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EAN : 9781095897027
Éditeur : Arch Dormantes (19/09/2016)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Lucien, cultivateur vendéen, a vingt et un ans en 1937 lorsqu’il est appelé sous les drapeaux pour son service militaire. Alors que celui-ci touche à sa fin, la France déclare la guerre à l’Allemagne et le jeune homme part au front. Rapidement fait prisonnier, il ne rentrera chez lui qu’en 1945.
Durant ces huit longues années, Lucien Violleau tient un journal intime auquel il confie son quotidien mais aussi sa perception de la situation internationale.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
StephanieMarcos
  30 octobre 2016
La famille de Lucien Violleau a conservé ses carnets de guerre, puis en 2015, son petit-fils, Damien Pouvreau met en scène les mémoires de son grand-père dans un spectacle intitulé "2710 jours de ma jeunesse". 2710 jours est aujourd'hui publié à titre posthume.
Au début, Lucien résume les journées ou les semaines dans un style plutôt abrégé, puis, petit à petit, il se met à écrire à la première personne. Les textes de ses compte-rendus sont plus longs, plus personnels et plus intimes. Il donne davantage de détails sur son point de vue et ses sentiments sur sa captivité. 
Lucien écrit aussi d'une manière précise sur les différents événements qu'il peut lire dans les journaux (quand ils ne sont pas supprimés) et entendre à la radio (quand elle n'est pas confisquée). 
Il appelle les boites de conserve de corned-beef, les boites de singes. Il nomme les cachets d'aspirine des pralines dentaires qui ne font aucun effet. le Heil Hitler, il le baptise le cri à la mode. La folie ! Il emploie l'expression Les Chleux Macaronis, "la pelote" pour la fouille au corps, aller chanzer pour faire les tranchées anti-chars...
Donc, Lucien livre sa vie intime et la situation dans les camps de travail, ses relations avec les prisonniers, les gardes, les sentinelles, les conditions dans les différents stalags où il est conduit, les rapports avec ses différents "employeurs" et les conditions de travail à la carrière, la ferme... Les faits divers des alentours, la gentillesse de certains civils allemands, le manque de soins médicaux, la nourriture insuffisante, la faim, le froid, les retards, les pertes et les vols des courriers et des colis, les injustices, les privations, le découragement, le désespoir, la tristesse, l'espoir, la caravane, les canons, les conditions de la libération... Les textes sont captivants. Lucien éprouve de la compassion pour les autres prisonniers, il se soucie d'eux, c'est un grand homme.
De plus, j'ai très apprécié les poèmes ou chansons de Lucien qui relatent la vie au régiment et dans les camps.  Voici un extrait de celui qui s'intitule :
Au revoir petit cahier, ou adieu...
" Pauvres parents, vous qui m'avez élevé,
Et que, à présent, vous me voyez plongé dans l'abîme,
Quelle douleur allez-vous en éprouver
Si le devoir fait de moi, une victime !
2710 jours est un puissant témoignage de guerre, un véritable trésor historique que je vous invite à découvrir ! 
Lien : http://larubriquedolivia.ove..
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cat58
  18 novembre 2016
Lucien, cultivateur vendéen, a vingt et un ans en 1937 lorsqu'il est appelé à servir sous les drapeaux. C'est durant ses classes à Montargis qu'il commence son journal de guerre, un journal de bord. Trois ans après s'être engagé dans la vie militaire, il est fait prisonnier entre les mains de la Wehrmacht victorieuse et conduit en Allemagne.
Des lendemains qui déchantent, derrière les barbelés
Juin 1940, il est déporté une année dans le camp de concentration improvisé de Poussy où s'entassent 6300 prisonniers, puis l'année suivante sur le territoire du Reich où il arrive en décembre 1941. Lucien sera astreint au travail obligatoire, il rejoindra la main-d'oeuvre forcée, soumise à dure épreuve où il travaillera dans des carrières et de temps en temps dans chez des paysans allemands, c'est ce que Lucien préfère car il y reçoit un traitement plus humain. Cinq années de captivité, où il vit dans des Stalags et autres lieux de fortune toujours clôturés de fil de fer barbelé, sommairement équipés, où les soldats sont regroupés par nationalités. Lucien constate le traitement inhumain auquel sont soumis les Russes et les polonais.
Il écrit Lucien, il raconte les conditions de vie, l'exploitation maximale, l'aspect financier de cette exploitation pour l'Allemagne, les conditions de survie, les faibles rémunérations, le manque de nourriture, la hiérarchie, la discipline, la maladie, les conditions sanitaires et les conditions de vie qui se dégradent avec la fin de la guerre, les bombardements, la déroute qui pointe son nez et la liberté prochaine enfin.
Un témoignage rare et précieux que ce journal resté dans la famille et qu'aujourd'hui, le petit fils de Lucien, Damien Pouvreau met en scène dans un spectacle qui s'intitule « 2710 jours de ma jeunesse ».

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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
StephanieMarcosStephanieMarcos   30 octobre 2016
A présent c'est la guerre. Combien la cruelle catastrophe du 3 septembre 1939 va t-elle m'apporter de journées d'angoisse, de souffrance et de danger ? Combien de deuils pour la France ?
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StephanieMarcosStephanieMarcos   21 septembre 2016
Je n'ai pas tiré une seule cartouche, une seule balle pendant toute la guerre. Je suis heureux d'être sain et sauf, c'est pour moi le principal et l'espoir renaît en moi. Sur la colline, l'incendie auquel j'avais fait allusion dans l'après-midi, continue à dévorer le bois, juste en face de nous.
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StephanieMarcosStephanieMarcos   30 octobre 2016
J'en ai, soi-disant, pour trois semaines à l'hôpital, je ne suis donc pas mobilisable pendant ce temps-là, c'est toujours autant à être à l'abri du danger et des souffrances. Mais après la sortie de l'hôpital, il faudra y aller sur le front, peut-être pour augmenter le nombre des tués !
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cat58cat58   18 novembre 2016
« Ma vie militaire est terminée. 2710 jours… Quatre-vingt neuf mois, ou sept ans et cinq mois… Une paille… Dont cinq ans moins un mois passés en captivité. Je suis rentré dans la vie militaire à vingt et un ans, j’en sors à vingt-neuf ».
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StephanieMarcosStephanieMarcos   30 octobre 2016
J'avais toujours espéré finir ma captivité en même temps que mon carnet, hélas ! mon carnet touche à sa fin, mais la captivité ?...
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Video de Lucien Violleau (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lucien Violleau
"2710 jours de ma jeunesse" - Teaser.
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