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Critiques sur Donbass (16)
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Bougnadour
  29 mars 2020
Pour un français le Donbass n'évoque que mines de charbon, gueules noirs et vodka, quant à savoir si c'est en Ukraine ou en Russie difficile question, pour preuve les habitants du lieu s'entre-tuent sur le sujet.
La guerre du Donbass n'est plus sous les projecteurs des media de l'ouest mais n'en continue pas moins. Une guerre de fond pour des mineurs de fond où l'on s'échange quelques obus pour ne pas perdre la main mais sans se faire trop de mal, la population blasée survit et s'accroche à son côté de frontière, où aller quand on est pauvre ?

Curieuse guerre où les nazis de l'ouest et les bolcheviks de l'est se connaissent, se parlent et continuent leurs petits trafics lucratifs.
Pour l'auteur, elle est la continuatrice de la grande guerre patriotique de 1941 et de celle de l'Afghanistan dont plusieurs protagonistes du roman sont revenus meurtris, salis et désabusés. Dans ce drôle de conflit on assassine aussi des enfants innocents côté ukrainien, un colonel de police revenu de tout va devoir enquêter et bien sûr soulever quelques sales tapis, fouiller une zone de guerre et de pauvreté déprimante.
Les hommes étant soldats, alcooliques ou enfuis les femmes tiennent la baraque. Veuves, abandonnés, orphelines de fils morts au combat elles font face de toutes les manières possibles.
Si dans un polar l'essentiel est la description d'un milieu, la restitution d'une ambiance, l'épaisseur des personnages, celui-ci est une réussite avec le mérite de nous expliquer la complexité d'un conflit à nos portes.
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Crossroads
  25 mars 2020
Le Donbass est un bassin houiller partagé, enfin tiraillé, serait plus exact, entre l'Ukraine et la Russie qui se livrent, depuis quelques temps, un combat sans merci.
Mais quatre années de conflit confèrent à ces bombardements une certaine routine.
Même si la populace semble s'y être accoutumée, l'assassinat d'un enfant vient soudainement perturber ces esprits fatalistes.
Le Colonel Henrik Kavadze trimballe son chapelet de fantômes.
Pas sûr que cette nouvelle enquête soit propice à un regain d'optimisme démesuré.

Arf, j'aurais pas dû, non, j'aurais pas dû attaquer Donbass en ces temps d'enfermement obligeamment exhorté.
De l'ordre de 135 euros, le niveau d'encouragement, ça calme les envies de grand air, forcément.
Besoin d'amour, de joie, de bonne humeur, (Zaz, tu te calmes!) d'ambiance guillerette histoire de ne pas se mélancoliser le quotidien.
C'est pas avec Donbass que j'allais me mettre à maltraiter du Piaf.
J't'en foutrais du rose, moi.
Ici, tout est noir.
Les hommes, les femmes, les villes, les vies.

Honnêtement, cette enquête relève plus du prétexte que du polar pur jus.
Et c'est peut-être ce qui explique que je m'y sois perdu, parfois, devant jongler avec moult personnages que j'ai eu du mal à intégrer (pour cause de maîtrise plus qu'aléatoire du patois local) et un contexte géopolitique aussi passionnant que déstabilisant.

Pourtant tout y est.
Les personnages homériques sont pléthores.
Entre flic qui boit la tasse (environ 60°C la bolée récurrente) lorsqu'il n'est pas corrompu jusqu'à l'os, brave commerçant opportuniste qui aura su surfer sur la vague belliciste, vieilles au coeur aussi vaste que les contrées qu'elles habitent, hommes désabusés à l'âme aussi noire que le charbon qu'ils extraient en frôlant le bénévolat, prostituée au grand coeur, le catalogue se veut généreux sans verser dans l'ostentatoire.

Autre facteur incontournable au charme aussi dévastateur qu'un lâcher de bombes journalier : la géographie urbaine.
Dévastées, balafrées, atomisées, ces villes délicieusement évoquées sont à l'image de ses rares autochtones. Pas prêtes de voir un tour-operator s'y intéresser de près.

Benoît Vitkine, en journaliste émérite des pays de l'Est, aura su également décrire, tout en pédagogie, les tenants et les aboutissants politiques d'une région taraudée par un antagonisme belliqueux.

Tout était là pour passer un grand moment.
Un seul absent, mon ouverture d'esprit qui avait dû se faire la malle alors que j'avais le dos tourné, l'abjecte couarde.
Complètement conscient d'être passé à côté, je me suis juré qu'un jour, j'y reviendrai.

