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Jean Goulemot (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253149047
Éditeur : Le Livre de Poche (01/07/2000)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 888 notes)
Résumé :
Trois contes, deux motifs : le philosophe dans le monde, le bonheur par la philosophie. Voltaire, en ces trois oeuvres maîtresses, allie la critique incisive et les fantaisies d'un imaginaire déconcertant.


Après une étape sur Saturne où il se fait un compagnon de voyage, philosophe comme lui, Micromégas, habitant de Sirius, vient visiter la terre des hommes, « notre petite fourmilière » : occasion de péripéties nombreuses et de dialogues varié... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
genou
  13 novembre 2016
https://ebooks-bnr.com/voltaire-micromegas/
Une Science-Fiction de l'époque des Lumières, un conte philosophique divertissant où l'humour voltairien grince en dénonçant préjugés et guerres, obscurantisme et fanatisme, au profit des idées des Lumières (raison, tolérance, foi dans le progrès, esprit d'observation et d'expérimentation). « Léger, fantaisiste, plein d'ironie, Micromégas est un méli-mélo où l'on trouve du fantastique dans la tradition de Rabelais, de Cyrano de Bergerac et de Swift, mais aussi l'écho des dernières avancées scientifiques, des règlements de compte, une méthode d'investigation, une critique des systèmes philosophiques traditionnels »
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Nastasia-B
  01 février 2013
Voici un petit recueil qui regroupe trois assez courts contes philosophiques assez différents par la forme mais qui tous à leur façon ont tendance à tirer à boulets rouges sur " le monde " parisien et ses travers.
Le plus célèbre des trois est Micromégas, que j'aime assez, vient ensuite le Monde Comme Il Va, qui est mon grand coup de coeur du recueil, et viennent ensuite Jeannot Et Colin, conte qui en tous points me ravit moins que les précédents.
Micromégas est un gentil petit conte philosophique, bref et plaisant comme Voltaire savait les faire. Une allusion sous chaque mot, comme autant de messages codés, destinés à dire sans dire pour éviter censure et sanction. Sans que ce jeu de dupe trompe probablement qui que ce soit car les contemporains devaient savoir très exactement à qui s'adressait tel ou tel trait lancé dans les cieux sous des airs anodins mais qui ne l'étaient pas.
De nos jours, toutes les allusions ne sont plus forcément décryptables car les destinataires ont disparu en laissant moins de traces que les attaques dont ils faisaient les frais.
Voltaire nous invite à prendre du recul sur notre condition et tout ce qu'elle a de relatif. Notre intelligence, notre taille, notre adaptation, tout peut apparaître relatif. C'est une vision extrêmement biologique de la vie où l'auteur nous invite à respecter tous les êtres vivants (humains ou autres), aussi divers ou insignifiants qu'ils puissent nous apparaître depuis notre point de vue, ils ont tous leur harmonie, leur cohérence et leur raison d'exister propres.
On est toujours le géant ou le microbe de quelqu'un d'autre. Micromégas, incommensurable géant représentant de l'immense géante Sirius, voyageur et explorateur intersidéral s'arrête en route sur la très grosse Jupiter où il sympathise avec un très grand Jupitérien mais qui, comparé au Sirien, semble un nain.
Les deux braves géants, le grand et l'immense, s'arrêtent en chemin sur le minuscule globule que constitue pour eux notre planète Terre. Ils y apportent un regard extérieur et neuf, exempt de toute notion d'intérêt et de bas calculs. Micromégas y combat les préjugés du Jupitérien et manifeste une grande tolérance doublée d'une volonté de compréhension de chaque système de la nature.
Des considérations sur les différences, les motivations des êtres, grands ou dérisoires, se font jour. Voltaire nous y expose clairement sa filiation de pensée avec le philosophe anglais Locke, que l'on peut probablement considérer comme le véritable initiateur des Lumières.
Finalement, dans cette sorte de réponse de Normand que nous fait Voltaire, je lis une franche invitation à la tolérance, au respect de la différence sans égard à la condition sociale ou à l'aspect extérieur, voire aussi, à un respect général de toutes les formes de vie de la nature qu'il faut s'efforcer de comprendre et non de juger ou de comparer.
Le terrain se prépare doucement pour la révolution darwinienne d'un siècle plus tard peut-être plus encore que la Révolution française au travers de ce petit conte dont le caractère ne me semble pas hautement séditieux.
Ensuite nous passons au plaisant, très plaisant, Monde Comme Il Va. Voltaire nous emmène par la pensée sous les foudres de l'ange exterminateur Ituriel qui se fait un devoir de juger et peut être même de condamner la cité persane de Persépolis. Pour ce faire, il a besoin d'un avis éclairé qui lui dictera le châtiment qui convient à cette ville dont les excès divers sont venus jusqu'à ses séraphiques oreilles. le personnage mandaté pour effectuer cette analyse des moeurs persanes (vous noterez le clin d'oeil à Montesquieu) n'est autre que le scythe Babouc (les observateurs attentifs y reconnaitront Voltaire lui-même et dans Persépolis, nulle autre que Paris).
