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EAN : 9782889440948
511 pages
Éditeur : Slatkine et Cie (14/03/2019)
4.09/5   83 notes
Résumé :
L'inspecteur Andreas Auer retourne à Gotland sur les traces de son histoire personnelle. Il se retrouve dans le cimetière de Fide devant sa propre tombe avec, à côté, celle de ses vrais parents et de sa sœur. C'est alors qu'une femme est retrouvée assassinée selon un ancien rite viking, la cage thoracique ouverte dans le dos, les côtes sectionnées et déployées comme des ailes.
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
4,09

sur 83 notes

Cancie
  25 mars 2021
En guise de présentation de ce polar, une somptueuse couverture dont le titre rouge sang nous intrigue déjà. Il s'avère que, L'aigle de sang, en vieux-norrois, c'est-à-dire la langue de la Scandinavie dont faisait partie la Suède pendant l'âge des Vikings, était un mode d'exécution. Il peut consister à inciser le dos du supplicié, à séparer les côtes de la colonne vertébrale, puis à les déployer comme les ailes d'un aigle, faisant ainsi sortir les poumons de la poitrine. Tout un programme !
Comme on a pu le découvrir lors de sa deuxième enquête, Qui a tué Heidi ?, l'inspecteur Andreas Auer est assailli parfois par de sombres cauchemars et ceci de plus en plus souvent, cauchemars qu'il pense être liés à sa petite enfance et qui lui font se poser beaucoup de questions. Aussi, est-il ébranlé lorsque Jessica, sa soeur lui a révélé à Noël ce secret qu'elle ne veut plus cacher : il n'est pas son frère, il est un enfant adopté et ses parents biologiques sont morts. Quant à ses parents adoptifs, ils disent ne rien savoir sur sa naissance.
En ce mois de juin 2016, maintenant que son compagnon Mickaël, après être resté quelque temps entre la vie et la mort, est tiré d'affaires, Andreas décide de partir pour la Suède, sur l'île de Gotland à la recherche de ses origines. C'est donc principalement dans le pays d'origine maternelle de l'écrivain que cette nouvelle aventure pleine de suspens, de rebondissements va se dérouler.
Une fois sur l'île, Andreas, découvre quelques vieilles photos dans le grenier de la maison familiale de Bläse, et tente de les décrypter. Il mène quelques recherches qui vont se transformer en véritable enquête policière lorsqu'il va découvrir ce fait sanglant qui a endeuillé l'île en 1979.
Comme à son habitude, l'auteur conduit brillamment deux intrigues en parallèle.
L'une démarre fin 1978 à Barshalder, dans le sud de l'île, le 21 décembre, au coeur de la nuit la plus longue de l'année, dans une paisible clairière isolée au milieu de la forêt. Treize membres d'un clan célèbrent la fête de Yule, le solstice d'hiver et entonnent une supplique à la déesse Freyja.
L'autre concerne donc notre inspecteur préféré venu pour enquêter sur lui et ses origines et dont les recherches semblent être le déclencheur d'une série de disparitions et de meurtres rituels. Il sera autorisé, bien que n'étant pas dans son pays d'office, à y assister.
Est-il possible que des rituels vikings aient encore lieu ?
Ce qui me passionne dans les romans de Marc Voltenauer, outre bien sûr que ce soit de vrais polars, avec un suspens maintenu de bout en bout, ce sont les thèmes abordés, ici, la quête d'identité, mais aussi l'ambiance et l'histoire du lieu où est, ou plutôt, où sont perpétrés les crimes.
C'est un grand plaisir de découvrir cette petite île de Gotland, ses habitants et leurs coutumes, comme cette façon de tutoyer tout le monde, du parfait inconnu à la gentille voisine âgée, du grand patron à l'éminent professeur, sans aucune distinction. Impressionnant a été pour moi de découvrir cette culture viking et ce paganisme nordique et particulièrement instructif de replonger dans cette période de deuxième guerre mondiale pendant laquelle environ vingt-cinq mille Estoniens avaient fui en Suède et avaient traversé la mer Baltique dans de grandes barques en bois, l'épisode n'étant pas sans rappeler l'actualité.
Avec toujours des chapitres courts, des intrigues très documentées, fouillées et complexes, des personnages hauts en couleur, de multiples rebondissements, une carte en début d'ouvrage nous permettant de bien situer les villages de l'île de Gotland, Marc Voltenauer sait parfaitement maintenir ses lecteurs en haleine. J'ai néanmoins été parfois un peu perdue avec des personnages un peu trop nombreux à mon goût, leur patronyme suédois m'étant peu familier, d'autant que certains en ont deux ! Ce sera mon petit bémol.
