AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Marie-Claude Hubert (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070406777
211 pages
Éditeur : Gallimard (03/03/2000)

Note moyenne : 4/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Pièce étonnante, chef-d'œuvre du théâtre surréaliste (d'ailleurs créé par Antonin Artaud, en 1928), Victor ou Les enfants au pouvoir est en apparence une comédie bourgeoise : à l'occasion d'un anniversaire, celui d'un garçon de neuf ans, éclatent la folie des uns, l'adultère des autres ; la bonne couche avec le maître de maison. Mais Victor, l'enfant, a la taille et l'esprit d'un adulte ; avec une petite amie de cinq ans, il s'emploie à dénoncer les apparences, à ré... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
LydiaB
  26 janvier 2017
Connaissez-vous Roger Vitrac ? On en parle assez peu dans les médias. Pourtant, ce poète et dramaturge français (1899-1952) a côtoyé André Breton et Antonin Artaud. Il a même fait partie du mouvement surréaliste.
Victor ou les enfants au pouvoir (1928) fut la pièce qui contribua peut-être le plus à son succès. Elle fait partie, avec Coup de Trafalgar (1930) et Sabre de mon père (1950) d'une trilogie dite autobiographique.
Dans cette pièce somme toute atypique, que je viens de relire avec plaisir, Victor est un enfant de neuf ans qui fête son anniversaire. Jusque-là, rien de bien nouveau… Cependant, sa maturité le fait réfléchir comme un adulte. Et ce qui pouvait ressembler à une comédie bourgeoise se transforme soudain en une satire mordante de la société et du conformisme. Comme l'indique le titre, Victor et sa petite copine de 5 ans prennent le pouvoir, faisant ainsi éclater ce milieu bourgeois en dénonçant les tromperies et les adultères. Ils vont jouer avec les nerfs des parents et de Lili, la bonne. La cruauté sera sans limites…
Je vous conseille vraiment cette pièce au texte ravageur qui, de comédie, devient une farce tragique qui donne à réfléchir. Cerise sur le gâteau, le dramaturge prend un malin plaisir à associer avec finesse les mots, les images et les situations.
Lien : https://promenadesculturelle..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          656
hannahens
  07 mai 2012
Une pièce qui dérange. Roger Vitrac, met en oeuvre son théâtre de la cruauté pour troubler le spectateur. Ce qui pourrait être un bon vaudeville, une comédie de moeurs tourne au drame par la présence de Victor, 9 ans, qui a la taille d'un adulte et pense tout comme. Sa méchanceté se révèle dès les premières pages et va semer la pagaille lors du diner que tiennent ses parents pour fêter son anniversaire. Méchanceté, ou clairvoyance, d'ailleurs? Tout le malaise vient des propos déplacés dans la bouche d'un enfant. Critique de la bourgeoisie, de l'hypocrisie ambiante, cette pièce aura tout pour plaire aux non conformistes!
Commenter  J’apprécie          20
awei
  31 mars 2008
Je n'ai pas lu le livre, mais je l'a vu représenté à la Cartoucherie en 98 et la pièce m'avait grandement impressionnée; un univers fou qui dynamite la famille bourgeoise.
Commenter  J’apprécie          30
VampCruci
  31 janvier 2014
Cette pièce m'avait beaucoup plus au théâtre avec Laurent Deutsch dans le rôle de Victor. Elle m'a moins transporté lors de sa lecture aujourd'hui. Mais cela me donne envie de lire d'autres pièces de cet auteur, qui sont teintées de surréalisme et de folie!
Commenter  J’apprécie          20
VACHARDTUAPIED
  27 mars 2013
Roger Vitrac met en scène un enfant de neuf ans qui a la taille d'une grande personne qui mène en bâteau tous les adultes, déconcerté par certains dialogues, la lecture m'a néanmoins été plaisante.
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (5) Ajouter une citation
VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   27 mars 2013
VICTOR – Rien… rien… je me parle à moi-même. Je me dis que je suis un salaud.
Comment ! On fête mes neuf ans ; tout le monde
se réunit dans la joie de bénir un si joyeux
évènement ; et je fais pleurer ma mère. Je rends
soucieux le meilleur des pères, j’empoisonne la
vie de madame Magneau, je provoque la folie
de son malheureux mari, je bafoue l’armée fran-
çaise. Quant à la bonne, je lui prête je ne sais
quelles complaisances. Jusqu’à Esther, la chère
petite, que je mêle à cette affaire immonde. ah,
mais à la fin, qui suis-je ? Suis-je transfiguré ?
ne m’appelé-je plus Victor ? Suis-je condamné
à mener l’existence honteuse du fils prodigue ?
Enfin, dites-le moi. Suis-je l’incarnation du vice
et du remords ? ah ! s’il en est ainsi, plutôt la
mort que le déshonneur ! Plutôt le sort tragique de l’enfant prodigue ! (Il se prend la tête
dans les mains.) Oui ouvrez toutes les portes !
Laissez-moi partir, et tuez le veau gras pour
mon vingt-cinquième anniversaire !
LE général – ah, Charles ! ceci est presque une
confession. Si j’étais prêtre, je dirais cet enfant
est possédé du diable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
SZRAMOWOSZRAMOWO   07 octobre 2015
Ida Mortemart – Tu ne me reconnais pas ?
Émilie – Non.
Ida – Regarde-moi.
Émilie – Vous êtes ici chez madame Paumelle.
Ida- Moi je m'appelle Ida, n'es tu plus Émilie ?
Émilie – J'ai connu trois Ida dans ma vie. La première …
Ida – Moi, je suis la dernière, sans doute. Je m'appelle Ida
Mortemart.
Émilie – Ida Mortemart !
Ida – J'avais sept ans...
Émilie – J'en avais..
Ida – Tu en avais treize.
Émilie – Assieds-toi. Excuse-nous... Je ne pouvais pas
deviner. Comment t'aurais je reconnue ?
Ida – Moi, je t'ai reconnue tout de suite.
Émilie – Il y a si longtemps. Assieds-toi. Oh, pardon ! Que je
fasse les présentations. Le général Étienne Lonségur, madame
Magneau, sa petite fille Esther, mon mari, monsieur Paumelle,
et mon fils Victor. Assieds-toi.
Ida s'assied. Un grand silence.
Ida – C'est étrange, n'est-ce pas, de se rencontrer ainsi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
LydiaBLydiaB   25 mai 2010
Dans la salle à manger

