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ISBN : 2922145220
Éditeur : Editions Alire (31/03/2007)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Résumé de l'édition ALIRE (version définitive de 1998) :

Plus de trois siècles se sont écoulés depuis les catastrophes climatiques de la fin du second millénaire et les héritiers de la civilisation détruite, de plus en plus rares et de plus en plus désaxés, vivent dans une Cité souterraine avec leurs doubles technologiques.

Dernière enfant de cette Cité, Élisa est une petite fille aux capacités physiques étonnantes ; fruit des expérienc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  24 novembre 2016
Un bon roman post-apocalyptique ....
Ce texte a été rédigé en 1981et il était dispo chez Denoël mais il a été refondu en 1998 et il est disponible sous cette forme chez alire ..
Il est crucial de privilégier cette dernière édition ...
C'est un excellent roman qui m'a apporté la fabuleuse satisfaction de découvrir un auteur et qui a suscité le désir ardent de parcourir sa bibliographie .
Le monde qui est le nôtre a sombré et c'est un autre monde qui commence alors que les legs du passé vont également trépasser...
Dans des cités de rares survivants explorent l'ingénierie sociale et la génétique dans but de rendre l'humanité survivante , extérieure à ces villes , plus fonctionnelle et plus viable ...
Une jeune fille qui est un prototype va devoir se connaître .. s'explorer et s'affranchir de son créateur .
L'humanité est affligée d'un déséquilibre : Il nait beaucoup plus de filles que de garçons .
Il en découle des troubles sociaux et la survie de l'espèce est peut-être compromise .
Mais la nature fait bien les choses et les espoirs sont permis à ceux qui espèrent et qui sauront dépasser leurs préjugés ..
Un superbe roman psychologique soigné et légèrement dérangeant qui mobilise la politique ... la génétique ... la sociologie ... l'ingénierie sociale , pour créer un univers passionnant que l'on a absolument pas envie de quitter ..
Effectivement il y a quelque chose de la main gauche de la nuit dans cet univers , il faut l'avouer . Il y a quelque chose sur le fond et dans l'atmosphère aussi .
Un roman de qualité .
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Commenter  J’apprécie          682
kateginger63
  15 mai 2019
Manipulations génétiques dans un proche futur
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Lecture commune faite avec @Witchblade (et @anne_the_boyz: non-membre)
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Un roman post-apocalyptique dans ma PAL depuis un bon moment.
L'auteure franco/canadienne est peu citée parmi les grands de la SF (c'est encore un petit milieu mais qui tend à s'étendre progressivement, tant mieux). Le livre a reçu le grand prix de l'imaginaire en 1982. Et puis il a été oublié jusqu'à ce qu'une maison d'édition le republie (refondu) en 1998.
*
Notre monde en train de sombrer dans le chaos . Non, pas de zombie, ne vous en déplaise! Mais plutôt un virus. Une drôle de maladie impliquant une naissance surnuméraire de bébés filles.
Une cité - cachée et isolée du reste de la civilisation - a pour but de redistribuer les cartes à sa manière. Entre génétique et robotique, elle projette de créer une nouvelle race d'humains (légèrement modifiés mais avec des capacités de régénération cellulaire). Dans cette ambiance surréaliste, une jeune fille, Elisa, sera la première prototype. Avec elle, le lecteur apprendra bien des secrets de cette cité mystérieuse.
Elisa se fera aider d'hommes-machines. Et c'est bien à ce moment-là qu'on se rendra compte de l'effroyable pouvoir des IA (intelligence artificielle).
*
Au début de ma lecture, j'ai eu la sensation de me perdre dans l'histoire. Je vous avoue que j'ai failli lâcher. Mais en sachant que mes 2 acolytes me suivaient tout le long, j'ai continué. Je me suis emmêlée dans les dates, les lieux, les actions des protagonistes. Je ne voyais pas vraiment où l'auteure m'emmenait. Il me fallait beaucoup d'imagination car les descriptions se faisaient rares. Entre passé et présent, le texte me semblait nébuleux.
Puis le déclic ! Au moment où Elisa débute son Projet, je me suis laissée emporter dans la complexité et très grande richesse du récit.
*
C'est dense, d'une écriture simple mais directe et des thèmes passionnants dans un univers élaboré.
