AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782020838078
233 pages
Seuil (14/11/2005)
3.7/5   51 notes
Résumé :
Présumant que le défunt est obligé par son karma de traverser les quarante-neuf jours du Bardo, et qu'il doit rencontrer, sur le chemin de la renaissance, de terribles visions et obstacles, un lama lit le Bardo Thöddol, le Livre des morts tibétain, pour l'aider à triompher des dangers qui le menacent. Mais que se passe-t-il lorsque le mort refuse d'écouter les conseils ? Ou lorsque l'existence dans le Bardo lui plaît au point qu'il ne veuille plus en sortir ? Où lor... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
bobfutur
  19 février 2022
Sept nouvelles pour nous conter les quarante-neuf jours passés dans le Bardo, monde intermédiaire entre la mort et la vie de la tradition tibétaine.
Sept fois plongé dans une quasi-obscurité, un certain humour, à la limite de l'auto-parodie, comme fil d'Ariane pour y déployer toute sa mythologie.

Le post-exotisme volodinien est un oracle que l'on vient parfois consulter, un pilier bien esseulé d'une certaine littérature française.

Avec sa plume d'une apparente simplicité, il déploie toute sa capacité narrative et visionnaire, comme dans sa première nouvelle, où il trouve le moyen de multiplier les narrateurs, nous y incluant tous.

Il réussi toujours à évoquer, avec malice, les grands combats sociaux, dont il se sert comme glyphe pour raconter son histoire humaine, forcément emprunte de radicalité. En quelques mots et images, il y synthétise ce qu'une bibliographie complète, à force de tourner autour, n'arriverait qu'à éparpiller.

Il est le genre d'écrivain dont l'oeuvre entière est une et unique. Souvent copié, ses inspirés n'ayant toujours pas daigné lui rendre hommage en se réclamant de son mouvement d'après l'exotisme. J'avais déjà cité à ce propos Joël Casséus (« Crépuscules »); son nouveau livre, feuilleté dans une librairie « militante », s'enfonce davantage dans la parenté, mais toujours en restant de son côté, défaut quasi-patenté de celles et ceux voulant à tout prix déconstruire.

Lorsque les quarante-neuf portes d'entrée auront été ouvertes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          7414
Henri-l-oiseleur
  16 septembre 2020
On ne lit pas un nouveau Volodine comme n'importe quel autre auteur. On rentre dans un univers déjà connu, construit sur des lieux et des mythologies déjà exposés et développés dans d'autres ouvrages : Russie soviétique, Asie, communisme, révolution mondiale, bouddhisme, apocalypse. Alors, où est le plaisir, où est la surprise ? Chaque fois, l'auteur élabore une nouvelle approche, une variation nouvelle sur des thèmes connus, comme improviseraient un jazzman ou un barde à partir de récits ou de modes musicaux familiers du public. La surprise et le plaisir viennent de la reconnaissance, et nous sommes un peu comme ces enfants qui se font raconter mille fois la même histoire, jamais tout à fait la même.
Est-ce à dire que "Bardo or not bardo" n'apporte rien de neuf , d'absolument neuf ? N'ayant pas tout lu de l'auteur, je ne saurais le dire. Ce qui me frappe et m'amuse, c'est l'association et la collaboration des bouddhistes (ici, des "Bonnets Rouges Anonymes" d'obédience tibétaine marginale) et des extrémistes révolutionnaires de gauche : les deux groupes cherchent à imposer aux hommes l'égalité absolue dans la misère (ou la sobriété) et devant l'extinction du Soi dans la Lumière, après les 49 jours d'errance dans le Bardo post mortem. Bouddhistes et gauchistes sympathisent, et d'ailleurs on rencontre un Lama portant des pins d'extrême-gauche sur sa robe.
