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ISBN : 2266098586
Éditeur : Pocket (13/09/1999)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Chez les Gendreau, Vendéens de Malidor, on ne quitte jamais ses terres, sauf, parfois, pour aller faire la guerre. Lorsqu'en 1919 Antoine, l'aîné de la famille, enfin libéré, revient chez lui, son univers familial a basculé.

Sa jeune épouse, Edmée, est morte, victime de la grippe espagnole. Le bétail est décimé par une épidémie de fièvre aphteuse, la ferme périclite.

Antoine prend alors, pour ses parents et ses frères, la seule décisi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Chrystaalle
  20 août 2013
J'ai trouvé l'histoire superbement racontée avec des descriptions d'une grande finesse, toute en couleurs et en nuances.
Il y a d'abord la vie en Vendée, le retour de guerre, la mort de la femme aimée, la fièvre aphteuse, tout est gris sombre.
Arrive la rencontre à la foire avec le recruteur pour un départ en Charente, là le pastel commence à poindre.
Mais quand le départ se précise le noir triomphe, avec la réaction de rejet de la famille, des amis, du prêtre de leur paroisse qui préfère voir des gens mourir de faim que de les voir partir en terre "hérétique", la mise à mort du vieil âne trop vieux pour supporter le voyage, le départ, l'adieu aux terres ancestrales. Et puis, le voyage pénible, et l'arrivée dans une ferme plus décrépie qu'annoncée.
Et puis, il y a la Charente "qui est belle comme un soleil" ( sur l'air de Ces gens là de Jacques Brel)
Ce fleuve à la lisière de la propriété brille de mille feux prometteurs. Et petit à petit la lumière et les couleurs s'installent. La terre est généreuse, le fleuve aussi, les vendéens ayant précédemment migrés se soutiennent, les autres anciens migrants aussi ( car les Charentes sont une terre d'immigration) et les gens du cru sont plus amicaux qu'ils ne semblent l'être au départ ( à part quelques irréductibles indécrottables).
Certes la famille va encore vivre des drames mais la vie va toujours gagner et les couleurs ne disparaitront plus. Jusqu'à l'apothéose finale : les pêches de vigne, et leur magnifique rouge sang, qui vont symboliser à la fois l'ancrage dans la terre d'accueil, un début de prospérité et l'amour triomphant.
Une lecture qui m' a enthousiasmée et que je recommande
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bebi
  29 septembre 2016
Après la Première guerre mondiale, quand les fermiers ont réintégré leurs domaines, il fallait tout reconstruire. Et parfois, les pertes étaient bien trop lourdes à porter.
C'est ce qui est arrivé à Antoine Gendreau. A son retour, il découvre que sa jeune épouse est décédée, lui laissant une petite fille qu'il ne connaît pas encore. Heureusement, ses parents et ses frères sont encore là.
Mais que peut-on faire lorsqu'une terre ne donne plus rien, lorsqu'il n'y a plus assez d'argent pour relancer les machines, et qu'on ne sait pas de quoi demain sera fait ? Saisir l'opportunité qui se présente et recommencer de zéro ailleurs.
Dans ces régions, on vivait en vase clos chaque région. Les Vendéens qui voient partir les leurs ont bien du mal à l'accepter.
Sur plusieurs générations, la famille Gendreau fera pourtant bien prospérer la terre qu'ils ont reçu en arrivant, devenant peu à peu plus aisé. Tout cela ne se fait bien sûr pas sans effort…
J'aime énormément les histoires qui se déroulent sur plusieurs générations. Quand du grand-père, on passe au fils, puis au petit-fils, et que l'on voit les mariages, les naissances mais aussi les décès qui jalonnent les décennies.
Le choc des générations se fait parfois sentir, quand la modernité fait son apparition. Et il faut que chacun y trouve sa place.
Cette histoire est abordée de façon sereine, dirais-je. C'est raconté sobrement, sans fioritures inutiles, mais sans aucun ennui. Il y a bien de quoi se mettre sous la dent, entre les rencontres des uns et des autres avec le sexe opposé, entre les saisons qui passent et qui ne se ressemblent pas pour un fermier, et entre les disparitions de certains personnages. Pas de grand bruit, mais une activité continue.
