AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782290006603
344 pages
Éditeur : J'ai Lu (29/11/2007)
3.89/5   49 notes
Résumé :
Kilgore Trout, écrivain fictif mais réel, débarque à Midland City dans la vie de Dwayne Hoover, vendeur de voitures de son état. Dwayne est un Américain normal qui possède un chien affectueux, une femme sous Prozac droguée de télévision, un fils sorti de l'univers de Tex Avery, un chef des ventes amoureux et une maîtresse pulpeuse. L'intrusion de l'écrivain va désinhiber tous les protagonistes de cette comédie noire en ravageant leurs illusions.


>Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
oliviersavignat
  07 avril 2020
Je m'attendais à lire un roman de Sf et bien pas du tout! C'est un joyeux mélange de pamphlet anti-étasunien, de critique sociale et de réflexion sur l'acte d'écriture. L'intrigue avance par ricochets, en très courts chapitres, et en rebondissant sur un mot ou une idée. Cela donne un texte alerte, dévastateur et extrêmement drôle. Pourtant ce n'est pas uniquement un roman comique : la mise en abyme qui fait se rencontrer l'écrivain et sa création donne à tout ce patchwork délirant une cohérence et une profondeur remarquable.
Commenter  J’apprécie          220
Kiworas
  14 décembre 2014
Alors, par quoi commencer avec ce livre...
Je crois qu'ici, j'avais affaire à un cas de "ce n'est pas toi, c'est moi" avec ce livre. J'ai découvert Vonnegut il n'y a pas très longtemps avec Slaughterhouse-5 (Abattoir 5) et Cat's Cradle (le Berceau du chat) que j'avais énormément aimé. Tellement que je les considère dans la liste de mes livres favoris (surtout Cat's Cradle). En effet, j'avais énormément été éblouie par l'humour particulièrement noir et l'absurdité de l'auteur qui arrive à descendre en permanence l'humanité entière ( et lui compris ). Malheureusement, c'est ces points particuliers qui m'ont fait défaut dans ce livre. Tout était trop, trop lourd, trop absurde, trop cynique et l'oeuvre ne semblait pas avoir d'autres objectifs que de critiquer l'ensemble de la société américaine. Pas que cette critique me dérange particulièrement, mais c'est juste que je ne trouvais pas que ce roman constituait la meilleure façon de le faire. L'histoire semble ici complètement effacée et inutile, on se demande depuis le début où cette lecture va nous mener et au final, on a pas vraiment de réponse.
Cependant, certains passages étaient aussi vraiment géniaux ce qui fais que dans l'ensemble, je n'ai pas détesté le livre mais je ne crois pas vraiment pouvoir dire que j'en ai compris la moitié car ce serait mentir.
Pour conclure, je dirais que je vous conseillerez ce livre uniquement si de base, vous êtes un fan de l'auteur, si ce n'est pas le cas, j'ai peur que ce livre vous dégoûte un peu de l'auteur, ce qui serait bien dommage vu la qualité de ses autres livres.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
ctsimak
  22 septembre 2012
Le Breakfast du champion est un roman atypique, comme à peu près tous les romans de Kurt Vonnegut. Derrière l'histoire de la rencontre entre un minable auteur de science -fiction, Kilgore Trout (nom que K. Vonnegut invente en hommage - ou en moquerie ? - à Theodore Sturgeoon : en anglais sturgeon = esturgeon et trout = truite) et un vendeur de voiture frisant la folie, c'est l'Amérique qui est passé à la moulinette. A travers des petites anecdotes sur ses contemporains ou l'Indianapolis de son adolescence, comme autant d'aphorismes, Kurt Vonnegut fait ressortir avec beaucoup de cynisme l'absurdité du quotidien.
Un classique de la contre-culture américaine, vraiment trop drôle et impertinent.
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
PtilightPtilight   10 juin 2018
"TESTS DE DESTRUCTION"

-J'ai vu cette inscription, dit Dwayne, et je n'ai pas pu m'empêcher de me demander si c'était pour que je vois des choses pareilles que Dieu m'avais mis sur terre. Voir tout ce qu'un homme est capable de supporter sans éclater en morceaux.
Commenter  J’apprécie          40
oliviersavignatoliviersavignat   06 avril 2020
C'était une étrange coïncidence que le camionneur ait eu l'occasion de lire un ouvrage de Kilgore Trout. Il n'était encore jamais arrivé à Trout de rencontrer un de ses lecteurs; et sa réaction ne manqua pas d'être intéressante; il refusa de se reconnaître comme l'auteur de cet ouvrage.
Commenter  J’apprécie          30
PtilightPtilight   10 juin 2018
Les idées, sur la Terre, sont des emblèmes d'amitié ou d'hostilité. Leur contenu n'a pas la moindre importance. Les amis s'accordent dans l'expression de leur mutuelle amitié. Les ennemis s'opposent mutuellement dans l'expression de leur hostilité.
Commenter  J’apprécie          20
ctsimakctsimak   22 septembre 2012
Sa femme s'était suicidée en avalant du Drano, produit destiné à décrasser les éviers !... Le corps humain est constitué de substances très voisines de celles qui encrassent les éviers !!!
Commenter  J’apprécie          20
coldrivercoldriver   21 mai 2017
Quant à moi : j'en étais arrivé à la conclusion qu'il n'y avait rien de sacré en moi-même ou en n'importe quel être humain, que nous étions tous des machines, condamnés à entrer en collision après collision après collions.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Kurt Vonnegut Jr (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kurt Vonnegut Jr
Le nouveau roman de l'écrivain américain, CHINATOWN, INTERIEUR (éditions Aux forges de Vulcain) est en librairie, traduit par Aurélie Thiria-Meulemans.
C'est l'histoire d'un Américain d'origine asiatique qui essaie de trouver sa place dans la société américaine. Et, comme on est dans la patrie d'Hollywood, Yu raconte cette épopée sous la forme d'une quête du rôle idéal. Car le rêve de toujours du héros c'est de devenir Mister Kung Ku : il a vu la série à la télé quand il était petit, et c'est son but dans la vie. Sauf que plus il monte les échelons, plus il comprend que Mister Kung Fu n'est qu'un autre rôle qu'on veut lui coller parce qu'il est asiatique. C'est un roman high-concept écrit sous la forme d'un scénario : le héros n'est ni « je » ni « il » mais il est désigné par un « tu ». Lé héros suit le script qui peint sa vie comm eune série télé en mélangeant les genres : la bonne vieille série policière, avec un flic noir et une flic blanche et une grande tension amoureuse entre les deux, des scènes de kung fu, et on finit sur une superbe scène de court drama où l'Amérique se retrouve jugée pour son traitement de la communauté asiatique. Un roman virtuose, drôle et attachant : un Lala Land sauce aigre-douce.
Avis de la presse américaine :
« Charles Yu, habite à Irvine près de Los Angeles, et a déjà écrit pour la série Westworld (HBO) ainsi que pour d'autres séries sur FX et AMC, raconte que l'histoire a été en partie inspirée de sa propre expérience de fils d'immigrés taïwanais ayant grandi en Californie. « J'avais en quelque sorte toujours l'impression que je ne savais pas vraiment où était ma place », nous confie-t-il en parlant de son enfance à Los Angeles. « Je n'ai jamais eu la sensation d'être au milieu de l'action. Et j'ai senti que c'était peut-être non seulement une façon de penser à ce que vivent les américains d'origine asiatique, mais que ça pourrait aussi être un prisme à travers lequel observer les dynamiques raciales dans un sens plus large. » (LA TIMES)
« Interior Chinatown […] m'a rappelé le mélange d'humour et de sincérité que l'on trouve dans les nouvelles de George Saunders, dans les jeux métafictifs de Mark Leyner ou dans des films comme The Truman Show. » (The New York Times)
« Ce roman examine la réalité quotidienne des Américains d'origine asiatique, cette impression d'être à jamais des étrangers dans ce pays, une minorité qui ne sera jamais actrice d'une nation blanche et noire. » (The New Yorker)
« Ce roman est génial. Non seulement l'intelligence de sa structure et de ses métaphores est impressionnante, mais le message implicite derrière l'histoire de Willis Wu témoigne avec précision de ce que signifie non pas uniquement être asiatique aux États-Unis, mais plus largement, ne pas être blanc aux États-Unis. Quiconque voulant tenir une conversation critique et engagée sur les races aux États-Unis se doit de lire Interior Chinatown, qu'il soit américain d'origine asiatique ou non. le message de Charles Yu sur notre propre emprisonnement dans des rôles raciaux spécifiques est un message radical qui mérite d'être entendu. » (The Crimson)
« Il y a quelque chose, chez Yu, un côté ludique et cérébral comme de Jonathan Lethem, un côté triste et résigné, comme chez Kurt Vonnegut, un côté très “dickien” dans son refus paranoïaque de la société de consommation. Mais il y a aussi chez lui une sensibilité unique, originale, notamment quand il parvient à mêler, sous l'apparence de la simplicité, et au travers de personnages apparemment passifs, l'humour au plus profond pathos. » (The San Francisco Chronicle)
+ Lire la suite
autres livres classés : science-fictionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
3588 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre