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Olivier Aubert (Illustrateur)
EAN : 9782020991230
150 pages
Éditeur : Seuil (22/10/2009)
Résumé :

Cela me plaisait de devoir être tué en Chine, sur une jonque à l'ancrage, devant un photogénique vieillard, dans une atmosphère chinoise saturée de puanteurs, de fumée de poisson frit, de tabac, de pétrole, d'eau sale. Après tout, j'étais venu pour ça, pour en finir, pour être ailleurs et en finir.

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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
gonewiththegreen
  19 janvier 2020
Ligoté sur une jonque dans le port de Macao, un homme sait que sa dernière heure est venue, ses bourreaux sont autour de lui. Il est temps de se souvenir de Macao, de Gloria et de ce qui l'a amené dans cette situation.
Que certains écrivains sont talentueux ! Si l'on peut avoir un peu de mal à cerner les personnages dans cette très courte histoire , une centaine de pages, on ne peut que se laisser bercer, envouter par les mots. L'histoire devient superflue et l'on s'émerveille devant la description de Macao par l'auteur , son évolution au cours du temps , les futurs vestiges d'une époque siglés par la municipalité devant laisser la place aux immeubles futuristes et élancés vers le ciel.
On est envahi d'odeur , de bruit, les mots tournent, les pages défilent comme une jonque silencieuse au clair de lune . Et l'on a fini, frustré que la magie ne passe pas la nuit.
Avant cela , l'auteur par pitié nous a livré la clé de ses personnages. il n'était même pas obligé , tellement il nous avait donné avant !
Bravo !
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MarianneL
  16 octobre 2016
Mourir à Macau.
Dans la chaleur humide et asphyxiante de Macau, ligoté sur une jonque et bâillonné avec du ruban adhésif, sous la surveillance d'une femme, Laura Kim, et d'un vieux pêcheur chinois, un homme, qui se faisait appeler Breughel dans «Le port intérieur», attend sa dernière heure.
«Je savais bien ce qui m'attendait. Un homme viendrait, il tendrait au vieux une liasse de dollars, il s'accroupirait au milieu des cartons pourris et, à la limite de l'ombre et de la lumière, il passerait plusieurs minutes à ne rien faire de spécial. Il échangerait deux ou trois phrases anodines avec Laura Kim, il m'adresserait deux ou trois regards détendus et même subtilement complices, car il aurait la grandeur d'âme de vouloir endormir ma vigilance. Puis il me fracasserait le crâne et ressortirait rapidement du bateau, en compagnie de Laura Kim et en laissant le vieux se débrouiller avec mon cadavre.»
La suite sur mon blog ici :
Lien : https://charybde2.wordpress...
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Enroute
  11 avril 2017
Un peu monotone - jolies photos.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
MarianneLMarianneL   16 octobre 2016
Je savais bien ce qui m’attendait. Un homme viendrait, il tendrait au vieux une liasse de dollars, il s’accroupirait au milieu des cartons pourris et, à la limite de l’ombre et de la lumière, il passerait plusieurs minutes à ne rien faire de spécial. Il échangerait deux ou trois phrases anodines avec Laura Kim, il m’adresserait deux ou trois regards détendus et même subtilement complices, car il aurait la grandeur d’âme de vouloir endormir ma vigilance. Puis il me fracasserait le crâne et ressortirait rapidement du bateau, en compagnie de Laura Kim et en laissant le vieux se débrouiller avec mon cadavre.
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chrysalidechrysalide   30 mars 2013
Tu te souviens des aventures que tu t'es racontées ou que tu as vécues avant le voyage. Tu te souviens de la fin de l'année du Coq, du début de l'année du Chien, de tes rencontres avec Gloria, des heures de nuit, des heures de folie, des étreintes étranges, des phrases étranges. Appelle en toi ce beau et douloureux théâtre. Tu sais marcher dans les rues comme entre les pages d'un livre, tu as appris cela il y a longtemps, appelle en toi cette science, réfugie-toi dans l'ombre qui brûle entre les murs. C'est là. Va en cercles. Tu aimes ces rues. De toute façon, tes vaticinations amoureuses sont assez fortes pour sécréter à chaque instant de nouvelles racines, de nouvelles raisons de continuer l'amour.
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MarianneLMarianneL   16 octobre 2016
Il en fallait, de la fidélité, de l’aveuglement volontaire, pour rester amoureux de cet endroit !… Je l’avais découvert dix ans plus tôt sous sa forme de bourgade coloniale, figée dans les années quarante, et ensuite je l’avais vu se métamorphoser à grande vitesse en une affreuse banlieue, sous l’impulsion de médiocres architectes qui par tous les moyens en arrachaient l’âme séculaire, la vieille âme luso-asiate. Et je savais que bientôt, je savais qu’aujourd’hui j’allais assister à la phase ultime de l’enlaidissement, à la transformation du territoire en un terminal de fret, avec saunas et maisons de jeu pour y entretenir encore une image négociable chez les négociants en touristes.
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MarianneLMarianneL   16 octobre 2016
Tu penses à Gloria qui inventait des créatures brutales et vengeresses, des méduses demi-ciel, des ourses rouges, des aragnes absinthes, des louves infatigables et nues. Les félins n’apparaissaient pas dans son bestiaire. Tu es là, appuyé contre des planches qui sentent la poussière et les latrines, tu regardes en voyeur un chat qui hésite entre l’agonie et le sommeil, tu songes à la lutte que tu mènes à l’aveuglette pour que rien ne vieillisse dans ta mémoire, et tu penses à Gloria. Et rien ne parle plus ou presque rien.
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Videos de Antoine Volodine (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antoine Volodine
Le samedi 3 août 2019, dans le cadre du banquet d'été "Transformer, transfigurer" qui s'est déroulé à Lagrasse du 2 au 9 août 2019, Antoine Volodine et Lionel Ruffel se sont prêtés au jeu de la double voix.
Que se passe-t-il lorsqu?on raconte des histoires ? Lorsque les images surgissent, lorsque les mots se forment, que les corps sortent d?eux-mêmes, lorsque les identités migrent ? Que transfigure-t-on lorsqu?on rêve, lorsqu?on chamanise, lorsque plus que tout et souvent contre tout on veut transformer le monde ? Ces questions sont au c?ur d?un dialogue qu?Antoine Volodine et Lionel Ruffel ont entamé il y a vingt ans, notamment à Lagrasse, et qu?ils reprennent pour ce Banquet.
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