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ISBN : 2266274066
Éditeur : Pocket (07/09/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.65/5 (sur 111 notes)
Résumé :
Le village de Gryon, dans les Alpes vaudoises, est en émoi : dans le temple gît un cadavre, nu, allongé sur la table sainte, les bras écartés à l'image du Christ crucifié, les orbites vides et ensanglantées. À l'extrémité du couteau qui lui a transpercé le cœur, un message : « Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres ! » L'inspecteur Andreas Auer est rapidement convaincu que ce meurtre est le premier acte d'une mise en scèn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
monromannoir
  21 mai 2016
En ce moment, il y a quelque chose de pourri au royaume du polar suisse romand avec cette propension à mettre dans la lumière de piètres auteurs qui consacrent d'avantage d'énergie à vendre leurs oeuvres qu'ils n'en dispensent pour rédiger leurs textes. A chaque instant, ils trustent les réseaux sociaux en affichant régulièrement leurs classements respectifs, leurs pseudos tirages/ventes d'ouvrages parfois auto-édités dans l'espoir pathétique d'attirer d'avantages de lecteurs. Ils auraient tord de s'en priver puisque cela fonctionne dans une certaine mesure et que la presse prend désormais le relais pour mettre en avant le phénomène. Au nombre d'exemplaires vendus, qui n'est pas si mirobolant que ça et qui peut être très certainement sujet à caution, Nicolas Feuz, Mark Zellweger et Marc Voltenaueur ont désormais acquis une certaine notoriété par l'entremise de journalistes qui se contentent de dresser leurs portraits et de conter leurs « success story ». Néanmoins aucun d'entre eux ne s'est risqué à rédiger une critique ce qui laisse peut-être supposer qu'ils n'ont pas lu ou fini les livres de ces illustres auteurs, ce qui est compréhensible, ou qu'ils n'osent s'aliéner une partie de leur lectorat en fustigeant ces romans impérissables. Je mets de côté la supposition d'une critique positive tant leur crédibilité en prendrait un coup. Il n'empêche, que l'on a retrouvé, au salon du livre à Genève, ce trio infernal qui n'a pas manqué de décrédibiliser l'image du polar helvétique avec cette tendance narcissique à parler davantage de tirages, de chiffres, de classements et de diffusion plutôt que de célébrer le genre littéraire dont ils ne connaissent finalement pas grand chose. Il en est d'ailleurs de même pour leurs éditeurs, quand ils en ont un, qui semblent afficher une certaine volonté à renouveler un coup d'édition à la Dicker au détriment de l'envie de publier une bonne histoire.
Ce qui est navrant dans tout cela, c'est que cette médiocrité éditoriale conforte une certaine intelligentsia culturelle qui affiche ouvertement son mépris pour le polar. Il faut entendre ces critiques littéraires sur Espace 2, évoquant les romans policiers par le biais du Dragon du Muveran de Marc Voltenaueur. Pour l'une, il s'agit d'un plaisir vaguement honteux pour un genre littéraire qui, quand il est bon, est vraiment très bien (sic), tandis que l'autre renchérit en se drapant dans les prestigieuses pages bibles des ouvrages de Simenon. Et c'est ainsi, entre deux gloussements condescendants, que les chroniqueurs malmènent l'ouvrage, en concédant paradoxalement quelques qualités dont il est totalement dépourvu. Au terme de ces considérations on peut mettre en perspective les propos de François Guérif, rapportés dans une longue interview accordée au mensuel Marianne, où il déplore le fait que le polar, aujourd'hui encore, est totalement discriminé.
Pour mieux illustrer mes propos, je vous recommande de passer en revue les articles de presse consacrés au Dragon du Muveran afin de constater qu'il n'y a aucune critique dédiée à ce premier roman de Marc Voltenauer. On se contente de faire état du succès et du fait qu'il se déroule en Suisse, dans un petit village des alpes vaudoises.
Ce n'est pas souvent que je compte les pages d'un ouvrage, mais il faut avouer que venir à bout des 660 pages de l'ouvrage, tient de la gageure. Une intrigue bancale, mal ficelée et qui au final ne tient absolument pas la route, voici ce que vous aurez droit avec le Dragon du Muveran.
