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ISBN : 225307151X
Éditeur : Le Livre de Poche (28/11/2018)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 8 notes)
Résumé :
C’est l’histoire d’un restaurant populaire dans l’île Saint-Louis, où l’on prenait ses repas à même le marbre des tables et où la patronne présentait l’addition sur une ardoise. Son enseigne ne trompait pas : Au Rendez-vous des Mariniers…
Au 33, quai d’Anjou, s’y donnèrent rendez-vous, de 1904 à 1953, les habitants du quartier, les patrons des péniches amarrées sur les berges et les blanchisseuses des bateaux-lavoirs tout proches…
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
domisylzen
  21 juin 2017
33 quai d'Anjou, île de la cité, Paris.
C'est là que se situe le restaurant : Au rendez-vous des mariniers.
L'auteur a habité le quartier, une petite ville dans la ville au contour défini. Tout le monde se connait.
Ce resto est resté en activité durant la première moitié du XXe siècle. L'auteur ne s'en rappelle pas mais une photo, celle qui est en page de couverture, va le pousser à s'intéresser à ce lieu.
Contrairement à ce que le nom de l'enseigne indique, il n'y a pas que des marins qui s'y restaurent. de grands noms viennent s'y rencontrer : Mauriac, Picasso, Céline et combien d'autres … des artistes en pleine révélation et beaucoup d'anonymes.
Des éclats de voix, des verres qui s'entrechoquent, des rires fusent par la porte qui laissent échapper des souvenirs du passé que Frédéric Vitoux réactivent pour nous dépeindre l'ambiance de ces années ou les seules traces sont des photos noirs et blanc qui figent pour l'éternité nos ancêtres.
C'est la vie de ce quartier niché au sein de l'Histoire de France que l'auteur nous révèle par bribes, par touches successives. C'est l'ambiance de ses années perdues ou le vin et la bière coulent à flots soudant une population devant la difficulté et la rigueur du quotidien.
C'est les craintes de la guerre qui enflent au fil des conversations.
C'est le cri des gosses dans les rues désertes que bientôt l'automobile remplacera.
Ce sont les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics immortalisé par Robert Doisneau.
Chut écoutez on entend encore le vent dans les arbres, les oiseaux qui jouent à trappe-trappe. La nuit les deux pieds ancrés dans le sol on peut distinguer les étoiles.
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ninachevalier
  17 février 2016
Frédéric Vitoux de l'Académie Française
Au rendez-vous des Mariniers Fayard ( 20, 00€ - 310 pages)
Comme pour Grand hôtel Nelson, une photographie sert de déclencheur au récit.
Ici, c'est le cliché de Louis Foucherand représentant le bistrot-restaurant du quai d'Anjou, un lieu qui n' habite plus les souvenirs d'enfance de Frédéric Vitoux, alors qu'il passa devant de multiples fois.
A partir de cette photographie, exhumée par son épouse Nicole, à qui il dédie le roman, l'auteur remonte le temps et faire revivre le Rendez-vous des Mariniers avec sa clientèle depuis son acquisition par la famille Lecomte en 1904, ses heures de gloire, de prospérité , puis avec ses deux successeurs jusqu'à sa fermeture en 1953.
L'auteur nous livre une description très détaillée de ce bistrot où l'on mange sur le marbre nu, et où l'addition est présentée sur une ardoise, et insère des photos.
Il rend compte de toutes ses innombrables recherches pour tenter de retrouver des descendants de ceux qui ont géré ce restaurant et également de ses lectures pour vérifier si tel auteur a bien fréquenté ce lieu mythique. La page de remerciements atteste de cette passionnante enquête menée à quatre mains.
Frédéric Vitoux nous confie ses intuitions, ses interrogations, par exemple savoir où a bien pu passer le livre d'or du restaurant. Curieuse coïncidence, Nicole, venant d'ouvrir sa libraire L'Étrave, en 1961, a exposé «  ce talisman » dans sa vitrine, déjà constellé de signatures de célébrités, des dandys de la littérature.
Quand Frédéric Vitoux manque d'informations, il ne cherche pas à broder, fait parfois confiance à son intuition. Souhaitons que ce livre lui permette de retrouver des héritiers des Lecomte, le net permettant cet espoir.
