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Christophe Claro (Traducteur)
EAN : 9782742777679
128 pages
Éditeur : Actes Sud (15/09/2008)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 43 notes)
Résumé :

Pour en finir avec toute interprétation unilatérale d'un phénomène qui hante tragiquement l'Histoire, William Vollmann a voulu entendre, de la bouche même des pauvres de la Terre, la réponse à une question très simple : "Pourquoi êtes-vous pauvres ?"

Multiformes, saisissantes, parfois inattendues et d'autant plus dérangeantes, les réponses recueillies, du Yémen à la Thaïlande, des Etats-Unis aux slums de Calcultta et du Japon au Mexique, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Apoapo
  19 décembre 2019
La pauvreté, vous avez dit ?
Il est difficile, surtout si l'on n'a pas expérimenté soi-même la pauvreté, à l'instar d'un Orwell ou d'un Steinbeck, d'en parler. D'où la nécessité de déconstruire ce que l'on en entend dire et que l'on croit généralement. Voilà la prémisse majeure du livre. La prémisse mineure étant : côtoyer des individus d'aspect miséreux aux quatre coins du monde, et leur demander, contre rémunération, s'ils se considèrent pauvres, et si oui, pourquoi, est un moyen idoine pour remplacer les croyances déconstruites par des opinions valables.
J'anticipe – une fois n'est pas coutume – par mon opinion personnelle : je concorde avec la prémisse majeure, mais je rejette la prémisse mineure, ou au moins je la trouve insuffisante. Je suis perplexe face à la nature des rapports discursifs qui s'instaurent en tant qu'échange économique, mais surtout j'estime que, si l'oeuvre de déconstruction a été partiellement accomplie dans cet essai, le remplacement pour le mieux a été totalement inopérant, pour deux raisons : 1. par insuffisante capacité d'empathie du journaliste avec les interviewés – lui, le nanti, qui n'a cessé de se poser en antithèse avec eux, les pauvres, même s'ils refusent de se qualifier comme tels ; 2. par le refus de s'impliquer dans une démonstration, de s'alourdir d'un argumentaire à défendre, par une démarche – de sophiste au lieu d'être de maïeutique, dirait-on s'il s'agissait de philosophie grecque – qui, à force de doute et de tours autour du pot, finit par être rébarbative, bavarde, non concluante, et ne rendant même pas justice aux témoignages recueillis parfois au prix de gros efforts.
La première partie de l'ouvrage, « Définitions par les intéressés », a le mérite de déconstruire les définitions de la pauvreté des économistes, qui se fondent sur des données économiques uniquement, et sont donc contradictoires et essentiellement contestables. Elle déconstruit aussi la théorie imputée à Marx selon laquelle la cause de la pauvreté serait uniquement le résultat de l'exploitation ; elle le fait notamment sur la bases des nombreux témoignages de fatalisme, généralement dérivés des différentes traditions religieuses – notamment du karma bouddhiste, du destin musulman, du protestantisme, etc. Cette partie contient aussi les deux témoignages les plus complets et les plus longuement étudiés au cours du livre : celui de Sunee (et de Wan) en Thaïlande, et celui de Natalia et d'Oksana en Russie.
La deuxième partie du livre, « Phénomènes » est celle dans laquelle j'avais placé le plus d'espoir. Vollmann intitule ici chaque chapitre par l'une des caractéristiques qui, à première vue, définissent la pauvreté : l'invisibilité, la difformité, le rejet, la dépendance, la vulnérabilité, la douleur, l'indifférence et l'aliénation. le problème est que les exemples sont si mal choisis, les témoignages si mal interprétés, que l'on finit par croire (ou par comprendre) que le but est de nier la pertinence de ces caractéristiques pour qualifier la pauvreté. Par ex., dans « l'invisibilité », il est très majoritairement question des femmes afghanes en burqa, et leur parole est tellement en désaccord avec les a priori du journaliste qu'il la disqualifie totalement, et que le lecteur, par ricochet, ne peut que se convaincre que l'auteur n'a vraiment rien compris, et que de toute manière la burqa n'a strictement rien à voir avec la pauvreté (ou peut-être si, dans la mesure où justement elle la dissimule jusqu'à rendre celle-ci « invisible » au lieu de la femme qui vêt la burqa). de même la « difformité » qui, comme beaucoup de malformations et autres pathologies, peut facilement être considérée comme absolument non corrélée avec le niveau de revenu. Je ne m'attarderai par sur chaque « phénomène », sauf sur « l'indifférence », qu'il faut comprendre non comme le fléau social dont le pauvre est victime mais comme son indifférence à sa propre condition, ce qui pose nécessairement de sérieux problèmes éthiques (cf. cit. infra), et enfin « l'aliénation » terme marxien qui, une fois refusée la définition venant de ce système politique, reste donc fatalement à définir...
