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EAN : 9782701182469
72 pages
Éditeur : Editions Belin (10/09/2014)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 5 notes)
Résumé :
En France, seulement 12% des métiers sont mixtes.
Aux hommes, la production et l'ingénierie, aux femmes, l'éducation, la santé, le social.
Existerait-il des métiers plutôt féminins ou plutôt masculins ?
Filles et garçons auraient-ils des aptitudes spécifiques qui les orienteraient "naturellement" vers des professions différentes ?

L’objet de ce livre est de démonter les ressorts de la division sexuée du travail, porteuse d'inéga... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
petitsoleil
  03 octobre 2014
Pour changer, je proposerais bien ce livre en "lecture obligatoire" pour les ... professeurs, instituteurs, bibliothécaires ... A de nombreuses personnes qui s'occupent souvent des jeunes ! En France et en Europe en général.
Parce que 1) je ne vois pas pourquoi seuls les élèves "gagneraient" à découvrir des ouvrages qu'ils n'auraient pas ouverts spontanément.
2) L'égalité professionnelle, la mixité, la place des femmes dans le monde du travail, ce n'est pas gagné !
Ceux et celles qui osent prétendre que les féministes et les femmes n'ont plus de combat à mener sont ... gonflé-e-s, désolée !
Donc, au menu de cet ouvrage, court mais fort nécessaire, et je dirais même salutaire :
démontage des préjugés les plus forts (Mars et Vénus, etc. c'est très lu, c'est best-seller, et c'est ... sans fondement aucun), démontage de la passivité dans l'orientation des jeunes, du renforcement des stéréotypes qui se reproduit d'année en année ... Non, les filles ne sont pas moins douées en maths, et non, elles ne sont pas forcément tellement plus douées en français.
Oui, ce sont des préjugés surtout, et oui aussi, nos cerveaux sont très proches, et la plasticité cérébrale, on la découvre depuis peu ... et on n'en a pas fini avec ! Non, on n'a pas tellement moins de force ou tellement moins de capacités à s'orienter ... Oui, tout ca c'est plutôt créé et renforcé par l'éducation ...
Ca ne serait pas tellement grave tout ca, si ca ne menait à des inégalités sociales aussi fortes ... Secteurs, temps plein ou temps partiel, salaires, poste de dirigeant ou pas ... Tous les préjugés renforcent des différences supposées "naturelles" (il n'en est rien, on l'a dit et d'ailleurs au Moyen-Age le monde du travail était nettement moins clivé et sexué ... pourtant les femmes avaient PLEIN d'enfants et pas la maîtrise de leur fécondité, et souvent, peu accès aux études ... bizarre tout ca) et donc des inégalités criantes.
Donc, un livre que je recommande ! A tous, toutes ... Aux profs, bibliothécaires, parents et futurs parents ... Aux jeunes et aux conseiller-e-s d'orientation ...
PS Pour la petite histoire, moi qui lis tant, et depuis l'enfance ...
J'ai hésité entre plein de métiers, je me suis renseignée ...
J'ai choisi après mûre réflexion, je fréquentais déjà des milieux masculins (dans mes loisirs par exemple) J'ai fait S, et je suis devenue ingénieur.
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IreneAdler
  07 mai 2018
Bonne question... A priori, non. En pratique, sans surprise, ce n'est pas aussi simple. Il suffit de regarder autour de nous : très peu de métiers sont paritaires (et certains ne sont pas mixtes), et encore est-ce souvent un trompe l'oeil (en librairie par exemple, il y a beaucoup de femmes dans les boutiques, mais assez étrangement peu sont à des postes de direction. Idem dans l'éducation nationale...).
Et maintenant que le constat est posé, on fait quoi ? Eh ben, on va faire un petit tour du côté de l'éducation nationale (oui elle a bon dos, on sait, mais des fois, elle me désespère tant elle reproduit les stéréotypes de la société. Sachons aussi que les parents ont le dernier mot pour l'orientation). Mais aussi du côté des représentations des rôles dans les films, pubs, et manuels scolaires (pauvre éducation nationale). Et du côté aussi, beaucoup des politiques publiques : si les filles sont encouragées à embrasser des carrières scientifiques dites masculines, pourquoi l'inverse n'existe t-il pas ? Pourquoi les garçons ne sont-ils pas encouragés à devenir enseignants, infirmiers... Peut-être devrait-on aussi arrêter de croire que les métiers dits féminins ont moins de valeur... et les rémunérer mieux... (au hasard hein. Non)
C'est concis, c'est clair, c'est à lire.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil   03 octobre 2014
Il est important d'en tenir compte, l'introduction de la mixité dans le monde du travail ne se vit pas de la même façon selon les sexes.
Les hommes minoritaires dans certaines professions, comme les garçons minoritaires en formation, tirent souvent profit de leur "transgression". Durant la formation, ils peuvent être "chouchoutés" et considérés comme des éléments valorisant le métier. Ensuite, ils accèdent assez facilement aux fonctions de responsabilité.