Une traversée réussie de l'âme dans le Bardo consiste à éviter la réincarnation, le retour à la condition souffrante mortelle, et le sort horrible de deux personnages, l'un réincarné en singe, l'autre en araignée (alors qu'il a la phobie des araignées), nous avertit de l'importance du Bardo Thödol, le livre des morts tibétain, sorte de guide de voyage qui doit être lu pendant les 49 jours après la mort. Mais les morts n'écoutent pas la lecture qu'on leur fait ou n'y comprennent rien, certains refusent de bouger et restent couchés pendant les 49 jours, etc ... Alors à quoi bon lire ce guide de voyage si le voyageur ne sait pas qu'il est mort, ou ne voit rien de ce qu'on lui décrit, dans cet espace noir sur noir du Bardo ? Volodine est un peu le Soulages de la littérature contemporaine, ses infinies variations sur le noir sont stupéfiantes. A quoi bon encore lire le Bardo, si cette fameuse Pure Lumière censée éviter la réincarnation, n'est jamais visible ? D'ailleurs, les personnages n'ont pas envie de disparaître et préfèrent vivre et souffrir.
Comme toujours chez Volodine, tout foire. Les monstres décrits dans le Bardo Thödol ne sont pas au rendez-vous, pas de nouvelles de la Pure Lumière (on a dû l'éteindre). Hamlet craignait, dans le célèbre monologue "To be or not to be" (d'où le titre de Volodine est tiré) de rater sa mort et sa disparition. Ici, tout rate, bien entendu, mais c'est aussi drôle que des numéros de clowns au cirque, qui ne cessent de tomber et de se faire des blagues qui tournent mal. D'ailleurs, il y a des clowns à la fin du roman (et ce n'est rien révéler).
Volodine nous fait rire de la mort et du malheur métaphysique, un peu comme Shakespeare, surnommé The Bard.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
MarianneL
  25 août 2014
Ce roman de Volodine paru en 2004 aux éditions du Seuil est sans doute un de ceux où l'humour du désastre est le plus omniprésent, depuis le premier chapitre complètement burlesque où le malheureux Kominform, égalitariste radical en bout de course, est abattu par des tueurs au milieu des volatiles d'un poulailler attenant à un monastère lamaïque. Une femme au corps d'ange assiste à la scène et commente les événements comme si elle était en direct à l'antenne d'une radio, Drumbog, un des moines est partagé entre ses problèmes intestinaux du moment et sa volonté de lire le Bardo Thödol à l'oreille de Kominform pour l'accompagner dans son avancée dans le Bardo, et enfin Strohbuch le tueur, qui est chargé par le moine d'aller chercher le livre des morts tibétains, revient, par ignorance de la langue, avec deux livres inattendus : un manuel de cuisine «L'art d'accommoder les animaux morts» et une anthologie surréaliste «Cadavres exquis».
Le Bardo est cet espace noir où selon les bouddhistes le mort erre pendant 49 jours après son décès en allant soit vers sa réincarnation, ce qui pour les bouddhistes est la voie de l'échec, soit vers la claire lumière rompant ainsi le cycle des réincarnations et entraînant la destruction de l'individualité. Pendant cette période, un lama dit au défunt le Bardo Thödol, le livre des morts tibétains, pour le guider, si possible, vers la lumière ou du moins vers une meilleure réincarnation.
Mais les morts de Volodine sont mécontents d'être prisonniers de cet espace noir, ils sont stupides, rarement clairvoyants, têtus et dans tous les cas désobéissants, absolument pas prêts à renoncer à leur individualité, à leur capacité de résister, de penser et de dire, même s'ils ne sont que des Untermensch ou des écrivains sans public.
« -Cet homme est comme sourd à ce qu'on lui serine avec patience et compassion, commente Mario Schmunck. Cet homme mort, au lieu de se préparer à rencontrer la Claire Lumière, il est en quête d'un compteur d'électricité !... Il promène ses mains sur le mur, il ne rêve que de descendre à la cave. Il s'appelle Glouchenko, il a trente-cinq ans, il a mené une vie normale… »
Il est difficile de ne pas s'égarer dans les chemins de ce «Bardo or not Bardo», car, à chaque chapitre, la narration prend un nouveau départ et que les voix des personnages, narrateurs, qui ont aussi souvent le statut d'écrivains, semblent se démultiplier et se superposer au cours du récit.