Merci à Babelio et aux éditions Equinox pour ce monochrome charbonneux digne d'un Klein, c'est pas rien.
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Givry
  25 mars 2020
Ce polar expose très clairement ce qui ne l'est pas : la situation au Donbass, déchiré entre la Russie et l'Ukraine. Cette province est l'objet d'un conflit depuis 2014, conflit qui n'évolue guère depuis, n'intéressant personne, et surtout pas les Européens. Ses habitants se sont « habitués » et ils oscillent entre la nostalgie de l'époque soviétique – où aucune liberté ne leur était accordée mais tout était prévisible, y compris la maigre pension accordée – et la république de Maïdan, promesse d'ouverture à l'Occident et d'incertitude angoissante.
Les gens récoltent surtout le pire des deux offres et n'ont guère le choix, sans compter les bombes qui leur tombent dessus tous les jours.
Cette partie du monde a été – reste – ignorée. le peuple a « subi » la chute de l'Union Soviétique, à l'instar des Allemands de l'Est. Les usines de charbon se sont retrouvées entre les mains de gangsters. Certains hommes, jadis fiers de leur outil de travail, ont découvert le chômage, la nécessité des « rapines » pour les plus jeunes, l'incompréhension pour tous. La négligence et le mépris du Pouvoir envers eux a créé une colère juste. Tous les ingrédients sont réunis pour une installation durable de la violence, avec son cortège de trafics en tout genres.

Vitkine présente tout cela à la perfection, sans fioritures, efficacement, avec une affaire judiciaire à régler. L'enquêteur est policier sans envergure à ses propres yeux, mais prestigieux pour sa ville. Il se fie à son instinct, médite longuement entre d'énormes prises de risque. Il est las de tout, ayant fait la guerre en Afghanistan, rien ne l'impressionne.

Vitkine est le correspondant du journal le Monde sur le sujet depuis des années, ses articles sur la mer d'Azov m'avaient beaucoup interressée. Une fois encore la fiction complète le regard sur ces situations impossibles.
Lien : http://objectif-livre.over-b..
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Bouquineuse64
  17 mars 2020
Dans la librairie "Ombres blanches", j'errais dans les rayons à la recherche d'un ouvrage pour profiter de mon Chèque-Culture.
Je me suis naturellement dirigée vers les romans noirs. L'illustration de la couverture de Donbass m'a de suite attirée. La lecture de la quatrième de couverture a validé mon choix.
J'ai aussi fait le parallèle entre Olivier Truc - correspondant du Monde et spécialiste des pays nordiques- et l'auteur - correspondant du Monde et spécialiste de la Russie.
La suite ... d'autres babéliautes l'ont racontée mieux que je ne le ferais...
J'ajouterais simplement que le film "Donbass" de Sergey Loznitsa (2018) me paraît être un bon complément à cette lecture.
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alexb27
  17 mars 2020
Un roman au plus près du terrain, une plongée dans la guerre du Donbass où les séparatistes, soutenus par les Russes, s'opposent aux Ukrainiens. L'histoire, une enquête sur un meurtre d'enfant, est surtout un prétexte pour faire découvrir un conflit qui s'enlise et dont personne ne se préoccupe. C'est aussi l'occasion de constater que la guerre en Afghanistan a fait des ravages parmi ses combattants (et pas seulement chez ceux qui sont morts) et de vérifier que tout se monnaye au pays du rouble et de l'hryvnia. Un roman rondement mené, à la plume plaisante et qui met en lumière un contexte géopolitique parfois méconnu.
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Martine59
  14 mars 2020
J'ai fait un bel effort de lecture en lisant la moitié de ce roman, et finalement j'ai décidé d'interrompre ma lecture car je n'y prenait aucun plaisir.
Le livre est bien écrit, le contexte historique intéressant mais l'intrigue policière peu présente à mon avis. C'est bien dommage car toutes les critiques concernant le roman étaient excellentes.
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Kirzy
  09 mars 2020
Rien ne rend mieux la réalité que la fiction, surtout lorsque c'est un reporter de guerre émérite qui prend la plume : Benoît Vitkine est lauréat 2019 du Prix Albert Londres pour sa série d'enquêtes publiée au Monde sur l'influence russe, notamment au Donbass.

Le Donbass, c'est cette région minière ukrainienne aux frontières russes, en proie à un conflit armé qui oppose depuis 2014 le gouvernement pro-européen aux séparatistes russophones soutenus par Poutine. Plus qu'une toile de fond, cette guerre qui n'intéresse plus personne est au coeur de ce roman dont la plus grande vertu est d'en rendre les enjeux compréhensibles, même pour un lecteur sans connaissances géopolitiques précises. Benoît Vitkine sait se faire pédagogue sans pour autant alourdir le récit.

