AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Alan Bestic (Collaborateur)Jenny Plocki (Traducteur)Lili Slyper (Traducteur)
ISBN : 2290324213
Éditeur : J'ai Lu (01/11/2004)

Note moyenne : 4.47/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Le 14 avril 1944, deux jeunes gens, Rudolf Vrba et Fred Wetzler se sont évadés d'Auschwitz. Ils n'ont qu'une hâte : témoigner. Il faut faire vite. Le 25 avril leur "Rapport sur les camps de concentration d'Auschwitz-Birkenau-Maïdaned" est transmis au chef de la communauté juive de Hongrie, puis au Pape, à Roosevelt, à Churchill. On sait la suite : en Hongrie, sur un million de juifs, quatre cent mille seront assassinés. Le monde libre a tardé à réagir. Vrba fut inte... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  13 avril 2012
Témoignage choc d'un homme qui a passé deux ans dans le camp d'Auschwitz et qui a réussi à s'enfuir.
Ce livre poignant se compose de deux parties : un récit et un rapport établit par l'auteur, Rudolf Vrba (p 371 à 409).
Toute la première partie (p1 à 370) est donc le récit de ce jeune résistant Hongrois, Rudolf Vrba, (matricule 44 070) et de son ami, Fred Wetzer, qui ont passé près de deux ans dans le camp d'extermination d'Auschwitz parce qu'ils étaient juifs. Et ces hommes ont réussi à s'enfuir.
Poignant ce livre est car il nous décrit la vie dans le camp, les sélections, le travail. Il témoigne aussi de l'extraordinaire force de caractère de ces hommes qui résistent : survivre pour témoigner.
Leur évasion leur a permis de révéler la barbarie nazie.
Ainsi, dès qu'il a pu gagner le maquis en Tchécoslovaquie, Rudolf Vrba rédige un rapport sur le camp d'extermination : il dessine une esquisse d' Auschwitz I et de Birkenau avec l'emplacement des chambres à gaz et des crématoires. Ce n'est pas rien...
Il expliquera aussi le fonctionnement du camp avec sa hiérarchie, le classement des détenus (identifiés par des triangles de couleurs différentes). Il dressera même la liste des convois avec le nombre et la nationalité des détenus entrés, (ce qui révèle une mémoire phénoménale).
L'auteur mettra en garde contre le projet des Nazis qui était de liquider tous les Juifs hongrois.
Le document fut remis le 25 avril 1944 au chef de la communauté juive de Hongrie qui doute de la véracité tellement il trouvait que c'était énorme. Puis aux Alliés, qui doutent eux aussi. Vous devinez la suite ?
C'est malheureusement en vain que Rudolf Vrba a témoigné : quatre cent mille Juifs hongrois seront assassinés. Et Rudolf est entré dans la Résistance.
Dans ce récit, Rudolf s'en tient aux faits et rien qu'aux faits. Une véritable leçon d'humanité, de courage, de force.
Il ne m'a pas laissé indifférente. le style littéraire était agréable à lire si ce n'était un livre décrivant les pires noirceurs humaines.
Note : le rapport de Rudolf Vrba a figuré parmi les pièces d'accusation au procès de Nuremberg.
Tous les chiffres donnés se sont révélés exacts sauf celui sur le nombre des déportés français : 76 000 au lieu de 150 000, comme il l'a écrit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
ataxye
  11 février 2014
Voilà que je referme le livre, il m'est difficile de me défaire de mes impressions après cette lecture.
J'avais précédemment eu l'occasion de découvrir Si c'est un homme, de Primo Levi, encensé par la critique et souvent décrit comme LE témoignage à lire sur l'enfer des camps de concentration.
Et bien j'ai trouvé « je me suis évadé d'Aushwitz » bien plus réussi, tant du point de vue du contenu, que de la mise en forme et de la réalité du discours.
Au fil des pages, j'ai plusieurs fois été prise de nausée, de dégout sincère ressenti par tant d'injustice, de cruauté !
Je ne peux décrire les sentiments ressentis avec plus de détails, mais ce témoignage est l'un des meilleurs à mon avis…
Commenter  J’apprécie          80
pascalp52
  24 mars 2015
Ouvrage très intéressant et relativement complet dans sa catégorie.
Quelques erreurs sont à signaler, l'une d'elle est relative aux erreurs dans les descriptions des chambres à gaz (rapport 1944), erreurs relevées par la commission de 1944 (http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/faux_temoin_vrba.htm).
une autre erreur concerne le convoi des 45000-47000 (français) où il cite la présence du frère de L. THOREZ. C'est une erreur car ce demi - frère s'était évadé du camp de Compiègne précédemment. le seul THOREZ arrivé en juillet 1942 était Georges THOREZ, mon grand père, déporté suite à son arrestation par la gendarmerie française pour acte de résistance.
Cette erreur est tout à son honneur, car cette mention de THOREZ à Auschwitz est une des seules traces qui nous soit parvenus de son séjour en ces lieux maudits.
Commenter  J’apprécie          20
x4vier
  21 juillet 2017
Un des meilleurs livre que j'ai lu sur le sujet. le recul de ce récit autobiographique est impressionnant.
On apprend bien plus que le simple quotidien d'un déporté, on y comprends la stratégie mise en place derrière la solution finale et aussi certains mécanisme des rapports humains.
A lire d'urgence!
Commenter  J’apprécie          50
Sophie13
  25 février 2015
Un des témoignages les plus intéressants sur le camp de concentration d'Auschwitz.
La tragédie sans pareil que fut l'holocauste ne pourra jamais être effacée. Des millions de juifs et de membres d'autre minorité ont été massacré par les moyens des plus barbares que l'on puisse imaginer. Ces hommes ,ces femmes et ces enfants ne doivent jamais être oublié.....pas plus que le calvaire qu'ils ont vécus!
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   13 avril 2012
Auschwitz n'est pas seulement une leçon pour le monde, c'est aussi un avertissement que tous les hommes devraient examiner de très près avant de condamner.

Les Nazis, il est vrai, ont créé une machine monstrueuse mais ce faisant ils ont démontré avec une minutie teutonne jusqu'à quelle profondeur l'homme peut tomber.

Faisons en sorte que ces méthodes ne soient plus jamais imitées, que plus jamais des êtres humains d'aucune nationalité ne dégradent leurs semblables.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
belette2911belette2911   13 avril 2012
Je ne peux pas oublier Auschwitz. Mais je ne peux pas non plus oublier le pays des Beethoven, Mozart et Mendelssohn, Kant et Hegel, Goethe et Thomas Mann, Einstein et Heisenberg, même s'il m'est parfois difficile de croire que le même pays ait pu produire les sommets de la barbarie et les sommets de l'humanisme.
Commenter  J’apprécie          70
Sophie13Sophie13   25 février 2015
« Le voyage n’avait pas été mauvais et la plupart des victimes étaient en assez bonne forme physique. Une femme se détachait du groupe, elle avait une allure enjouée, arpentait la rampe, son manteau de fourrure jeté sur les épaules, elle tenait par la main ses deux enfants élégamment vêtus.
Le jeune Tchèque l’observait, peut-être avec pitié, peut-être aussi avec une certaine nostalgie pour la société brillante qu’elle représentait. Il la vit passer devant un Obersturmbannführer et l’entendit dire à son fils à voix haute et presque gaie :
— Mouche ton nez, mon chéri. C’est un officier allemand !
Il perdit tout contrôle, s’avança vers elle et marmonna :
— Imbécile, dans une demi-heure tu seras morte !
Elle s’arrêta net, le regarda fixement et son beau visage s’affaissa. Puis elle tourna les talons et se dirigea tout droit vers le SS. Montrant le détenu du doigt, elle dit d’une voix aiguë :
— Ce… prisonnier dit que nous allons mourir. Qu’est-ce que cela signifie ? Que se passe-t-il ? Que faites-vous… ?
Le SS l’interrompit poliment, presque en s’excusant :
— Voyons, madame, calmez-vous. Il ne va rien vous arriver.
Vous tuer ? Pensez-vous honnêtement que nous autres Allemands sommes des barbares ?
Elle se retourna pour faire face au détenu tchèque, arborant un air condescendant, méprisant, mais il n’était plus là. Il avait été emmené derrière les wagons par deux SS qui l’avaient tué prestement avec un pistolet silencieux, ne dérangeant personne – excepté le détenu bien sûr. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Sophie13Sophie13   25 février 2015
« Je dus pourtant m’assoupir jusqu’à ce que je sente Josef me secouer :
— Rudi, murmura-t-il, réveille-toi, je n’ai plus mon pantalon, on me l’a volé.
Son pantalon, son pain ! Un voleur avait réussi à le subtiliser sous sa tête pendant qu’il s’était, comme moi, endormi. Vite et sans bruit, nous descendîmes et on trouva le pantalon jeté sur le sol. Josef fouilla dans les poches sans dire un mot. Je pouvais à peine distinguer son visage mais je compris que son pain avait disparu et instinctivement je serrai plus fort le mien que je n’avais pas lâché. Le block 18 était un repaire de loups affamés et implacables. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Sophie13Sophie13   25 février 2015
« Je regardais fixement cette chute d’eau scintillante et me tournai vers le mécanicien qui s’appuyait hors de la cabine, flegmatique, ne prêtant aucune attention au train étrange venu de nulle part. Je lui tendis par la fenêtre un de nos bidons et lui demandai
-Voulez-vous le remplir d’eau s’il vous plaît Monsieur ?
Nous étions si près l’un de l’autre que nous aurions pu nous serrer la main mais il n’avait pas l’air de le vouloir, bien au contraire, il continua obstinément à fixer l’horizon. Je jetai un coup d’œil le long des voies et je vis que les SS qui surveillaient le train ne regardaient pas de notre côté ; je lui dis en insistant :
— Allons, l’ami, donne-moi de l’eau.
Continuant à regarder droit devant lui, il finit par me dire sans tourner la tête :
— Je ne vais pas me faire fusiller pour vous autres, bande de salauds!
En y réfléchissant aujourd’hui je peux comprendre son attitude. Des ordres précisaient que tout civil surpris en train d’aider les gens des convois serait immédiatement fusillé et les SS n’hésitaient jamais. Une balle dans la nuque est un prix élevé à payer pour remplir d’eau un bidon. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Video de Rudolf Vrba (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rudolf Vrba
Interview de Rudolf Vrba qui s'exprime en anglais
Dans la catégorie : Camps d'internementVoir plus
>Histoire militaire 2de guerre>Prisons et camps>Camps d'internement (23)
autres livres classés : ÉvasionsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr




Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
716 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre
.. ..