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Critiques sur La grande odalisque, tome 1 (30)
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Laurence64
25 janvier 2013
Si j'étais un garçon, si j'aimais les grandes productions cinématographiques, si je voulais vivre comme James Bond, si je fantasmais sur les jolies filles (trois), si j'aimais les cascades en moto ou en deltaplane, si je trouvais qu'un tableau ne vaut que pour sa valeur à la revente, si les armes me faisaient les yeux doux avec ou sans seringue soporifique, si je me fichais de la vraisemblance comme de ma première couche-culotte (pampers ©), alors…

J'aurais apprécié cette bande dessinée. Enfin, cela reste une hypothèse. Parce que je n'aurais peut-être pas aimé la palette pastel et l'absence de ta-ta-ta-ta-ta, pam-pam-pam, vroum-vraoum-vroum-vroum.

Oui mais je suis une fille qui aime les oeuvres pleines et entières, réalistes ou pas (hein quand le héros de Gogol cherche son nez, ce n'est pas d'une crédibilité remarquable. Pourtant j'aime), avec un petit quelque chose de consistant et d'appétent. Ici, le scénario manque de consistance.
D'accord, elles volent en bande organisée, la blonde, la rousse, la brune (eh oui! Il en faut pour tous les goûts. C'est la fonction "appétence". Puis cela se rencontre fréquemment un trio féminin brun-roux-blond. Quand j'étais rousse, je conservais une copine blonde et une brune. Quand je suis redevenue brune, j'ai viré la brune pour une rousse très facile à rencontrer quand on ne vit pas en Irlande). Elles volent, elles sont sportives, égoïstes mais pas trop, immorales mais pas trop non plus. Cela dépend du vent, des pâles de l'hélicoptère, du peintre et de l'état des troupes du GIGN. Elles ne font pas que voler des tableaux; elles volent aussi à la rescousse de trafiquants. C'est le neo-romantisme.

A part cela? Pas grand chose. Elles font de la moto dans les couloirs du Louvre, se complaisent dans les fumées vertes (les goûts et les couleurs ne se discutent pas), sont immunisées contre la douleur (les chanceuses), ne semblent perdre aucun point d'énergie lors de blessures.
J'oubliais! La blonde a une forte poitrine (le scénario le souligne au cas où cela aurait échappé au lecteur). Carole pourra donc répondre à de nombreuses petites annonces si jamais le besoin s'en faisait sentir.

Un deuxième tome est prévu. Je suis très heureuse pour lui. Mais sans moi.
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Musardise
17 avril 2016
"Ils confrontent l'esthétique pop et manga à l'art officiel et opèrent un vrai rapt. La mise en scène est fascinante." Dixit Antoine Guillot au moment de la sortie de l'album. Mouais, mouais, mouais... On nous a aussi beaucoup parlé, à son propos, de découpage fabuleux, de déconstruction, de jeu sur les codes, d'onirisme, de légèreté, d'apesanteur, du thème du vide. Ah ça, pour être vide, c'est vide. Disons même que c'est complètement creux. Pourtant, j'aime le minimalisme de Bastien Vivès, notamment dans le goût du chlore. Mais trop de vide tue le vide.

Je ne nierai pas la dextérité certaine des auteurs en ce qui concerne le découpage - la mise en page me paraît déjà beaucoup moins intéressante. Mais quel est l'intérêt de déployer de tels efforts si c'est pour les mettre au service d'un scénario complètement niais, tout droit sorti de Cat's eyes ? Quel est l'intérêt de mettre en scène, dans des des cases dont, personnellement, la touche soi-disant onirique ne me touche absolument pas, les prouesses sportives et criminelles forcément improbables des trois héroïnes, si c'est pour ne rien dire ? Et puis l'argument du second degré est un peu facile. Nombre de films d'action jouent du second degré depuis bien longtemps - quel spectateur aurait cru à l'authenticité de leurs cascades avant l'arrivée sur les écrans de Jason Bourne et d'un cinéma d'action plus réaliste ? Si le second degré et le jeu sur les codes d'un genre suffisait à faire une oeuvre de qualité, ça se saurait depuis longtemps.

