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ISBN : 2226191496
Éditeur : Albin Michel (17/02/2010)

Note moyenne : 4/5 (sur 7 notes)
Résumé :

Née au IVe siècle de notre ère au Gandhara, l'école du Yogâcâra ou voie de " l'esprit seul " est l'une des écoles philosophiques bouddhistes les plus fécondes. Ses idées ont imprégné la pensée bouddhique à un point tel qu'on ne les distingue plus de l'enseignement originel du Bouddha. Ses maîtres enseignent l'inexistence pure et simple du monde de l'illusion et de l'impermanence. Tout c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Danieljean
  01 février 2016
J'ai aimé ce livre bien écrit qui permet de se faire une idée assez précise des postulats de l'école Yagaçara. Je trouve cette école du Bouddhisme assez fascinante et que la façon dont ses idées sont exposées dans ce livre les rend très abordable au commun des mortels.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   26 décembre 2015
Pour Asanga et Vasubandhu (…) l’unique fondement de la réalité, pour eux, n’est autre que la pure pensée ; la pure pensée dégagée, libérée des contradictions antagonistes, purifiée du dédoublement trompeur produit par la fausse connaissance, la pensée en tant qu’idée pure, c’est-à-dire sans objet pensé et sans sujet pensant, étrangère ou précédant l’individualité et le moi personnel, aussi bien d’ailleurs que le non-moi, bien que les incluant tous nativement en potentialité. En ce sens, la seule vérité qualifiant l’existence et la non-existence, située à la source originelle de l’être et du non-être, est la pure pensée indifférenciée, la pensée germe, la conscience inconsciente contenant tout, bien que vide de tout, qu’Asanga nommera âlaya-vijnâna, que l’on peut traduire par « conscience réceptacle », « conscience de tréfonds », « conscience héréditaire » ou encore « conscience germe ».

C’est cette conscience de tréfonds qui est l’origine impersonnelle renfermant la totalité des expériences parcellaires et fragmentaires, ainsi que l’ensemble des phénomènes psychiques, identique à l’Ainsité (tathatâ), non différente de la Suprême Réalité. (pp. 47-48)
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enkidu_enkidu_   27 décembre 2015
Essence intime du monde, qui conditionne et façonne l’état de toute forme existentielle, l’âlaya-vijnâna, que l’on traduit aussi par « conscience héréditaire », est véritablement le conservatoire général de tous les phénomènes psychiques, le lieu qui représente l’énorme réserve universelle des germes de conscience, le creuset de toutes les pensées, l’actif foyer générateur de toutes les idées. Purs ou impurs, souillés ou sans tache, les germes impersonnels, ancestraux et communs contiennent la mémoire génétique globale, le patrimoine collectif intemporel (…) situé à l’origine des images que nous identifions au monde extérieur, l’âlaya-vijnâna est le véritable domaine des idées innées, le substrat inconscient qui oriente notre vision, le guide, en quelque sorte, en direction des schémas préalables de pensée, des convictions les plus arrêtées, des sentiments intérieurs inexpliqués, de la sensation personnelle du moi (...) le changement durable et profond s’instaure donc au moment où s’estompe l’identification individuelle, lorsque la pensée trompeuse cède la place à l’illumination, à l’instant même où sont dissipés les attachements adventices. Alors l’âlaya-vijnâna, la conscience des tréfonds qui avait été inconsciente, pendant d’innombrables durées temporelles, se métamorphose en une conscience claire et pure, affranchie du « fini et de l’infini », se laissant découvrir comme amala-vijnâna, la « Grande Connaissance de miroir », le tathâgatagarbha, l’Absolu, la bouddhéité cachée, la nature de Bouddha omnisciente et incréée, l’inconcevable et inaccessible Ainsité. (pp. 114 & 121)
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enkidu_enkidu_   27 décembre 2015
Notre vision dualiste, parfaitement illusoire mais cependant inscrite nativement dans l’esprit, effectue une séparation dans les choses et phénomènes, les divisant en sujet et objet, nous rivant inconsciemment en permanence à ce mode de vision dualiste. Il faut donc nous exercer à réaliser un certain dépassement de ce mode erroné, pour que cessent de nous tromper les épaisses fumées conceptuelles. Ainsi, ajoute Asanga, « si l’on regarde la notion de sujet sans la séparer de celle de l’objet, on arrive alors à la quiddité de la chose dans l’ordre tant du moi que du non-moi, puisqu’il n’y a plus perception des deux comme faisant deux » (M.S.A., XI, 5). Se dissipe alors, comme un fragile mirage, la dualité phénoménale, dualité qui n’existe, rappelons-le, que dans la pensée, et peut enfin apparaître l’exacte réalité et la pure vérité de ce que sont les choses en elles-mêmes. La dualité est de nature psychique, elle provient de l'esprit qui fabrique et se construit une double réalité, une réalité qui se présente toujours sous la forme du sujet et de l'objet (vijnaptimâtra), une vision totalement faussée de ce que sont véritablement les choses. De la sorte les phénomènes, ni ne possèdent une double nature comme il vient d'être démontré, ni ne possèdent, plus radicalement, de nature du tout. (p. 95)
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DanieljeanDanieljean   06 août 2015

Soutenir, comme le faisaient les penseurs Madhyamika, que la réalité mondaine n'est qu'une illusion de par son absence de nature propre, de par sa vacuité, c'était donc positivement et objectivement admettre, si l'on suivait la logique d'Asanga et de Vasubandhu, qu'elle n'était qu'une représentation de l'esprit (manas), une pensée (vijnapati, citta); qu'elle se résumait dans son être, qu'elle n'était, concrètement, qu'une simple connaissance (vijnana), le fuit d'un mécanisme intellectuel, d'un processus mental.
"L'existence de l'idée pure, écrira Vasubhandu, se trouve établie par la connaissance même que l'on possède de l'irréalité de l'idée" (Vimshakakarika-prakarana). Asanga aura lui-même cette expression, qui restera comme emblématique, et qui donnera son nom au courant dont il est l'initiateur avec son frère cadet : si le monde n'est que de la conscience, s'il n'est que de la connaissance (vijnamatra), alors il n'est "rien que pensée", "rien que l'esprit"
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DanieljeanDanieljean   01 août 2015
L'école Yogâcâra ou Cittamâtra, c’est-à-dire la voie de « l’esprit-seul », ou encore du « rien que l’esprit », fondée par Asanga et Vasubandhu, l’une des principales écoles philosophiques bouddhistes, présente à l'observation immédiate le paradoxe assez étrange d'être, sans aucun doute, l'un des courants les plus féconds et des plus influents, et ce depuis des siècles, au sein du bouddhisme Mahâyâna, tout en étant également l'un des plus méconnus et des moins compris, alors même qu'il occupe une place majeure et fondamentale du point de vue doctrinal, place qu'il est aisé de déceler lorsqu’on examine attentivement les diverses positions défendues par les maîtres de la transmission.
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