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Guy Abadia (Traducteur)
ISBN : 2253072087
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 147 notes)
Résumé :
L'expédition straumalienne est tombée sur un trésor aux confins de la galaxie : une mise de programmes inconnus dans les archives d'une civilisation disparue.
Mais, en l'exploitant, elle éveille une perversion, une intelligence artificielle qui ne songe qu'à soumettre et à détruire. Toutes les civilisations. Toutes les formes de vie.
Deux enfants parviennent à s'échapper. Ils emportent avec eux le seul remède possible. Mais ils sont incapables de dirig... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  23 janvier 2014
Un titre superbe , Un feu sur l'abime ....
Ce roman est le prix Hugo 93 et c'est un prix presque totalement mérité car c'est un texte violament réussi ..
Les personnages sont réussis dans le sens où ils sont palpables , il animent le récit et ils façonnent l'univers autant qu'ils sont façonnés par lui .
L'univers est bâtit à l'échelle de la galaxie et il est d'une fine complexité .
Dans cet univers vivent différentes espèces intelligentes qui réagissent de façons interactives ou comme par ricochets sur un mode indirect .
Ces espèces sont à des niveaux de développement différents et tout à fait intégrées ou bien pas intégrés du tout aux ensembles galactiques .
L'auteur postule dans son récit que le centre galactique est dense en civilisation et qui est un terreau et une certaine garantie de pérennité pour les civilisation qui sont nées .
Celles dites périphériques seraient vouées un développement laborieux et menacées d'extinction de par leur isolement .
Cependant ce constat et ce postulat qui semblent validés par l'univers pourraient bien s'avérer ironiquement un inconvénient finalement , du fait d'un élément nouveau et périlleux .
Ce roman fait penser à une partie de billard ..
Une boule s'élance et d'autres se mettent en action selon un schéma imprévisible ...
A marche forcée le lecteur parcourt les années lumières et les contextes astrophysiques en compagnie de personnages hauts en couleur ...
Cet univers est donc d'une exquise densité et de plus comme le dit le titre un feu s'est allumé sur l'abîme .. :
Une forme de vie immatérielle et de nature informatique et artificielle hautement menaçante , dangereuse et agressive se répand et fait peser une menace tangible et variée sur les civilisations qu'elle infecte ...
Dans ce texte : même l'astrophysique est instrumentalisée en problématique géopolitique et en enjeux de civilisation ...
Les contextes sont léchés mais un délicieux sens du détail donne également constamment au lecteur l'impression aiguisée d'être physiquement partie prenante de ces fabuleux environnements ainsi que la conviction solidement étayée d'être emporté par le rythme soutenu des différentes trames narratives ....
Ce roman foisonnant et rythmé est fascinant car il contient des idées qui côtoient souvent ( et longtemps ) le potentiellement délirant , mais le talent de l'auteur démontre brillamment que toutes les idées sont bonnes des lors que l'envergure et l'excellence s'en mêle ...
Cependant une partie significative du roman se déroule parmi des extraterrestres qui sont des chiens qui fonctionnent par paires siamoises , je pense que certains lecteurs pourraient se dire que c'est n'importe quoi . Malgré l'excellence de ce texte je dois dire que j'ai eu beaucoup de mal avec eux personnellement ...
Un grand espace opéra comme on en espère généralement ...
Ps : critique refondue le 23/01/2014 .
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Ambages
  07 octobre 2017
D'accord c'est un pavé mais ça vaut la peine d'entrer, de s'immerger dans le monde de Vernor Vinge.
« Durant des siècles, les érudits avaient débattu pour décider de ce qui différenciait les gens des animaux. » La meute ? « C'était la coordination de pensée entre membres qui faisaient l'intelligence et la supériorité de leur espèce. »
L'auteur développe une idée très plaisante et originale, la possibilité pour un groupe chiens de fusionner mentalement et physiquement pour ne former qu'un être tout en étant capable de se dissocier dans l'espace et de rester interconnecter en respectant une certaine distance. de là émerge des groupes de meutes constituant une société de type féodal dans un environnement semblable à la Terre dans le « Fin Fond » et dans lequel évolue des factions et seigneuries en guerre pour le pouvoir. Cette mixité de corps et d'âmes compliquera la vie pour trouver les traitres. Car des traitrises, il y en a et pas seulement chez les chiens...
