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Citations sur L'Enéide (93)

LydiaB
LydiaB   04 novembre 2013
Énée se tenait droit, resplendissant dans une claire lumière ;
il avait le visage et les épaules d'un dieu ; car sa mère elle-même
d'un souffle avait donné à son fils une chevelure magnifique,
l'éclat vermeil de la jeunesse et des yeux pétillants de charme :
ainsi des mains artistes rehaussent la beauté de l'ivoire,
ou parent d'or fauve l'argent ou le marbre de Paros.

Alors il s'adressa à la reine et, soudain, à la surprise générale,
il dit ainsi : « Je suis ici devant vous, celui que vous cherchez,
le Troyen Énée, arraché aux ondes libyennes.
Ô toi, tu es la seule à t'être apitoyée sur les épreuves indicibles de Troie,
et nous, restes échappés aux Danaens, qui sur terre et sur mer
avons déjà épuisé tous les malheurs, et sommes totalement démunis,
tu nous associes à ta cité, à ta maison ; te remercier dignement,
ô Didon, est impossible pour nous comme pour les quelques survivants
de la nation dardanienne disséminés un peu partout par le vaste monde.
Si des divinités prennent en compte la piété des hommes,
s'il existe quelque part une justice et la conscience de la droiture
que les dieux t'accordent des récompenses dignes de toi. Quels siècles heureux
t'ont vue naître ? Quels parents si grands ont engendré une fille telle que toi ?
Tant que les fleuves courront vers la mer, tant que dans les montagnes
les ombres parcourront les vallées, tant que le ciel nourrira les étoiles,
toujours subsisteront et ta gloire et ton nom et tes louanges,
où que je sois appelé sur la terre ».
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TitwanMan
TitwanMan   17 février 2018
Je tente d'apercevoir ce qui se passe à gauche... Au pied d'un rocher, il y a un grand palais gardé par un triple mur, entouré d'un fleuve charriant d'énormes rocs dans un vacarme fracassant. Une tour de fer se dresse dans les airs avec une porte gigantesque pour en fermer l'entrée. C'est là que Tisiphone, une des trois Furies, serrée dans sa robe ensanglantée, punit les coupables sans jamais s'arrêter. On entend derrière la porte des gémissements, des coups de fouet, le grincement de chaînes que l'on traîne. Tous ces bruits me terrorisent.
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Fifrildi
Fifrildi   03 mars 2018
Avec ces paroles, elle alluma dans l'âme de sa sœur un incendie amoureux, donna de l'espoir à son incertitude et la délia de son honneur.
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TitwanMan
TitwanMan   19 février 2018
J'achève à peine le rituel sacré qu'un serpent surgit du sanctuaire et enlace de ses sept anneaux la tombe de mon père. Puis il se faufile entre les autels, goûte aux offrandes et repart dans son nid. Je le vois comme un bon présage mais, prudent, je redouble les sacrifices offerts aux dieux. Les jeux funèbres en l'honneur de mon père peuvent commencer !
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colimasson
colimasson   04 avril 2015
Il est impossible, ô reine, d’exprimer la douleur que tu me demandes de renouveler.
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colimasson
colimasson   02 décembre 2015
Lorsqu’au jour suprême la vie a quittées [les âmes], les malheureuses ne sont pourtant pas débarrassées complètement de tout le mal et de toutes les souillures corporelles, et le mal qui s’est longtemps amoncelé au fond d’elles-mêmes y a nécessairement des racines d’une longueur étonnante. Elles sont donc soumises à des châtiments et expient dans les supplices leurs maux invétérés : les unes, suspendues en l’air, sont déployées au souffle des vents légers ; les autres lavent au fond d’un vaste gouffre le crime dont elles sont souillées, ou s’épurent dans le feu. Chacun de nous subit ses Mânes ; ensuite on nous envoie dans l’ample Elysée, dont nous occupons en petit nombre les riantes campagnes. Enfin, lorsqu’un long jour, au cercle révolu des temps, a effacé la souillure profonde, et purifié le sens éthéré, étincelle du souffle primitif ; quand toutes ces âmes ont vu tourner la roue pendant mille ans, un dieu les appelle en longue file aux bords du fleuve Léthé, afin qu’oublieuses du passé elles aillent revoir la voûte de là-haut, et commencent à vouloir retourner dans des corps.
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Fifrildi
Fifrildi   06 mars 2018
Sont-ce les dieux qui donnent à nos coeurs la passion que je ressens, Euryale, ou chacun se fait-il un dieu de son désir le plus fou?
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laulautte
laulautte   13 juillet 2016
[Enée – livre II vers 660-691]
C’était pour cela, mère bénie, que tu m’enlèves à travers les traits, les flammes ? Pour me donner à voir l’ennemi dans ma propre maison, Ascagne, mon père, et avec eux Créuse immolés dans le sang l’un de l’autre ! Mes armes, compagnons, apportez-moi mes armes ; le dernier jour appelle les vaincus. Rendez-moi aux Danaens : laissez moi reprendre un nouveau combat. Nous ne mourrons jamais tous aujourd’hui sans vengeance.
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colimasson
colimasson   06 décembre 2015
Sont-ce les dieux qui me donnent l’ardeur que je ressens, Euryale ? ou d’un violent désir, chacun se fait-il un dieu ?
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michfred
michfred   24 avril 2015


"Tous ceux-ci que tu vois, c'est la foule misérable des morts sans sépulture ;

ce portier est Charon ; la rivière transporte ceux qui ont été inhumés.

Et ils ne peuvent traverser ces rives effrayantes et ces flots grondants

avant que leurs ossements n'aient trouvé le repos dans une tombe.

Les âmes errent pendant cent années, voletant autour de ces bords

et enfin, elles sont alors admises à revoir les marais tant désirés ».
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