Cette situation est moins fréquente pour les femmes, qui peuvent, à l'inverse, se voir accuser de dévaloriser le métier, de manquer des qualités requises ou de troubler l'ambiance au travail.
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petitsoleilpetitsoleil   03 octobre 2014
Des différences aux inégalités

Cette situation de non-mixité s'accompagne de toute une série d'inégalités professionnelles entre femmes et hommes.
Au niveau des salaires tout d'abord. Dans le secteur privé, les femmes - tout temps de travail et tous secteurs confondus - ont un revenu salarial inférieur de 25% à celui des hommes. Dans le public, les écarts sont un peu plus faibles, sauf dans la fonction publique hospitalière.
Ce sont chez les cadres moyens et supérieurs que les différences de salaires sont les plus importantes (...)

Autre inégalité, celle liée au fameux "plafond de verre" qui limite l'accès des femmes aux fonctions de hautes responsabilités dans le privé comme dans le public. Les femmes sont toujours très minoritaires parmi les cadres dirigeants d'entreprise. Même dans les professions où elles sont majoritaires, elles ont un moindre accès aux fonctions d'encadrement et de direction.

Enfin, 80% des temps partiels sont occupés par les femmes. Les secteurs dans lesquels elles sont majoritaires (entretien, soins aux personnes, etc.) sont ceux qui imposent des temps de travail partiels et donc des salaires réduits.
Le temps partiel touche une femme sur trois, contre 7% des hommes.
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petitsoleilpetitsoleil   03 octobre 2014
En résumé, les femmes sont sur-représentées dans les professions incarnant les "qualités féminines" (douceur, empathie ...) et de niveau hiérarchique souvent limité : employées, professions intermédiaires de la santé, du travail social, de l'éducation. En revanche, elles sont toujours peu nombreuses dans les professions incarnant des "qualités viriles" (force et technicité ...) : ouvriers, chauffeurs, policiers, militaires, ou dans celles hiérarchiquement élevées : chefs d'entreprise, ingénieurs et cadres techniques d'entreprise.

Ce tableau n'est pas particulier à la France. En Europe (...) les professions sont également sexuées selon les mêmes domaines.

Comme nous allons le voir, la non-mixité du monde du travail se tisse en grande partie en amont, au fil des parcours scolaires. C'est parce que le travail est sexué que l'orientation l'est également : les options d'orientation sont une anticipation de la division sexuée du travail. Que se passe-t-il donc dans nos écoles où la mixité est la règle ?
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petitsoleilpetitsoleil   03 octobre 2014
Sortir des sentiers battus des orientations traditionnelles pour un garçon ou pour une fille est encore souvent coûteux.
Les garçons encourent un risque d'une "double disqualification" : identitaire (ne plus être vu comme un "vrai" garçon) et sociale (aller vers des professions "féminines" moins valorisantes).
Quant aux filles, elles sont aux prises avec une "double contrainte" qui leur impose des "contorsions identitaires" : faire ce que font les garçons, aussi bien qu'eux sans leur ressembler, et en laissant paraître discrètement leur "féminité".

C'est donc le genre qui "pilote" de manière plus ou moins explicite ou inconsciente la question de l'orientation posée dans ses différentes facettes :
l'action politique, les pratiques pédagogiques et les choix personnels.
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petitsoleilpetitsoleil   03 octobre 2014
Comment expliquer que les choix d'orientation des filles et des garçons demeurent si différents malgré les mesures politiques prises depuis quelques décennies ? Les connaissances actuelles permettent d'écarter l'hypothèse de différences innées entre les sexes.

La réponse est à chercher dans l'influence des "normes" sociales qui assignent les femmes et les hommes à des rôles différents dans la famille et la société. (...)

Mais rien n'est immuable ! Des pistes existent pour offrir plus de liberté de choix d'orientation aux filles et aux garçons et rendre le monde du travail plus mixte et plus égalitaire entre les femmes et les hommes.
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