Fuyant une menace terrible qui se propage comme la Gale, détruisant des planètes, c'est dans ce contexte que s'échoue un vaisseau en perdition provenant du Domaine de Straumli, responsable de ce cataclysme. A son bord une famille et une cargaison d'enfant en cryosommeil. L'atterrissage se passe relativement bien mais ils sont vite attaqués par une armée de meutes. Les parents décèdent et seuls les deux enfants vont survivre. Toutefois, le frère et la soeur seront séparés, ne sachant ce que l'autre est devenu dans ce monde qu'ils ne comprennent pas, entourés de chiens.
Une expédition est lancée pour sauver cet astronef, constituée d'une bibliothécaire, d'un humain reconstitué et de deux aliens, sorte de plantes qui ns meuvent sur un petit drone à chenilles.
Tout cela paraît fou mais cela tient vraiment la route. Quel plaisir pendant cette lecture ! C'est foisonnant d'aventures dans l'espace, sur la ''terre'', entre vaisseaux galactiques, entre seigneurs médiévaux. C'est captivant parce qu'on s'attache aux personnages (mon préféré reste Pérégrin) qui, tous, ont une humanité profonde (les gentils surtout) et on suit les idées de l'auteur avec facilité. Elles sont brillantes. Ce qui m'a essentiellement marqué reste les explications du développement des meutes, les mutations qu'elles choisissent en fonction des amalgames et leur capacité à progresser au contact de sciences beaucoup plus complexes. Je vois qu'il y a une suite et j'ai hâte de retrouver Amdijefri, Johanna et Pérégrin (et les chiots). Ah...Ravna, que deviens-tu ?
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HermantM
  13 mai 2014
C'est vraiment un univers... et pas des moindres ! J'adore être amenée à ne pas douter de sa réalité... heureuse d'être embarquée sans réserve, et pour un voyage, c'est un sacré voyage ! Une des grandes forces de l'auteur, c'est de donner le vertige de conceptions surhumaines (dépassant notre intelligence d'homo sapiens limité, n'est-ce pas ? ) tout en maintenant les désirs et les émotions d'individus, qu'ils soient humains ou non, avec une bonne facilité d'identification. le parallèle du drame d'un niveau de space-opéra avec la planète primitive aux moeurs médiévales ne fait que renforcer l'intérêt du récit et, au contraire de Finitysend, j'ai trouvé assez génial d'avoir inventé la conception d'une intelligence sous forme de meute : j'ai y ai adhéré totalement, jusqu'à regarder depuis mes chiens d'une autre façon... ;-)
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Arutha
  06 octobre 2016
Depuis plus de quarante que je lis de la science-fiction, voire que je lis tout court, je ne croyais pas possible d'être passé à côté d'un incontournable du genre, du moins antérieur au 21ème siècle. Quelle erreur ! Quelle présomption ! Parce que, je dois l'avouer, ce roman de Vernor Vinge (auteur que je ne connaissais même pas), publié en 1992, je n'en avais jamais entendu parler. D'où ma curiosité et ce, d'autant plus, qu'il avait reçu le prix Hugo. Non pas que je sois vraiment très impressionné par les prix ni que je sois persuadé que cela est synonyme de qualité. Que non ! Mais bon. Quand même.
Donc j'attaque la lecture avec une pointe d'espoir et un soupçon d'inquiétude. Espoir que le roman ait vraiment mérité son prix. Inquiétude que non.
Bon, eh bien je crois que mes espoirs ont été comblés. Ce roman est, de mon point de vue en tout cas, une complète réussite. Enfin, complète, pas tout à fait. Car j'émets un petit bémol cependant. On dit souvent que ce qui distingue les auteurs anglo-saxons de science-fiction des autres et notamment des auteurs français, c'est leur goût pour les détails scientifiques. Et ce roman-ci ne contredit pas le cliché. Et du coup, chaque fois que Vinge se lance dans telle ou telle explication un peu ardue (et souvent à propos de technologies purement spéculatives), je décroche. Je ne suis déjà pas au fait des dernières théories scientifiques et je n'ai pas le bagage nécessaire pour les comprendre. Alors quand j'ai affaire à des théories plus ou moins fantaisiste issues de l'imagination fertile d'un auteur, je n'y comprend rien. Voilà. C'est dit.