On déplorera tout d'abord une absence totale de style et un vocabulaire fort limité qui ne permet pas de mettre en valeur le cadre où se déroule l'histoire, ce qui est fort regrettable. Gryon, le massif des Diablerets, le Grand Muveran ne vous seront restitués que par l'entremise de qualificatifs banals tels que magnifique, grandiose et splendide. Même le tableau de Hodler représentant le Grand Muveran, qui est la bonne idée du roman, est dépourvu du moindre descriptif et ne semble susciter aucune émotion auprès des protagonistes, notamment le tueur. L'auteur passe donc ainsi à côté de cette ambiance villageoise et de ce climat montagnard en se contentant de nous citer une liste d'établissements publics et quelques lieux-dits sans s'attarder sur les liens et les habitudes des habitants. Même si les crimes s'enchaînent, on ne perçoit pas ce climat de suspicion et de peur qui pourrait pourtant assaillir l'ensemble des habitants. Une fois les éléments cités, Marc Voltenauer estime que c'est l'imaginaire du lecteur qui fera le travail. La démarche pourrait être louable s'il n'y avait pas 660 pages. Ainsi nous aurons droit aux détails de la préparation des pâtes carbonara et petits plats en tout genre concoctés par Mickaël ainsi qu'aux différents pinards que les enquêteurs s'enfilent à longueur de soirée tandis que le tueur trucide allégement les villageois (je parie sur la publication d'un livre des recettes de Mickaël). Un moyen comme un autre de donner de l'épaisseur à des personnages complètement stéréotypés à l'exemple de l'inspecteur viril qui fume des cigares et de son compagnon fan de Breakfast at Tiffany's. On aurait pu tout de même trouver mieux pour illustrer un couple gay qui semble vivre dans une espèce de bulle où les problèmes liés à l'homophobie, par exemple, se seraient arrêtés à la frontière helvétique.
Il y a une certaine ambivalence tout au long du texte, où l'auteur nous assène, avec force de précisions académiques ampoulées, tous les aspects liés à la médecine légale (inutiles, au demeurant, pour la résolution de l'intrigue) et à la théologie alors qu'il se désintéresse totalement de tout ce qui touche aux procédures policières, pour nous livrer une pseudo enquête bancale et maladroite. On se demande tout d'abord pourquoi Andreas Auer, l'inspecteur qui dirige les investigations, est affecté à la police municipale de Lausanne. En effet, en partant de ce principe, le policier, même s'il vit à Gryon, ne peut se voir attribuer l'enquête car la commune ne fait absolument pas partie de sa juridiction et doit donc échoir à un enquêteur de la police cantonale vaudoise. Et il en est ainsi tout au long de l'intrigue où l'auteur nous restitue tous les poncifs policiers à l'instar de l'avertissement Miranda qui semble avoir désormais traversé l'océan Atlantique. On passe sur tous les aspects du secret de fonction, puisque l'inspecteur Auer a intégré au sein de son équipe, son compagnon Mickaël qui est journaliste indépendant. S'ensuit des démarches illogiques où le journaliste active ses contacts pour passer en revue le casier judiciaire d'une victime alors que les policiers qui ont accès au fichier peuvent aisément se charger de cette recherche. Et même lorsqu'il est précis sur la marque et le modèle d'une arme de service, Marc Voltenaueur ne semble pas faire la distinction entre un revolver et un pistolet ce qui est tout de même fâcheux dans un contexte de roman policier.
Le récit est construit sur une alternance entre l'enquête et le passé du tueur dont on découvre le profil avec une succession de scènes assez insignifiantes afin de laisser le lecteur dans l'expectative le plus longtemps possible. Une démarche inutile puisque du fait d'un manque d'imagination au niveau des noms on découvre rapidement qui est le meurtrier. Puis soudainement tout s'accélère avec une cascade de découvertes et d'informations arrivant fortuitement par l'entremise de personnages qui débarquent soudainement dans le village en livrant des informations plus ou moins pertinentes. On constate dès lors que l'enquêteur ne fait que subir les événements qu'il n'est absolument pas en mesure de maîtriser malgré la montagne d'indices et d'éléments à sa disposition lui permettant de résoudre l'affaire. Mais il peut tout de même compter sur son flair infaillible, son instinct et son amitié avec un agent du FBI qui, ô comble du hasard, a enquêté sur une affaire similaire. Un coup de chance quand on pense que l'agence gouvernementale compte environ 35'000 employés, dont plus de 15'000 agents spéciaux.