L'immersion est immédiate. On est plongé dans l'intimité de la guerre, au plus près d'hommes et femmes ordinaires pour qui la guerre est devenue une routine. On sent que ce qui intéresse avant tout l'auteur, c'est de montrer l'intime dans le chaos, de montrer comment la guerre mine la psychologie des hommes et exacerbe les sentiments, pour le meilleur et pour le pire, dans un univers où il n'y a pas de place pour les tièdes ou les nuances.

Le pire, c'est le assassinat sauvage d'un enfant dans la ville Avdïivka tout près de la ligne de front. Un crime qui peut sembler dérisoire au vue des horreurs de la guerre, mais pour le colonel de police Kavadze, retrouver l'assassin, c'est se prouver que la guerre n'a pas tué toute humanité en lui, toute capacité à s'indigner. Il ne lâchera rien, lui le vétéran de l'Afghanistan, lui le flic désabusé qui se réfugie derrière un cynisme blasé pour éviter de souffrir plus que de mesure.

L'intrigue polar est bien là, mais ce n'est qu'un prétexte. Elle est traitée de façon un peu discontinue et il manque ça et là quelques rouages pour fluidifier son avancée qui passe souvent à l'arrière-plan. Maladresses qui importent peu tellement ce roman est plus qu'un polar. Avec son sens du détail, il distille une atmosphère singulière et imprime des images fortes dans les rétines : celle de cette cokerie, seule debout à faire vivre encore un tant soit peu cette ville martyre de Avdïivka ; celle de la traversée hallucinée de la ligne de front par Kavadze ; celle de la confrontation de ce dernier avec un homme rendu fou par les guerres passés. Et surtout ces inoubliables babouchkas qui tiennent le terrain pendant que les hommes jouent à la guerre, frappent ou boivent.

«  Elles étaient des survivantes. le quartier était rempli de ces veuves impassibles. Le pays pouvait bien s'étriper, elles continueraient à fabriquer des confitures et à mariner des champignons. Leurs maris s'étaient agités toute leur vie, puis leurs coeurs avaient lâché, fatigués de tant donner à des corps massifs, à des vies trop brutales. Elles, elles restaient. Elles vivaient quinze ans, vingt ans de plus que leurs hommes. Et pendant vingt ans, elles enfilaient chaque jour les mêmes chaussons, les mêmes robes de chambre. Elles accomplissaient consciencieusement la routine de leurs petites vies. »

Un roman captivant sur un angle mort de la géopolitique mondiale et du polar en général.
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ChaK_
  23 février 2020
Ouvrage journalistique doublé d'un polar noir, Donbass est une plongée dans la guerre et la folie des hommes. Un texte dur, mais nécessaire, qui colle aux os et qui grave la misère, le froid et l'alcool dans nos cellules, pour nous rappeler que non, malgré l'indifférence totale, cette guerre en Ukraine n’est pas finie.
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encoredunoir
  15 février 2020
Pas besoin de faire un dessin, le titre est assez explicite. On est dans le Donbass, cette région de l'Ukraine où, depuis 2014 et en réaction au mouvement pro-européen de Maïdan, des groupes séparatistes pro-russes, avec le soutien de la Russie sont entrés en insurrection, déclenchant un conflit toujours pas réglé aujourd'hui et qui a pour partie été éclipsé par la crise de Crimée. C'est là que l'on retrouve le colonel de police Henrik Kavadze, affecté à Avdiïka, ville encore sous autorité ukrainienne située non loin de la ligne de front. Alors que les forces de police, supplantées par l'armée, n'ont plus que des attributions limitées, Kavadze hérite pourtant d'une véritable affaire, le meurtre d'un enfant retrouvé poignardé. Pour mener à bien son enquête, Kavadze va devoir faire preuve d'opiniâtreté, naviguer entre les différentes autorités qui se font concurrence du côté ukrainien, entre les deux camps en guerre et aussi se confronter à son propre passé de soldat soviétique en Afghanistan.

Journaliste au Monde, lauréat en 2019 du prix Albert-Londres pour six enquêtes portant notamment sur la crise ukrainienne, Benoît Vitkine sait de quoi il parle. C'est peut-être là, paradoxalement, la limite de son par ailleurs très bon roman : le journaliste l'emporte peut-être trop parfois sur le romancier. Ainsi l'intrigue qui sert de colonne vertébrale au livre est assez lâche et parfois confuse. Elle ne semble exister que pour permettre de parler du Donbass et, surtout, de ceux qui y vivent. Mais, disons-le, c'est bien cela, en fait, qui confère toute sa valeur à ce roman.