Mais fort heureusement, même si ces passages sont particulièrement agaçants, ils sont assez rares et le reste vaut (largement) le coup. Qu'on en juge.
Le roman, qu'on pourrait classer (si on aime classer mais ce n'est pas trop mon cas), qu'on pourrait classer donc dans la catégorie space-opera est peut-être à ranger dans celle de la science fantasy. Aussi. Car si on trouve les ingrédients de la première : planètes habitées, voyages inter-stellaires, races extraterrestres; une grande partie de l'intrigue se déroule sur une planète où le niveau technologique est moyenâgeux et d'où la magie n'est pas absente. Et c'est là l'un des premiers intérêts de l'histoire : la confrontation entre des gens qui n'ont pas inventé la poudre (c'est le cas de le dire) et des enfants débarqués d'un vaisseau spatial.
Un autre intérêt du ou des genres réside dans la création des peuples ou des races extraterrestres que l'on découvre au fil de la lecture. Et là encore, nous ne sommes pas déçus. Même si, et c'est un dernier bémol, j'ai trouvé les descriptions physiques des espèces rencontrées plutôt sommaires et incomplètes. Ou alors, j'ai loupé des phrases, ce qui est toujours possible. Toujours est-il que je n'ai compris que les Cavaliers des skrodes (l'une des races extraterrestres au coeur du roman) ressemblait à des pieuvres que grâce à l'une de leur caractéristique... intellectuelle. C'est dire. Et puis, en plus, si ça se trouve, j'ai tout faux. Bref, ces Cavaliers des skrodes (quel joli nom quand même) bien qu'intelligents, ont une mémoire de poisson rouge. Ceci serait à rapprocher de la pieuvre qui possède également une intelligence remarquable mais dont les mères meurent après avoir donné naissance à leur progéniture et se révèlent donc incapables de transmettre leurs connaissances.
Quant à la seconde race extraterrestre d'importance, les Dards, il semble qu'ils ressemblent à des chiens mais en fait, pas tout à fait. Bonjour la précision. En revanche, ce qui les rend uniques, tient davantage à leur psychique qu'à leur physique. Chaque Dard est en effet une meute dont les différents membres (jusqu'à huit au maximum) forment une intelligence unique et sont indissociables les uns des autres.
J'avoue que pour l'originalité, nous sommes servis et ce dont je vous ai parlé n'est qu'une partie de ce qu'il y a à découvrir dans le roman.
Pour le reste, nous assistons à une course contre la montre menée par une poignée d'aventuriers qui vont devoir secourir un jeune garçon à des milliers d'années lumières et accessoirement, sauver également la galaxie de la destruction. Excusez du peu.
J'avoue n'avoir pas boudé mon plaisir lors de ma lecture et je n'arrêtais de lire que pour satisfaire mon besoin naturel de dormir. Si vous aimez le genre, procurez-vous ce roman tout affaires cessantes. Vous ne devriez pas le regretter. Et puis, pour une fois qu'un bon récit de science-fiction tient en un volume et non pas une douzaine, profitons-en.
(Chronique écrite le 8 avril 2015)
Lien : http://aruthablog.blogspot.fr/
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Nonivuniconnu
  06 décembre 2013
Besoin d'évasion ? de grands espaces ? D'aventure ? Pas besoin d'acheter un billet d'avion, il suffit de se plonger dans Un feu sur l'abîme. Pourquoi ? Car il s'agit d'un tout grand livre de science fiction. Grand, il l'est d'abord par sa longueur. En effet, on peut légitiment ressentir une légère hésitation au moment de se lancer dans une telle brique. Pourtant, c'est parfois le prix à payer pour un roman épique, intelligent et vertigineux.
Je m'explique. le terrain de jeu de Vernor Vinge à travers ce bouquin n'est rien d'autre que notre galaxie. Classique, pour un space opera ? Oui, mais c'est oublier qu'un tel genre autorise toutes les idées farfelues. Et des idées, l'auteur n'en manque pas. Pour commencer, il fait très fort en concoctant pour notre Voie Lactée des lois de la physique bien à elle. Fantaisiste ? Bien sûr ! Et c'est tant mieux, car cela a un réel impact sur l'histoire. Une galaxie dans laquelle la localisation influe directement sur la vitesse de déplacement des objets et des données, c'est une excellente idée. Surtout si la narration est suffisamment bien maîtrisée pour permettre d'assimiler progressivement son fonctionnement.
