AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782203232594
208 pages
Casterman (25/05/2022)
3.07/5   284 notes
Résumé :
Étudiante en Lettres classiques à la Sorbonne, Séverine n’est ni belle, ni laide, ni brillante, ni médiocre. La jeune femme coule une existence banale, sans éclat mais sans drame, aux côtés d’un compagnon qui lui prête moins d’attention qu’aux séries télévisées ou aux jeux vidéo. À l’issue d’un baby-sitting, elle se voit prêter un chemisier en soie qui va mystérieusement changer sa vie. Du jour au lendemain, les hommes posent sur elle un regard différent, chargé de ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
3,07

sur 284 notes

Foxfire
  24 avril 2019
Vivès est un auteur sur qui j'ai du mal à me faire un avis définitif. Je le trouve talentueux, j'aime son trait simple, efficace, élégant. En revanche, j'avoue que je n'aime pas le type, en tout cas de ce qu'il laisse paraitre dans les interviews que j'ai pu lire. Il me parait prétentieux, si sûr de lui et de son talent qu'il semble s'autoriser à être au mieux pédant, au pire un gros con. C'est un jugement totalement subjectif et qui ne repose sur rien, après tout je ne le connais pas mais c'est ce que je ressens de lui. Cet a priori sur l'homme ne m'empêche pas de m'intéresser à son travail. Ainsi, attirée par une belle couverture, j'ai eu envie de lire ce "chemisier" qui a globalement eu de bons échos. Je ne me joindrai pas aux louanges, je n'ai pas aimé.
Le sujet aurait pu être intéressant : une jeune femme insignifiante qui subit sa propre vie se révèle à elle-même suite à un hasard a priori anodin. Malheureusement, j'ai trouvé que le sujet n'était pas traité de façon intéressante. La B.D est creuse, vaine et ne raconte rient tout en se donnant de grands airs. Certes, le dessin est très agréable à l'oeil, le trait, épuré à l'extrême, est fin et délicat, j'aime ce style minimaliste, le découpage est bien fait mais le propos est sans intérêt. Les personnages ne sont ni attachants, ni intéressants, ils peinent à exister. L'histoire se résume à un enchaînement de scènes de sexe pas émoustillantes pour un sou. de plus, j'ai trouvé qu'il y avait pas mal de clichés.
Dans une interview sur laquelle je suis tombée, Vivès parle du "chemisier" comme d'une comédie. Euh... Vraiment ? Vivès et moi on ne doit pas avoir le même humour. Je n'ai pas esquissé ne serait-ce que l'ombre d'un sourire au cours de ma lecture et je n'ai même pas imaginé que c'était le but visé par l'auteur.
Quand je suis arrivée au terme de ma lecture, je me suis demandée "et donc ?" Et donc rien...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          513
Christophe_bj
  18 juillet 2022
Une jeune étudiante, Séverine, à la vie banale, en couple avec un jeune homme qui s'intéresse plus aux séries et aux jeux vidéo qu'à elle, entre en possession par hasard d'un luxueux chemisier en soie qui va bouleverser son existence. ● J'ai aimé les dessins, précis et élégants, mais j'ai trouvé le scénario d'une prétentieuse modernité. Les liens de causalité sont effacés au profit d'un récit sans logique apparente : on ne comprend pas les motivations de l'héroïne, ses errances sexuelles (avec de nombreuses scènes de sexe, la plupart assez laides). ● le dessin met bien en relief le changement physique que lui procure le fameux chemisier – il met en avant sa poitrine – ; quant à la métamorphose psychologique et existentielle qu'il opère, pour moi c'est incompréhensible. Sauf à considérer que changeant le regard des hommes sur Séverine, il lui redonne confiance en elle, la rend belle et désirable : mais faut-il aux femmes le regard des hommes pour oser être elles-mêmes ?... Est-ce cela le « nouveau portrait féminin résolument adulte et contemporain » que vante le résumé éditeur ? ● Finalement, si l'illogisme scénaristique « fait moderne », l'arrière-plan idéologique est plutôt ringard ! ● C'était le premier album de Bastien Vivès que je lisais, je ne savais pas qu'il était si connu – et si primé – dans le milieu de la bande dessinée, et je n'ai pas été emballé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          514
