AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2258080894
Éditeur : Les Presses De La Cite (17/06/2010)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Début du XXe siècle.
Au hameau de Kerbiel en Plougastel, Finistère nord. Les Le Gall, dont les ancêtres ont prospéré grâce à la culture du lin, continuent d'accroître leurs biens en exploitant des fraiseraies. Lorsqu'en 1903 un départ d'émigrants est organisé pour le Canada, Blanche, la fille aînée, décide de tout quitter. Elle veut reconstruire sa vie, loin des siens et du secret qui la lie à sa soeur : la vérité sur la mort de leur frère. Pour la jeune fem... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
gouelan
  05 janvier 2016
Blanche vit avec sa famille dans la Presqu'île de Plougastel, dans le village de Kerbiel. Au début du XXè siècle, la vie à la ferme est rude. du matin au soir, il faut s'activer dans les champs plantés de fraises, de petits pois…Le soir, à la veillée, on continue les travaux devant la cheminée, pendant que la grand-mère conte une vieille légende.
Les le Gall ne sont pas à plaindre. Les fraises se vendent bien. Hommes et femmes portent de beaux costumes ; les rubans, les gilets et les coiffes resplendissent de couleurs, les armoires sont remplies de beaux linges, et les bourses se remplissent de pièces d'or. À la petite fleur bleue (le lin) a succédé le fruit rouge.
La vie paraît paisible malgré la charge de travail quotidienne et les souvenirs douloureux.
Cependant, Blanche rêve d'aventures depuis qu'elle est toute petite. Sa Bretagne, dans ce Finistère nord, avec ses petits champs, ses petites fermes, ses bancs coffres posés devant les lits clos… les traditions, tout cela finit par l'étouffer, malgré l'horizon insaisissable qui s'ouvre sur l'Océan.
Plus que tout, elle souffre du regard des autres, des critiques, des jugements.
L'occasion se présente pour elle de partir découvrir les plaines immenses et fertiles du Canada. Elle fera partie des émigrants, partant de Saint-Malo sur le Malou, pour conquérir ces grandes étendues au climat rigoureux.
Avant la charrue, il faudra d'abord se servir des haches pour défricher le terrain !
À Saskatoon on peut vite se laisser gagner par le découragement : « partout de l'eau, rivières en crue, terres inondées, chemins défoncés … Les distances, les constructions, les habitudes, les salutations, les règles de politesse, tout était autre. »
Mais finalement, c'est ce que Blanche était venue chercher ici, dans cet ailleurs. Une vie bien à elle, des projets qui lui sont propres, une liberté qu'elle n'aurait pu avoir dans son village de Kerbiel, où les traditions et les règles sont incontournables. Elle s'adapte à cette communauté de Saint-Brieux, fondée en partie par les émigrants du Malou, essentiellement des habitants des Côtes du Nord.
En parallèle on suit la vie de sa soeur restée au village. le monde bouge et les Plougastels, malgré les apparences, ne restent pas en arrière. Un syndicat des fermiers fraisiéristes s'installe à Plymouth, garantissant leurs intérêts, les machines agricoles font leur apparition…
Tout va pour le mieux jusqu'à ce que la guerre éclate. le monde s'arrête…La neige continue de tomber, sur le Canada, de son innocente blancheur. Puis la vie redémarre…
Un roman de terroir agréable où l'on s'immisce dans la vie de cette famille de Plougastel. Un regard sur ce passé qui semble tellement loin de nous. On apprend l'histoire des paysans bretons de la Presqu'île, leur courage, leur fierté, leurs traditions. Blanche l'exploratrice, la voyageuse, nous fait découvrir une belle histoire de famille, ainsi qu'une leçon de courage et de dévouement.
Le lexique à la fin du livre est le bienvenu pour traduire tous ces mots bretons qui sonnent bien à l'oreille, mais dont je n'y comprends pas grand chose ! Il y a aussi une note historique concernant la communauté de Saint-Brieux, ainsi que sur le personnage d'Amédée-François Frézier. Frézier et les fraisiers. Il ramena cinq plants d'une nouvelle espèce de fraisier dite Blanche du Chili en 1714. Il en planta un dans sa propriété de Plougastel.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          301
Epictete
  17 décembre 2015
J'avais mis de côté depuis quelques mois les romans de type « terroir », essayant après une période d'addiction d'ouvrir un peu mes sources d'inspiration. Ce petit roman encombrait mes étagères depuis plusieurs mois, et il a fini par me faire de l'oeil, d'autant qu'il aborde deux thèmes principaux : L'histoire de la culture des fraises à Plougastel et l'installation de migrants bretons dans certaines provinces du Canada.
C'est encore l'histoire d'une famille droite, travailleuse qui cultive les fraises en Bretagne. C'est assez lucratif mais pour ceux qui ont déjà ramassé des fraises ailleurs que dans une barquette de supermarché, nous savons que ça pousse au ras du sol, que ça casse le dos surtout quand on récolte sur de grandes surfaces de culture.
Le travail est donc difficile, ingrat et on ne vole pas ses revenus.
Blanche, l'une des filles de cette famille, handicapée suite à un accident va décider de prendre sa vie en main et de construire quelque chose, et sous l'influence d'un prêtre elle s'exile au Canada.
La découverte des conditions de vie sur place, mais également du climat va être un choc terrible. Cependant le courage et l'amour vont permettre d'avancer quand-même.
C'est un roman très intéressant, très document aussi bien sur la Bretagne (Comme la description du mariage, par exemple) que sur la situation des migrants au Canada et de leurs désillusions.
Il faut signaler un lexique de mots bretons en fin d'ouvrage très utile.
C'est à travers l'histoire de cette famille un peu de notre histoire commune qui est décrite.
Documenté, passionnant, et très bien écrit. Que dire de plus pour vous inciter à le lire ?