Un bon roman, c'est aussi de bons personnages. Il y en a de toutes sortes, dans Un feu sur l'abîme. D'une part des êtres humains comme vous et moi, d'autre part des espèces tout à fait exotiques et inhumaines (au sens strict du terme). le lecteur a tout le temps d'apprendre à les connaître, à les apprécier, ou à les haïr. Toutes ces bestioles se débattent à travers deux intrigues distinctes quoiqu'intimement liées. L'histoire générale, grosso modo, ressemble à ceci : une entité absurdement puissante et gigantesque menace des milliers de civilisations, la faute à une expédition humaine (les sots, ne faites pas confiance à ces gens-là) bêtement tombée dans un piège. Heureusement, avant qu'il ne se referme, quelques survivants arrivent à fuir et à atterrir sur une petite planète difficilement accessible, médiévale, et ignorante de l'immense réseau qui connecte la galaxie. Toutefois, conscients de ce qu'ils ont déclenché, les fuyards emportent avec eux un éventuel remède à la catastrophe, ce qui ne servirait à rien s'il n'y avait pas une jeune humaine, très loin de là, pour avoir vent de cette rumeur et se retrouver embarquée dans une épopée presque désespérée.
Au-delà de l'histoire, qui se déroule donc sur deux échelles radicalement différentes (celle de la galaxie d'une part, celle d'une petite région sur une humble planète d'autre part), je retiens surtout de ce roman les nombreuses idées de génie qui le parsèment. Parmi elles, je note par exemple l'omniprésence du thème du réseau et l'utilisation parfois étonnante qui en est faite. Alors qu'à l'époque de parution de ce livre, en 1992, le web n'en était qu'à ses balbutiements, on dirait bien que Vernor Vinge avait déjà compris l'aspect capital qu'Internet acquerrait dans un avenir proche. Sur ce point, j'oserais presque le mot visionnaire. Enfin, comme pour la division de la galaxie en zones disparates, l'idée du réseau n'est pas simplement là pour faire joli mais s'intègre sans problème aux intrigues.
De grandes idées, une grande histoire, une grande maîtrise : voilà pourquoi Un feu sur l'abîme me semble être un grand roman de science-fiction, compagnon idéal de la morne monotonie de nos vies de rampants.
Lien : http://nonivuniconnu.be/?p=1..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   29 septembre 2017
Dans la mesure du possible, ils demeurèrent dans les ombres denses projetées par le soleil dans sa course vers le nord. Ils se glissèrent de mamelon en mamelon, aux endroits où il n'y avait pas d'ombres. Juste avant d'arriver au premier membre blessé, Scribe prononça quelques mots, les plus effrayants de cet après-midi.
- Surtout, ne vous inquiétez pas. Je sais exactement comment ça se passe, je l'ai lu mille fois.
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HermantMHermantM   14 mai 2014
Regardez l'univers. Il ne se soucie pas de vos problèmes et malgré toute notre science il y a des catastrophes que nous sommes incapables d'éviter. Le bien et le mal pèsent peu devant la Nature. En ce qui nous concerne, nous nous consolons en nous disant qu'il y a autour de nous un univers à admirer, qui ne peut être forcé ni en bien ni en mal, mais qui a le mérite, tout simplement, d'exister.
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AmbagesAmbages   07 octobre 2017
Elle passa doucement le bras autour de son épaule pour l'attirer contre elle. Sa respiration changea. Il murmura quelque chose de place et d'inintelligible. D'après elle, la sexualité en impesanteur n'était pas une expérience aussi formidable que le disaient certains, mais dormir en compagnie de quelqu'un sous zéro g, c'était une expérience à ne pas manquer. Être dans les bras l'un de l'autre ne demandait aucun effort et pouvait se prolonger indéfiniment.
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finitysendfinitysend   15 août 2012
À quel point la Gale exerce-t-elle son contrôle sur les races qu'elle a conquises ? Je l'ignore . Il ne reste peut-être plus un seul esprit doté de conscience de soi dans tout l'En-delà dominé par la Gale . Des milliards d'objets télémanipulés les ont peut-être remplacés .
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finitysendfinitysend   05 février 2016
Horreur . Il était passé tout près d'une nouvelle mort .
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