L'auteur nous convie au rendez-vous de l'intelligentsia qu'il va faire défiler au fil des ans, comme dans un film. Ce lieu, d'abord prisé par les Américains, devient une vraie ruche, d'autant que l'île Saint-Louis se révèle détenir une concentration d'écrivains étonnante, sorte de « microcosme de la France », «  un village », «  un état d'âme » à l'unisson de « l'humeur ô combien diverse de ses habitants ». le narrateur s'attarde sur les clients qui font de cette « gargote » leur refuge, leur havre de paix. Qui sont -ils ? «  lavandières, ouvriers, artisans voisins, employés des compagnies fluviales... ». Ceux de « la génération perdue ». On voit les amitiés naître, puis se lézarder. L' «  effervescence culturelle » parmi cet aréopage montre que la course aux Prix ( Fémina, Goncourt) débouchait déjà sur des scandales.
Parmi les sommités qui se délectèrent de la cuisine «  hors pair », renommée de Mme Lecomte, on croise Jean de la Ville de Mirmont, poète, fauché par la sale Grande Guerre qui inspira à Jérôme Garcin le magnifique roman Bleus horizons. de lui, il faut retenir ses poèmes, et aussi Les dimanches de Jean Dézert. L'atmosphère, on en trouve trace dans sa correspondance : « les ouvriers sont sympathiques, plus polis que les bourgeois. Là trônent de grosses lavandières. Nous échangeons de joyeuses plaisanteries ». Pas de barrière de classes. Il y trouvait « comme une consolation ».
S'y retrouvent aussi «  l'insaisissable » Dos Passos et Hemingway, lors de leurs passages à Paris. Frédéric Vitoux nous plonge au coeur de leurs romans, tout en détaillant leurs tribulations et en glissant des remarques pour éclairer la quintessence.
Il développe sa vision de l'amour et l' amitié qui «  vous ouvre le monde ».
Quant à Simenon, «  forçat de la plume », qui s'amarra quai d'Anjou, en août 1931, l'auteur s'imposa de relire toute son oeuvre, persuadé y trouver une mention des Mariniers. Il ne cache pas son admiration pour ses romans exempts de politique.
On entend Tristan Tzara et ses compagnons crier Dada ! Dada !
Plus tard, on croise le trio Mauriac, Fernandez, Céline, lors du dîner du 23 mars 1933. L' auteur, en spécialiste de Céline, nous dévoile ses différentes facettes : d'une part «  sociable, encore fréquentable » puis, «  aigri, misanthrope et désespéré ».
Il expose ce qui oppose Céline et son « délire ou fou rire le plus apocalyptique » à Mauriac, « chat patelin et griffu, tapi, aux aguets » concernant la foi et la chair.
Se sont aussi attablés des héros de roman, comme Aurélien du roman éponyme d'Aragon. A leur tour entrent en scène Cyril Connolly, écrivain et critique anglais et Bernard Frank, « l'un des meilleurs chroniqueurs, des plus personnels observateurs de la vie littéraire de son temps ». Leur lien commun ? Une femme : Barbara Skelton.
Blaise Cendrars, « poète, écrivain, globe-trotter » n'a-t-il pas mentionné cette enseigne des Mariniers et les quais de bouquinistes dans Bourlinguer ?
A vous de découvrir le nom de cet « homme qui a embrassé tout un siècle », par qui Fédéric Vitoux est heureux de «  boucler sa liste » .
Le récit est ponctué de dates : 1924 : proclamation de l'indépendance de l'île, naissance du journal le Sémaphore. Juin 1966 : organisation du festival de l'île, en
hommage à Joris Ivens dont la compagne Marceline Loridan est revenue de l'enfer.
Au fil des pages, Frédéric Vitoux entremêle des faits relatifs à sa propre famille, dont il nous a déjà entretenus dans de précédents romans. Il brosse les portraits de ses grand-parents, «  germanophobes ». Il pose un regard perplexe sur leur couple.
Il retrace le parcours de son père , « orphelin à 25 ans », qui s'est affranchi du «  joug maternel et de son anglophobie asphyxiante » à Heidelberg : «  des mois de bonheur, de liberté », mais qui connut plus tard la détention à Clairvaux. Il cite des extraits de ses souvenirs. L'auteur révèle l'origine de la devise retenue pour son épée d'académicien. Les chats ne sont pas oubliés dans ce roman, d'autant qu'ils « ont toujours été nombreux dans l'île Saint-Louis », utiles pour éloigner les rats. Mais aussi compagnons des écrivains. Drieu apparaît dans une photo avec un siamois.