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
pyepi
  05 septembre 2010

Je ne suis pas une adepte des romans du terroir et en choisissant cet ouvrage, j'ai voulu ouvrir mes perspectives. Autant vous dire que j'ai été très surprise d'apprécier ce que je lisais, à tel point que j'ai littéralement dévoré ce roman. Les premières lignes nous mettent déjà dans l'ambiance du dur labeur du travail de la terre et de la culture de la fraise en Bretagne, même si parfois les termes employés sont très obscur pour ceux qui ne parlent pas breton le lexique en fin de roman nous est d'une grande aide. On s'attache rapidement au personnage de Blanche, qui malgré tout ce qui lui arrive cherche plus que tout à protéger sa famille, et lorsqu'elle se décide enfin a penser à elle et à se construire un futur en adéquation avec ses souhaits les plus enfouis, on ne peut que partager son enthousiasme et ses peurs. Lorsqu'elle part pour le Canada on retrouver un peut du récit épique de la saga des émigrants de Moberg mais à moindre échelle.
le fait que le récit ne se concentre pas sur la vie d'un seul personnage m'a parut étrange mais pas déplaisant, j'aurais préféré rester aux côtés de Blanche que de sa soeur Eugénie mais à la fin tout s'embrique parfaitement. Je pense que je relirai Colette Vlérick avec plaisir et j'encourage même les plus réticents à se laisser tenter par ce petit bout de Bretagne du début du XXème siècle.
Lien : http://pyepissphere.canalblo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
gabylis
  16 août 2016
C'est dans la presqu'île de Plougastel où l'on cultive des fraises sur "les terres chaudes" que nous conduit Colette Vlérick dans ce roman. On y suit le destin de deux soeurs, du tout début du XXème siècle jusqu'à la fin de la première guerre mondiale. L'une reste dans sa famille, sur ses terres, mais l'autre choisit de s'exiler sur une terre de promesses, le Canada.
C'est une lecture que j'ai trouvé fort intéressante et enrichissante : les personnages sont attachants, le sens de l'honneur, du travail, l'amour de la famille sont omniprésents, mais surtout le roman fourmille de détails historiques et passionnants sur les traditions, les vêtements, les habitudes de vie et de travail.
Je relirai avec plaisir d'autres oeuvres de cette auteure qui sait si bien faire revivre cette belle région bretonne à travers une époque et un corps de métier !
Commenter  J’apprécie          20
sld09
  28 juin 2017
Une belle histoire qui fourmille de détails sur la vie des fraisiéristes de Plougastel et des colons bretons au Canada.
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   03 janvier 2016
…dames en toilette de ville et messieurs à chapeaux hauts de forme qui amusaient beaucoup Blanche.
- Cela chauffe-t-il tellement sous leurs crânes pour qu’il leur faille un tuyau sur leur tête ? S’esclaffa Hervé Bergot, comme s’il avait suivi le cours des pensées de sa nièce.
Commenter  J’apprécie          200
gouelangouelan   03 janvier 2016
Comme sa mère, elle cherchait à comprendre les ressorts invisibles qui animaient les êtres, à démêler les liens subtils entre les plantes, les animaux et les gens. La nature demande du silence et de la patience pour se laisser approcher.
Commenter  J’apprécie          190
gouelangouelan   05 janvier 2016
Les hommes n’attiraient pas moins le regard avec leurs vestes mauves ou bleu roi, et surtout ceux qui portaient encore le chigvi brun-rouge, où les férus d’exotisme tenaient à voir un bonnet phrygien. Les journalistes, tel celui qui avait assisté au mariage collectif de 1904 pour La Vie illustrée, voulaient voir à Plougastel une population descendant d’Espagnols ou d’Asiatiques…Mais ne prêtait-on pas, en même temps, des origines mongoles aux Bigoudens, dans le sud du département ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
gouelangouelan   04 janvier 2016
Le meunier ne nous enverra certainement pas le baz valan.
Envoyer l’intermédiaire chargé de signifier que tel garçon voudrait bien épouser la fille de la famille !
Non, le meunier ne s’y risquerait pas, de crainte d’essuyer un refus gênant même si le bazhvalan agissait en toute discrétion comme il se devait.

Commenter  J’apprécie          90
gouelangouelan   04 janvier 2016
Marier Eugénie devenait urgent. Si elle continuait son manège avec Théo, le mai prochain ne verrait pas des aubépines à sa porte mais une branche sèche avec des carottes, le cadeau pour les jeunes filles à la conduite discutable.
Commenter  J’apprécie          100
autres livres classés : canadaVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Marseille, son soleil, sa mer, ses écrivains connus

Né à Corfou, cet écrivain évoque son enfance marseillaise dans Le Livre de ma mère. Son nom ?

Elie Cohen
Albert Cohen
Leonard Cohen

10 questions
267 lecteurs ont répondu
Thèmes : provence , littérature régionale , marseilleCréer un quiz sur ce livre