Babouc chemine donc dans cette ville aux mille facettes et vole de désillusions en enchantements inattendus. Tantôt il est tenté d'enjoindre Ituriel de tout détruire, tantôt il est forcé de reconnaître qu'il est frappé par la grâce et le génie, qui germe parfois au milieu même du vice qui l'avait de prime abord refoulé.
C'est donc une vision très mesurée que nous offre Voltaire par les yeux de Babouc, le monde comme il va et l'homme comme il est, avec ses aspects détestables et abjects mais aussi avec ses petites perles disséminées ça et là.
Selon lui, la vie parisienne et mondaine est, par certains côtés, absolument répugnante, par d'autres, fascinante. Que dire à Ituriel ? de ne surtout pas jeter le bébé avec l'eau du bain. À méditer.
Tournons-nous maintenant vers le troisième et dernier conte du recueil, celui qui m'a le moins enchantée, j'ai nommé Jeannot et Colin. Il s'agit là d'un des nombreux écrits auxquels Voltaire s'est livré parce qu'ils étaient à l'honneur ou à la mode en leur temps. Ici, un conte à morale. Je dois reconnaître que sans être mauvais ou inintéressant, l'auteur y excelle moins qu'ailleurs. La morale semble tomber comme un cheveu sur la soupe et le véritable propos tenu dans le corps du conte n'y a pas grand-chose à voir.
Deux enfants provinciaux, Jeannot et Colin, se nouent d'amitié durant leur jeunesse. Les parents du premier sont de riches commerçants, ceux du second de fort modestes paysans. Les succès financiers de la famille Jeannot sont tels et si subits que les parents, croulant sous la fortune, achètent un titre de marquis à leur fils et l'emmènent se dégrossir l'entendement à Paris. Élevé au luxe et à l'oisiveté, au mépris de ses origines et de ses primes rencontres, Jeannot chemine dans le monde, avec sa bourse à la main. Toutes portes lui sont ouvertes jusqu'au jour où les revers de fortune le ruinent complètement. Comme par magie, toutes les portes se ferment et Jeannot se voit réduit à un avenir de mendicité.
Et c'est dans ce misérable état, au seuil de l'indigence qu'il croise à nouveau la route de son ancien ami Colin, qui lui, semble s'être constitué une petite situation par le fruit de son labeur. Que lui réserve cette rencontre, c'est ce que je m'autorise à ne vous point dévoiler.
En guise de conclusion, j'applaudis sans limitation le Monde Comme Il Va, apprécie bien mais sans plus Micromégas et suis la plus timorée sur Jeannot Et Colin, mais ce n'est là que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Erik35
  30 novembre 2017
UNE «FADAISE» UNIVERSELLE ET IMPÉRISSABLE.
Une «fadaise philosophique qui ne doit être lue que comme on se délasse d'un travail sérieux avec les bouffonneries d'Arlequin » : ainsi ce cher (et plus sincèrement humble qu'à son habitude) François Arouet dit Monsieur Voltaire avait-il qualifié le premier jet, hélas aujourd'hui perdu, de ce qui deviendrait et intitulerait plus tard "Micromégas", dans la présentation qu'il en fit à son célèbre et éminent correspondant d'alors - nous sommes en 1739 -, Frédéric II de Prusse.
La postérité est une dame bien indocile, et celle de Voltaire n'échappe pas au genre. Lui qui espérait - y mettait beaucoup de son énergie, de son temps - que son oeuvre dramatique ainsi que sa poésie feraient sa gloire au-delà de la tombe en serait certainement pour ses frais : qui lit ou joue encore Mérope, Sémiramis, Oedipe ? Son Zaïre est, seule sans doute, de celle à avoir franchit - un peu - la barrière du temps. Qui lit ou déclame aujourd'hui La Henriade, que Beaumarchais plaçait alors à hauteur de L'Iliade !!!, qui se souvient de ses Épîtres, etc ? En revanche, Candide a atteint un tel niveau de popularité qu'il est même passé dans le langage courant, Zadig est encore très largement lu et étudié, et si Micromégas n'atteint pas de tels sommets, sans doute est-ce plus lié à sa brièveté qu'à son contenu ou à sa forme.
Qu'en est-il donc de ce qui est, fort probablement, l'un des tous premiers "contes philosophiques" qu'il rédigea de toute sa carrière, sinon le premier ?