Kmye
  17 septembre 2018
Encore une fois, je suis déçue par Vivès. Je concède que le trait fin, minimaliste, donne une sensualité folle au récit ainsi qu'une forme d'immédiateté qui sied parfaitement au propos de l'auteur.
Pour autant, je suis restée de glace face aux chamboulements qu'apporte le chemisier dans la vie (si pourrie que ça ?) de notre protagoniste. Je n'ai eu ni empathie, ni agacement, ni rien, vis-à-vis d'elle. J'ai eu plus l'impression de lire l'esquisse d'un fantasme ou d'une suite de clichés qu'autre chose.
Je suppose que les amateurs de Vivès crieront au génie ; les autres, lisez-le pour vous faire un avis, mais ne soyez pas surpris si vous n'en retirez rien.
Commenter  J’apprécie          361
sld09
  17 mars 2022
On a tous des vêtements qui nous permettent de nous sentir plus sûr de nous, plus séduisants... Bastien Vivès pousse ici l'expérience à son paroxysme avec un chemisier de soie qui va bouleverser la vie de la jeune femme qui le porte presque par hasard.
J'ai aimé retrouver les dessins en noir et blanc, aux lignes épurées, à la fois sobres et très expressifs qui m'avaient déjà beaucoup plu dans Une Soeur.
En revanche, l'histoire m'a beaucoup moins plu. Si l'idée de départ était intéressante avec ce vêtement qui permet à une jeune femme effacée de prendre de l'assurance, la tournure que prend l'intrigue est presque sordide. J'ai été vraiment gênée par l'image que l'auteur donne de la femme : si elle n'est pas désirable, elle reste invisible, sans intérêt ; et lorsqu'elle est désirable, elle n'est plus que cela.
Une lecture assez décevante pour le coup...
Commenter  J’apprécie          321
prune42
  17 janvier 2019
Séverine Armand est une jeune étudiante en Lettres. Sa vie est assez monotone entre ses cours et son travail personnel, son petit ami qui ne semble plus vraiment la voir, ses baby-sitting et ses visites à ses parents. Un jour, on lui prête un chemisier en soie pour remplacer un vêtement qu'elle a taché et le regard des hommes sur elle va changer. Ils vont brusquement s'intéresser à elle et elle y est réceptive. Elle va même avoir une aventure avec un inconnu et se mettre dans des situations dangereuses. Victime d'un attentat, quelque temps après, Séverine retrouvera le même modèle de chemisier qu'on lui avait prêté et qu'elle avait abîmé. le charme qu'il lui procure quand la jeune femme le porte n'est pas éteint…
J'avais emprunté cette BD en noir et blanc à la médiathèque de ma commune car elle figure comme un coup de coeur des bibliothécaires et le personnage principal féminin étant une étudiante en Lettres, j'avais un point commun avec elle. Mais je n'avais pas vu cette BD avant qu'elle n'arrive chez moi, l'ayant réservée sur Internet car sinon je ne suis pas sûre que je l'aurais prise...
En effet, l'ayant ouverte au hasard, je suis tombée sur une scène très explicite et érotique, voire pornographique, avec des dessins en gros plan et cela m'a un peu choquée. J'ai ouvert le livre à d'autres endroits et je suis de nouveau tombée sur ce même genre de scènes. Il fallait donc que cette BD soit d'une grande qualité pour contrebalancer ces scènes qui pour moi, n'ont rien à faire là ! J'étais donc curieuse de découvrir le texte en lui-même pour en savoir plus…
Quelle déception ! Pour moi, l'histoire est plate, insignifiante, je ne vois pas ce que le personnage principal a d'extraordinaire et où est l'intérêt d'un tel livre… Même le graphisme n'a pour moi rien d'exceptionnel, les dessins restent grossiers, en gros traits, le noir et blanc ne relève pas la qualité en plus.
J'ai vite lu le chemisier et je suis contente de le rendre à la médiathèque car je n'ai pas l'impression d'avoir lu de la vraie littérature mais quelque chose qui n'était pas pour moi.
Je mettrais un avertissement pour ce livre qui ne devrait pas être mis entre toutes les mains, notamment des plus jeunes qu'il pourrait choquer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230


