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ISBN : 2021307646
Éditeur : Seuil (12/05/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Après avoir traduit la poésie d'Alvaro Mutis puis celle de César Vallejo, François Maspero avait entrepris de traduire Ida Vitale. La mort l'a surpris au c?ur de ce travail.Silvia Baron Supervielle a pris le relais. Elle a choisi et traduit la plupart des poèmes qui composent cette anthologie.Ida Vitale a reçu en 2015 le prix Reina Sofía qui est la plus haute distinction pour la poésie ibéro-américaine consacrant ainsi la poète uruguayenne comme une des voix majeure... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Wozniaksandy
  12 avril 2019
Ida Vitale, lauréate du prix Cervantès 2018, a fait de l'exil et de la mémoire la trame de son art poétique, tout à la fois exigeant et accessible. Dernière représentante de la "Génération de 45", groupe d'écrivains uruguayens influents, son oeuvre poétique est composée de poèmes courts au style sobre, dépouillé et populaire. La poésie d'Ida Vitale, nous parle de la mémoire, cette compagne souvent infidèle, avec un langage sobre, dépouillé, traversant les douloureuses frontières de l'oubli pour découvrir un nouveau monde. le Mexique, d'abord, les États-Unis ensuite. Dans ses poèmes, elle exprime la souffrance d'une exilée perdue dans la gigantesque mégalopole, véritable melting pot universelle et personnelle.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
WozniaksandyWozniaksandy   12 avril 2019
La nuit, cette demeure
où l’homme se trouve
et il est seul,
sur le point de mourir et de se mettre
à marcher par d’autres airs.

Le monde va perdre des nuages, des chevaux,
il vacille,
s’étonne,
se défait,
tombe comme aux bords du désir
mais déjà à l’écart du miracle.
L’espoir lentement
revêt sa peau d’oubli.
Je ne vois pas au-delà
d’un nom que j’ai appelé
lettre à baiser à caresse
à rose ouverte à vol aveugle à larmes.

Et comme tout est dépossédé,
tout d’un pied juste
afin de toucher la terre obscure,
le ciel devenu creux sans voix
et sans rivages,
je ne suis plus déjà la pauvre,
évaluée entre des airs mortels, mélancoliques,
corps aveuglé de lumière ou simple larme.

Ce que cette mer, cette ombre croissante
perd peu à peu
vient se sauver en moi,
nuage toujours,
cheval bleu,
ciel éternel.
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coco4649coco4649   24 novembre 2018
Remerciement


Je remercie ma patrie pour ses erreurs
celles déjà commises, celles qu’on voit venir,
aveugles, actives dans leur deuil blanc.
Je remercie la tornade contraire,
le demi-oubli, la frontière épineuse d’arguties,
la fourbe négation du geste occulte.
Oui, merci, merci beaucoup
de m’avoir incitée à marcher
afin que la ciguë soit efficace
et ne blesse plus lorsqu’elle mord
l’animal métaphysique de l’absence
+ Lire la suite
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WozniaksandyWozniaksandy   12 avril 2019
Donne-moi, ô nuit,
les espérances convenues,
donne-moi non plus ta paix,
donne-moi des miracles,
donne-moi enfin ta parcelle,
portion du paradis,
ton jardin d'azur clos,
tes oiseaux de silence.
Donne-moi, quand se fermeront
les yeux en mon visage,
tes deux mains de songe
qui ouvrent le chemin et paralysent,
donne-moi les moyens de me trouver,
donne-moi, comme une épée,
le chemin qui passe
par le tranchant de la peur,
une lune sans ombre,
une musique à peine ouïe
et déjà sue,
donne-moi, ô nuit, une vérité
pour moi seule,
un temps pour moi seule,
un surplus de vie.
+ Lire la suite
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WozniaksandyWozniaksandy   12 avril 2019
Chance

Pendant des années, profiter de l’erreur
et de sa correction,
avoir pu parler, marcher libre,
ne pas exister mutilée,
entrer ou pas dans des églises,
lire, écouter la musique chérie,
être, de nuit comme de jour, un être.
Ne pas être négociée en mariage,
ni mesurée en chèvres,
ni souffrir le contrôle de la famille
ou la lapidation légale.
Ne plus jamais défiler
et ne pas admettre des mots
qui mettent dans le sang
des limailles de fer.
Découvrir par toi-même
un autre être imprévu
dans le pont du regard.

Être humain et femme, ni plus ni moins.
+ Lire la suite
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WozniaksandyWozniaksandy   12 avril 2019
animaux

Un plus un, dit-on. Et on pense:
une pomme plus une pomme,
un verre plus un verre,
des choses toujours identiques.

Quel changement que
un plus un soit un puritain
plus un gamelan,
un jasmin plus un arabe,
une nonne et une falaise,
un chant et un masque,
encore une garnison et une damoiselle,
l’espérance de quelqu’un
plus le rêve de l’autre.
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