Habitant d'un satellite de Sirius, Micromégas (mot à mot : "Petit-Grand") mesure huit lieues de haut. Devenu suspect à cause d'audacieuses spéculations, ce géant de 450 ans («au sortir de l'enfance») est condamné, pour un exil de huit cents ans, par une assemblée de juristes en raison de ses idées jugées «malsonnantes, téméraires, hérétiques» par le chef religieux local. Ainsi entreprend-il un long voyage interplanétaire en compagnie du secrétaire d'académie de Saturne, un "nain" de seulement six mille pieds qui multiplie les bévues et laisse parler sa nature, contrairement à Micromégas, véritable modèle de vertu et de mesure. Se déplaçant selon des théories plus ou moins inspirées de celles de Newton (que Voltaire lisait et tachait d'expliciter), les deux compères finissent par arriver sur terre.
Juste à ce moment-là, un voilier passe à leur portée qui transporte des savants de tous genres, s'en retournant d'une expédition au cercle polaire, lesquels passent pour à peine plus que des atomes mais dont il comprennent qu'ils ont langue et raison. Nos deux géants comprennent que ces drôles d'insectes passent leur temps à s'invectiver, se haïr, s'entretuer, ce que leur confirme l'un des philosophe présent, qui leur assène ces mots intemporels : «[...] nous sommes d'accord sur deux ou trois points que nous entendons, et nous disputons sur deux ou trois mille que nous n'entendons point.»
On peut gloser tant qu'on veut : texte préfigurant la science-fiction (comment ne pas penser, par ailleurs, à Rabelais, mais aussi à Swift, et puis à Cyrano de Bergerac. ), critique impeccable moquant les évidences se prenant pour savantes, diatribe contre Fontenelle (l'un des grands esprits du temps, tellement oublié aujourd'hui), libelle terrible et juste à l'égard de tous les sectateurs, qu'ils soient déiste ou philosophiques, Voltaire nous embarque dans une démesure peu commune en son temps. Pour la «fadaise», sans doute ; mais s'il se contente de peu, stylistiquement parlant (encore que...), il démonte les vérités fausses, les vraisemblances idiotes, les amitiés hypocrites, les croyances imbéciles, pour mieux assurer ce qui est d'éternité, que si l'on y porte attention, chaque certitude, aussi assurée qu'elle soit, est fruit de raison.
Un style, pour servir ces oeuvres parfois goguenardes, que M. de Voltaire n'estimait pas à hauteur : Immortel !
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denis76
  05 septembre 2019
Roman philosophique de SF ou fantasy ( SF ou fantasy ?aidez-moi, je n'y connais rien ! ).
Micromégas, un géant de 30 km de haut, vient de l'étoile Sirius.
En surfant sur les comètes, il arrive sur Saturne où il se fait un pote qui est un nain par rapport à lui. Tous deux marchent sur l'anneau de Saturne puis bondissent par hasard sur la Terre, arrivent avec force d'éclaboussures dans une grande flaque d'eau : la mer Baltique.
C'est alors qu'ils découvrent un minuscule engin, c'est un bateau, et avec une loupe, observent des vermisseaux, des atomes qui s'agitent. Micromégas cueille délicatement le bateau, et, grâce à un cornet, entend que les atomes se parlent : il s'agit en fait du retour de l'expédition 1737 en Laponie de l'astronome Maupertuis, qui vient de prouver que les pôles sont aplatis. Une discussion scientifique et philosophique s'engage entre Micromégas et les savants. Celui-ci ne comprend pas qu'on puisse se battre pour un tas de boue : en effet, à son échelle, la Crimée par exemple, pour laquelle des vies humaines sont sacrifiées, n'est qu'un tas de boue !
.
Voltaire fera des vers en éloge à Maupertuis.
J'aime ce conte, car il démontre bien la relativité des choses. Et, comme d'habitude, Voltaire le pacifiste, condamne les guerres, et surtout leurs décideurs.
Cela me fait penser au roman de Céline "Voyage au bout de la nuit" , où, dans la première partie, l'auteur montre "la chair à canons" sacrifiée dans le nord de la France, tandis que les planqués, les chefs, les soi-disant "élites" font la fête à Paris.
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Mladoria
  19 juillet 2017
Quelle joie de se replonger dans un conte philosophique, ouvrage que j'avais tant apprécié durant mes années scolaires. le plaisir n'est pas diminué avec les années passées. Ce périple interplanétaire, philosophique, caustique et drolatique, emmène deux géants extra terrestres à la rencontre de l'engeance infiniment petite de notre belle planète bleue.
Bon certes, l'action n'est pas trop au rendez-vous, c'est davantage la réflexion qui domine et la morale qui remet l'homme à sa place c'est-à-dire bien peu de choses si l'on considère l'immensité de l'univers.
Un ouvrage plein de sagesse et d'un bel esprit de révolte, encore empreint des siècles plus tard des belles Lumières qui illuminaient celui où il a été écrit.
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Citations et extraits (78) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   20 novembre 2016
Savez-vous bien, par exemple, qu'à l'heure que je vous parle, il y a cent mille fous de notre espèce, couverts de chapeaux, qui tuent cent mille autres animaux couverts d'un turban, ou qui sont massacrés par eux, et que, presque par toute la terre, c'est ainsi qu'on en use de temps immémorial ? » Le Sirien frémit, et demanda quel pouvait être le sujet de ces horribles querelles entre de si chétifs animaux. « Il s'agit, dit le philosophe, de quelque tas de boue grand comme votre talon. Ce n'est pas qu'aucun de ces millions d'hommes qui se font égorger prétende un fétu sur ce tas de boue. Il ne s'agit que de savoir s'il appartiendra à un certain homme qu'on nomme Sultan, ou à un autre qu'on nomme, je ne sais pourquoi, César. Ni l'un ni l'autre n'a jamais vu ni ne verra jamais le petit coin de terre dont il s'agit ; et presque aucun de ces animaux, qui s'égorgent mutuellement, n'a jamais vu l'animal pour lequel ils s'égorgent.
- Ah ! malheureux ! s'écria le Sirien avec indignation, peut-on concevoir cet excès de rage forcenée ! Il me prend envie de faire trois pas, et d'écraser de trois coups de pied toute cette fourmilière d'assassins ridicules. - Ne vous en donnez pas la peine, lui répondit-on ; ils travaillent assez à leur ruine. Sachez qu'au bout de dix ans, il ne reste jamais la centième partie de ces misérables ; sachez que, quand même ils n'auraient pas tiré l'épée, la faim, la fatigue ou l'intempérance, les emportent presque tous. D'ailleurs, ce n'est pas eux qu'il faut punir, ce sont ces barbares sédentaires qui du fond de leur cabinet ordonnent, dans le temps de leur digestion, le massacre d'un million d'hommes, et qui ensuite en font remercier Dieu solennellement.
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Nastasia-BNastasia-B   31 janvier 2015
Le lendemain, sur un bruit qui se répandit que la paix allait être conclue, le général persan et le général indien s'empressèrent de donner bataille ; elle fut sanglante. Babouc en vit toutes les fautes et toutes les abominations ; il fut témoin des manœuvres des principaux satrapes, qui firent ce qu'ils purent pour faire battre leur chef. Il vit des officiers tués par leurs propres troupes ; il vit des soldats qui achevaient d'égorger leurs camarades expirants pour leur arracher quelques lambeaux sanglants, déchirés et couverts de fange. Il entra dans les hôpitaux où l'on transportait les blessés, dont la plupart expiraient par la négligence inhumaine de ceux mêmes que le roi de Perse payait chèrement pour les secourir. " Sont-ce là des hommes, s'écria Babouc, ou des bêtes féroces ? "

LE MONDE COMME IL VA.
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Nastasia-BNastasia-B   05 octobre 2014
— Il faut que vous ayez le diable au corps, dit Candide. — Il se mêle si fort des affaires de ce monde, dit Martin, qu’il pourrait bien être dans mon corps, comme partout ailleurs ; mais je vous avoue qu’en jetant la vue sur ce globe, ou plutôt sur ce globule, je pense que Dieu l’a abandonné à quelque être malfaisant. [...] Je n’ai guère vu de ville qui ne désirât la ruine de la ville voisine, point de famille qui ne voulût exterminer quelque autre famille. Partout les faibles ont en exécration les puissants devant lesquels ils rampent, et les puissants les traitent comme des troupeaux dont on vend la laine et la chair. Un million d’assassins enrégimentés, courant d’un bout de l’Europe à l’autre, exerce le meurtre et le brigandage avec discipline pour gagner son pain, parce qu’il n’a pas de métier plus honnête ; et dans les villes qui paraissent jouir de la paix, et où les arts fleurissent, les hommes sont dévorés de plus d’envie, de soins et d’inquiétudes, qu’une ville assiégée n’éprouve de fléaux. Les chagrins secrets sont encore plus cruels que les misères publiques.

CANDIDE, Chapitre XX.
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Nastasia-BNastasia-B   18 janvier 2013
Notre existence est un point, notre durée un instant, notre globe un atome. À peine a-t-on commencé à s'instruire un peu que la mort arrive avant qu'on ait de l'expérience.
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Nastasia-BNastasia-B   22 janvier 2013
— Il me prend envie de faire trois pas, et d'écraser de trois coups de pied toute cette fourmilière d'assassins ridicules. — Ne vous en donnez pas la peine, lui répondit-on ; ils travaillent assez à leur ruine. (...) D'ailleurs, ce n'est pas eux qu'il faut punir, ce sont ces barbares sédentaires qui du fond de leur cabinet ordonnent, dans le temps de leur digestion, le massacre d'un million d'hommes, et qui ensuite en font remercier Dieu solennellement.
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