critiques presse (14)
BullesEtOnomatopees   11 juillet 2019
Voici un récit complet qui se lit très bien, d’une traite. Le style graphique de Vivès est aussi fluide que sa narration et tout colle et nous entraîne très facilement dans cette histoire.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
LaPresse   20 décembre 2018
Ce chemisier, qui lui donne une confiance nouvelle, attire sur elle tous les regards.
Une fable teintée d'érotisme, fabuleusement illustrée par l'auteur du Goût du chlore et d'Une soeur. L'album de l'année en France.
Lire la critique sur le site : LaPresse
ActuaBD   07 novembre 2018
Dans ce roman graphique, on retrouve un des thèmes classiques de Bastien Vivès : un parcours féminin en déviation salutaire, qu'il traite sa finesse et sa sensibilité, mais cependant aussi avec certains fils un peu épais. Reste alors le charme du dessin, toujours aussi captivant.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Sceneario   10 octobre 2018
On dévore l'histoire d'une traite, sans se rendre compte que les planches ont défilé devant nous.
Graphiquement, il ne sort pas de sa zone de confort, mais c'est aussi parfait comme ça. Donc, bien que l'on soit assez loin du phénomène qu'une certaine presse clame partout, Le Chemisier est un album que je vous conseille vivement !
Lire la critique sur le site : Sceneario
LaLibreBelgique   25 septembre 2018
Séverine est la fille qu’on ne remarque pas. Jusqu’au jour où elle passe "Le Chemisier" qu’on lui a prêté. Vivès est de retour avec un récit sensuel.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   20 septembre 2018
L’exécution graphique est comme toujours, très fluide et cinématographique, sensuelle et minimaliste. Moins lumineuse qu’Une soeur, peut-être parce que ce dernier a la grâce des étés de l’enfance, tandis que le Chemisier est un récit parisien et adulte.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaFabriqueaBulles   19 septembre 2018
L’exécution graphique est comme toujours, très fluide et cinématographique, sensuelle et minimaliste. Moins lumineuse qu’Une soeur, peut-être parce que ce dernier a la grâce des étés de l’enfance, tandis que le Chemisier est un récit parisien et adulte.
Lire la critique sur le site : LaFabriqueaBulles
BoDoi   17 septembre 2018
Au final, l’album s’en sort grâce à sa fluidité narrative servie par un dessin qui va vers toujours plus de sobriété. Mais il ne laisse pas grand chose derrière lui, en termes d’émotion ou de réflexion.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   17 septembre 2018
L’album demande de ne pas être plus cartésien que nécessaire, d’avoir l’esprit ouvert et d’accepter l’esquisse et l’inachevé, voire une forme de spontanéité. Il offre la vision d’un quotidien qui ne demande qu’à basculer, s’émanciper et prendre un relief qui lui fait défaut. Parabole, fantaisie, portrait, critique sociale, Le Chemisier est tout cela à la fois.
Lire la critique sur le site : BDGest
Auracan   12 septembre 2018
Bastien Vivès entraine le lecteur dans une histoire singulière, et sur un terrain peu habituel pour lui, où les rapports sociaux apparaissent modifiés par un simple changement de vêtement. Le scénario, fort bien construit, dévoile petit à petit tous les rouages d’une mécanique implacable qui mènera à une fin des plus inattendues.
Lire la critique sur le site : Auracan
Bedeo   11 septembre 2018
Frasque plutôt que fresque, Le Chemisier est une œuvre chargée de symboles et de pulsions, que l’on aurait peut-être préféré seulement effleurer, imaginer ou fantasmer, mais son sujet est bien celui de le dure et froide réalité.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Liberation   10 septembre 2018
Toujours fasciné par les gros nichons, l’auteur entraîne le lecteur dans un récit ambivalent où un chemisier secoue la vie de sa propriétaire.
Lire la critique sur le site : Liberation
BDZoom   10 septembre 2018
L’heureuse cohabitation de son écriture cinématographique (très inspirée par celles des réalisateurs de cinéma français des années soixante-dix comme Sautet, Rohmer, Melville ou Pialat) et de son trait sensuel (ses scènes érotiques sont toujours aussi voluptueuses) fait, ici, une nouvelle fois merveille…
Lire la critique sur le site : BDZoom
BDGest   04 septembre 2018
Parabole, fantaisie, portrait, critique sociale, Le Chemisier est tout cela à la fois. L’habit ne fait pas le moine, dit-on. Bastien Vivès semble bien suggérer le contraire.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BouvyBouvy   12 septembre 2018
- J’peux rester avec toi ?
- Une jolie fille n’a rien à faire sur le terrain.
- Tu parles… j’ai pas pris de douche depuis deux jours et mes fringues partent en lambeaux.
- T’es belle.
- Si tu le dis… mais permet moi fortement d’en douter.
Commenter  J’apprécie          80
chartelchartel   22 octobre 2018
-Et donc, elle a vomi sur mon haut.
-Merci, on est à table.
-Désolée, et Patrick m'a donné un chemisier qui appartient à sa femme.
-Bah, c'est gentil, ça.
-Oui, c'est un très beau chemisier en soie, de couleur perle, avec un joli col. D'ailleurs, je lui ai laissé un message pour le lui rendre, mais il n'a pas encore répondu.
-A ta place, je l'emmènerais au pressing, la soie, c'est très délicat.
-Bah, si elle l'a mis une heure, ça va, il est pas sale.
-Quand même, la moindre des choses, c'est de le rendre propre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          31
jovidalensjovidalens   29 avril 2019
- Tu lis quoi ?
- Hugo.
- C'est pas au programme du lycée normalement ?
- Et les p'tits chevaux, c'est pas au programme du CP, ça ?
Commenter  J’apprécie          90
sld09sld09   17 mars 2022
-- Mais qu'est-ce que c'est ?
– Le chemisier de votre femme.
– Ah. Mais Pourquoi vous me le donnez ?
– Vous me l’aviez prêté, il y a un an
Commenter  J’apprécie          50
LilizLiliz   22 juin 2019
Il vous va très bien, ce chemisier. C'est celui que vous portiez la dernière fois ?
Commenter  J’apprécie          50