Un beau cadeau de Marc Voltenauer et des éditions Slatkine !

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Franckync
  03 mai 2019
Titre : L'aigle de sang.
Auteur : Marc Voltenauer
Année : 2019
Editeur : Slatkine éditions
Résumé : A la recherche de ses origines, l'inspecteur Andreas Auer retourne au Gotland pour tenter de percer le mystère de son adoption. Au cours de son enquête, Andreas révèle au grand jour des secrets jusque là profondément enfouis ; des secrets terribles, où il est question de manipulation mentale et de sacrifices humains, selon d'anciens rites Vikings.
Mon humble avis : J'ai découvert Marc Voltenauer avec son second livre : Qui a tué Heidi ? Un roman d'enquête palpitant qui sentait bon les alpages et la campagne Suisse. En effet, voici un écrivain qui nous vient de la confédération helvétique, un homme qui commence à se faire un nom dans le cercle très fermé des bons auteurs de policiers francophones. Avec ce nouvel opus des aventures d'Andreas Auer, l'auteur change de décor et nous plonge dans un univers nordique, sur une île au beau milieu de la mer Baltique nommée Gotland. Ce territoire suédois regorge de sites archéologiques Vikings et de vieilles légendes liées au peuple adorateur d'Odin et de Thor. C'est dans cet environnement bucolique, au milieu d'une population taiseuse, qu'Andreas tente de faire la lumière sur son passé. le décor est planté, ne reste plus qu'à vous parler du texte de Marc Voltenauer, un texte plutôt agréable à lire, ponctué de nombreux rebondissements - pas toujours très crédibles - mais traversé d'un souffle et d'une énergie assez rare. N'étant pas adepte de polars nordiques, j'avoue que je n'avais pas de références fortes en la matière. Je me lançais donc dans cette lecture avec curiosité et l'envie de me replonger dans les écrits de cet auteur suisse. L'aigle de sang est composé de chapitres courts, le rythme y est enlevé et les personnages nombreux. D'une facture plutôt classique pour un roman d'enquête, l'intrigue se dévoile peu à peu et tient le lecteur en haleine avec nombre de rebondissements, comme je vous l'indiquais un peu plus haut. Les ficelles sont sans doute un peu grosses parfois, mais force est de constater que l'auteur maîtrise son sujet. Minutieusement, il tisse sa toile, glisse des indices et n'hésite pas à entraîner son lecteur sur des fausses pistes. C'est haletant, les personnages sont attachants et, si l'écriture est simple et directe, il se dégage de ce texte et des paysages de Gotland, une jolie mélancolie et l'envie de ne pas lâcher ce texte jusqu'au dénouement final. Bref, l'aigle de sang est un bon polar qui remplit parfaitement son cahier des charges, what else ?
J'achète ? : Si tu es fan du genre, tu y trouveras certainement ton compte. Malgré quelques invraisemblances, l'aigle de sang est un texte addictif et nerveux, qui se lit avec un plaisir certain.
Lien : https://francksbooks.wordpre..
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Elodieuniverse
  16 avril 2019
Voici le troisième opus qui met en scène l'inspecteur Andreas Auer ("Le dragon du Muveran" et ''Qui a tué Heidi?" sont les premiers) C'est un plaisir de retrouver Andreas dans une nouvelle aventure ainsi que son compagnon Mikaël. Passé et présent s'entrecroisent afin de comprendre l'histoire. de Gotland à la Suède en passant par la Suisse pour finir à Paris, Andreas part dans une quête d'identité, une enquête personnelle mais de tous les dangers. Sur cette île, les souvenirs affluent, les mystères subsistent, les secrets sont bien enfouis et l'omerta bien présente. J'ai beaucoup aimé déambuler sur cette petite île entre la Suède et l'Estonie au gré de l'enquête. Je dois dire que la multitude de personnages m'a un peu déroutée au début du livre. C'est une plongée saisissante au coeur des Vikings et de leurs moeurs. (...)
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Tostaky61
  27 juillet 2019
Je poursuis ma découverte de nouveaux auteurs et le moins que l'on puisse dire c'est que Marc Voltenauer fait une entrée fracassante dans ma bibliothèque avec L'aigle de sang.
Un pur thriller dans les règles de l'art.