À travers le personnage d'Henrik Kavadze, vétéran d'Afghanistan, policier cynique et désabusé, et ses pérégrinations, Benoît Vitkine parle de la guerre et de ce qu'elle fait à ceux qui la vivent, soldats (ou miliciens) comme civils. On évite en règle générale le cours de géopolitique pour aller à la rencontre d'une population écrasée par le conflit et qui parfois aussi, s'il elle ne se réalise pas à travers lui, s'y est du moins accoutumée au point de n'envisager qu'avec circonspection voire appréhension pouvoir en sortir. On trouve ainsi de très belles pages sur la façon dont la guerre modèle les gens et, d'une certaine manière, donne plus d'intensité à la vie. L'empathie avec laquelle il traite ses personnages, sans manichéisme, lui permet par ailleurs de rendre leurs motivations et, partant, son histoire, plus complexes. Et c'est avec une certaine fascination que l'on s'attache aux pas de Kavadze et que, peu à peu, on découvre les blessures intimes qu'il charrie avec lui. Là encore, Benoît Vitkine offre de formidables passages comme la traversée hallucinatoire d'un champ de mines à la suite d'un troupeau de vaches.

Avec ses quelques défauts et ses grandes qualités, Donbass est un premier roman remarquable par bien des aspects. Prenant et instructif sans être lénifiant, il vient par ailleurs nous parler de lieux et de gens que, d'une manière générale, on connaît peu ici sans céder à un pseudo exotisme ou à un romantisme au petit pied. Une lecture qui vaut le détour.
Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Jeanfrancoislemoine
  13 février 2020
Au risque de paraitre ignare , je l'avoue humblement , pour moi , le titre du livre , " Donbass" , il n'évoquait pas grand chose sinon un mystère que j'allais forcément lever lors de ma lecture . Oui , et bien le Donbass, aujourd'hui , j'en sais un peu plus que ce qu'ont bien voulu m'en offrir les " actualités " que je regarde à la télévision. Évidemment, cette " région " ukrainienne située près de la frontière russe est en état de guerre depuis 2014 , mais cela ne semble pas de nature à troubler les consciences dans notre pays . D'un côté, on souhaite intégrer l'Europe , de l'autre la Russie ....Difficile et cruel dilemme pour les habitants qui , en optant pour l'un ou l'autre , ont déclenché une guerre qui , il faut bien le dire , ne dit pas vraiment son nom , ne semble pas susciter un intérêt de nature à émouvoir...Terrible . Il est là le cadre de ce roman .La guerre , les souffrances , le bruit incessant des obus qui éclatent ça et là, tellement proches , tellement lointains qu'on finit par les ignorer même si l'on sait que, un jour ou l'autre.....
C'est que , voyez- vous , dans ce monde cruel , certains savent évoluer, exploiter , échanger les richesses . Corruption , Backchichs , privilèges ,compromis avec l'ennemi , et les avoirs inondent certaines " poches " pour qui " la guerre est belle " .Tant pis pour ceux qui , ici ou là, voient leurs enfants transformés en chair à canon .
Business. Rien de bien nouveau , rien de bien original ....
Et puis , un jour , on découvre le cadavre d'un enfant ....Autre chose , là , non? ...Et le colonel Henrik Kavadze , chef de la police locale se lance sur l'affaire . Pas un marrant , le colon . Désabusé, c'est plutôt un observateur du " temps qui passe " . Oui , mais un enfant .....
Il faut faire la lumière sur cette histoire au grand dam de certains qui , au contraire craignent pour leurs juteuses affaires ...
Roman court , moins de 300 pages , ce roman n'en " dégueule pas moins " d'intérêt. Pour moi , il est déjà très bien écrit, sans temps mort , sans fioritures .Il est très bien documenté sur le conflit , décrit avec art les enjeux , les intérêts économiques plus ou moins licites ....Et puis , cette histoire de crimes et l'existence d'un éventuel psychopathe....Une menace pour de lucratifs trafics....pour de gros , très gros profits....Un polar ? Sans doute . Un roman historique ? L'avenir le dira . Un témoignage sur un " bourbier " pas si lointain de nous ? Certainement . Un bon bouquin ? Oh ,que oui .....
Le roman de Benoît Viktine, correspondant du Monde à Moscou , m'a été offert par ma chère épouse sur les conseils de mon libraire . La seule chose que je puisse dire est qu'ils ont fait un superbe choix que je souhaite partager avec vous ....La couverture , superbe à mon sens, donne le ton . Amateurs du genre , precipitez- vous....
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