L'Académicien Frédéric Vitoux , d'une érudition à donner le vertige, signe un roman de souvenirs et de confessions, minutieusement documenté, traversé de multiples ombres, donnant la première place aux lieux et à ceux qui les habitent, d'où un triple intérêt. En amoureux de son île «  ensorcelée », déjà présente dans Jours inquiets dans l'Île Saint-Louis, il nous fait partager son attachement et arpenter celle d'autrefois , «  où règnait un sentiment de magie », et de maintenant, baignée dans «  une douceur léthargique ». Contrastes sidérants.
Le Rendez-vous des Mariniers, pivot du récit, « lieu de ralliement du Tout Paris », restitue cet art de vivre et de manger à l'époque de son aura, où « Paris était bien une fête », mais aussi le contexte historique ( l'après guerre, les années folles, la débâcle de 40, l'Occupation).
Et enfin l'auteur dresse un très complet panorama littéraire depuis Jean de la Ville de Mirmont jusqu' à Simenon, Aragon, Cendrars, une invitation en quelque sorte à les lire ou à pousser la porte du Rendez-vous des Mariniers. Ces « antémémoires » préfigureraient-elles l 'ouvrage suivant : Les Mémoires de Frédéric Vitoux ?
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Missnefer13500
  04 avril 2016
l n'a pas évident de chroniquer un livre qui n'est pas un roman,et même si ce n'est pas une première pour moi, c'est toujours pour moi un défi de taille que de faire passer un message.
le Rendez-vous des Mariniers, est un bistro familial qui fait son apparition au tout début du siècle, sur les quais de la Seine dans l' Ile Saint Louis toute proche de sa grande soeur bien plus célèbre qu'est l'Ile de la Cité. Un petit bistro, typiquement parisien à la table duquel se sont assis pendant 40 ans des poètes, des romanciers, des artistes.
C'est ce que l'auteur va nous faire découvrir au fil des pages , moitié documentaire, moitié suppositions.
Ainsi j'ai pu découvrir, certains écrivains français ou étrangers qui m'étaient totalement inconnus et d'autres beaucoup plus familiers.
C'est chez Net Galley que j'ai fait cette découverte et souhaité lire ce livre et j'en remercie les éditions Fayard.
C'est avant tout le résumé qui m'a en tenté , puis la couverture, avec l'idée de découvrir ce petit bistro du siècle passé dans une ville que j'adore.
j'espérais que l'auteur nous restituerait l'ambiance des lieux ( Paris en toile de fond) et cet endroit le rendez vous des Mariniers, persuadée, qu'il représentait pour lui, une source de souvenirs importante dans sa vie.
Et bien je ne m'attendais pas du tout à cet approche, parce qu'en fait l'auteur n'a pas connu cet endroit , il n'en a qu'un souvenir lointain ( c'est même peu dire), pourtant il va s'attacher à nous le faire découvrir d'une manière assez originale.
Son point de départ 1635 ( le bistro n'existe pas encore mais l'action se passe au 33 du quai d' Anjou) , puis progressivement nous suivons au fil de l'eau , Drieu la Rochelle, Jean de la Ville de Mirmont, Louis-Ferdinand Céline, Aragon, Simenon, Hemingway et bien d'autres personnages célèbres qui ont déjeuné en cet endroit attirés par la bonne cuisine de Mme Lecomte, la propriétaire , ou du fait de situation stratégique comme lieu de rencontre ? L'auteur se le demande et nous aussi.
Ainsi entre digressions et réalité l'établissement prend vie, dans un contexte géographique et événementiel, crue de la Seine, guerre... Mais cependant pas autant que je l'attendais.
Le tout dans un style tellement fluide et le tout si bien construit que l'on se perd et que nous ne saurons jamais vraiment à quel moment Fréderic Vitoux romance ses biographies d'auteur, qu'il nous transmet.
Il est certain que désormais ,je porterais un autre regard sur cette Ile Saint Louis lors de mon prochain passage à Paris.
