monde avec des intrigues au cordeau, et des personnages qui ont une véritable épaisseur. Dans ce roman assez déstabilisant et très prenant, le saut technologique c'est le saut dans le futur.
Imaginez que si lundi vous découvrez que mardi ne va pas vous plaire : alors il vous suffit de vous mettre en stase pour sauter à mercredi. Vous sautez dans le temps. Mais toujours vers l'avant.
Avec son talent habituel, Vernor Vinge va au bout de cette idée et nous fait découvrir une multitude de facettes possibles. le catapultage dans le temps est une sorte de solution miracle qui a tourné au cauchemar pour quelques uns, comme pour Wil Brierson, le personnage central - policier de son état. Car ça peut être une arme, et il va servir à tuer.
Le roman prend vite des airs de polar futuriste - il a une fin spectaculaire et pleine de suspense que je ne songe même pas à vous raconter. L'intrigue est prenante, l'enquête de Wil file dans des directions étonnantes. Lui même victime des sauts dans le temps, cette recherche ne le laisse pas indemne. Et puis sous le polar efficace affleurent moult questions plus profondes, comme notre place en ce monde, et notre place dans l'instant. C'est une des forces de Vernor Vinge : le niveau de lecture peut rester confortablement dans le polar futuriste, ou ouvrir dans l'esprit du lecteur (mon semblable, mon frère) des questions bien étranges.
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Chiwi
  11 décembre 2014
J'avais ce livre dans ma PAL et il collait au challenge RVLF. A première vue il paraissait intéressant : de la SF avec une intrigue policière.
Le problème c'est que dès le début il y a peu d'explications. le lecteur obtient les informations par petites touches, il est parfois difficile de tout remettre ensemble. On ne sait pas précisément ce qu'il s'est passé lors et depuis la guerre de 1997.; les différentes factions en présence ne sont pas clairement définies, on devine au bout de 250 pages ce qu'est un paléo-tech et un néo-tech.
Question personnages, j'ai eu du mal à trouver mon compte. Certains sont inexistants, d'autres sont stéréotypés (il faut toujours qu'il y en ait un avec un délire christique quand on se retrouve dans un contexte de fin du monde). Étrangement j'ai l'impression d'avoir mieux connu la morte par le biais de son journal que les vivants.
C'est une lecture en demie-teinte, il y a des éléments intéressants mais l'ensemble donne l'impression d'être brouillon. Ça se laisse lire mais je m'attendais à mieux.
Lien : http://lecturesdechiwi.wordp..
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jsgandalf
  26 mai 2012
Etant fan de Vernor Vinge, j'ai apprécié ce livre même s'il ne vaut pas un « feu sur l'abîme ». Il reste tout de même un grand créateur de monde et à une vraiment grande connaissance scientifique ce qui rend crédible ses univers.
Marta Kurolev veut reconstruire une civilisation quand elle est bloqué dans une bulle de stase sur un monde inhabité. Wil Brierson va mener une enquête au rythme vif même si parfois un peu confuse pour avoir le fin mot sur la disparition. Un livre qui confirme en Vinge un grand auteur de la science-fiction.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
FifrildiFifrildi   01 août 2019
Wil comprenait que les Néo-Mex l'avalaient ; leur propre système reposait sur la règle de la majorité. Mais que se passait-il si la majorité décidait que ceux qui avaient la peau noire travailleraient gratuitement? Ou qu'il faudrait envahir le Kansas? Il ne parvenait pas à croire que les libertaires accepteraient ces idées. Pourtant c'était manifestement le cas pour quelques-uns. C'était une question de survie, et la volonté de la majorité travaillait en leur faveur. Comme le vernis de la civilisation s'écaillait rapidement!
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StregaStrega   17 novembre 2014
Tandis que Wil flânait dans la forêt qui avait envahi la rue, l’étrangeté de la scène s’imposa graduellement à son esprit : la vie explosait de partout, mais on ne voyait nulle part d’être humain, ni même un simple robot. Les autres s’étaient-ils réveillés plus tôt, au moment précis où la bulle s’ouvrait ?
Il partit chez les frères Dasgupta. À demi caché par les broussailles, quelque chose de grand et noir lui barra la route : son propre reflet. Les Dasgupta étaient toujours en stase. Les arbres encerclaient leur bulle. Des toiles aux reflets arc-en-ciel flottaient tout autour, mais sans en toucher la surface. Nulle plante grimpante, nulle araignée ne trouvait de prise sur sa surface polie comme un miroir.
Wil se rua dans la forêt, pris de panique. Maintenant qu’il savait ce qu’il cherchait, il les repérait facilement : le reflet du soleil luisait sur deux, trois, une demi-douzaine de bulles. Seule la sienne s’était ouverte. Il regarda les arbres, les oiseaux et les araignées. Ce spectacle lui devenait beaucoup moins agréable. Combien de temps survivrait-il sans la civilisation ? Le reste de la colonie pouvait sortir de stase dans quelques minutes, quelques centaines, voire quelques milliers d’années ; impossible de le savoir. En attendant, Wil était seul, peut-être l’unique homme vivant sur Terre.
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FifrildiFifrildi   30 juillet 2019
Korolev. C'était le nom officiel de la ville (comme l'avait décidé Yelén Korolev). Elle portait pratiquement autant de noms qu'il y avait d'habitants. Les amis indiens de Wil l'appelaient Delhi 3, le gouvernement néo-mexicain en exil éternel La Nouvelle Albuquerque. Les optimistes préféraient Seconde-Chance, les pessimistes Dernière-Chance, les mégalomanes Mégapole.
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Charybde2Charybde2   01 décembre 2015
Dans un sens, presque tous les invités étaient des exilés. Certains avaient été shangaïés, d’autres avaient sauté dans l’avenir pour fuir une peine (méritée ou non), d’autres (comme les Dasgupta) avaient cru devenir riches en s’affranchissant du temps durant deux ou trois siècles, pendant que leurs investissements fructifiaient… Dans l’ensemble, les sauts initiaux avaient été brefs – et tous réintégrèrent la temporalité aux XXIVe, XXVe et XXVIe siècles.
Mais quelque part au cours du XXIIIe siècle, l’humanité avait disparu. Les voyageurs revenus juste après l’Extinction ne trouvèrent que des ruines. Certains – les plus insouciants ou les criminels partis précipitamment – n’avaient rien emporté avec eux. Ils souffrirent de la faim ou vécurent quelques pitoyables années sur la Terre devenue un mausolée en pleine décrépitude. Les mieux équipés – comme les Néo-Mexicains – avaient les moyens de retourner en stase. Ils lancèrent leur bulle à travers le troisième millénaire, priant pour y trouver une civilisation renaissante. Ils ne découvrirent qu’un monde rendu à la nature, l’œuvre des hommes ensevelie sous la jungle, la forêt et la mer.
Même eux n’auraient pu survivre que quelques années dans la temporalité. Ils n’avaient ni combiné médical ni les capacités d’entretenir leurs machines ou de conserver leurs réserves alimentaires. Tôt ou tard, leurs équipements seraient tombés en panne, les abandonnant dans une nature redevenue sauvage.
Mais quelques voyageurs, très peu, étaient partis à la fin du XXIIe siècle – une époque où la technologie procurait à tout un chacun des ressources supérieures à celles de toutes les nations du XXe siècle réunies. Ils savaient entretenir et fabriquer quasiment tous leurs instruments les plus perfectionnés. La plupart avaient quitté la civilisation animés d’un authentique esprit d’aventure. Ils avaient les moyens de venir en aide aux voyageurs les moins chanceux dispersés à travers les siècles, les millénaires, et enfin les millions d’années qui s’écoulèrent.
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FifrildiFifrildi   31 juillet 2019
L'homo sapiens a constitué pour ainsi dire la variation la plus autodestructrice dans le thème de la vie. L'espèce s'est protégée des agressions physiques pendant si longtemps que si quelques individus ont survécu à la destruction de la technologie, ils ont été parfaitement incapables de survivre par eux-mêmes. Non, les primates actuels descendent de ceux qui existaient déjà à l'état sauvage à l'époque où le genre humain se détruisait.
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