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ISBN : 2253820083
Éditeur : Le Livre de Poche (16/01/2019)

Note moyenne : 2.9/5 (sur 24 notes)
Résumé :

" Si les particules toxiques qui proviennent d'un air vicié étaient perceptibles à la vue, nous les verrions peser en un épais nuage noir sur ces lieux. Mais si la peste morale qui les accompagne pouvait être rendue perceptible, quelle abominable révélation ! "

Charles Dickens, Dombey et fils. Angleterre, fin du XIXe siècle. À Londres s'entassent les classes laborieuses qui par tous les pores exsudent une infecte Fumée, preuve de leur noirce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
FungiLumini
  20 février 2018
Je remercie Babelio et les éditions Robert Laffont pour l'envoi de ce livre lors de la dernière masse critique Babelio. Je n'en avais pas du tout entendu parler, mais la couverture m'a accrochée directement et la mention de Dickens et de Londres au XIXe siècle a fini de me convaincre de tenter ma chance. C'est un livre que j'ai adoré lire, l'histoire était vraiment passionnante, mais qui paradoxalement m'a pris énormément de temps de lecture (2 semaines !). Et vu la brique qu'est cet ouvrage, mon dos qui le portait jour après jour l'a bien senti passer aussi. :p
L'histoire est assez dure à résumer sans rien divulguer, je ne vais donc pas trop m'étendre dessus. On débarque dans un pensionnat de garçons avec Charlie et Thomas, au milieu d'une soirée clandestine rituelle; le but étant de prouver aux autres sa résistance à la Fumée. La vie à l'école se poursuit, mais quelque chose de louche se trame dans l'obscurité de la nuit. Après quelques découvertes et une excursion à Londres, les deux jeunes hommes partent à Noël chez un vieil oncle de Thomas qui souhaite le revoir. Là encore, beaucoup de surprises, pas toujours agréables pour les garçons, les attendent. Leur voyage va les emmener au coeur de la Fumée, et ils vont devoir lutter contre les effets de celle-ci, sous risque de se perdre eux-mêmes.
Le concept de la Fumée est fascinant. À un moment, les humains se sont mis à fumer quand ils font des choses répréhensibles. Pourquoi? Au début, on ne comprend pas très bien l'origine de ce phénomène et ce qu'il fait concrètement. Petit à petit, on en apprend plus sur cette manifestation étrange. Ce sont les péchés qui entraînent la Fumée : un petit mensonge, une pensée impure, une action répréhensible, etc. Chaque type d'actions possède son propre genre de Fumée. Les concepts même du bien et du mal sont étudiés en profondeur et amènent une réflexion plus poussée.
Le récit évolue rapidement et prend des chemins assez inattendus. On change de lieux souvent, pour découvrir de nouveaux horizons un peu inquiétants, mais toujours captivants à parcourir, dans une ambiance sombre, un peu malsaine. J'ai particulièrement été séduite par la ville de Londres, capitale du vice et de la perversion car toujours embrumée de Fumée. J'ai aussi adoré le moment que nos protagonistes passent dans les mines, dans une obscurité totale, oppressante; une expérience de lecture assez atypique. Ces endroits à la fois industriel (classe ouvrière) ou victorien (noblesse) ont donné un ton un peu steampunk au texte, mais du steampunk crasseux, sale, atmosphère dans laquelle la poussière des cendres s'immisce partout. Cette dualité gens du peuple/aristocratie se retrouve également dans le style d'écriture, très fluide et agréable, surtout au sein des dialogues. Par exemple, Charlie et Thomas, qui sont des amis proches, continuent de se vouvoyer tout au long du récit.
J'ai tout de suite accroché à notre duo de personnages, tous les deux attachants d'une façon différente. Charlie dans sa fragilité et son respect des normes et des autres. Thomas dans sa brusquerie maladroite et son obstination. Des personnages très différents qui nous montre différents aspects de la Fumée. J'ai aussi été fascinée par le personnage de Julius, autre élève de l'école, qui se laisse guider par sa Fumée, jusqu'au point de non-retour. Un personnage à la fois fort et fragile qui est forcé de faire ses preuves et qui m'a touchée d'une autre manière.