En 1982 (parution), les IA n'étaient pas encore dans l'esprit des chercheurs. Prémonition? Aujourd'hui, ce livre est brulant d'actualité !
On entrevoit aussi la question du genre (question de libre-arbitre), le rapport de force homme-femme, la manipulation mentale, la génétique à outrance. Toutes ces questions traitées avec intelligence et finesse (sans parti pris, hormis peut-être le côté féministe, notamment dans la guerre des pouvoirs).
Quelques invraisemblances dans les dialogues entre Paul et Elisa, une apparition soudaine d'une "race" batarde (les Cesti), une guerre semi-avortée mal restituée dans l'intrigue).
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On peut quand même dire que ce roman est inclassable. Par sa construction, ses thèmes, son avant-gardisme, le mélange entre questions philosophiques et scientifiques, c'est l'originalité avec un grand O.
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Je n'ai pas boudé mon plaisir et je vous le recommande très chaudement. Même pour certains qui seraient réfractaires au genre de la SF, voyez-le comme un essai d'anticipation. (Notre futur lointain?)
+ Lire la suite
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Foxfire
  17 octobre 2017
3 fois que je commence à écrire un avis, 3 fois que j'efface tout et que je recommence... C'est très difficile pour moi d'écrire une critique sur ce roman très riche, très profond. J'ai du mal à structurer ma pensée, à organiser mes idées et même à trouver mes mots. Il doit me manquer un truc dans le cerveau ou bien c'est un livre qui aura besoin d'être "digéré" par ma tête ou bien il est trop tôt...
"Le silence de la cité" est un roman brillant qui aborde de nombreux thèmes passionnants. C'est un roman assez exigeant qui demande une certaine implication du lecteur. Il ne faut pas s'attendre à un post-apo classique en commençant ce livre. Si le contexte est bien post-apo, le traitement est très original. le début du roman est assez déroutant et il faut un certain temps au lecteur pour se faire une représentation du monde créé par l'auteure. Vonarburg ne prend pas son lecteur par la main. Et ça déjà, c'est quelque chose que j'aime, quand je sens qu'un auteur fait confiance à son lecteur pour appréhender son univers. le contexte post-apo n'est pas vraiment au coeur du récit, il n'est pas moteur des événements, il sert plutôt de prétexte à l'auteure pour aborder des sujets complexes et très intéressants comme l'identité sexuelle, le libre-arbitre, la liberté, la justification du recours à la violence, le transhumanisme (je ne sais pas si le mot existait à l'époque mais le traitement qui est fiat de ce thème dans le roman est saisissant)... Des thèmes riches, passionnants, brûlants d'actualité pour certains, éternels pour d'autres, et traités de façon très intelligente et subtile par Vonarburg.
Pour autant, l'auteure n'oublie pas de se poser à hauteur d'humain et "le silence de la cité" a un côté roman d'apprentissage assez marqué qui m'a beaucoup plu. Tout au long du roman, Elisa apprend à connaître le monde qui l'entoure (d'abord la cité puis le monde "extérieur") mais aussi et surtout elle-même (son corps, ses désirs, ses choix...). Ce personnage est très beau, très attachant. On la suit tout au long du livre dans son évolution. On la voit grandir, se confronter au monde, aux autres et aussi à ce qu'elle est.
Certains passages m'ont moins convaincu et ne m'ont pas semblé apporter quelque chose au récit. Par exemple, je n'ai pas bien compris l'apport des Sesti au récit. Pour autant, même lors de ces passages dont je n'ai pas saisi la portée, je ne me suis pas ennuyée.
"Le silence de la cité" est vraiment un très bon roman qui fait appel à l'intelligence du lecteur, le stimule tout en n'oubliant pas de mettre de l'émotion dans son histoire. Une grande réussite qui m'a fait passer un excellent moment, ce que j'ai grand peine à transmettre ici.
Challenge Multi-défis 2017 - 45 (item 4 : un roman d'apprentissage)
Challenge Atout prix 2017 - 12 (Grand prix de l'imaginaire 82 - Prix Rosny aîné 82)
Challenge ABC 2017-2018 - 7/26
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Witchblade
  14 mai 2019
Livre lu en lecture commune avec kateginger, cela aurait dû être fait précédemment avec un autre roman issu d'une pioche. Je ne sais plus du tout comment ce livre a atterri dans ma PAL, sans doute suite à la critique enthousiaste d'un ami de Babelio. Je ne me souviens plus du résumé mais ça fait un moment que j'avais envie de le ressortir de ma PAL. Je ne connais que de nom cette auteur.
L'histoire semble alterner entre passé et présent où on suit la jeune Elisa et son père Paul. Nous évoluons dans un monde post-apocalyptique où les hommes ont été remplacés par des machines ou des hommes-machines. Au début, l'histoire semble assez confuse. Différentes scénettes de vie s'enchaînent dans une Cité quasi vide sans qu'on sache vraiment où l'auteur veut nous mener. L'histoire se révèle intrigante même s'il ne se passe pas souvent grand-chose. Des scènes de sexe apparaissent de temps en temps. J'aime bien le personnage d'Elisa, elle est encore jeune, elle se cherche et elle essaye de comprendre ce qu'il se passe autour d'elle. Certaines notions ne sont pas toujours simples à comprendre. L'histoire finit par se complexifier avec l'apparition d'un ami d'Elisa qui lui apprend la vérité sur bien des choses du passé et de présent. Nous passons ainsi un cap dans le roman et nous retrouvons Elisa hors de la Cité 4 ans plus tard. Elle apprend ainsi à vivre à l'Extérieur. Cette histoire comporte plusieurs parties où nous retrouvons Elisa à différentes périodes de sa vie, ce n'est pas toujours simple à suivre. Elle continue à évoluer et à chercher qui elle est vraiment. Dans la troisième partie, le temps s'accélère, de longues périodes ne nous sont pas racontés, peut-être pour couper court à la monotonie qu'est devenue la vie d'Elisa avec son grand Projet. J'étais bien loin d'imaginer une histoire comme ça, l'auteur a vraiment créé quelque chose d'hors norme entre exploration du sexe et de l'identité, et expérimentation sur les gênes et les humains. Étrange comme concept, finalement il est normal que ce livre ait eu différents prix littéraires. Elisa passe son temps à se poser énormément de questions sur le Projet, sur ses enfants, sur le Dehors, sur ses émotions… C'est intéressant et finalement, ce n'est pas du tout lassant puisque ce roman est basé sur la recherche de l'identité. Heureusement, passé la moitié du roman, l'auteur choisit quand même de rajouter un peu d'action à son histoire. On y comprend enfin la raison de cette étrange couverture d'une jeune fille en compagnie d'un tigre blanc. Je n'aurais vraiment pas imaginé une histoire pareille, l'univers est riche et complexe, bourré de questionnement en tous genres. Où on essaye de comprendre en même temps qu'elle qui est Elisa...
Comme vous l'aurez compris, ce roman a été une excellente découverte de cette auteur et de son style si particulier. Cette Elisa est un personnage atypique, que de questionnement en elle mais en même temps, vu comment elle a été élevée, elle était la dernière enfant de la Cité au milieu de vieillards et de machines. Elle apprend à vivre comme elle peut et à survivre dans un monde différent. J'étais loin d'imaginer une histoire pareille mais en même temps, l'auteur a réussi à me tenir en haleine tout au long du roman, même les questionnements n'étaient pas ennuyeux. Ils faisaient tout le personnage d'Elisa. Il me donne envie d'en découvrir d'autres de cet auteur, dont une série peu connue « Tyranaël ». Ce roman mérité totalement son Grand Prix de l'Imaginaire, dommage qu'il en soit pas si connu. le seul hic concerne les quelques coquilles qui se baladent, des accents manquants ou des lettres.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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OumG
  17 octobre 2017
Riche, riche. Trop riche ? Non, jamais. Mais que de thèmes brassés. Sans jamais rien perdre en sensibilité ni humanité.
Le silence de la cité, une extinction de privilégiés, obsédés par la longévité, vivant une fin d'utopie pourrissante et honteuse, a pour parallèle les souffrances d'un continent retourné à la barbarie, où un sexe exploite l'autre, plus que jamais. Doit-on lutter, pour assurer un futur à l'humanité ? Pratiquer l'eugénisme ? Se faire passer pour des dieux ? Résoudre le problème des sexes, d'une manière radicale ? Manipuler ? Comme on a été manipulé. Ou faire confiance ?
Et derrière une profusion de réflexions, qui me paraissent, pour certaines, en avance sur l'époque du livre, et dont certains m'évoquent, de manière inattendue, Greg Egan, par exemple, il y a l'histoire d'une femme de chair et de sang, de ses sentiments et de ses idéaux, qui ressent, qui souffre, et qui aime.
Et une narration à ellipses, dont la première partie peut dérouter, un peu puzzle à reconstruire. Un roman dense, à suivre attentivement, mais je crois que ça en vaut la peine.
Note :
Fait plutôt méconnu, les Chroniques du Pays des Mères, chef d'oeuvre d'Elisabeth Vonarburg, se déroulent dans un lointain futur du Silence de la Cité. Elles lui font directement référence, à la fois sur le plan de la réflexion, puisque les questions, posées ici, y sont explorées, plus en profondeur, et subtilité. Et sur le plan du récit, puisque les événements proches du Silence, devenus mythes, sont au coeur de la vie de Lisbeï, l'héroïne des Chroniques, et de la société du Pays des Mères.
Mais, comme beaucoup, j'ai lu (et ai été ébloui par) les Chroniques, sans rien savoir du Silence, et sans en éprouver la moindre gêne. En fait j'en veux presque à cette « préquelle » (dans l'ordre de ma lecture) d'avoir levé une partie des interrogations, qui contribuaient au charme des Chroniques, lesquelles font partie de mes romans les plus plus préférés, de mes préférés, de ces dernières années.
Note sur les éditions. J'ai échantillonné un peu les deux éditions, Denoël et Alire, et pas trouvé de différence, en dehors d'un renumérotage des chapitres.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   25 octobre 2014
Elle ne savait pas qu’il pouvait mourir.
Il avait une peau brune toute ridée, une masse de cheveux blancs toujours en désordre, des yeux bruns qui souriaient au fond de leur réseau de rides ; ou bien c’étaient les rides qui souriaient. De toute façon, on ne pouvait pas dire s’il souriait en regardant sa bouche : il avait trop de moustache. Grand-Père. Elle l’appelait Grand-Père.
Elle ne savait pas que c’était un homme-machine.
Elle n’avait presque jamais besoin d’utiliser son bracelet de communication. Elle avait perdu sa poupée, elle était tombée, Gil ou Marianne lui avaient fait mal en jouant, ou elle s’était disputée avec eux, et il surgissait avant même qu’elle ait vraiment eu le temps de se mettre à pleurer. Il parlait, ou il ne disait pas grand-chose, mais il était toujours là quand il le fallait vraiment. Elle ne savait pas bien pourquoi, mais quand il sentait le tabac, ou l’herbe coupée, et que sa moustache était jaunie, il était davantage… là. Elle sentait très bien, alors, s’il était gai, ou sérieux, ou préoccupé – mais toujours comme il l’aimait. C’était Grand-Père.

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OumGOumG   10 octobre 2017
Le bébé ne cherche pas longtemps le sein et se met à téter. Tout à l’heure, elle sortira les deux autres enfants des incubateurs. Tout va bien. Tout ira bien. Dans six mois, les trois autres. Elle a un sourire ironique à l’endroit du bébé qui tète toujours. Profites-en, bébé, tu seras le seul.
LA SEULE. « Bébé » est de forme masculine en frangleï. Très inadéquat, en l’occurrence : ce seront toutes des filles. Jusqu’à la première transformation.
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Dionysos89Dionysos89   08 novembre 2014
Ou bien le sujet porteur se développe normalement, mais la faculté auto-régénératrice est presque entièrement inhibée, ou bien tu développes l’autorégénération mais c’est l’individu qui ne se développe pas. Philosophiquement, c’est un bel argument pour justifier l’entropie – un vieil argument d’ailleurs : grandir, c’est mourir un peu, mais sans mort pas de vie.

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Shan_ZeShan_Ze   17 octobre 2017
Chacun est masqué ? La belle affaire. Ils le sont tous depuis longtemps. Des masques derrière des masques derrière des masques. Une apothéose du mensonge.
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Shan_ZeShan_Ze   04 novembre 2017
Elle les observe avec amusement : après tout, le caractère n'a rien à voir avec le sexe : ils sont aussi insupportables en filles qu'en garçons. Mais non, pas insupportables. Jeunes, malicieux, débordants de vie.
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