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EAN : 9782931235096
murmure des soirs (01/09/2023)
2.88/5   4 notes
Résumé :
Parti de Bruxelles à destination de Lisbonne, Adam a rendez-vous avec Lilia, son amie étudiante à Coimbra. En raison d’une tempête tropicale, le vol est détourné
vers un autre aéroport et Adam se retrouve, errant, dans une ville qu’il ne connaît pas. Ses habitants, vêtus comme sur des tableaux du XXe siècle, y sont pourtant
bien vivants, et Adam s’agace de ne pouvoir utiliser son téléphone portable... Un monde « surréaliste » et d’un autre âge, s’étonn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
J'ai reçu ce roman dans le cadre de l'opération Masse Critique de septembre et j'en profite pour remercier Babelio et la maison d'édition Murmure des Soirs (le marque-page est juste magnifique!).
Déjà je commence par préciser que ce livre est un très bon roman, mais je ne pense pas rentrer dans la case du public concerné et soyons clairs, le résumé m'a induite en erreur et je m'attendais à une sorte de récit d'un voyage dans le temps.
C'est l'histoire d'Adam un jeune Belge, qui un beau jour, prend l'avion pour Lisbonne afin de rejoindre sa bien-aimée Lilia. Dérèglement climatique oblige, son vol est détourné en direction de Hirichro une ville…spéciale.

Le résumé m'avait énormément attirée et j'avais beaucoup d'attente. Dès le début, je m'en suis rendue compte: ce ne serait pas la petite lecture chill de science-fiction dont j'avais besoin.

Alors, pourquoi n'ai-je pas terminé le livre ?
- Premièrement, je n'étais pas dans le mood pour ce genre de lecture.. J'ai trouvé préférable de le poser tout en n'excluant pas le fait d'un jour le reprendre !
- Ensuite, je suis vraiment fatiguée et il y a beaucoup beaucoup beaucoup de descriptions(et pourtant j'adore Tolkien qui est réputé pour cela)… On suit Adam au fil de ses balades dans la ville et tout est décrit (d'ailleurs dès fois je ne comprenais pas tout, ce n'est pas faute de me concentrer…) comme si l'auteur décrivait des descriptions.


J'insiste tout de même sur le fait que c'est un très bon livre, simplement pas à mon goût ! Bonne journée et bonnes lectures à tous.tes !
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L'infini chez soi
Bernard VISSCHER, Ceci n'est pas, Murmure des soirs, 2023, 160 p., 20 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 978-2-93123-509-6

visscher ceci n'est pasBernard Visscher, dans une autre vie, a travaillé dans l'audiovisuel (courts-métrages, longs-métrages, dessins animés), déclinant différents registres (producteur, réalisateur, scénariste). Un sacré bagage pour un (faux) débutant en littérature, et son premier roman, Rendez-vous incertain, n'a pas décroché le prix Saga Café 2022 par hasard.

Ceci n'est pas, et Magritte sur la couverture. Ce deuxième roman est-il un hommage au surréalisme ? Qu'on associe à l'identité belge quand j'y vois, comme d'autres, le déploiement maximalisé d'une facette du réalisme magique, qui ancre plus largement la belgité depuis Bosch et Breughel. Mais restons sur les rails du livre et de l'auteur. Ceci n'est pas, après Rendez-vous incertain ! On intuitionne une prédilection de Bernard Visscher pour la mise en question du réel.

Le récit démarre dans la normalité, consignée avec précision :

Le décollage eut lieu à l'heure exacte : 10h23. le ciel d'un bleu très pâle au-dessus de Bruxelles invitait à un vol serein et pas un souffle de vent ne gêna l'élévation de notre A320.

Réalisme et bonhomie apparente. Adam, le jeune narrateur, quitte Bruxelles pour rejoindre son amie étudiante à Coimbra, au Portugal. Lilia, « dotée d'une personnalité libre et déterminée », « choyée par la nature », y accomplit un master en sciences fruitières. Une atmosphère idyllique se profile, d'amour et de vacances. Où sont les crustacés ?

Le fantastique, très vite, s'insinue. Via un fait majeur et de premières salves indicielles : une tempête tropicale détourne l'avion et celui-ci doit se poser sur « l'aéroport de Hrihichro », dont notre héros n'a jamais entendu parler ; les passagers masculins ont quasi tous « le crâne chauve et lisse », les femmes des chevelures « abondantes, dont certaines ébouriffées à l'excès ». Sur place, le malaise s'accentue. Son Iphone ne fonctionne pas, les voyageurs l'ignorent, le personnel nage dans l'indifférence. le vertige saisit notre narrateur (et le lecteur) face à « cette cité où je m'égare comme dans un labyrinthe » : les décors semblent appartenir à une autre temporalité, les habitants être « de consistance incertaine ».

Adam va se balader dans la ville énigmatique, apercevoir un train et chercher une gare qui n'existe pas, empêchée, emprunter un tram pour gagner une cité voisine, Delpho, qu'un train relierait à Lisbonne, d'où il pourrait enfin atteindre Coimbra. Vivre bien des rencontres. Intellectuelles, physiques, oniriques. Partir, revenir. Suivre une femme qui pourrait être Lilia, ou pas. Être lui-même suivi par un policier aux allures de gangster sinon d'assassin. Adam… Monom ! « Adam » ! le premier homme, l'humanité mise en abyme ? « Monom » ! Une indétermination revendiquée, un délestage du réel ?