Et cela, j'aime beaucoup, vraiment ! Ca se laisse lire facilement, on retrouve bien tous les membres de la famille. Il n'y en pas trop, ni trop peu, juste ce qu'il faut pour qu'il ne soit pas nécessaire de courir sans cesse à la fin du livre pour se référer à l'arbre généalogique.
J'ai passé un bon moment avec cette famille.
Lien : http://au-fil-des-pages477.b..
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chrisfcna
  26 mai 2012
Très beau roman d'entre les deux guerres racontant les vendéens expatriés en Charente.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   17 mars 2013
- Qu'est-ce qui est arrivé ? demanda-t-il, la voix brisée.
- Ton Edmée est tombée dans le jardin, la veille du 11 novembre. Nous étions à cueillir des poires...
Elle avait apporté une serviette, et elle lui essuyait le visage, les cheveux.
- .... Quand les cloches ont sonné pour annoncer que la guerre était finie, elle était au lit, rouge comme un tison. Elle a dit en souriant : "Pourvu que je sois guérie quand Antoine reviendra." Le médecin est venu. Mais on savait déjà qu'elle était prise par cette grippe espagnole qui a couru au secours de la guerre.
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rkhettaouirkhettaoui   22 septembre 2017
Pour sûr qu’il y a de quoi y mener une bonne vie. On ne peut pas voir toutes ces terres abandonnées aux mauvaises herbes, aux ronces et aux épines, sans un serrement de cœur. Vous ne seriez pas dérangés par les voisins. La ferme est toute seule dans la prairie au bord de la Charente. C’est un ensemble de bâtiments en pierre blanche habituel ici, serré autour d’une cour carrée. On entre par un grand porche comme un portail d’église. Les étables sont à droite, les granges à gauche, la maison en face, avec des chambres hautes comme en ont les logis de maîtres en Vendée. Elle donne par-derrière sur un jardin frais qui descend jusqu’à la rivière. Bien sûr, il y a du travail à faire pour remettre tout en état. Mais avec des gens courageux, et surtout méticuleux comme vous, je suis certain que ça peut devenir un endroit bien humain.
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rkhettaouirkhettaoui   22 septembre 2017
On n’a rien pour nous faire plaisir dans ce damné métier. Voici qu’on veut nous donner un franc de plus et par jour, chaque fois que nous serons en ligne. Ceci nous laisse froids et ne nous remonte guère. C’est la paix qu’il nous faudrait. Ce n’est pas en nous donnant un franc de plus qu’on nous fera voir la fin de nos maux. Pour l’instant, ici, il faut nous estimer bien, malgré une vie de chien. Mais puisqu’il n’y a pas de casse, pouvons-nous demander autre chose ? Que sera ce mois d’avril ? Nous l’ignorons !… Et je ne puis même pas dire ce qui se dit entre nous. Du reste, il s’est dit tant de choses qui ne sont jamais arrivées !
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rkhettaouirkhettaoui   22 septembre 2017
Chaque dimanche, les amoureux descendaient se promener au bord de l’Yon, où ils s’embrassaient dans les cabanes des laveuses, au lavoir militaire. C’est là, dans la fraîche odeur du savon, qu’ils connurent leur premier éblouissement, dans un bonheur partagé. Antoine emporta cette odeur heureuse des lavoirs à la guerre, même dans l’horreur des tranchées. Quand le souvenir de l’amour était insensé, il lui suffisait de s’approcher d’un trou d’eau qui ressemblait à un lavoir, ses jambes se mettaient à trembler et il éprouvait au milieu des morts les frissonnements de la vie du monde.
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rkhettaouirkhettaoui   22 septembre 2017
Le bonheur de la vie charentaise s’exprimait à travers cette indolence, cette paresse du langage. En Vendée, les sonorités étaient plus rugueuses, les mots plus pesants. Il se lia vite d’amitié avec des femmes de tous âges. Des mémés le considérèrent comme un petit-fils. Il les appela grand-mère, et les servit bon poids, s’intéressant à leur présent, et surtout à leur passé. Leurs histoires lui procurèrent un vrai plaisir.
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