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ISBN : 2330035993
Éditeur : Actes Sud (23/08/2014)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 303 notes)
Résumé :
On pense que le reality show est l'ultime avatar du spectacle de masse. Qu'on se détrompe. Il en est l'origine. Son créateur fut Buffalo Bill, le metteur en scène du fameux Wild West Show. Tristesse de la terre, d'une écriture acérée et rigoureusement inventive, raconte cette histoire.
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Critiques, Analyses et Avis (85) Voir plus Ajouter une critique
Sando
  03 septembre 2014
Figure mythique de la conquête de l'Ouest, Buffalo Bill a entretenu sa propre légende par le biais de représentations dans lesquelles il se mettait en scène avec de vrais indiens et rejouait les scènes de batailles qui avaient fait sa renommée. Son spectacle, le Wild West Show, créé en 1882, dix ans avant l'exposition universelle de Chicago, fait le tour des Etats-Unis et de l'Europe, mêlant la réalité au mythe et provoquant un véritable engouement chez les spectateurs. Buffalo Bill est à l'origine du concept de show-business, pionnier de ce qui deviendra une marque de fabrique américaine.

Mais derrière ce décor en carton-pâte se cache une réalité beaucoup moins attirante, celle d'un peuple martyrisé, avili, humilié, condamné à rejouer sa propre destruction par ceux-là même qui en sont à l'origine. Un peuple exploité, exhibé comme un trophée et qui, plutôt que de susciter la compassion, alimente la peur et la haine.

Dans « Tristesse de la terre », Eric Vuillard dresse le portrait d'un homme dépossédé de lui-même, réduit à jouer toute sa vie son propre rôle, mais il dépeint également l'image d'une nation qui s'est construite dans le sang, sans se soucier de la dignité humaine. Sans être moralisateur, l'auteur nous place face à la réalité des évènements, il nous invite à réfléchir au sens de nos actes ainsi qu'à leurs conséquences. L'écriture est d'autant plus forte qu'elle est belle, éloquente. Les mots, leur sonorité, nous frappent et nous heurtent profondément, jusqu'à nous bouleverser… « Tristesse de la terre » est un texte percutant, riche en émotions et qui donne à réfléchir.
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Under_The_Moon
  14 février 2015
D'abord intriguée par l'interview qu'Eric Vuillard avait eu avec François Busnel dans La Grande Librairie, j'ai eu quand même beaucoup de mal à rentrer dans ce livre.
De par mes études, mais pas seulement, je m'étais intéressée au sort des Indiens d'Amérique, alors le voir du point de vue de Buffalo Bill - devenu aussi emblématique pour les Etats-Unis et leur identité que Ronald McDonald - pourquoi pas !
La lecture des 100 premières pages a été laborieuse car je le lisais comme un roman, or Tristesse de la terre, malgré ce que ce titre poétique suggère tient plus de l'essai que du roman. Et, l'écriture de l'auteur n'est pas toujours très digeste non plus. Souvent j'avais l'impression de lire Nelson Monfort… Un style qui convient difficilement à la lecture. Pourtant, c'est dans les 60 dernières pages que le livre tient toute sa force.
L'auteur nous montre bien sûr le cynisme dont les Américains ont fait preuve vis-à-vis de ce peuple qui avait aidé leurs ancêtres à survivre sur cette terre qu'ils ne connaissaient pas. Eric Vuillard prend surtout comme exemple le tragique épisode de Wounded Knee qui contient à lui seul dans ces deux pauvres mots une grande partie de ce qu'a été ce génocide toujours pas reconnu par le gouvernement américain à ce jour.
Enfin, ce n'est pas réellement le sujet. le Wild West Show ! Un spectacle folklorique qui est certes tombé aux oubliettes depuis bien longtemps mais qui illustre parfaitement un certain nombres des fondements de la société américaine : le spectacle ! le spectacle et tout son rapport ambiguë au réel qu'il remanie et finit par imposé comme vrai à coup de tours de passe-passe plus impressionnant pour un public en attente de sensations.
Une fois passé la partie un peu pénible de ce court récit, un seul sentiment s'impose une fois le livre fermé : l’écœurement. Se dire que ce décor en carton pâte qui a servi des fables pseudo-historiques (limite révisionnistes) ait pu ériger en héros quelqu'un que l'on considérerait aujourd'hui comme un raté… C'est tout simplement hallucinant. Comme quoi le paraître a un pouvoir bien plus grand qu'on ne l'imaginerait, et sur du long terme en plus. Heureusement, les livres aident à lutter contre ce reformatage de la mémoire.
Eric Vuillard n'apporte certes rien de nouveau à tout le travail fait par les historiens ou des Amérindiens qui se font gardiens de leur très fragile passé, mais il a le mérite d'amener le public (plus ou moins averti) à se poser des questions sur notre propre rapport au spectacle.
Et j'imagine que pour ceux qui ne sont pas familiers de cette partie de l'histoire américaine, Tristesse de la terre leur fera découvrir l'envers du décor. Et pas seulement du Wild West Show.
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kuroineko
  24 janvier 2018
Tristesse de la terre possède une force inversement proportionnelle à sa taille. Ni roman ni essai mais navigant entre les deux, le livre raconte la folle équipée du Wild West Show mis en scène par le célébrissime Buffalo Bill, à la fin du XIXème siècle.
William Cody est entré dans la légende en tant qu'un des pères fondateurs de l'American Way of Showbiz. Ses spectacles grandioses en taille et nombre d'acteurs et figurants faisaient revivre les grands moments de la conquête de l'Ouest sauvage, les guerres indiennes et les figures mythiques telles que Kit Carson, Anny Oackley et autres. Quitte à édulcorer la véracité historique. Ou à la violer purement et simplement (un Little Big Horn où Custer est sauvé in extremis... par le grand Bill lui-même...).
Si je n'ai pas vraiment apprécié le style particulier d'Éric Vuillard, j'en reconnais son efficacité sur ce court récit. Pas sûr qu'un pavé n'aurait pas fini par devenir irritant à lire.
On ressent dans cet ouvrage tout le cynisme et l'amertume de la vision des vainqueurs américains et des hommes qui mettent ces "victoires" en scène. L'auteur ne nous apprend rien de nouveau sur le traitement des populations indiennes, humiliées, déportées, massacrées. Annihilées au nom de la Civilisation, du Progrès. du pouvoir blanc... Rien de nouveau certes mais ça n'en est pas moins douloureux pour autant.
Quant à l'histrion Buffalo Bill, ses excès, ses succès phénomenaux en Amérique et en Europe ne l'empêcheront pas d'être mis au rencart. Adulé, choyé par le public et la presse, il tombe peu à peu dans la ringardise, has been voué au néant par des masses avides de toujours plus de show, plus de nouveautés, plus de variétés.
Exit Grand Bill, le spectacle doit continuer...
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MarianneL
  19 juillet 2014
Dans son septième livre à paraître en août 2014 chez Actes Sud, Éric Vuillard déconstruit le mythe de Buffalo Bill Cody et de son spectacle le «Wild West Show», et, avec ce qui fut le premier grand divertissement de masse, nous montre la face tragique du divertissement.
Les dimensions du Wild West Show étaient spectaculaires : Clou de l'Exposition universelle de 1893 à Chicago, ses deux représentations par jour attiraient près de quarante mille spectateurs, et plus de trois millions lors des représentations données à Paris pendant la tournée européenne en 1905.
Exaltant les conquêtes pionnières, cette Histoire de carton pâte – les cris de guerre des Indiens que nous connaissons tous, quand on fait claquer sa paume sur sa bouche en lançant des whou ! whou ! sonores, furent inventés pour le spectacle, de même que le Stetson des cowboys – était surtout irrésistible du fait de la présence dans le spectacle de véritables indiens, utilisés comme acteurs dans ce spectacle tandis qu'on les massacrait, tristes acteurs de la déformation de leur propre histoire, à l'image du chef Sioux Sitting Bull, qui participât au Wild West Show en 1885.
«Sitting Bull n'a sans doute jamais été si seul qu'à cette minute, au milieu des drapeaux américains, dans la grande machine à divertir. Il n'était pas aussi seul lorsqu'il vivait en exil au Canada, parmi une poignée de proscrits ; l'obscurité première est impénétrable. Et certes, on était seul à cheval, sous la pluie glacée, errant entre les formes imprécises, dans la grande forêt. Oui, on était seul et triste, mais on était libre, on était plein d'une haine brûlante. Et maintenant Sitting Bull est seul dans l'arène ; la grande chose qu'il aimait est restée en arrière, très loin, Et, ici, dans les gradins, ils ne sont venus que pour ca, tout le monde est venu voir ça, simplement ça : la solitude.»
Loin de la figure mythique que l'on connaît, Eric Vuillard dépeint Buffalo Bill Cody comme un homme en proie à une angoisse obscure, jamais repu en dépit de ses succès, un vide comme en écho à celui du spectacle.
«Tristesse de la terre» est un très beau récit, une lecture amère mais nécessaire, un dessillement brutal qui fait apparaître la véritable histoire enfouie sous les paillettes du spectacle, et qui rend si fragiles et incertaines la beauté et la douceur du monde.
«Et il se leva une violente tempête. La neige tomba du ciel comme une injonction de Dieu. Les flocons tourbillonnaient autour des morts, légers, sereins. Ils se posaient sur les cheveux, sur les lèvres. Les paupières étaient toutes constellées de givre. Que c'est délicat un flocon ! On dirait un petit secret fatigué, une douceur perdue, inconsolable.»
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isabelleisapure
  18 août 2015
« le spectacle est l'origine du monde »
Le Wild West Show est présenté lors de l'Exposition Universelle de Chicago. du mouvement, de l'action, des chevaux qui galopent, des batailles reconstituées et le public vient de plus en plus nombreux, applaudissant, riant, criant, captivé, fasciné.
Mais le public est exigeant, il en faut toujours plus. Buffalo Bill l'instigateur du spectacle le comprend très vite. Pour étonner davantage, pourquoi ne pas rajouter la souffrance et la mort ? Il rajouta donc de vrais Indiens avec Sitting Bull qu'il engagea pour 50 dollars par semaine.
«Sitting Bull n'a sans doute jamais été si seul qu'à cette minute, au milieu des drapeaux américains, dans la grande machine à divertir. Il n'était pas aussi seul lorsqu'il vivait en exil au Canada, parmi une poignée de proscrits ; l'obscurité première est impénétrable. Et certes, on était seul à cheval, sous la pluie glacée, errant entre les formes imprécises, dans la grande forêt. Oui, on était seul et triste, mais on était libre, on était plein d'une haine brûlante. Et maintenant Sitting Bull est seul dans l'arène ; la grande chose qu'il aimait est restée en arrière, très loin, Et, ici, dans les gradins, ils ne sont venus que pour ça, tout le monde est venu voir ça, simplement ça : la solitude.»
En douze chapitres assez courts, Éric Vuillard démonte l'Histoire et la reconstruit grâce à son regard acerbe et critique.
« Tristesse de la terre » est un livre magnifique servi par une écriture précise et percutante d'un auteur que j'ai eu grand plaisir à découvrir.
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critiques presse (5)
LeFigaro   07 novembre 2014
Étrange livre que ce court récit tendu et nerveux comme l'appaloosa des plaines, dans lequel le lecteur est constamment pris à témoin, interpellé, chahuté par ce portrait féroce de la star en veste à franges et cette évocation en creux du calvaire indien.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Chro   28 octobre 2014
Le Wild West Show inaugure selon lui l’ère de l’entertainment de masse, fonde un certain mythe de l’Amérique et change les vaincus en figurants, falsifiant ainsi leur propre drame. Éric Vuillard offre à cette falsification le contrechamp de la littérature, sa compassion supérieure et sa vérité, à la fois plus profonde et plus mélancolique.
Lire la critique sur le site : Chro
LesEchos   01 octobre 2014
Dans un style élégant, où il mêle le grotesque et le pathétique, le poignant et le sordide, Eric Vuillard nous entraîne dans les coulisses du mythe dévoilant « l'autre versant de la fable. La haine ». Carton plein.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Bibliobs   12 septembre 2014
Cette glaçante puissance du simulacre est au centre du bref chef-d'oeuvre de Vuillard. Il n'empêchera pas les enfants de faire les Indiens. Lui n'a que son écriture pour lézarder la légende. Mais elle a l'extraordinaire précision d'un cow-boy d'élite.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   25 août 2014
Une fois de plus, Eric Vuillard déploie sa maîtrise du récit et de l'emploi du futur pour raconter les choses du passé. Et la tristesse du monde.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (123) Voir plus Ajouter une citation
Lilou08Lilou08   30 novembre 2014
Les baïonnettes déchiraient les bras, ripaient sur les crânes. On braillait des ordres impossibles à entendre. Les canons tiraient sur les tentes, au hasard. Les châlits s’écroulaient, carbonisés. On courait de toutes parts. Des chariots s’effondraient sous le poids des corps. Puis les canons se mirent à tirer en direction de la plaine afin d’atteindre les fuyards.
Soudain, il n’y eut plus un bruit. Ça faisait comme un drap dans le vent. Les soldats baissèrent leurs fusils. Que se passait-il ? Le silence avait quelque chose d’effarant. Les soldats se regardaient, interdits.
En contrebas, les Indiens étaient presque tous morts. Une fois réarmés les canons, il y eut encore deux, trois déflagrations. Puis des cris ; certains soldats suppliaient qu’on arrête. Il y eut même un hurlement, on ne sait pas de qui.
Ce fut tout.
Et il se leva une violente tempête. La neige tomba du ciel comme une injonction de Dieu. Les flocons tourbillonnaient autour des morts, légers, sereins. Ils se posaient sur les cheveux, sur les lèvres. Les paupières étaient toutes constellées de givre. Que c’est délicat un flocon ! On dirait un petit secret fatigué, une douceur perdue, inconsolable.
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ZakuroZakuro   25 octobre 2014
Que le bonhomme du Dakota nous pardonne. Qu'il nous ramène de son prétérit, s'il le peut, sa besace de soucis, là où les fragments d'Histoire s'emboîtent comme des mâchoires. Regardons-le une dernière fois.

Aimons sa tristesse, son incompréhension, nous la partageons, ses enfants sont les nôtres, son petit chapeau nous irait peut-être ! Regardons-le. La nuit est blanche. Souffle-moi ce qu'il faut écrire. S'il te plaît, ne me montre plus ton visage, ne me regarde pas. La terre est triste, le corps est seul. Je ne vois plus rien. Et toi, tu es là, roi pauvre, ayant pioché la mauvaise carte.
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MelleFifiMelleFifi   05 septembre 2014
Soudain, Buffalo Bill entre dans l'arène. Il fait un tour de piste à cheval et vient saluer. Les applaudissements retentissent. Des femmes se tiennent debout sur les chaises, dans une odeur de créosote et de crottin. Le présentateur annonce alors un épisode extraordianire : "La mort de Sitting Bull, avec son véritable cheval et sa vraie cabane, recueillis par les soins de Buffalo Bill lui-même." C'était donc çà ! Rien n'arrête le démon de la mise en scène. Rien ne remplit assez le tiroir-caisse. Et aussitôt les curieux se pressent, la foule veut mieux voir. On ne voit jamais assez. il ya quelque chose de grand et de beau, ou peut-être de très affreux et de très vulgaire, qui nous échappe toujours... (p. 80)
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Charybde2Charybde2   25 septembre 2014
Une fois que le Wild West Show eut rempli sa mission civilisatrice et qu’il eut avantageusement remplacé dans la conscience des hommes les Indiens de Chateaubriand, puisqu’on voulait en même temps les privilèges de l’élection et la cohue grisante, ce mélange d’ancien et de nouveau que Buffalo Bill avait incarné, que ce mélange était devenu à la fois odieux et indispensable, chaque nouvelle génération crut soudain lire, dans sa propre nostalgie, le signe d’une irréparable perte. Et Buffalo Bill lui-même avait senti derrière les murs de sa petite maison de brique, entre les vieux meubles en acajou et une estampe de Naples, je ne sais quel avilissement de la réalité. Alors qu’il trottinait vers Madison Square, lors d’un de ses séjours à New York, parcourant les fondations sublimes de la Ve Avenue, s’égayant ou se renfrognant en jetant un oeil aux vitrines des boutiques, se délectant parmi les premiers abonnés du shopping et dégoûté dans le même temps par leur invincible appétit, il devint brutalement évident à Buffalo Bill que la nostalgie n’était pas seulement une résistance vaine contre la nouveauté déchaînée, mais qu’elle était elle-même devenue à présent une forme de notre savoir. La civilisation était devenue cela : un alliage impossible de nouveautés et de regrets. Et pour cette raison sans doute, et pas une autre, Buffalo Bill Cody – lui qui avait inauguré une forme nouvelle, le divertissement de masse – tomba à son tour dans le grand langage oublié.
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chartelchartel   20 septembre 2014
Dans chaque cimetière, il y a une division pour les pauvres, un petit carré mal entretenu, recouvert d’une lourde trappe, sans croix, sans nom, sans rien. Quelquefois un galet est posé par terre, un bouquet sec, un prénom est tracé à la craie sur le sol, une date. C’est tout. Il n’y a rien de plus émouvant que ces tombes. Ce sont peut-être les tombes de l’humanité. Il faut les aimer beaucoup.
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Entretien sur le cinéma avec Eric Vuillard réalisé à la librairie Page 189.
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