Les parties suivantes m'ont paru encore plus floues. « Choix » regroupe un chapitre intitulé « Amortissement » qui contient l'idée intéressante que la pauvreté doit tenir compte de l'amortissement des ressources nécessaires à s'en soustraire, par ex. l'amortissement de la fertilité des terres suite à surexploitation : la pauvreté constituerait donc un choix, si tant est que l'on puisse choisir entre la pauvreté immédiate (pour cause de non culture des terres) et la pauvreté à terme (pour cause de surexploitation). Selon la même logique, le travail dans l'industrie pétrolière dans une région de Kazakhstan, avec la conséquente hypothèque sur le capital-santé des travailleurs, serait une question de choix, de même que le choix de confier sa vie aux mains criminelles des passeurs de migrants clandestins chinois, les inapprochables mafieux appelés « snakeheads » pour se rendre illégalement au Japon et s'y prostituer ou s'y livrer à d'autres activités délictueuses.
La partie intitulée « Espoirs », déconstruit l'idée que l'espoir de la réduction de la pauvreté passerait par la redistribution : « Plus d'aide, et mieux répartie » ; puis, le témoignage d'un coursier en paris clandestins des Philippines jette le doute sur les espoirs de celui-ci (si tant est qu'il se considère pauvre) ; ensuite sont rapportés pêle-mêle des récits de gens qui vivent sous les ponts du monde entier – sans qu'un espoir commun ne se dégage qui les rassemblerait – ; enfin sont rapportés de façon comparative deux cadres de vie qui comportent des « toilettes sales » (au Kenya et aux États-Unis), deux circonstances différentes de saletés, pas d'espoir de propreté...
La dernière partie s'intitule « Propriétaires ». J'y ai trouvé l'unique chapitre réellement intéressant – et relativement long : c'est celui où Vollmann parle des SDF qui squattent son parking à proximité de sa propre maison, et des rapports ambivalents qu'il entretient avec eux. Paradoxalement, dans ce chapitre presque conclusif, où il cessé de poser ses deux questions fétiches à des gens indiscutablement pauvres, on apprend beaucoup... surtout sur ses propres comportements à l'égard de la pauvreté, sans qu'il lui eût fallu voyager par monts et par vaux !
Une amie, il y a presque dix ans, avait écrit au sujet de ce livre qu'elle « s'était laissée penser qu'[elle] tenai[t] peut-être entre les mains l'avenir de la littérature (tout simplement) ». Je prends très au sérieux ce dithyrambe, eu égard au moment où il a été exprimé. Et je réponds aujourd'hui : heureusement que non, que la littérature ne s'est pas limitée à un bruit diffus et à un bullshit absolu où toutes les affirmations se valent, où elles peuvent être reformulées et renversées au fil des pages, où l'interprétation est superflue de même que la démonstration de thèses n'est plus nécessaire, parce que le seul but est de déconstruire des systèmes de pensée.
Ainsi, dans la cit. 3 (infra), aujourd'hui l'on ne pourra plus faire l'économie de l'hypothèse suivante : que l'enseignante en question trouve les questions du journaliste tout simplement incongrues, dans une situation où un riche Américain vient les poser contre quelques dollars et avec l'arrogance de penser que, s'il en avait envie – mais il ne l'a pas –, il pourrait, tel un moderne Prométhée, « libérer » son interlocuteur du malheur qui est le sien.

Cit. :

« Est-ce que "J'accepte la réalité dans laquelle je me découvre parce que je suis résigné au mauvais karma né de mon existence précédente" équivaut à "Je suis satisfait", ou cela équivaut-il plutôt à "Je me considère comme mauvais" ?
Peu importe lequel de ces choix est défendu, si je trouve normal qu'un pauvre accepte la responsabilité de sa pauvreté, soit parce que (très probablement) un tel réconfort est commode pour moi, soit parce que je respecte le droit de sa conscience à devenir ce que d'aucuns qualifieraient de fausse : devrais-je alors vivre hors de l'équivalence dostoïevskienne, et accepter ma propre responsabilité en tant que nanti à l'égard de la vie de […] toutes les vies miséreuses, auquel cas je deviens coupable de façon intrinsèque ? » (p. 48)
« J'en vins donc à me demander si l'une des caractéristiques de la pauvreté ne serait pas l'acceptation de la défaite. » (p. 88)
« Au Pakistan, je demandai à une enseignante dans le camp de réfugiés de Kachagari : Les talibans sont-ils un bien ou un mal ?
Nous sommes pauvres, répondit-elle. Nous ne pouvons pas dire s'ils sont un bien ou un mal.
Que signifiaient ces mots ? Voulait-elle dire que, en raison de sa pauvreté, elle, une enseignante, n'avait pas la capacité de former des jugements, ou n'avait pas une connaissance du vaste monde, ou n'avait pas le droit d'exprimer une opinion, ou aurait pris un risque en le faisant ? Disons simplement qu'elle était devenue indifférente. » (p. 152)
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Fx1
  08 avril 2014
Un nouvel ouvrage de la part del'un des esprits parmi les plus incisifs de notre époque. Ici Vollmann dresse un tableau complet des raisons de la pauvreté dans le monde entier , et soumet quelques idées pour permettre le recul de cette pauvreté extréme . Certes ici le ton n'est pas cajoleur , ici ceux qui se plaignent pour rien se sentiront tout petits par rapport a ces gens qui sont les témoins et les victimes d'un monde qui évolue , pendant que despays eux restent sur le bord de la route . Ce pamphlet contre l'abandon généralisé des démunis par les politiques s'avére particuliérement salvateur. de l'Asie aux Usa , Vollmann n'oublie personne et met un point d'honneur a ce que l'hypocrisie généralisée a ce sujet cesse. Quand un auteur majeur s'empare d'un sujet comme celui - ci , l'on peut dire que l'humanité évolue. Certes rien n'est rose ici , ce n'est pas le monde idylique de Pernaut , mais on a envie de dire tant mieux tellement ce genre d'initiative est rare à notre époque. Un ouvrage majeur de plus pour Vollmann.
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keisha
  20 février 2009
"Pourquoi certaines personnes sont-elles riches, et d'autres pauvres?
Etes-vous riche ou pauvre?
Pourquoi êtes-vous pauvre?"
Voilà les questions qu'a posées l'auteur au fil des années durant ses voyages dans différents pays (Thaïlande, Yémen, Etats-Unis, Colombie, Mexique, Japon, Vietnam, Afghanistan, Pakistan, Russie, Chine, Bosnie, ...) . Il s'adressait au "pauvre" par l'intermédiaire d'un interprète si nécessaire. L'entretien était payé à son interlocuteur.
Bizarre, voire même choquant, n'est-ce pas ? Au début j'ai été désarçonnée, me demandant où cela allait mener.
Au fil des pages de ce livre bien écrit et bien construit nous recontrons des personnes diverses qui sont lorsque c'est possible nommées, présentées ; avec certaines l'auteur n'a qu'un bref contact, avec d'autres plusieurs entretiens. Beaucoup sont photographiées.
Difficile de classer ce livre qui fait aussi référence à des situations passées et cite Montaigne, et qui pose beaucoup plus de questions qu'il ne donne de réponses. En fait :"Cet ouvrage n'est pas un livre 'pratique'. Personne n'y apprendra ce qu'il faut faire, et encore moins comment s'y prendre."
Il présente en particulier une situation au Kazakhstan (2000) où l'installation d'une raffinerie de pétrole pourrait générer une catastrophe écologique et humaine.
"Et vous en pensez quoi?
D'un côté, on pense à notre santé. D'un autre côté, on sait que le pétrole rapporte de l'argent."
Il s'interroge lui-même , et nous aussi le lecteur. Pour l'exemple cité ci-dessus :
"Bien sûr vous et moi sommes plus coupables qu'eux. Nous créons la demande pour le produit de TCO, nous polluons l'atmosphère en le consommant, et nous nous moquons pas mal de la santé des gens de Sarykamys."
Au final, l'auteur s'implique et s'interroge, se remet en question, et interpe
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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ay_guadalquivir
  12 juillet 2011
Dès le premier entretien, une première question importante m'est posée. Que dois-je penser qu fait que Vollmann aie payé pour recueillir ses réponses à sa question : pourquoi êtes-vous pauvres ? Il l'assume, et précise en note de bas de page que cela devrait "donner carte blanche à son intrusion". L'interprète rappelle à la femme de ménage thaïlandaise qu'elle doit dire la vérité puisqu'il a payé. Et c'est finalement le lecteur qui jugera de la portée des ces réponses. Faut-il nécessairement penser qu'une réponse achetée est déformée? Ou qu'au contraire elle se trouverait ainsi libérée du joug quotidien de la soumission à la pauvreté ? Je crois que seule la lecture de ces entretiens, l'un après l'autre, me permettra de m'en faire une idée. Mais déjà, le livre pose des questions !