Lili, dressant la table; Victor, la suivant.

Victor. - ...Et le fruit de votre entraille est béni.
Lili. - D'abord, c'est le fruit de vos entrailles, qu'il faut dire.
Victor. - Peut-être, mais c'est moins imagé.
Lili. - Assez, Victor! J'ai assez de ces conversations. Tu me fais dire des bêtises.
Victor. - Parce que tu es une vieille bête.
Lili. - Ta mère...
Victor. - ...est bien bonne.
Lili. - Si ta mère t'entendait...
Victor. - Je dis qu'elle est bien bonne. Ah! Ah! Elle est bien bonne! Bien, bien, bien bonne.
Lili. - Ai-je dit une plaisanterie?
Victor. - Eh bien, ne puis-je pas aimer ma mère?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
VampCruciVampCruci   01 février 2014
LE GÉNÉRAL
Victor, viens près de moi. On voudrait te faire plaisir; on a neuf ans. Qu'est-ce qui lui ferait vraiment un grand, mais, là, un grand plaisir?
VICTOR
Vous promettez, général?
LE GÉNÉRAL
C'est tenu d'avance. Parole de soldat.
VICTOR
Eh bien, je voudrais jouer à dada avec vous.
LE GÉNÉRAL
Quoi?
Commenter  J’apprécie          20
morinmorin   02 janvier 2017
VICTOR
Non, je ne peux pas faire l'amour.Aussi, avant d me quitter, dites-moi ce que c'est. Je sais tout sauf cela. et je ne voudrais pas mourir... n'est-ce pas,on peut mourir à tout âge...je ne voudrais pas mourir sans savoir.
Commenter  J’apprécie          30

Videos de Roger Vitrac (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Roger Vitrac
Le conseil de lecture d'Olivia Ruiz : « Victor ou les enfants au pouvoir » de Roger Vitrac
autres livres classés : théâtreVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Couples célèbres de la litterature

Julien Sorel

Louise de Renal
Maguerite Gautier
Ariane
Camille
Celimene

10 questions
517 lecteurs ont répondu
Thèmes : roman , théâtreCréer un quiz sur ce livre