Mais pour peu qu'on accepte de cheminer dans cet espace fictionnel noir, dans ces histoires tragiques où le burlesque et le détournement de la parole sont constamment présents (il suffit de lire les titres du roman et les titres des chapitres 1, 4 et 7 pour s'en convaincre : Baroud d'honneur avant le Bardo, le Bardo de la méduse, Au bar du Bardo), on ressort (toujours plus) amoureux de la littérature post-exotique et ébahi de voir ainsi cohabiter dans un unique livre la puissance et les limites de ce que peuvent la parole et l'écriture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Calliope2017
  22 décembre 2020
Bardo or not Bardo est un recueil de sept nouvelles dont le fil conducteur est Le Bardo Thodol, le livre des morts tibétains, selon lequel le mort erre 49 jours dans le Bardo avant de réussir à atteindre la Claire Lumière ou, au contraire, de se réincarner et de vivre une nouvelle vie en tant qu'homme ou animal.
Antoine Volodine, que je découvre avec cet ouvrage, mêle le bouddhisme tibétain au communisme soviétique, dans un univers futuriste « post-exotique » dans lequel la révolution communiste a échoué. C'est donc un monde assez original, qui m'a un peu déstabilisée au début mais auquel j'ai vite accroché, en particulier grâce à l'humour permanent de Volodine. En effet, c'est ce côté burlesque et décalé, malgré le sujet a priori sérieux qu'est la mort, qui constitue le charme de ce livre : on ne s'ennuie jamais et on sourit souvent au cours de notre lecture ! Mais cet humour ne signifie pas que Bardo or not Bardo soit un simple livre comique : il livre une réflexion originale et intéressante sur la mort, mais également sur la politique et l'écriture, la narration étant constamment questionnée et mise en abyme.
Comme dans tout recueil, certaines nouvelles m'ont intéressée plus que d'autres, mais dans l'ensemble ce livre était une belle découverte !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
LucienRaphmaj
  31 décembre 2012
Bardo or not Bardo, est sexy, même si le sujet n'est pas B.B. mais bien des saynètes noiraudes extraites de la fin de vie issu de la galerie du post-exotique. Oui, l'humour est bien là tout au long des récits qui se suivent avec pour fil conducteur le « Bardo Thödol », le livre des morts tibétains, dont la lecture à l'oreille du cadavre doit le guider vers la Claire Lumière au long des 49 jours de noir complet qui le conduisent sinon à la sale renaissance.
Il va sans dire que fidèles aux anti-héros de Volodine, pas un n'arrive ni ne souhaite s'abolir dans le néant. Ils protestent pour la vie même si la précédente était un récépissé de violences, d'agressions, de défaites et d'humiliations. L'incroyable résistance et appétence humaines au malheur...
Si l'ensemble reste moins éblouissant que d'autres opus de Volodine, il y a cependant dans ce livre un élément très intéressant, il ajoute une pièce encore absente au monde post-exotique : le genre théâtral. Cette pièce s'agence remarquablement bien aux autres genres que traverse et fait muter le post-exotisme (poésie-litanie, prose poétique, roman expérimental, roman choral, etc.) et surprend. le « Bardo de la Méduse » et le « Bar du Bardo » (deux chapitres de l'opus) représentent bien, d'un côté, l'impossible scène schizophrénique que pourrait être un théâtre post-exotique, et de l'autre, tout le côté beckettien en diable de Volodine, où l'humour noir, l'ironie du désastre est encore plus apparent que chez le dramaturge irlandais. Pour cela cela vaut la peine (la joie) de le lire.
Lien : http://www.senscritique.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   14 septembre 2020
Les pièces qui furent montées ces jours-là, en présence de coléoptères obscurs et d'arbres mouillés, appartiennent à l'ensemble des "Sept Piécettes bardiques", que Bogdan Schlumm intitule également "Le Bardo de la méduse", pour insister sur le caractère gélatineux des voix et des personnages qui s'y établissent. Ce sont des piécettes dont Bogdan Schlumm a toujours prétendu qu'elles devaient être interprétées simultanément, sur une scène susceptible d'accueillir à la fois les sept décors et les sept groupes d'acteurs. A ma connaissance, aucune compagnie théâtrale n'a joué "Le Bardo de la méduse" en respectant ces instructions extrémistes de l'auteur. De nombreuses aberrations ont été mises en scène dans le cadre du théâtre expérimental, certaines restituant avec un minimalisme nauséeux la réalité carcérale, certaines dangereuses pour les comédiens et le public, d'autres ignobles, d'autres enfin tout simplement ridicules, mais celle-là, cette aberration-là, non. Nulle part dans le camp ou dans le monde n'ont été représentées intégralement et simultanément les sept saynètes de Bogdan Schlumm. Celui-ci, pendant une période de son séjour au pavillon Zenfl, s'est ingénié à nous faire croire qu'une troupe d'amateurs de Singapour, le "Baba and Nyonya Theater", jouait régulièrement, le deuxième dimanche de chaque mois de novembre, les "Sept Piécettes bardiques" dans leur forme polyphonique la plus radicale. Selon les dires de Bogdan Schlumm, le public asiatique venait assister à ces représentations depuis Sydney, Hong Kong ou Nagasaki, avec ce même enthousiasme qui pousse les fanatiques d'opéra chinois à traverser le globe pour aller écouter l'intégrale en cinquante-cinq actes du "Pavillon aux pivoines". Renseignement pris, cette histoire de Singapour reflète surtout les désirs refoulés de Bogdan Schlumm, ses risibles songeries de gloire à grande échelle, en pleine contradiction avec ses discours hostiles au star system. En réalité, Schlumm exagérait les faits d'une manière éhontée. Le "Baba and Nyonya Theater" a donné UNE fois UNE piécette bardique, "Baroud d'honneur avant le Bardo". La salle étant restée vide jusqu'à la fin, les comédiens ont décidé d'annuler la deuxième séance, qui était programmée pour le lendemain.
p. 111
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
MarianneLMarianneL   25 août 2014
Ce mardi, ce mercredi et ce jeudi-là, ni les fanatiques du théâtre post-exotique, ni les promeneurs égarés, ni même les autres mammifères de la forêt n’assistèrent aux représentations pour lesquelles Schlumm avait fait une si tonitruante réclame.
À la décharge du public, il faut signaler que le lieu théâtral n’était accessible qu’après une longue randonnée à travers bois et que, sur les derniers kilomètres, les passages boueux se multipliaient. Le choix de cette scène marginale avait été dicté par des considérations idéologiques tout autant que par la rude timidité schizophrène de Schlumm. Personne ne l’avait questionné sur le sujet mais, si c’avait été le cas, il eût encore une fois proclamé son refus des littératures officielles et des facilités dont celles-ci bénéficiaient en échange de leur docilité. Schlumm haïssait le star system et ne souhaitait pas se faire happer par son engrenage, par exemple en se produisant dans une salle plus traditionnelle, comme le préau dans la cour du pavillon Zenfl, ou la cantine, ou les cabinets réservés au personnel soignant. De surcroît, Schlumm pensait que les profondeurs de la forêt l’autoriseraient à explorer son art sans concession, loin des snobismes et des préjugés des centres urbains, des zooparks ou des camps.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   16 septembre 2020
- Le clown travaillait dans un cirque. Le cirque Schmühl. Tu connais ?
- Non.
- Il s'est suicidé, dit Freek. On l'a apporté au zoopark une heure après la fermeture des grilles. Après le départ des visiteurs, des enfants. Ils font ça. Une société d'entraide lamaïste. Il faut s'inscrire. Le clown en était membre, je suppose. C'est un service spécial. Ils obtiennent une autorisation de la municipalité... Ils entrent dans la volière avec le corps. Les funérailles célestes, ils appellent ça. Les funérailles célestes.
- Ils donnent le corps à manger aux oiseaux ? demande Yasar.