Cependant au fil des chapitres , l'auteur met à mon gout bien plus en avant des moments de vie anecdotique de personnages immensément célèbres et qui lui sont très chers. de ce fait, même si ce fut très culturellement enrichissant( (extraits, titres de romans et poèmes) et l'on devine l'énorme travail de recherche pour mettre en lien ces écrivains célèbres avec le rendez vous des Mariniers et L' Ile Saint Louis, je me suis un peu ennuyéer.
Oui le lecteur comprend bien que ce bistro fut un temps le point de chute préféré des Américains amoureux de la capitale ( comme le dévoile ce livre d'or de Mme Lecomte, acteurs,écrivains, aviateurs de passage) les habitués de ce restaurant, tout comme tous les artistes de ce temps révolu ( Picasso) mais je suis resté frustrée, qu'en est-il des interactions avec les locaux ?
Parce qu'en réalité c'est ce versant là de l' histoire que je m'attendais à découvrir, qu'en était il des Mariniers, des ouvriers , lavandières...
Il ne semble pas que ce bistro pratiqua des prix exorbitants, et la cuisine prétendument familiale de la patronne, et cette fameuse addition sur l'ardoise si particulièrement typique du lieu ,donne à penser que ce bistro correspondit à la population locale , certes en constant mouvement que furent les mariniers dont les péniches bordaient le quai d' Anjou, jusqu'à leur disparition (ah le progrès).
Bien sur le défi était de taille, retrouver l'histoire de cet établissement, et il semble que les gens ordinaires tombent facilement dans l'oubli.
Cependant outre Mme Lecomte, le rendez vous des Mariniers fut tenu par d'autres personnes dans une période plus récente et pourtant, j'en ai appris encore moins sur cet établissement. Par contre je suis au fait des nombreuses amitié et disputes entre certains de nos grands auteurs
Alors je m'interroge en fin de lecture, quel est le but de ce livre ? Est ce vraiment de mettre en avant un établissement du passé et qui semble-t-il fut un peu l'âme de l' ile de Saint Louis ? Ou l'éloge de nombreux écrivains qui s'y sont réunis " souvent "( et encore n'en sommes nous pas si surs)
Une chose est certaine, c'est que j'ai appris énormément sur ces écrivains cités dans ce roman.
Pour info le livre est agrémenté de quelques photos , qu'il est difficile d'apprécier dans la version e-book
Je ressors donc en fin de lecture avec un avis assez mitigé, certes ce livre a enrichi ma culture litteraire par ses références à de nombres auteurs célèbres et à plusieurs de leurs oeuvres dont certaines je l'avoue sans honte m'étaient inconnues (et chose positive j'ai très envie d'en découvrir certaines).
J'ai aussi grâce à l'auteur pu apprehender leurs personnalités , leur implication dans la sphère idéologique qui fut la leur. Cependant le coté plus anecdotique"populaire"( ce n'est pas du tout péjoratif) de ce bistro m'a manqué. Oui ces témoignages, c'est ce que j'attendais et espérais, car je ne peux croire que seul un groupe d'artistes de toute sorte ait seul fréquenté ce bistro ,et tout au moins sont ils aujourd'hui si immensément connus qu'il devrait rester une trace dans la mémoire familiale de ceux qui les côtoyés .
Toutefois dire si je le conseillerais , et bien oui, c'est très riche culturellement par les contextes sociaux et idéologiques et le coté anecdotique de célèbres auteurs.
Lien : http://missneferlectures.ekl..
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Sharon
  19 février 2016
Il est plus facile de parler d'un roman que de parler d'un récit. le personnage principal de ce livre est le restaurant, le bistro plutôt : Aux rendez-vous des mariniers. Ce bistro vécut presque un demi-siècle, quasiment l'espérance de vie d'un homme au XIXe siècle. Trois familles se succèdent à la tête du restaurant, qui chacune imprima sa patte à ses lieux.
Banal restaurant ? Non. Et s'il a intéressé l'auteur, ce n'est pas uniquement parce qu'il est lié à son histoire personnelle. C'est aussi parce qu'il fut le lieu de rendez-vous, pour ne pas dire aussi d'inspiration, d'écrivains de tout bord. Certains sont toujours très connus de nos jours, tels Aragon, qui met en scène le restaurant dans Aurélien ou Simenon, qui, s'il ne le cite pas, a toujours montré son attirance pour le monde des mariniers. D'autres sont injustement oublié, tel Jean de la Ville de Mirmont, poète tué pendant la première guerre mondiale. Il est intéressant de voir comment des créateurs se sont croisés en ses lieux, Dos Passos et Hemingway, qui n'étaient pas encore les auteurs renommés qu'ils sont devenus. Plus étonnant, ce dîner qui réunit Ramon Fernandez, Céline et François Mauriac, en 1933.