Des personnages qui ne tiennent pas la route, à l'exemple de la pasteure Erica Ferraud, un enquêteur qui compare sa vie à celle de James Bond, un tueur qui trouve du sens dans ses actes avec la lecture de la bible et la découverte du film Un Justicier dans la Ville, un petit hommage à la mafia new-yorkaise, un tueur en série US doté d'un surnom ridicule, le récit s'achèvera sur une succession de scènes indigestes qui frisent le grotesque en outrepassant parfois allègrement toutes les règles de vraisemblance. Bref, vous allez suivre avec le Dragon du Muveran l'enquête objectivement foireuse de l'inspecteur Auer qui est finalement à l'image du livre. Je me garderai d'en dire plus afin de ne pas spoiler le livre au cas où de courageux lecteurs désireraient connaître la trame de cet édifiant thriller, ceci d'autant plus qu'il va être diffusé en France et en Belgique. Bande de veinards !
Lien : http://monromannoiretbienser..
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Ogrimoire
  05 décembre 2017
Voilà un thriller comme je les aime. Qui vous happe dès les premières pages, et qui ne vous lâche pas jusqu'aux toutes dernières. 600 pages, mais qui se dévorent avec un grand plaisir.
L'histoire semble assez simple, et, nous, lecteurs, disposons dès les premières pages d'éléments qui nous aident à suivre l'enquête, avec quelques chapitres dont le narrateur est le meurtrier, et d'autres qui se déroulent dans le passé. Mais l'équilibre est parfait : on n'est pas en avance par rapport aux enquêteurs, on les accompagne juste comme il faut. Et même si on découvre finalement l'identité du meurtrier en page 500, on ne s'ennuie pas pour autant dans les 100 dernières pages, car il y a encore des rebondissements à découvrir.
Bref, l'équilibre est quasi-parfait.
En plus, on s'attache au personnages. À celui d'Andreas, d'abord, ce policier hédoniste, amateur de bons vins et de cigares, un peu rebelle, mais pénétré de l'importance de sa mission.
Karine, même si elle est un peu en retrait, nous livre petit à petit suffisamment de matière pour que l'on puisse avoir de l'empathie pour elle. Elle à juste assez de présence pour ne pas être juste un faire valoir.
Mikaël, originaire de Gryon, cuisinier émérite et dont la culture, notamment religieuse va aider les autres protagonistes, est également un de ces personnages qui, s'ils sont en retrait – Andreas est clairement le héros affiché -, ne sont pas abandonnés dans l'ombre.
Autrement dit, j'ai totalement adhéré à l'histoire, à la façon dont elle est menée, aux personnages, aux à-coups du scénario. Je ne vais donc pas avoir le choix, il va falloir que Qui a tué Heidi ?, deuxième aventure d'Andreas Auer, rejoigne prochainement ma PAL… Merci, Monsieur Voltenauer !
Pour conclure, je veux rajouter un point. Cela n'a pas forcément d'importance pour tout le monde, mais, moi, j'apprécie de retrouver chez un personnage un peu de son auteur. Et, là, il semble qu'Andreas et Mikaël soient un peu de Marc Voltenauer, puisque celui-ci, comme Mikaël, a fait des études de théologie, avant de s'orienter vers les ressources humaines – en ce qui concerne l'auteur – ou le journalisme – pour le personnage. Certaines des thématiques, valeurs, interrogations existentielles, façons de réagir dans la vie de ces personnages donnent donc l'impression d'être, en partie, celle de l'auteur. Et c'est quelque chose que j'apprécie.
Lien : https://ogrimoire.wordpress...