Andreas Auer, le policier Suisse cher à l'auteur, sur les traces de son passé.
C'est en Suède, sur l'île de Gotland que tout aurait commencé à la fin des années 70.
Une famille massacrée. Un rituel venu du fond des âges.
Des secrets, des mensonges.
Qui est Andreas ?
Quel est ce mystérieux clan, coupable de crimes abominables ?
Qui sait ?
Qui parlera ?
Andreas, sur cette terre pas tout à fait inconnue, parviendra-t-il à découvrir  le secret de ses origines ?
Ce qui est génial dans ce bouquin, hormis le fait qu'il vous tient en haleine jusqu'à la dernière page, c'est que son auteur, avec un talent extrême, prend le temps de développer son récit,  il aurait pu vous l'emballer en 300 pages, mais non, il est malin le bougre, il vous accroche, si j'osais, je dirais que ce sont des serres d'aigle qui vous tiennent. Vous pouvez gesticuler, vous démener dans tous les sens, vous débattre, rien à faire, il ne vous lâche pas. N'insistez pas, c'est peine perdue.
Je dois quand même vous prévenir, Voltenauer a du sang sur les mains. Il tue, il mutile, Brrrrrr !!! C'est glaçant.
Mais franchement, Marc, un bébé quand même...
Et pour être sûr de ne pas vous perdre en route, il en rajoute, il revient sur les lieux des crimes, il vous badigeonne de sang.
Bon, j'ai réussi à vous effrayer ?
Non ?
En fait, comme je le disais plus haut, tout est histoire de talent. Ici, pas de surenchère. Tout est expliqué,  justifié,  crédible, efficace aussi.
Après tout dans ce genre de roman, il faut s'attendre à quoi ?
Je vais ajouter un truc, et non des moindres. Si Marc Voltenauer ne m'a pas incité à commettre des atrocités (ce qui est plutôt rassurant, non ?), il m'a, par contre, convaincu d'aller visiter la Suède. D'ailleurs, au milieu de ma lecture je n'ai pu m'empêcher d'aller à la pêche aux infos. Gotland, Trullhalsar, Barshalder, Visby, autant de lieu qui m'attirent. Mankell m'a souvent invité à faire le voyage, Voltenauer a sorti mes valises....
En attendant, une chose est sûre, je vais m'empresser d'augmenter ma PAL avec les autres ouvrages de cet auteur, je suis fan.

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monromannoir
  30 mars 2019
« le livre a peut-être une valeur culturelle particulière, mais c'est un produit comme un autre, qu'il faut vendre ! »
Camilla Läckberg – Libération 2016.

Ce retour de lecture dévoile quelques éléments de l'intrigue.

L'Aigle de Sang, nouveau produit en vente de Marc Voltenauer, pèse 665 grammes et contient une introduction, 140 chapitres, un épilogue et une rubrique de remerciements (c'est important les remerciements) pour un total de 511 pages. Il s'agit là de données essentielles pour celles et ceux qui se sont mis en tête de totaliser, sur une année, le nombre de pages lues ou d'évaluer le poids de l'ensemble des produits qu'ils ont dévorés. En Suisse, d'un point de vente à l'autre, le prix oscille aux alentours d'une trentaine de francs, mais l'éditeur, l'auteur et quelques blogueurs affiliés proposent des concours vous permettant de l'obtenir gratuitement à condition de « liker » leurs pages web et d'inciter quelques uns de vos amis à effectuer la même démarche. Les journalistes conquis vous signalent que Marc Voltenauer totalise des ventes s'élevant à 50'000 exemplaires et les chaînes de librairie vous informent qu'il figure en tête des ventes ce qui ne manquera pas d'inciter les consommateurs à se ruer sur le produit. Sur la couverture, L'Aigle de Sang s'inscrit en lettres rouges écarlates et l'on devine, à la taille de son nom qui reste plus modeste que le titre, que l'auteur n'a pas encore atteint la notoriété d'un Norek ou d'un Musso. Dans cet environnement industriel, bien éloigné de la littérature populaire à laquelle bon nombre de ces producteurs prétendent appartenir, il est essentiellement question de chiffre et de quantité au détriment de l'écriture et de l'intrigue qui figurent au second plan en devenant des éléments anecdotiques, extrêmement standardisés et formatés. Finalement, dans un tel contexte, hormis l'aspect environnemental négatif, on aurait tord de s'offusquer de la démarche commerciale d'un supermarché qui a jugé bon de conditionner cette production en barquette puisque cet acteur essentiel de la chaîne de diffusion estime ce type de marchandise à sa juste valeur, comme une vulgaire denrée quelconque. Désormais, débarrassés de l'alibi culturel que l'on nous a longtemps servi, les consommateurs avides que nous sommes peuvent ainsi faire l'acquisition de la production leurs auteurs préférés au kilo.