Frédéric Vitoux ne prétend pas tout savoir sur l'histoire de ce lieu. Il s'appuie sur une documentation solide pour retracer l'histoire des lieux, et pose des hypothèses, romance un peu, il précise aussi ce qu'il ignore, comme le devenir des premiers patrons des lieus, ceux qui, finalement, ont véritablement crée le rendez-vous des mariniers. Madame Leconte devait être non seulement une excellente cuisinière, mais aussi une maîtresse femme pour avoir su attirer autant de clients différents sur son île.
Le risque est peut-être là, aussi, pour ce livre: que son audience soit limitée parce qu'il parle d'un petit coin de Paris, d'une époque révolue. J'aimerai, pour ma part, qu'il redonne envie de lire certains auteurs.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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dechosal
  27 mai 2016
L'établissement donnant le titre au livre sert de prétexte à une délicieuse promenade géographique et littéraire, où l'on croise une population plus ou moins huppée (une population locale attachante, des artistes souvent de passage... on lira notamment avec amusement l'improbable rencontre entre Céline et Mauriac, le diable et le goupillon en quelque sorte...). Livre sensible, amical, nostalgique probablement, traversé par le style fluide de Vitoux. Un ouvrage qui désormais figure dignement au rayon "Paris" de ma bibliothèque. Je conseille !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   21 décembre 2016
Est-ce un sentiment commun que cette forme d'obsession, voire d'idéalisation, de l'époque qui a précédé sa propre naissance ?
il est éprouvé par beaucoup d'entre nous. Par les rêveurs, les mélancoliques, ceux qui font un pas de côté et aiment à se retourner, les inconsolables, les arpenteurs du temps perdu et les contempteurs du monde moderne. par la plupart des écrivains, pour tout dire- mais ils ne sont pas les seuls. (p. 15)
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ninachevalierninachevalier   06 mars 2016
Une amitié, une véritable amitié, c'est l'histoire d'une vie. Rien ne peut ni ne doit la menacer.D'un ami, on ne doit attendre que réconfort, bienveillance et consolation.
L'amitié est patiente.Et généreuse aussi.
[...]l'amitié vous ouvre sur le monde. Un ami est celui avec qui on le partage, c'est un démultiplicateur des plaisirs ( ou des indignations) ressentis à le découvrir.
En bref, un ami vous remet les pieds sur terre. Il marche avec vous et il vous accompagne. Un ami, c'est un compagnon de voyage.
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fanfanouche24fanfanouche24   22 décembre 2016
L'absolu, encore une fois, vous coupe du monde, l'amour vous retranche de tout ce qui ne le constitue pas, alors que l'amitié vous ouvre sur le monde. (p. 104)
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SharonSharon   25 janvier 2016
Mais cette notion d'avant-guerre n'a aucun sens pour ses contemporains. Il n'y a jamais d'avant-guerre pour ceux qui la vivent, ni d'avant rien du tout. Il y a des craintes peut-être, des angoisses même, mais aussi des moments de joie, de l'insouciance tout autant que des soucis. Il y a surtout cette impossibilité, pour eux tous, d'imaginer un seul instant que leurs destins singuliers, leurs ambitions, leurs renoncements, leurs amours, leurs travaux à venir, que sais-je, puissent être emportés dans une tragédie collective qui va les balayer, les réduire au rang de matricules avant d'effacer du monde des vivants un si grand nombre d'entre eux.
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fanfanouche24fanfanouche24   22 décembre 2016
C'est que l'amour est fragile, il ne peut être réparé, il ne se satisfait pas de la mesure ni, à fortiori, des demi-mesures ou des accommodements. L'amour n'est pas commode, n'est pas raisonnable. Il dévore tout et s'éloigne. Il met à mort ce qui ne lui appartient pas. Ou alors, il s'assagit dans une indulgence ou une compréhension sans limites. C'est dire qu'il y a encore de l'infini là-dedans. (p. 103)
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