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kfk1
  26 août 2014
pas forcément évident (d'ailleurs l'auteur avoue lui-même que ses ouvrages sont parfois difficiles), mais très intéressant. L'auteur a voyagé aux quatre coins du monde à la rencontre de "pauvres" gens en leur posant la question, qui sert de titre à l'ouvrage, "pourquoi êtes vus pauvres?".
cet ouvrage est riche de réflexion, la pauvreté est déclinée sous toutes ses formes et pousse le lecteur à revoir sa position quant à ce sujet.
L'ouvrage est également chargé d'émotions, au travers des différents interlocuteurs rencontrés. On peut (ou non) apprécié les multiples commentaires de l'auteur, mais ce livre ouvre des chemins de pensées qui ne laissent pas indifférents.
un livre intelligent, sensible également.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
paullichinelpaullichinel   30 janvier 2017
Pourquoi y a-t-il des gens riches, et d'autres pauvres ?
Eh bien, l'argent va où il a envie d'aller.
Si seulement quelqu'un me l'avait dit avant ! Car, alors, jamais je ne me serais embêté avec cette idée de pauvreté, et vous auriez pu vous épargner le temps passé à lire mon livre. En tout cas, vous ne pourrez pas dire que je n'ai pas été un bon journaliste : j'ai déplacé des montagnes pour dénicher des significations profondes ; c'est pourquoi je m'acharnai :
Est-ce dû à la chance, ou à d'autres raisons ?
Il y a peut-être des raisons, mais en tout cas l'argent va où il a envie d'aller, et il ne vient pas à nous.
Je ne sus que répondre.
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stekasteka   31 janvier 2016
En Thaïlande
Elle n'avait rien trouvé à manger aujourd'hui, aussi était-elle sans forces, ce qui, bien sûr, avait pour conséquence que personne ne lui donnait rien; la première condition pour mendier est de marcher pour intercepter le riche, que ce soit avec tact ou agressivité, afin que le riche remarque le mendiant. Wan échouait à cet égard, aussi les gens ne la voyaient pas.
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CCocoCCoco   06 octobre 2013
Que peuvent-ils faire ? Espérer, accepter, fuir. L'acceptation et la fuite sont des pis-aller pour être en paix avec son existence. L'espoir existe en quantité éternellement inconnue. Son but est soit réaliste, soit irréaliste, et il peut amener à l'acceptation ou à la fuite. Plus d'aide, mieux répartie, c'est possible, à condition que fonctionnent certains stratagèmes. Mis, une fois de plus, pareille injonction relève du fantasme. Comment ces pauvres gens et moi pouvons-nous le savoir ? Pour eux, c'est assez simple : ils peuvent se ruiner la santé ou payer un snakehead ; ensuite, ils verront. Pour ma part, je n'ai qu'à contacter un conseiller en investissement.
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ay_guadalquiviray_guadalquivir   19 juillet 2011
"Qui suis-je, donc, pour dire que Wan est pauvre si elle pense - ou du moins prétend - qu'elle est riche.
Mais elle est quand même pauvre."
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Videos de William T. Vollmann (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William T. Vollmann
"Le Monde n'existe pas", un polar publié chez Gallimard où fiction et réalité se rejoignent. Fabrice Humbert, son auteur, nous en parle. Après "Autoportraits en noir et blanc" (Plon, 2001), "Avant la chute" (Passage, 2012) ou encore "Eden Utopie" (Gallimard, coll. "Blanche", 2015), ce troisième roman se situant entièrement ou en partie aux États Unis. le journaliste Adam Vollmann voit s'afficher un soir sur les écrans de Times Square le portrait d'un homme recherché qu'il reconnaît : il s'agit d'Ethan Shaw, le bel Ethan, celui-là même qui, qui vingt ans auparavant, était la star du lycée, et son seul ami. Il est désormais accusé d'avoir violé et tué une jeune Mexicaine. Refusant de croire à sa culpabilité, Adam retourne à Drysden, où ils se sont connus, pour mener l'enquête. Un polar, forme à laquelle l'auteur est très attaché, qui aborde la thématique de l'identité, la question des vies possibles, des choix déterminants de l'existence, du bien et du mal... autant de thèmes que l'on retrouve tout au long de son oeuvre.
La Grande table Culture d'Olivia Gesbert – émission du 23 janvier 2020 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/saison-26-08-2019-29-06-2020
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