J'ai d'ailleurs trouvé que l'auteur nous proposait une galerie impressionnante de personnalités dans ce livre, qui permet d'exposer des conceptions très différentes sur l'appréhension du concept de la Fumée. Si j'ai beaucoup apprécié cette diversité des personnages, j'ai par contre trouvé certaines longueurs quand l'auteur reprenait une scène déjà vécue, mais sous un autre point de vue.
La fin est plutôt ouverte : quelque chose se passe, mais nous ne savons pas ce que nos protagonistes vont devenir. Cela laisse entrevoir des jours meilleurs comme d'horribles moments. À vous de choisir ce que vous souhaitez pour eux ;)
Malgré quelques longueurs, j'ai passé un excellent moment de lecture avec ce livre. le concept de la Fumée et son étude sont passionnants, les personnages ont des profils variés et attachants et le contexte victorien donne un côté steampunk sale vraiment sympa à l'histoire ! Une belle découverte.
Lien : https://livraisonslitteraire..
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Laure-Anne
  06 mai 2019
Smoke est un roman que vous aimerez ou que vous détesterez, je pense. Il n'est pas à comparer à d'autres, même s'il se donne des airs de roman à la Dickens, même s'il joue avec les codes de la dystopie.
En allant sur quelques sites de lecteurs, j'ai constaté que ce roman obtenait d'aussi bonnes notes que de mauvaises, ce qui m'a plutôt interpellée. En général, les avis négatifs concernaient des lecteurs qui avaient apprécié le début mais avaient décroché au milieu.
Au début, les protagonistes sont à l'école et l'on suit leur vie en internat. Je préciserai que ça n'a rien à voir avec Harry Potter et il n'y a même pas de parallèle à faire entre les deux. C'est un moyen pour l'auteur de commencer le récit en douceur, mettre le lecteur en condition, l'apprivoiser et l'attirer dans les filets de ses personnages. Puis, peu à peu, il bascule. Entre envolées lyriques et dialogues piquants, entre introspection et dénonciation du système, ce récit vous emmène vraiment sur les trace du mal et du pouvoir.
Au niveau de l'écriture, j'ai trouvé la qualité de la traduction vraiment excellente. Bien entendu, j'ai toujours la curiosité de me demander à quel point le texte reste fidèle à l'original. ^^
C'est écrit au présent, avec certains passages en je, et j'avoue que selon moi, ce sont les passages les moins réussis, surtout ceux qui concernent les personnages secondaires. Pourtant, je comprends la volonté de l'auteur. Cela lui permet d'explorer d'autres points de vues, de rentrer dans la psyché de plusieurs types d'individus.
Par contre, j'ai vraiment adoré la relation entre Thomas et Julius. Leur antagonisme, la lutte qu'ils mènent chacun au fond d'eux-mêmes et qui les amène à s'affronter.
De manière générale, j'ai lu beaucoup de scènes que je n'avais encore lues nulle part ailleurs, ou du moins abordées d'un oeil que je trouvais relativement neuf. Forcément, cette sensation tient en grande partie à la culture de chaque lecteur, mais ça a clairement participé à mon plaisir de lecture.
Je reprocherai peut-être une fin un peu hasardeuse concernant le trio principal. J'ai trouvé que la décision qu'ils prennent était trop simple, et qu'elle n'était pas abordée de la bonne manière (même si je ne la juge pas d'un point de vue moral ou éthique) car trop survolée, et du coup manquant de pertinence par rapport au reste. Je ne peux malheureusement en dire plus à ce sujet. Je serais curieuse de connaître l'avis d'autres lecteurs sur cette fin. 😉
Je suis en tout cas ressortie de ma lecture un peu chamboulée, pleine d'émotions, et avec l'envie de le rouvrir à la première page tout de suite. J'espère qu'il trouvera d'autres lecteurs prêts à se plonger dans les effluves de sa Fumée.
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BlackKat
  22 mars 2018
Et si de la noirceur de votre âme émanait une fumée pour bien vous stigmatiser et vous tenir à l'écart de toute pureté.
Du postulat simple que la blancheur supérieure appartient à l'aristocratie et le noir vice aux masses laborieuses des campagnes, Thomas et Charlie s'interrogent et avec l'aide de Livia, vont essayer de bouleverser l'Ordre établi.
Nous sommes au XIXème siècle, à Londres. Déjà célèbre pour son fog, nous voici en présence de cette Fumée étrange qui épargne certains malgré les furieux doutes sur leur angélisme vertueux.
Ce roman est un petit pavé de presque 600 pages. En toute honnêteté, j'ai eu du mal à le terminer et tout autant de mal à écrire mon avis que je laisse traîner depuis plusieurs semaines en espérant, en vain, une illumination!
Pour tout dire, je ne sais toujours pas si j'ai aimé ou pas.
Un Dickens dystopique, pourrait-on dire de ce conte. J'aime la dystopie, en général. J'ai lu Dickens, il y a fort longtemps. Et l'osmose entre ces deux genres a été maladroite avec un déséquilibre entre de longues, très longues descriptions ennuyeuses et l'action.
Pourtant les trois amis sont des personnages intéressants et sympathiques. Thomas est révolté, toujours en colère, alors que Charlie est plus calme, confiant et posé. Livia est parfois agaçante par son côté un trop lisse et « angélique ».
Pourtant l'univers créé par l'auteur est original et passionnant.
Bousculer un ordre établi quand celui-ci repose sur des mensonges et des manipulations exacerbe mon côté rebelle. Laisser libre court à un esprit critique de la part de jeunes gens qui se refuse à suivre les règles sans les remettre en question est un concept qui se perd de nos jours donc j'ai apprécié le voir abordé dans ce roman.
Et les notions du bien et du mal sont extrêmement bien exposées et suscite de grandes réflexions.
La satire sociale avec la lutte des classes et l'exercice du pouvoir est un sujet certes classique mais toujours efficace.
Mais…
Mais…
La magie n'a pas opérée!
Roman dense, des points de vue différents parfois pour une même scène, des chemins de traverse, des culs de sac ou de changements de direction, je me suis perdue dans le brouillard vicié!
Surtout avec cette fin qui me laisse dubitative…
J'ai aimé l'idée de base, les thèmes abordés mais je n'ai pas été happée par la manière de les traiter et de mener l'intrigue. Trop ceci, trop peu cela, c'est très rare chez moi mais je ne suis pas arrivée à mettre d'accord avec moi-même (chuuut tais-toi, toi!) pour vous donner un avis tranché!
Donc je vous passe le bébé et j'attends vos avis!
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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MuseaUranie
  09 mai 2018
Merci aux éditions Robert Laffont pour l'envoi numérique de SMOKE et de m'avoir permis de découvrir un livre qui m'intriguait dès l'annonce de sa sortie.
Dès l'annonce de sa sortie, SMOKE m'a intrigué. Un Londres alternatif poussiéreux, sale voir gluant à la jonction entre le XIXe et le XXe, servi par une couverture superbe promet de belles heures de lectures. Pourtant, je suis bien incapable de dire si j'ai aimé ou non cette lecture.
On suit Thomas, Livia et Charlie, trois enfants de la bonne société anglaise tous les trois pensionnaire dans une école qui forge les esprits de demain. Ces trois élèves et la majorité de leur classe sociale ont une particularité. Ils ne fument pas ou en tout cas font tout pour. La Fumée (avec une majuscule oui) est pour ainsi dire, LE personnage du livre. La vie, mais surtout le monde est régi par cette Fumée, parfois épaisse, parfois légère comme l'air, odorante ou non. Elle représente les mauvais penchants de l'humain, son vice. Là où dans notre XIXe, la couleur de peau indique le rang social (plus tu es blanc de peau, moins tu travailles dehors), ici c'est donc le degré de salissure et la Fumée que tu dégageras qui indiquera au Monde ce que tu es véritablement. C'est donc un Londres alternatif, noire de poussière industrielle et de Fumée, que nos trois personnages découvrent. 
Jusqu'à environs la moitié de cette lecture, j'étais emballée. L'ambiance sombre très Dickens et l'univers plutôt bien retranscrit me plaisait. Mais sur le long terme, les pages de descriptions interminables et les intermèdes qui réécrivent l'événement précédant à la première personne m'ont lassée. de plus, l'écriture très brouillonne a fait que très souvent, je ne savais même pas où l'auteur m'emmenait et j'ai très souvent eu du mal à comprendre quelques rebondissements. Et puis est arrivé la fin, que j'ai eu bien du mal à atteindre, je l'avoue. Sur ces dernières pages, j'espérais un peu plus d'action et de grandes révélations, hors, tout s'est effondré comme un château de cartes. le personnage dont je tairais le nom censé être "le Grand Méchant" est soufflé en deux pages et rien ne semble choquer les protagonistes. Je m'attendais à une grande fresque XIXe fantastique et je l'ai eu, mais dans la forme. 
