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EAN : 9781104142049
96 pages
Éditeur : Kessinger Publishing (04/03/2009)

Note moyenne : 2.72/5 (sur 18 notes)
Résumé :
"C'est le sort de toutes les conversations de passer d'un sujet à un autre."

Cette phrase, écrite à la fin de L'Homme aux quarante écus, en résume bien la forme. Ce n'est pas tout à fait un conte, encore moins un roman, mais plutôt une suite d'historiettes et de dialogues où Voltaire, sous des dehors facétieux, a jeté à peu près tout ce qu'il avait sur le coeur.

Paru en février 1768, L'Homme aux quarante écus offre en effet un véritab... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Sabrina1988
  21 mai 2020
Conte philosophique, critique de la société à l'époque De Voltaire.
L'auteur nous dresse la vie d'un agriculteur dit "l'homme aux 40 écus". Son nom fait référence à l'impôt que doit payer un agriculteur sur ses terres, pour pouvoir les cultiver. Il doit donner la moitié de ses recettes à l'Etat français, 20 écus, en grande partie pour le financement de guerres à l'étranger.
L'homme, qui ne peut pas payer, se retrouve en prison, puis finit par être libéré. Il va alors discuter avec différentes personnes, qui vont lui apprendre des choses sur l'économie du pays et les inégalités dans la taxation des richesses :
- ceux qui ont hérité sous forme de rente, c'est à dire d'argent direct, ne sont pas imposables, alors qu'ils n'ont aucun mérite dans le gain de cet argent,
- un géomètre/scientifique va lui apprendre les différents calculs des impôts , et l'estimation de la durée de vie d'un homme en fonction de ses descendants et de ses biens : l'importance d'avoir femme et enfants pour vivre mieux ; la loi du commerce : le paysan surtaxé alors que ceux qui utilisent ses matières premières pour créer et vendre d'autres produits ne sont pas taxés ("ce serait payer deux fois l'impôt") ; comparaison avec les autres pays (la Suisse, système équitable, peu de taxes)
- un carme qui lui refuse l'aumône, alors que l'église, non taxée, possède des rentes grâce aux fidèles
- le contrôleur général des finances finit par lui rendre justice.
L'homme se marie et donne naissance à un enfant.
Il demande au géomètre comment sont faits les bébés : le scientifique lui explique les différentes querelles à ce sujet, puis suit un débat sur les moines qui selon eux n'apportent aucune richesse à l’État.
Enfin il rencontre un chirurgien pour un bond historique sur l'origine de la vérole.
L'homme aux quarante écus est désormais M. André, et organise des dîners pour réconcilier les ennemis entre eux, après les avoir fait débattre.
Voltaire évoque son œuvre Candide.
Le sujet, toujours d'actualité des siècles après, est intéressant mais m'a parfois perdue de part les nombreuses références historiques.
Voltaire nous conte la vie de l'époque, les inégalités entre les différentes classes
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Sly
  10 mai 2014
Une lecture plutôt difficile.
Ce livre est constitué de plusieurs dialogues, chapitres sans réel lien. Ce qui rend ce conte philosophique assez dure à suivre.
Si les idées sont intéressantes, j'ai parfois eu du mal avec les exemples de personnages ayant réellement vécus servant de référence aux discours. En effet, ma connaissance de l'époque n'est pas au point et c'est sans doute une carence importante si l'on veut être capable d'apprécier cette oeuvre.
Sur le fond, il n'y a rien a redire et l'argumentation tient la route et ne semble pas contestable puisque pleine de bon sens.
Voltaire dans ce conte décrit sa société et n'hésite pas à critique la façon dont ils sont imposés. Il critique également la vie monastique car celle-ci ponctionne l'argent des ouailles alors qu'elle ne rend aucun service à la société.
C'est vraiment une lecture qui s'adresse à un public averti, je pense que pour cette fois je dois admettre que je n'ai pas été à la hauteur pour en tirer toute la substance.
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dienel
  19 mars 2017
Ici nous sommes réellement dans un conte philosophique, avec un personnage qui apprend de ses rencontres et s'éduque finalement beaucoup plus quand il réfléchit et fait ses propres recherches (notamment en lisant) que quand il demande aux autres de l'éclairer. Les rencontres sont toutes teintées d'ironie et les différentes personnalités sont poussées à l'extrême jusque dans le ridicule. Beaucoup de traits d'esprit dans cette oeuvre de Voltaire.
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Wyoming
  26 juillet 2018
Critique acerbe de la société voltairienne, les religieux y passent bien entendu, mais ne le méritaient-ils pas quelque peu à cette époque, peut-être pas tous? Voltaire est aussi visionnaire dans cette suite d'histoires courtes et ses bons mots sont toujours délicieux.
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bfauriaux
  24 avril 2020
Pour moi ce n'est pas le meilleur ouvrage de l'auteur mais un conte qui se lit avec plaisir (ça reste Voltaire tout de meme ) et qui garde une etonnante modernité !
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
NiratremNiratrem   30 septembre 2016
Nos préjugés sont anciens, notre morale est nouvelle ; c'est que nous sommes aussi pénétrés de nos sentiments qu'inattentifs à nos idées ; c'est que l'avidité des plaisirs nous empêche de réfléchir sur nos besoins, et que nous sommes plus empressés de vivre que de nous diriger : c'est en un mot, que nos mœurs sont douces, et qu'elles ne sont pas bonnes.
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NiratremNiratrem   30 septembre 2016
Ce n'est donc point par haine contre les moines que vous voulez les abolir ? C'est par pitié pour eux ; c'est par amour pour la patrie. Je pense comme vous. Je ne voudrais point que mon fils fût moine ; et si je croyais que je dusse avoir des enfants pour le cloître, je ne coucherais plus avec ma femme.
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SlySly   08 mai 2014
Des hommes d'un génie profond lui présentèrent des projets. L'un avait imaginé de mettre des impôts sur l'esprit. "Tout le monde, disait-il, s'empressera de payer, personne ne voulant passer pour un sot"
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NiratremNiratrem   30 septembre 2016
Un autre proposa d'établir l'impôt unique sur les chansons et sur le rire, attendu que la nation était la plus gaie du monde, et qu'une chanson la consolait de tout ; mais le ministre observa que depuis quelques temps on ne faisait plus guère de chansons plaisantes, et il craignit que, pour échapper à la taxe, on ne devînt trop sérieux.
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jfcastelljfcastell   29 novembre 2013
Je veux bien adopter ce calcul très probable, en attendant qu’on le vérifie ; ce qui serait très aisé, et qu’on n’a pas encore fait, parce qu’on ne s’avise jamais de tout .
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Videos de Voltaire (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Voltaire
2/2 Voltaire et Rousseau à l'épreuve du 20ème siècle (1978 / Les samedis de France Culture). Émission en deux volets, diffusée sur France Culture les 4 et 11 novembre 1978, à l'occasion du bicentenaire de la mort des deux philosophes. Par Roland Auguet. Avec Jean Balcou, Daniel Roche, Guy Chaussinand-Nogaret, Jean Starobinski, Jean Tulard et Mona Ozouf. Lectures par Jean Bollery et Michel Ruhl. Réalisation : Alain Pollet.
Source : France Culture
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