Lire un extrait
Videos de Bastien Vivès (63) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bastien Vivès
C'est avec une adaptation de la bande dessinée Une soeur, de Bastien Vivès, que la jeune réalisatrice Charlotte le Bon revient au Festival de Cannes. Falcon Lake, présenté dans la sélection parallèle de la Quinzaine des réalisateurs, est son premier long métrage. La Québécoise expatriée à Paris était déjà venue présenter un court métrage sur la Croisette, Judith Hôtel, en 2018.
Préférant filmer un environnement qu'elle connaissait, la cinéaste a déplacé l'action de cette histoire d'amour et de fantômes, qui se déroulait initialement sur une plage bretonne, dans un chalet au bord d'un lac au Canada. Un lac à la fois fantastique et effrayant, identique à celui où elle allait adolescente. Un lac le long duquel deux adolescents vont s'éveiller à l'amour et à la sexualité.
Vous avez aimé cette vidéo ? Abonnez-vous à notre chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/¤££¤22Croisette14¤££¤4fHZHvJdM38HA?sub_confirmation=1
Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux ! Facebook : https://www.facebook.com/Telerama Instagram : https://www.instagram.com/telerama Twitter : https://twitter.com/Telerama
+ Lire la suite
autres livres classés : sensualitéVoir plus
Notre sélection Bande dessinée Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les bandes dessinées de Bastien Vivès

Un roman graphique sur une danseuse.

Poline
Pauline
Polina

10 questions
65 lecteurs ont répondu
Thème : Bastien VivèsCréer un quiz sur ce livre