Conclusion, SMOKE n'aura pas tenu ses promesses. Un livre inégal avec un très bon contexte, mais qui souffre trop de son style brouillon. 
Lien : https://museaurania.wordpres..
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Kingette
  11 avril 2019
Smoke, c'est d'abord une couverture qui m'a attirée, très belle, en clair-obscur, avec la tour de Londres en arrière-plan et ce titre prometteur. Une ambiance largement inspirée de Dickens, comme le revendique l'auteur .
Les premières pages sont assez captivantes, on entre dans un univers original où les péchés sont visibles par une fumée verte, violette, grise ou d'un noir plus profond. Au milieu de ce brouillard évoluent nos trois protagonistes, Thomas, Charlie et Livia. Les caractères de ces personnages sont bien définis et cela les rend attachants. En outre, le roman est riche en réflexions politiques (sur les inégalités sociales et la corruption politique) et philosophiques (sur les enjeux moraux des sociétés: Kant, Bentham, Hegel, Hobbes... Sont tour à tour convoqués).
Mais, parce qu'il y a un "mais": ce roman m'a laissée un peu sceptique. Je ne trouve pas d'autres mots, vraiment, "sceptique". Vers la moitié du roman je me sentais un peu perdue, ne comprennant pas très bien où l'auteur voulait amener ses personnages. La fin surtout est déstabilisante: elle laisse l'histoire en suspens, sans que je n'ai réellement compris quel était le projet final choisi pour soi-disant mieux contrôler ou éradiquer la fumée.
Bref, Smoke est un bon roman qui donne à penser mais qui laisse le lecteur dans le brouillard (sans mauvais jeu de mots...!)
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   19 mars 2018
À quoi ressembleraient la vie et le monde si tous les péchés se voyaient, si toutes les mauvaises pensées apparaissaient sous la forme d’une fumée qui salit et noircit tout, la peau comme les vêtements ? Le romancier britannique primé Dan Vyleta a exploré cette idée inhabituelle.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Enya75Enya75   08 octobre 2019
Ce n'est pas une question de courage, songe-t-il, mais de force physique. Comme quand on sent le vent sur son visage un jour d'orage. On ne peut pas lui échapper.
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BlackKatBlackKat   22 mars 2018
Quand il bouge les bras, le tissu amidonné fait du bruit, quelque chose entre un bruissement et un claquement, suivant la vitesse de ses gestes. Même la propreté peut être audible. On peut entendre à quel point elle est propre. Et, par extension, lui.
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FungiLuminiFungiLumini   20 février 2018
Mère soutient que je suis obsédée. Qu’au lieu de chasser la Fumée, j’en ai fait mon idole. En réalité, je suis reconnaissante à la Fumée. Elle nous signale quand nous errons. Imaginez un monde où nous errerions à l’insu de tous. Nous-mêmes compris. Jusqu’à ce qu’on se laisse aller , peu à peu, et qu’on glisse dans la folie de l’infamie. La Fumée dévore notre raison à l’aide d’une cuillère de charbon de bois. Nous mesurons notre humanité à sa noirceur. Il est bon que celle-ci laisse une marque.
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FungiLuminiFungiLumini   20 février 2018
Je veux le retrouver, l’éveiller à sa nature. Le goûter, le posséder, ramper sous sa peau. Ingestion, osmose. Cannibalisme. Chair de ma chair, Fumée de ma Fumée. Dans la douleur et la rage nous ne ferons qu’un.
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echosdemotsechosdemots   06 mars 2018
J'ai néanmoins plaisir à signaler que je n'éprouve aucune joie quand je me lève le matin pour vaquer à mes tâches. La joie n'est pas un péché. Mais il vaut toujours mieux agir par devoir. Ce qu'on fait par inclination, on peut le faire sans réfléchir. L'inclination est changeante. Elle peut vous entraîner hors du droit chemin. Un jour, on peut se surprendre à fumer en croyant bien faire.
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