Alors oui, La grande odalisque est bien un album qui prouve la dextérité de ses auteurs. C'est aussi un album prétentieux, creux, terriblement chiant, à l'histoire inepte et aux dialogues ennuyeux et insipides. Pourquoi le monde crie-t-il au génie ? Voilà bien un mystère que je ne saurai résoudre.
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trust_me
19 septembre 2012
Carole et Alex sont des virtuoses de la cambriole. Ces pétillantes jeunes femmes n'ont pas froid aux yeux et n'hésitent pas à se lancer des défis à priori insurmontables. Tant que le client est prêt à y mettre le prix, tout est possible. Comme par exemple aller dérober le déjeuner sur l'herbe de Manet dans le musée d'Orsay au nez et à la barbe des gardiens. Mais quand on leur demande de s'attaquer à La Grande Odalisque d'Ingres au Louvre, les deux copines doivent trouver une troisième comparse. Ce sera Sam, une spécialiste des arabesques à moto. Mais les choses ne se passent pas toujours comme prévu, même avec un plan infaillible…

Du pur défoulement, voila ce que proposent Bastien Vivès, Jérôme Mulot et Florent Ruppert. Au départ, ce devait être un hommage au dessin animé Cat's eyes, adaptation télévisée du manga éponyme de Tsukasa Hojo. Mais contrairement aux soeurs de Cat's eyes, Carole, Alex et Sam n'oeuvrent pas pour la bonne cause. Dépourvues d'états d'âme, ce sont des professionnelles du larcin, autant attirées par l'appât du gain que par l'adrénaline. Et question adrénaline, le lecteur est servi. C'est bien simple, à coté de ces trois-là, les personnages de Tarantino, passent pour des petits joueurs. La Grande Odalisque est un récit épique émaillé de nombreux morceaux de bravoure. Mention spéciale pour la scène finale qui s'étale sur plus de 30 pages et où les filles et la police envoient la grosse cavalerie en plein musée du Louvre pour une succession de cascades dignes des plus grands films d'action.

Cet album a été totalement réalisé à six mains, chacun corrigeant en permanence le travail de l'autre. Techniquement, c'est très fort. Usant d'un art consommé de l'ellipse, les auteurs proposent un découpage tout simplement bluffant. Une vraie leçon pour les petits jeunes qui voudraient se lancer dans la BD ! Par ailleurs, l'absence totale d'onomatopées alors que quasiment chaque planche respire le bruit et la fureur est un parti-pris fort intéressant.

De la bonne bande dessinée, donc, au moins du point de vue de la narration. Pour le reste… J'avoue un peu piteusement que j'ai refermé l'album en me disant qu'il y avait longtemps que je n'avais pas lu une histoire aussi insignifiante. Trépidante, certes, qui en met plein les yeux, certes, mais qui se reste au final sans grande saveur. Comme quoi, une belle mécanique, parfaitement huilée, peut se révéler au final une coquille vide sans grand intérêt. Dommage.



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tchouk-tchouk-nougat
11 novembre 2015
Carole et Alexandra. Qu'est ce qu'elle font dans la vie? Des bêtises... de grosses bêtises. du genre vol d'oeuvre d'art. Et elles sont une demande pour la Grande Odalisque précieusement gardée au musée du Louvre. Un gros coup. Pour cela il va leur falloir une 3e coéquipière.

L'histoire en elle même est sympa mais c'est tout. Ca reste très superficiel, ca manque cruellement de profondeur. On pourrait explorer les sentiments de ces trois filles. Comment elle en sont arrivés là? pourquoi font elles tout ça? Quelles blessures elles cachent derrière leur façade de voleuse?
A la place on a une histoire légère à la james bond. de belles nanas qui va, à grand renfort de cascades et de fusillades, tenter de voler un chef d'oeuvre...

Le dessin manque un peu de précision et de finesse. C'est dommage. Les scènes d'action sont plutôt bien rendues mais on peut dire que niveau détail ça pèche un peu.
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IreneAdler
13 septembre 2012
Cat's Eyes en 2012 : un trio de jeunes femmes doit voler un tableau d'Ingres au Louvre. Et cela nécessite de grands moyens.
Trafic d'armes, drogues, ces jeunes femmes ont beaucoup plus de moyens que leurs prédécesseurs félines. Et n'éprouvent pas beaucoup de difficultés à se procurer tout le matériel dont elles ont besoin. Plus d'action, d'explosions, de cascades.
Les personnages ne sont pas très fouillés psychologiquement, malheureusement. Elles ont toutes acceptées sans réticence, semble-t-il, de passer de l'autre côté. Pourquoi ? Il aurait été intéressant de la savoir.
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Asil
17 avril 2013
Enfant j'ai regardé avec beaucoup de plaisir le dessin animé Cat's eye, j'en ai gardé un très bon souvenir, j'en ai même regardé quelques épisodes au hasard des rediffusions ces dernières années. C'est donc avec impatience que j'attendais de lire cette bande dessinée, qui me promettait de retrouver des cambrioleuses de chic et de choc. Ici, les personnages ne sont pas très creusés, mais l'action s'enchaîne à toute vitesse, empêchant le lecteur de trop s'attarder là dessus.

Les trois jeunes cambrioleuses ont de multiples talents qui leurs permettent d'affronter mieux que le commun des mortels des situations rocambolesques et dangereuses, pour le plaisir de nos yeux. Je ne sais pas si je garderai un grand souvenir de cette lecture, mais j'ai vraiment passé un bon moment à suivre les aventures d'Alex, Carole et Sam.

Si vous cherchez à passer un bon moment, mêlant action et décor soigné (dans Paris et ailleurs), foncez !
Lien : http://calokilit.wordpress.c..
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mariech
08 avril 2016
Grosse déception pour moi cette BD , pas accroché du tout , l'histoire est complètement invraisemblable .
Deux filles qui sont spécialisées dans le vol de tableau , qui vont rencontrer une troisième complice aussi déjantée et qui vont se frotter au Louvre avec des moyens démesurés , une histoire parallèle qui se passe au Mexique , ça tire , ça tue. ...
Je vais y regarder à deux fois avant de lire ce genre de BD , d'autant plus déçue que j'aime beaucoup en général ce que fait Dupuis avec sa collection Aire Libre et que j'avais aimé Polina de Fabien Vives .
Bon je vais simplement dire que ce n'est pas mon truc .....
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BookShellFairy
08 septembre 2014
En ce moment, j'attaque une phase BD : de nombreux ouvrages me plaisent, on m'en a offert 2 vraiment géniales (L'arabe du futur et Come Prima), et j'en vois passer de nombreuses qui me tentent à la médiathèque.
... Bref, tout est fait pour me faire craquer.

Cet ouvrage ne restera pas dans les annales, mais il a au moins le mérite de faire passer un bon moment. Alex et Carole sont deux cambrioleuses au caractère bien trempé : l'une est gymnaste, l'autre collectionne les amours contrariés. A la fin d'une mission, elles se voient proposer une commande : Voler la grande odalisque au Louvre !

Les illustrations sont agréables, le style de lecture passe bien. Ce qui pourrait me chiffonner est le scénario plus léger que dans mes précédentes lectures, et puis je n'ai pas accroché avec les personnages... Enfin, s'il y a une suite j'en serais curieuse quand même...
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10clap
26 octobre 2012
Voler la grande odalisque avec trois superbe jeune fille et trois auteurs ? ? pourquoi pas... L'idée est intéressante, la façon de travailler me plait. Mais le résultat ma déçue. A lire par curiosité mais pas en priorité.
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liratouva2
20 août 2014
De la dizaine de BD lues cet été - sans en présenter aucune cependant - cet album-ci est de loin mon préféré, ce qui est très paradoxal puisque je préfère le dire tout de suite: je n'en ai pas aimé l'histoire – pas du tout même. Elle renferme tout ce que je déteste: de la violence, des cambriolages réussis, des voleuses jeunes, belles, sans foi ni loi, qui tuent sans scrupules et peut-être même par plaisir. Il s'agit pour elles de voler des tableaux célèbres dans des musées parisiens et elles s'en sortent à merveille mais au prix de combien de morts et de saccages! du vol du Déjeuner sur l'herbe au musée d'Orsay, elles passent au découpage de la Grande Odalisque du Louvre.
Alors pourquoi l'ai-je aimé malgré tout?
Pour ce qui est l'essence même du genre: le dessin, le graphisme, les couleurs, le rythme de la mise en page. Non que je sois une inconditionnelle de Bastien Vivès, bien qu'ayant beaucoup apprécié plusieurs de ses réalisations, comme Polina, Amitié étroite, JujuMimiGégéChacha, et pas du tout La blogosphère et un peu moins aussi le goût du chlore mais je dois reconnaître qu'ici les pages sont belles, très enlevées, très agréables à regarder.
C'est rapide, jeune, enjoué, insouciant, coloré. Je sentais l'inspiration à chaque moment, dans la grande variété des angles, des plans, des cadrages, des mouvements. et le plaisir des dessinateurs à créer et à se jouer de leur liberté jusqu'à choquer leur lecteur ou susciter leur admiration comme il m'est arrivé devant les gros plans de la pyramide du Louvre, les reproductions des tableaux, la finesse du trait, le choix des coloris.
J'ai aimé aussi les nombreuses pages silencieuses. Cette BD est très peu bavarde et j'apprécie toujours ce fait de même que la relative grandeur de chaque image.
C'est bien simple, cette BD, je l'ai relue deux fois ou revue plutôt, rien que pour la grande variété et la réussite graphique de chaque page. J'y ai pris du plaisir.
On parle maintenant d'une suite ou même d'un film. Qu'en est-il exactement? Je ne sais pas. A suivre!
Lien : http://liratouva2.blogspot.f..
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