Dans la première phase de la lecture, on est ravi par la fluidité de la narration, l'écriture, l'intertextualité, des atmosphères dignes d'un Carino Bucciarelli (un lâcher de choucas libère d'ailleurs un étrange écho au remarquable Nous et les oiseaux). Puis on peut caler (brièvement) face à un récit cédant au ludisme : on est au coeur d'un univers parallèle de peintres et de peintures (Hririchro renvoie à Chirico, Delpho à Delvaux, etc.), où Adam passe d'un Dali à un Magritte, échangeant sur leurs carrières, leur art, etc. In fine, on s'abandonne tout entier à la recommandation de l'auteur, au voyage surréaliste :

« (…) je décidai pour la première fois depuis mon invraisemblable débarquement à Hririchro, de ne plus me hâter, de me laisser bercer par les seuls souffles du vent. Lilia attendra… »

Ne plus se hâter, poussé par le mystère, mais profiter des mille et une saillies du texte :

« (…) j'aime susciter le mystère, utile à la vie des idées… » ;

« (…) Seule la peinture peut expliquer la peinture… Il en est de même avec les fleurs : pouvez-vous les cueillir avec des mots ? »

Mais… « Lilia attendra… ». Au-delà d'une ode au surréalisme et à la belgitude, d'une confrontation à la solitude ontologique et à la nécessité de la rencontre, Bernard Visscher ne pointe-t-il pas l'insondable abîme qui sépare hommes et femmes, la dramatique posture qui arcboute irrésistible attraction et incapacité à se comprendre, se fondre pleinement l'un dans l'autre ?

Tu es l'homme que j'aime, Adam, tel que tu es. Et ne change pas. Mais comprends… que je ne te comprends pas !

Dans Ceci n'est pas, Adam finit par percuter la difficulté du choix, entre les caps de l'enracinement et du grand large : vie ancrée dans la réalité ou dévolue au sur-réel de la fiction et de l'art ?

Où suis-je, ici ou ailleurs, ou nulle part !

Philippe Remy-Wilkin
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Adam quitte Bruxelles pour rejoindre sa moitié (Lilia) à Coimbra, il emprunte l'avion pourrejoindrece lieu, mais suite à une tempête tropicale celui-ci est détourné vers la ville d'Hrihichro.
A l'atterrissage de 'avion, Adam découvre une ville peu commune. Il n'y pas de WiFi, ni de réseau téléphonique. La ville ne dispose pas de technologie.
Adam parvient à contacter Lilia à partir d'une cabine téléphonique. Il sera obsédé par le fait de rejoindre Lisbonne en train.
Dans cette ville, il fera des rencontres de personnages surprenants.


Bernard Visscher apporte beaucoup de soin à décrire cet environnement où se déroule l'histoire.
Le manque de technologie m'a attirée fortement, cet aspect offre plus d'intensité à ce roman.

Ceci n'est pas est un voyage surréaliste poétique entre Bruxelles et Lisbonne.

Ce roman peut déstabiliser justement par sa touche belge. En effet, le surréalisme très présent est bien présent et donne du relief à l'histoire.
J'ai adoré le titre de ce livre qui annonçait déjà la couleur. de plus, de nombreuses références d'oeuvres de ce mouvement artistique sont mentionnées au fil du roman.


Merci à la maison d'édition Murmure des soirs et à Babelio pour cette belle découverte.
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Adam rejoint sa compagne à Coimbra au Portugal, pour cela il prend l'avion depuis Bruxelles, mais celui est détourné vers la ville d'Hrihichro. A la descente d'avion, Adam découvre une ville très étrange. Il n'y pas de réseau, pas de WIFI. Toutefois, il ne s'en formalise pas. Il réussit à appeler Lilia à partir d'une cabine téléphonique. Les personnages, qu'il rencontre dans la ville, sont hauts en couleur et semblent être venus d'un autre temps. Adam essaie par tous les moyens de prendre le train pour se rendre à Lisbonne. Sa quête est complexe dans cette ville où tout semble surréaliste.

L'auteur nous offre beaucoup de descriptions de l'environnement dans lequel Adam progresse. On a comme l'impression que notre protagoniste évolue dans des tableaux du XXème siècle. J'ai repéré quelques références à ces peintures qui sont mentionnés en fin d'ouvrage.

Ce roman m'a semblé justement un peu trop sur réaliste, mais il fera le bonheur des amateurs du genre. J'ai commencé à me perdre au moment où une femme se jette de la tour de la ville, mais j'ai tenu bon jusqu'à la fin. Cet ouvrage est bien écrit, c'est très poétique et très imagé.

Merci à l'édition Murmure des soirs et à Babelio.
Lien : https://lilasviolet.blogspot..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Le bus s’engagea sur une large place, symétrique et cernée d’arcades identiques, un espace où flottait une faible lumière, blanche et uniforme, peut-être même celle de la lune. Quelques passants, tous vêtus de manteaux sombres et étroits, traversaient l’espace sans trottoir, à pas mesurés, droits comme des crayons...
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- Ne me dérangez pas, me héla l'artiste, tandis que je m'approchais de lui sans avoir remarqué sa présence. Vous risquez de troubler mon inspiration !
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J’étais l’œil et eux le tableau.
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