Des souvenirs étranges qui font peu à peu surface, un lourd secret familial que sa soeur lui dévoile, il n'en fallait pas plus pour que l'inspecteur Andreas Auer débarque sur l'île de Gotland en quête de ses origines. Mais bien vite, ses recherches vont prendre la tournure d'une enquête policière, puisqu'en remuant le passé, Andreas Auer va mettre à jour un sordide fait divers qui a jadis bouleversé la tranquillité des insulaires. Meurtres rituels sur fond de coutumes viking, les crimes s'enchaînent sur l'île de Gotland au grand dam des autorités qui pourront compter sur la sagacité de l'inspecteur suisse pour faire la lumière sur de terribles événements qui ont bouleversé son enfance. Mais pour découvrir la vérité, il devra faire face à cette confrérie viking terrifiante, dont certains membres, empêtrés dans un engrenage de folie meurtrière, n'hésiteront pas à éliminer toutes celles et ceux qui auraient la volonté de s'opposer à eux. Et peu importe qu'il s'agisse d'un policier helvétique. A la recherche de réponses qu'il trouvera dans le passé de cette île envoûtante, l'inspecteur Andreas Auer devient une cible qu'il faut abattre.
Une kyrielles de personnages, dont un bon nombre est doté de pseudonymes ou de fausses identités, un texte parsemé d'explications répétitives aussi inutiles que laborieuses, on ne ressort pas indemne d'une telle lecture donnant l'impression d'avoir découvert une espèce de mode d'emploi illisible. Il faudra donc s'accrocher pour comprendre les tenants et aboutissants d'un récit que Marc Voltenauer s'est ingénié à complexifier à un point tel qu'il a dû insérer un tableau (page 382) qui, paradoxalement, achèvera de nous décontenancer en se demandant si l'auteur n'a pas abusé de ce whisky écossais qu'il affectionne tant. D'ailleurs Marc Voltenauer s'égare parfois avec ses personnages à l'exemple de cette Fabienne, dont on ignore tout, qui débarque au milieu d'une conversation entre Andreas Auer et ses proches (page 98). Pour couronner le tout, afin de nous faire découvrir la culture viking ou de nous immerger dans le contexte suédois, l'auteur décline toute une série d'informations plus ou moins pertinentes qui, bien que remaniées, semblent extraites de quelques fiches encyclopédiques que l'on peut trouver sur internet à l'instar des explications sur les origines de cette exécution viking, L'Aigle de Sang, qui donne son titre au roman (page 248). Il en résulte un texte poussif extrêmement pénible à lire qui nécessitera un gros effort d'attention et de concentration pour ne pas perdre le fil d'une intrigue alambiquée prétéritant tout les aspects du suspense et de la tension narrative comme cette scène où l'un des protagonistes va se suicider en repensant à l'un de ces ancêtres, personnage historique de la Suède, qui fera l'objet d'une petite digression biographique dispensable (page 440).
Bien sûr, on notera les efforts de Marc Voltenauer, épaulé par son comité de lecteurs et de correcteurs, afin de faire en sorte que son texte soit plus homogène, tout comme on saluera le gros travail au niveau de la documentation qu'il a rassemblée en consultant des spécialistes ou en se rendant sur les lieux où se déroule le récit. Mais il faut bien admettre que tout cela reste vain, puisque l'auteur ne sait pas écrire et restitue un travail extrêmement scolaire dépourvu de sensation et d'atmosphère à l'instar de ces descriptions très précises mais terriblement froides, quasiment dénuées d'effets stylistiques permettant au lecteur de s'imprégner de l'ambiance. Dès lors, on reste sur un texte sans relief, ce qui est d'autant plus regrettable que l'intrigue se déroule sur les lieux de vacances où l'auteur a séjourné lorsqu'il était enfant, mais qu'il n'émane de ce récit laborieux aucune charge émotionnelle. Ainsi on déplorera le trop bref descriptif de ces barques échouées sur la plage, à la fin de la seconde guerre mondiale, que l'auteur évoque sur un mode anecdotique en se contentant de souligner que, selon les croyances des insulaires, chaque bateau a une âme et que l'on ne peut donc pas détruire ces épaves. A peine deux lignes, avant de passer à autre chose alors que c'est probablement sur l'une de ces embarcations que l'un des ascendants d'Andreas Auer est arrivé sur l'île de Gotland (page 83).
Pour ce qui est de l'intrigue, le lecteur se contentera du standard minimal du thriller avec tout ce que cela comprend de travers et de clichés que l'on trouvait déjà dans les deux ouvrages précédents de l'auteur. Les hasards permettant de découvrir l'identité des criminels sont toujours aussi invraisemblablement circonstanciés comme lorsque Jessica filme le concert d'une chanteuse se produisant à Paris et qu'elle envoie le support vidéo à Mikaël qui repère le collier, pièce unique, qui est le même que celui que portait la personne qu'il a croisée opportunément sur le tarmac de l'aéroport de Gotland (page 446) ou cette chanson d'Abba diffusée dans un café parisien et qui permettra à l'enquêtrice suédoise, présente au bon moment, d'identifier les leaders du clan viking (page 472). Au niveau des invraisemblances, l'auteur ne nous épargne pas. On s'étonne ainsi qu'un meurtrier, ayant l'opportunité de se débarrasser de l'inspecteur Auer, se contente de l'assommer pour l'enfermer dans une fosse en lui laissant son téléphone portable et son couteau suisse (page 393). On peine également à croire à l'emprise que les responsables de la confrérie viking ont exercée sur leurs membres pendant plusieurs années alors qu'ils ne séjournaient plus sur l'île de Gotland depuis bien longtemps. Et il ne s'agit là que d'un petit florilège de toutes les aberrations qui ponctue le récit.
Il faut également prendre en considération le manque d'inventivité d'un auteur qui s'appuie sur tous les schémas narratifs éculés du thriller pour comprendre que le lecteur féru de ce genre littéraire découvrira un produit faisandé dont il connaît à l'avance toutes les péripéties tant les mécanismes de l'intrigue sont grossiers à l'instar de ces indices trop évidents permettant de deviner le rôle qu'endosse Johanna, la policière disparue, au sein de la confrérie viking.
Ainsi L'Aigle de Sang, dépourvu de toute valeur culturelle particulière, ne fait qu'infirmer l'adage de Camilla Läckberg qui prétend que tout le monde peut écrire. A n'en pas douter, Marc Voltenauer fait figure d'exception et il est loin d'être le seul. Malheureusement.

Marc Voltenauer : L'Aigle de Sang. Editions Slatkine & Cie 2019.
A lire en écoutant : Tuesday Wonderland de E. S. T. (Esbjörn Svensson Trio). Album : Tuesday Wonderland. 2006 Act Music.
Lien : http://monromannoiretbienser..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
CancieCancie   26 mars 2021
Certes se disait Jacob, les Vikings avaient sillonné le monde pour piller des villages et ramener des esclaves, mais eux, au moins, n’étaient pas hypocrites comme les chrétiens qui se prévalaient d’une mission transcendantale. Et naturellement, c’était les moines qui avaient largement colporté l’image négative des Vikings, alors qu’ils étaient surtout des commerçants et d’excellents navigateurs.
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CancieCancie   27 mars 2021
L’idée de ne pas être au courant de l’identité de tous avait été séduisante, comme celle d’appartenir à un clan mystérieux et secret, mais cela s’était retourné contre eux. Le Jarl était devenu un fantôme masqué, une ombre qui planait au-dessus de leur existence, un danger qui pouvait surgir à n’importe quel moment sans crier gare.
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CancieCancie   25 mars 2021
En bon flic, il avait appris à pénétrer l’esprit des criminels, à cerner leur personnalité, à comprendre leur mode opératoire. Entrer dans sa propre tête, c’était une toute autre histoire.
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CancieCancie   26 mars 2021
C’est grâce à cet argent qu’il avait pu financer la création des bijoux pour le clan viking dont il faisait partie. Qui dit argent, dit pouvoir. Il avait de cette façon pu asseoir son autorité au sein du groupe.
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CancieCancie   04 avril 2021
L’existence de chaque être humain se construit à travers un enchevêtrement de décisions prises ou subies, d’heureux hasards, de rencontres fortuites ou d’événements malheureux.
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Videos de Marc Voltenauer (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marc Voltenauer
retrouver l'article : https://www.actualitte.com/t/FkgGweoF
Marc Voltenauer et Wendy Walker, lauréats de l'édition 2019
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