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vincentf
  02 octobre 2016
Un bon roman policier doit-il forcément être mal écrit? Certes, l'intrigue de ce roman romand est bien ficelée, les meurtres sordides mis en scène avec subtilité et l'enquête menée avec passion ; mais cela suffit-il? Un roman se réduit-il à ce qu'il raconte? Sans doute ne suis-je pas assez lecteur de polars pour trancher mais il faut bien avouer un certain agacement face à l'absence de style de ce texte : phrases mal construites, clichés omniprésents, particulièrement dans les descriptions, longues explications inutiles, lourdeur du langage, etc. Bref, j'en ressors le sentiment pénible d'un correcteur face à une mauvaise dissertation.
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valerie19
  10 octobre 2016

RESUME :Le village de Gryon, dans les Alpes vaudoises, est en émoi : dans le temple gît un cadavre, nu, allongé sur la table sainte, les bras écartés à l'image du Christ crucifié, les orbites vides et ensanglantées. À l'extrémité du couteau qui lui a transpercé le coeur, un message : « Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres ! »
L'inspecteur Andreas Auer est rapidement convaincu que ce meurtre est le premier acte d'une mise en scène macabre et symbolique. Peu à peu, les secrets que certains villageois auraient préféré garder enfouis refont surface et viennent semer le trouble dans ce lieu d'habitude si paisible.
Ce premier épisode des enquêtes d'Andreas Auer le met aux prises avec un tueur redoutable, dans une véritable course contre la montre haletante et riche en rebondissements.
EXTRAIT: "Le corbillard s'arrêta un peu plus bas, devant le portail en fer du cimetière sur lequel un panneau d'interdiction aux chiens étaient accroché. Pourtant, c'est ici que Gautier allait reposer...."
MON AVIS: Je viens de refermer avec émotion ce roman. Je l'ai aimé, j'y ai pris un grand plaisir et j'en redemande... Les clés de la réussite de ce thriller :
1) une intrigue très classique qui fonctionne à merveille, des meurtres , des secrets honteux que cachent les habitants d'un gentil petit village pas si gentil que ça, un tueur psychopathe qui réclame vengeance... Marc Voltenauer arrive à nous tenir en haleine jusqu'à la dernière ligne alors que très tôt il nous dit ce que cherche son assassin...très fort le garçon !!!
2) un couple de héros qu'on a envie de rencontrer et avec qui on a envie de passer nos soirées. Andreas est policier , il vit avec Mikael qui est journaliste, ces deux là s'aiment et travaillent de concert. Merci Marc Voltenauer de nous livrer ENFIN pour héros un couple homosexuel qui vit sereinement. Cela me touche énormément. Pas de questionnements inutiles, pas de regards en coin , juste un couple qui s'aime...
3) Une langue fluide et simple comme je les aime, pas de fioritures, pas de blablas abscons, droit au but... voila ce que j'aime. Aucune longueur ce qui est une gageure sur 661 pages
4) Pour tous les amoureux de Bernard Minier, Karine Giebel, et les auteurs nordiques qui vous font frémir depuis quelques années, vous retrouverez chez Marc Voltenauer les situations et mots qui vous touchent, vous troublent , vous embarquent...
Je n'ai que quelques mots pour conclure... Vviement le prochain et que nous retrouvions vite nos 2 amis... j'irai bien boire un petit vin sur leur terrasse









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Livresque78
  06 mars 2018
Je ne connaissais l'auteur que par les groupes de lecture dont je fais partie, j'ai en effet vu passer à plusieurs reprises des avis sur son deuxième roman: Qui a tué Heidi?
Je me retrouve donc avec ce roman Pocket entre les mains, gagné sur le site Lecteur.com. J'en suis d'ailleurs ravie car c'est encore une fois l'occasion de découvrir un auteur.
Mais je dois avouer que j'ai fais ma petite curieuse et je suis allée à la pêche aux avis sur ce roman. J'ai été assez surprise de le voir se faire  » démonter » par un ou deux avis donnés sur Babelio, on lui reprochait des phrases mal construites, un ennui total qui faisait que finir le livre avait été un torture…
Je suis toujours surprise par ce genre de critique car je pense qu'elle cache souvent quelque chose. Alors, me concernant, j'voue n'être qu'une simple lectrice de base, qui aime qu'on lui raconte des histoires, qui aime suivre des enquêtes, et Marc Voltenauer m'a ici fait plaisir.
Un tueur un peu, beaucoup barré mais avec beaucoup d'imagination, des meurtres un peu gore, une enquête certes calme, mais efficace, en bref une histoire dont on veut connaître la fin.
Lien : https://livresque78.wordpres..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
SangpagesSangpages   11 juin 2016
Andreas avait encore avancé de quelques pas.
Sur la table de communion, un cadavre était allongé, nu. Les bras étendus étaient perpendiculaires au corps. Les jambes, attachées ensemble à l'aide d'une corde. C'était l'image du Christ crucifié. Un homme. La cinquantaine probablement. Un énorme couteau était planté dans on cœur. Autour de la plaie, du sang séché formait comme un réseau de ruisseaux du haut de la poitrine jusqu'à son sexe. Ses yeux avaient été enlevés. Les orbites ressemblaient à deux trous noirs. A l'extrémité du couteau, une cordelette avec un morceau de papier. Andreas le détacha, après avoir pris soin de mettre des gants en plastique. Il y lut les mots suivants:
Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres.
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OgrimoireOgrimoire   05 décembre 2017
Sur la table de communion, un cadavre était allongé, nu. Les bras étendus étaient perpendiculaires au corps. Les jambes, attachées ensemble à l’aide d’une corde. C’était l’image du Christ crucifié. Un homme. La cinquantaine probablement. Un énorme couteau était planté dans son cœur.
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SangpagesSangpages   21 juin 2016
Andreas avait encore avancé de quelques pas.
Sur la table de communion, un cadavre était allongé, nu. Les bras étendus étaient perpendiculaires au corps. Les jambes, attachées ensemble à l'aide d'une corde. C'était l'image du Christ crucifié. Un homme. La cinquantaine probablement. Un énorme couteau était planté dans on cœur. Autour de la plaie, du sang séché formait comme un réseau de ruisseaux du haut de la poitrine jusqu'à son sexe. Ses yeux avaient été enlevés. Les orbites ressemblaient à deux trous noirs. A l'extrémité du couteau, une cordelette avec un morceau de papier. Andreas le détacha, après avoir pris soin de mettre des gants en plastique. Il y lut les mots suivants:
"Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres.
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TuktaTukta   19 juillet 2017
Je crois en Dieu, oui. Et je suis profondément attaché à la dimension humaine de la Bible et aux valeurs de la culture chrétienne. Mais je dois reconnaître que le cadre ecclésial et le langage liturgique suranné ne me parle pas vraiment. Et la perspective communautaire ne m'intéresse pas. Je suis plus vieux loup solitaire que mouton, si vous comprenez ce que je veux dire. Et la dimension spirituelle ne fait pas défaut à mon caractère indépendant et individualiste. Je préfère prier dans mon coin. Une sorte de relation privilégiée. Et privée.
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HonoluluHonolulu   18 février 2018
Que resterait-il de son existence ? Rien ? Il ne pouvait pas accepter l'idée que la mort soit la fin de la vie. La considérer comme un accomplissement n'entrait pas non plus dans sa conception des choses. Son âme et sa raison menaient un combat intérieur, l'une contre l'autre, mais dans le même but. Ne pas voir en la mort une simple date-butoir dénuée de sens. Il avait passé les quarante premières années de sa vie à développer son ego, ce en quoi il avait particulièrement bien réussi. Mais maintenant, il devait apprendre le détachement de soi pour se réconcilier, non pas avec l'idée de la mort en général, mais de sa propre mort. Et du coup, accepter sa vie. Plus facile à dire qu'à faire.
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Videos de Marc Voltenauer (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marc Voltenauer
De passage en France, Marc Voltenauer a accepté de répondre à nos questions !
Un petit village, un meurtre sanglant, un inspecteur charismatique... Dans le Dragon du Muveran, Marc Voltenauer s?approprie les codes du genre, les utilise et les modernise avec une aisance qui l?a vite propulsé en tête des ventes en Suisse, d?où il est originaire. Comment l?auteur en est-il arrivé là, quels sont ses rituels d?écriture et quel destin attend Andreas Auer, son inspecteur ? Il nous raconte.
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