- Oh, pas en entier, précise Freek aussitôt. Ou sinon ils devraient attendre des jours en présence des vautours, des aigles, des condors. Ils ne restent pas longtemps. Les gardiens du zoopark disent que c'est surtout symbolique. Ils découpent quelques morceaux de chair sur le cadavre et ils les jettent devant les vautours. Des languettes, des tranches petites. Trois fois rien. Les rapaces ont peur. Ils ne s'approchent pas. Ils ne mangent pas n'importe quelle viande dans n'importe quelles conditions... Ils repartent avec le corps pour l'incinérer. Ils s'en vont, mais les odeurs de clown mort continuent à traîner de cage en cage. Elles sont puissantes dans la grande volière, mais pas seulement. Elles rôdent dans le zoopark pendant des heures, ça fiche la frousse à tout le monde. Si personne ne vient pour leur parler, les bêtes tremblent de peur tout la nuit ...
p. 209
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
OooookOooook   04 avril 2020
Ne te laisse pas envahir par la peur, dit le vieux moine. Ton voyage commence, Kominform, mais je te guiderais pendant tes premiers instants, et je te guiderais ensuite jour après jour. Ne crains rien. Ne regrettes pas de laisser derrière toi des proches et des affligés que tu n’as pas pu mener à la lumière. D’autres viendront pour poursuivre ta tâche. Pars sereinement. Détache-toi, maintenant. Le moment est venu. Romps avec tes souvenirs. Prépare toi à entrer dans un état où tu ne seras ni mort ni vivant. Rassure toi, fils noble, il n’y a rien là de terrible. Au cours de ton séjour dans le Bardo, tu auras surtout mainte occasiond’être confronté à la Claire Lumière. Va vers cette lumière, fils noble, prépare toi dès maintenant à être confronté à elle. Rappelle toi que seule ta fusion avec la Claire Lumière t’évitera de renaitre encore une fois et de souffrir.

-La mariée jaune fait des bulles, dit Strohbush. Je répète. La mariée jaune fait des bulles…En croquant vos salades l’oiseau sauvage trouve les chemins du sang… Les soleils enlaidis achètent la boite à musique… La viole de gambe embrouille la viole de gambe… Retour de cueillette, la vieille fille du gamin poursuit nos écrevisses… Les jonques en poche tu remontais l’avenue du 27 juin dans le sens du poêle… Je répète. Les jonques en poche, tu remontais l’avenue du 27 juin dans le sens du poêle… les trois noyés ont enrichis le silence des voûtes…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Calliope2017Calliope2017   22 décembre 2020
Quand les visiteurs sont partis, je parle aux bêtes. Elles ont peur de la mort, de la captivité. Elles aimeraient être ailleurs. Elles aimeraient ne pas avoir à mourir pour être ailleurs. Elles frissonnent dans un coin pendant des heures, sans arrêt. J’attends le crépuscule, je m’installe près d’elles et je leur parle. Les bêtes m’écoutent. Elles m’écoutent toute la nuit à travers la nuit, avec les oreilles et le museau. J’essaie de leur parler jusqu’à ce que leur peur diminue.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

Videos de Antoine Volodine (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antoine Volodine
Avec Denis Frajerman, Laurent Rochelle & Antoine Volodine
Denis Frajerman et Antoine Volodine sont liés depuis plus de vingt ans par une même passion de la langue et du son et s'accompagnent l'un l'autre magistralement. La plume tour à tour prophétique, incantatoire de l'écrivain d'un côté, les ensorcellements mélodiques du musicien-voyageur de l'autre, mettent en valeur l'univers post-exotique au sein d'un écrin poétique.
Avec Laurent Rochelle au saxophone soprano et à la clarinette basse, Denis Frajerman aux percussions et à la flûte, Antoine Volodine à la voix, et à l'occasion de la parution d'un livre-objet composé de six albums, ils proposent une expérience musicale et littéraire unique en son genre.
À lire & à écouter – Antoine Volodine & Denis Frajerman, Variations Volodine, Poèmes et Coffret 6 CD, La Volte, 2022.
+ Lire la suite
autres livres classés : post-exotismeVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
2999 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre